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vendredi 30 septembre 2016

Bitcoin, Blockchain et Ordre spontané : cybernétique de la liberté

Gérard Dréan La doctrine libérale se fonde sur les avantages que présente la plus grande liberté en tant que principe d'organisation et de coordination des actions individuelles (cf Hayek).

Au terme d'un texte aux apparences très techniques - mais dont la lecture, malgré sa difficulté, est illuminante - notre ami Gérard Dréan nous montre comment le principe de la Blockchain (qui est la grande innovation du système Bitcoin) illustre de manière concrète la géniale intuition des pères fondateurs du libéralisme.

PREMIERE PARTIE : "La blockchain", comment ça marche

On parle beaucoup de « LA blockchain » et de ses nombreuses applications, qui promettent (ou menacent, suivant les opinions) de révolutionner la société au moins aussi profondément qu’Internet lui-même. En même temps, ce concept est présenté de façon très vague. Même si on la dit « distribuée », ce qui est d’ailleurs impropre comme nous le verrons, il manque le plus souvent une expression claire des implications de son implantation sur un réseau pair à pair ouvert. De ce fait, parler de « LA blockchain » est trompeur et passe largement à côté de l’essentiel.

L’idée est née en 2008 avec Bitcoin, qui en est à ce jour la réalisation emblématique, mais aussi la base de nombreuses variantes et extensions. Nous utiliserons donc cet exemple pour en analyser les composantes et les implications, tout en nous efforçant d’en tirer des enseignements valables pour d’autres systèmes où le principe de la chaîne de blocs est utilisé pour des écritures autres que des transactions monétaires.

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mardi 26 janvier 2010

De la crise systémique à l'erreur systémique (2) : le syndrôme de l'Ile de Pâques, ou l'illusion d'une gouvernance mondiale.

Guillaume Trémeau Voici le deuxième volet de la réflexion de Guillaume Trémeau sur les risques systémiques. Trait_html_691a601b.jpg

« Penser c’est comparer » disait André Malraux. Pour bien étudier et comprendre un système complexe ne faut-il pas privilégier la diversité des approches plutôt que de tenter d’uniformiser celle-ci ?

En comparant les résultat de son voisin avec les nôtres on peut progressivement sélectionner les bonnes options et rejeter les mauvaises.

Mais si l’on ne peut plus comparer, on ne pense plus et on prend le grand risque de se tromper, tous ensemble, comme les habitants de l’île de Pâques.

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dimanche 24 janvier 2010

De la crise systémique à l'erreur systémique (1) : crise financière et réchauffement climatique

Guillaume Trémeau Ce texte est le premier volet d'une série de deux articles que Guillaume Trémeau, médecin à Lyon, consacre à une réflexion non-conformiste sur les risques systémiques.Trait_html_691a601b.jpg

L’analyse des « risques systémiques » que discute Daniel Cohen tout au long de son interview dans Spectacle du Monde (n°560, octobre 2009 : La prospérité n’est pas facteur de pacification. C’est l’inverse) est absolument passionnante.

Néanmoins, on est en droit de s’interroger sur les déductions qu’il en tire, sur les remèdes qu’il propose d’appliquer.

Ainsi, s’il est très probable que "nos sociétés ont du mal à penser le risque systémique" et que "La théorie des systèmes nous apprend que les crises deviennent fatales lorsqu’une complexité croissante se conjugue avec une uniformisation croissante'', faut-il forcément en déduire qu’il faille fabriquer une sorte directoire du monde pour maintenir un équilibre coopératif entre les nations ?

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