
J’ai vertement critiqué le plan initialement prévu par l’Eurogroupe, la BCE et le FMI pour “venir en aide à Chypre”. Ce plan, scandaleux et imposé par diktat, a été fort justement refusé par le parlement chypriote, forçant les protagonistes à une renégociation.
Et très franchement, celle ci a été très bénéfique. Vous m’avez rarement vu positif sur les agissements de l’UE ces dernières années, alors pour une fois que les choses évoluent vraiment dans le bon sens, disons le tout net: le plan numéro 2 est bien meilleur que le plan 1. Cependant, il n’est pas parfait, et surtout, l’improvisation de son accouchement rend ses résultats incertains.
Rien n'empêchera les Kerviel et consorts de prendre des risques toujours plus élevés tant que les grandes institutions financières et les pouvoirs publics resteront prisonniers du syndrome "too big to fail". Dans le dernier numéro de
Parallèlement aux avancées dans l’élaboration de Bâle III, l’annonce de la perte de deux milliards de dollars chez JP Morgan Chase au début du mois de mai a relancé le débat sur la stratégie à suivre pour discipliner les banques. Vers quelles voies doit-on se diriger ?