Le WWF vient de publier son rapport de 2014 sur l’état de la planète. On y apprend qu’au rythme de consommation actuelle, il faudrait à l’humanité une terre et demie pour lui permettre de se régénérer. L’humanité aurait dépassé les « frontières planétaires » permettant à la planète de se reconstituer et la faute en incomberait principalement à la voracité des pays occidentaux.

Réponse de Corentin de Salle : à l’examen, il apparaît que les constats de ce rapport sont contestables, que ses prédictions sont alarmistes et ses solutions contreproductives. Le WWF développe une conception animiste de la nature.

L’inquiétant constat de l’épuisement des ressources à brève échéance est tout sauf neuf. C’est même une constante dans la littérature écologique et pré-écologique. Et ce depuis…1798, date de publication du fameux « Essai sur le principe des populations » de Thomas Malthus (1766-1834) dont les prédictions alarmistes ont été totalement démenties. Dans son ouvrage « Halte à la croissance », le Club de Rome, en 1972 prédisait l’épuisement des ressources pour 1992. En 1992, paraît alors « Beyond the Limits », l’édition révisée qui annonce la pénurie des ressources 40 ans plus tard. Etc.