Mot-clé - Système monétaire international

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mercredi 7 septembre 2016

L'ultime message des taux négatifs

HL_2011_B.jpg "The world economy and monetary system toward a global systemic reset", tel pourrait être le sous-titre en anglais de cette note récemment rédigée pour caractériser et mettre en perspective, de la façon la plus brève possible, la situation de l'économie mondiale au bout de neuf années de politiques monétaires non conventionnelles conçues par les banques centrales pour sortir de la crise.

Le fait nouveau de la période actuelle est l’épidémie de taux négatifs qui s’étend dans le monde - pas seulement au niveau des taux courts gérés par les banques centrales, mais aussi et surtout sur le marché des obligations à plus ou moins long terme. Les rendements négatifs représentent aujourd'hui près d'un tiers du volume globale des titres de dette publique détenues dans le monde (13000 milliards de dollars, alors qu'à la fin du premier trimestre 2016 on ne parlait encore que de 7000 milliards; la proportion est même de près de la moitié pour l'ensemble des valeurs à taux fixes – dettes souveraines, quasi-souveraines, covered and corporate bonds - négociées sur le marché européen). Cette situation est absolument sans précédents dans l'histoire. C'est aussi une situation hautement anormale qui suggère la présence d'un dérèglement profond porteur de graves inquiétudes pour l'avenir.

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mardi 1 mars 2016

Macroéconomie : pourquoi on n'a pas besoin de taux négatifs

Il se pourrait que nous soyons à la veille d'une profonde révision de la vision macroéconomique conventionnelle - qui est à l'origine de l'incroyable impasse dans laquelle nos banques centrales nous ont fourvoyés.

Alors que les médias bruissaient de rumeurs concernant une possible conversion de la Fed aux taux négatifs, une nouvelle a pris la plupart des acteurs économiques américains à contrepied : la publication du chiffre de l'inflation pour janvier 2016i.

Ce mois-là la hausse de l'indice des prix à la consommation a été de 0,29 % alors que les spécialistes attendaient 0,20 %. Non seulement c'est beaucoup plus que ce à quoi les marchés s'attendaient, mais c'est aussi la plus forte augmentation annuelle enregistrée depuis mars 2006. Par ailleurs, l'évolution de la masse monétaire (Divisia M4ii) semble indiquer que cette reprise de la hausse des prix devrait se poursuivre au cours des prochains mois. Selon Steve Hanke, Professeur à The Johns Hopkin University (Baltimore), la monnaie est aujourd'hui sur un rythme de croissance annuelle compatible avec le retour de la demande domestique finale sur un trend moyen de 4,8% (en nominal).

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mercredi 3 février 2016

Guerre au cash et taux négatifs

(Nouvelle version mise en ligne le 6 février)
Dans la rubrique commentaires de mon article « Economie US : normalisation, cul de sac ou Armageddon », j'ai trouvé la question suivante (signée Philippe):
« Merci pour cet article, un peu technique pour les non spécialistes.
D'une façon plus générale, que pensez-vous des bruits de plus en plus insistants sur les 'avantages' d'une société cashless, qui permettrait de relancer plus facilement l'inflation, véritable bouée de sauvetage des gouvernants de tous bords pour échapper à leurs responsabilités?
Par ailleurs, quel est votre pronostic à long terme de sortie de crise: déflation, hyperinflation, les deux successivement?...
 »
Voici ma réponse à l'auteur de ce message.

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jeudi 21 janvier 2016

Economie US : normalisation, cul de sac, ou Armageddon ?

Le 16 décembre dernier la Fed américaine a entamé la première phase d'une remontée progressive de ses taux d'intérêt. Celle-ci s'inscrit dans un plan de « normalisation » de sa politique monétaire qui s'étend sur six ans. Que faut-il en attendre ?

L'article qui suit a été fini d'écrire dans les premiers jours de janvier. Les informations conjoncturelles auxquelles il se réfère sont celles qui étaient disponibles à la fin du mois de décembre. Les chiffres publiés depuis lors n'ont fait que renforcer la thèse présentée ici. Voici quelles en sont les principales conclusions :

- L'optimisme de J.Yellen sur les perspectives de l'économie US sont contredites par l'avalanche de nouvelles qui annoncent la récession.

- C'est le première fois que la banque centrale américaine remonte ses taux en fin de cycle. Ce qui n'est pas le plus approprié.

- Encore faut-il qu'elle obtienne cette remontée. Il n'est pas du tout certain qu'elle y parvienne en raison de changements importants dans les rouages de sa régulation monétaire.

- La Fed se lance dans une aventure hasardeuse. Elle ne dispose plus du colossal volume de mémoire et d'informations nécessaire à la gestion d'un système aussi complexe que celui qui préside à la création de monnaie.

- Il faut avoir une foi de charbonnier dans les recettes keynésiennes pour continuer de croire aux vertus des QE. Ils ont principalement servi à assurer la permanence des mécanismes et « incentives » financiers qui ont généré la formidable inflation d'atifs à l'origine du krach.

- Le résultat est la reconstitution d'une nouvelle « méga bulle » que la politique US de quantitative easing a exportée au reste du monde (en premier lieu la Chine) et qui, aujourd'hui, emporte les économies émergentes vers un processus cumulatif de déflation du fait de son arrêt.

- Nul étonnement donc que se multiplient les scénarios les plus apocalyptiques annonçant pour 2016 un nouveau krach mondial, encore plus violent que le dernier en date.

- Le plus vraisemblable est qu'il n'y aura ni normalisation à la Yellen, ni Armageddon, mais plutôt une sortie de QE en cul de sac – c'est à dire finalement une non-sortie .

Au moment même où la Fed, par la voix de sa présidente, Janet Yellen, la Fed confirmait avoir décidé de s’engager dans la voie du relèvement des taux d’intérêt, une autre nouvelle apparaissait sur les écrans qui, elle, est passée complètement inaperçue, malgré son importance. Le Center for financial stability de New York publiait un communiqué indiquant qu’en novembre l’augmentation de l’aggrégat monétaire Divisia M4 (la masse monétaire au sens le plus large) avait été de +4,6 % d’une année sur l’autre - un chiffre élevé par rapport à la tendance enregistrée depuis la crise, et qui correspond à la croissance moyenne de la masse monétaire américaine sur la longue période.

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mercredi 6 août 2014

Le 2 juillet 2014 : "Repères dans le brouillard de la crise", séminaire autour de Jacques Raiman.

Il y a maintenant sept ans que sont apparus, au mois d'août 2007, les premiers signes de la grande crise financière et économique dont le monde occidental n'a toujours pas encore vraiment récupéré. A cette occasion, notre ami Jacques Raiman, chef d'entreprise, fondateur de l'Institut Turgot en 2002,  […]

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vendredi 8 novembre 2013

Politique économique : les sept scénarios auxquels conduit la crise de surendettement

Philipp BagusSelon Philipp Bagus, nous sommes entrés dans la phase finale d'un processus d'hyper endettement global qui ne peut se terminer que par la liquidation volontaire ou forcée du régime monétaire actuel de monnaie fiduciaire ("fiat money").

Selon quel scénario ? C'est ce que l'auteur, économiste allemand enseignant en Espagne, entreprend d'explorer dans ce second article dont le titre anglais est : "How the paper money experiment will end"

Un système monétaire basé sur la monnaie-papier à cours forcé porte en lui les germes de sa propre destruction. La tentation pour le détenteur du monopole monétaire d'augmenter la quantité de monnaie offerte est quasiment irrésistible. Dans un tel système, avec une offre de monnaie toujours en hausse et en conséquence des prix toujours plus élevés, épargner des espèces monétaires en vue d'acheter des actifs plus tard, ne fait aucun sens. Une bien meilleure stratégie consiste à s'endetter pour financer l'achat d'actifs, et rembourser les dettes ultérieurement avec une monnaie dévaluée.

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mercredi 11 septembre 2013

How Central Banks are Failing the Recovery

Voici pourquoi il n'y a pas de miracle à attendre des politiques keyneso-monétaristes de "quantitative easing" et de taux d'intérêt zéro. Note rédigée à l'occasion de la réunion organisée par l'ISIL (International Society for Individual Society) à Lausanne du 22 au 25 août.

Over the last four years the post Great Recession recovery has been disappointingly slow, much slower than is usual during after-recession upturns. In the United States there is a persisting nominal GDP gap of about 10% compared to the US economy long term trend.

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jeudi 29 août 2013

La "qualité" de la monnaie et la crise : changer de paradigme

Jacques RaimanLa sagesse populaire distingue une monnaie forte ou solide d’une monnaie fondante. Retrouvant ce bon sens, le professeur Philipp Bagus, en 2009, a voulu donner, au sein de l’école autrichienne, sa place prioritaire à la qualité de la monnaie – qu’il définit comme sa valeur – en opposition à la vision purement quantitative actuelle.

Il s’agit d’un changement de paradigme(1).

Pour la politique monétaire actuelle, aussi bien ses thuriféraires que ses critiques se réfèrent presque toujours à la vision quantitative. C’est le cas aussi bien des disciples de Milton Friedman – les monétaristes – que celui de la plupart des disciples de Ludwig von Mises.

La conviction de cette note est que, pour pouvoir formuler, avec force et cohérence, une politique de croissance, de fin du chômage et de sortie de crise, il faut sortir du paradigme quantitatif dominant. Car c’est ce paradigme qui a conduit à la crise actuelle.

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vendredi 21 juin 2013

Le 15 avril 2013 : "Les mystères de la monnaie", conférence d'Alain Madelin

Enregistrement vidéo de la huitième conférence d'Alain Madelin donnée dans le cadre de son cycle de réunions "A la découverte de l'économie pour mieux comprendre le monde". Au programme : Du troc à la monnaie. Les fonctions de la monnaie. Le rôle de l'épargne. Le miracle du crédit. De la  […]

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mercredi 8 mai 2013

Bitcoin (2) : une unité de compte en voie d'émergence

tucker.jpgQuand saurons-nous que le Bitcoin est bel et bien une monnaie ? Second volet d'une enquête sur les promesses de cette nouvelle monnaie virtuelle, ci-dessous la traduction d'un article de Jeffrey Tucker, le talentueux et prolifique animateur de Laissez-Faire Books.

A la différence de Frank Shostak, Jeff Tucker croit à la vocation monétaire du Bitcoin. A ses yeux c'est déjà l'une des devises les plus fonctionnelles de l'histoire de l'humanité.Traduit de l'anglais par Gérard Dréan.

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jeudi 13 septembre 2012

La fin de la crise passe par l'établissement d'un étalon-or

Jacques Raiman« La monnaie, c’est l’or ; tout le reste est du crédit », disait le financier JP Morgan. A quoi Keynes, l'économiste, répondait : « L'or est une relique barbare ». Qui a raison : le financier ou l'économiste ?

Au printemps 2010, Alan Greenspan, dans le New York Times, a pu déclarer que personne n'avait prévu la crise, que tout le monde s’était trompé : les experts, la FED, les organes de contrôle. Il aurait pu ajouter : le Fonds Monétaire International, les autres banques centrales, les grandes entreprises, les médias...

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samedi 7 juillet 2012

Romano Prodi, la tragédie de l'euro et Jacques Rueff

"Croyez-moi, aujourd'hui comme hier le sort de l'homme se joue sur la monnaie "(Jacques Rueff) -
"Le Pacte de Stabilité est stupide" (Romano Prodi)

La vie et l’œuvre de Jacques Rueff ont été marquées par son combat pour l'ordre financier. Rueff fut ainsi, en tant que haut fonctionnaire détaché au comité financier de la Société des Nations, amené à examiner en 1927 la situation dramatique des finances publiques et de l'économie en Grèce et de rédiger la partie du rapport pour la SDN relative à l'assainissement financier. Une mission analogue lui fut confiée l'année suivante en Bulgarie. 

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jeudi 5 juillet 2012

Une surprenante (et cohérente) défense "autrichienne" de l'euro

HdeSoto.jpg Voila un texte qui viendra comme un choc à beaucoup de nos lecteurs. Il est extrait d'une étude (ici en.pdf) dans laquelle Jesus Huerta de Soto, l'un des grands disciples européens de Ludwig von Mises, renverse les problématiques avec lesquelles nous, libéraux, jugeons habituellement l'euro. A lire absolument. H.L.

Les économistes de l’Ecole Autrichienne sont partisans de l’étalon-or parce qu’il freine et limite l’arbitraire des politiques et gouvernants : il discipline le comportement de tous les agents impliqués dans le processus démocratique et incite les individus à une action ordonnée et morale. C’est, en somme, un frein au mensonge et à la démagogie, car il propage et facilite la transparence et la vérité dans les relations sociales. Ni plus ni moins.

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mercredi 30 mai 2012

"La monnaie, histoire d’une imposture"

Professeur Jacques BichotTel est le titre d'un livre aux fondements historiques solides que publient nos amis Philippe Simonnot et Charles Le Lien. Ils y montrent que l’abandon de l’étalon-or est la source principale des difficultés monétaires de ces dernières décennies.

Les analyses de la crise de la zone euro se fondent le plus souvent sur la théorie des zones monétaires optimales. Le projet de création d’une monnaie unique a tout de suite été critiqué du fait que l’Union européenne était trop disparate, pas assez solidaire, pas suffisamment intégrée économiquement et politiquement. La suite des événements a montré que ces craintes étaient fondées

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samedi 28 avril 2012

Les élections et la crise : Français si vous saviez....

Philippe SimonnotDans sa dernière Tribune Libre pour Nouvelles de France, Philippe Simonnot décrit la spirale infernale dont le résultat des élections, quel qu'il soit, ne semble pas en passe d'arrêter l'infaillible déroulement.

La France se prépare à des lendemains de fête qui ne chanteront guère. Les finalistes du second tour racontent finalement à peu près la même chose sans convaincre personne. Non, hélas ! l’équilibre des finances publiques de la France ne sera pas rétabli aux dates promises.

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mercredi 1 février 2012

Les partisans de l'étalon-or sont-ils fous ?

F.A. HayekPour relancer nos discussions sur la monnaie, ci-dessous la traduction d'un texte qui présente les intéressants résultats d'une étude de la Banque d'Angleterre.

Depuis que les Etats-Unis ont définitivement mis un terme à la convertibilité du dollar en or (c'était en 1973), un petit nombre d'économistes n'ont jamais cessé de se poser en champions d'un retour à l'étalon-or.

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dimanche 5 juin 2011

Le problème de la politique du dollar faible : rappel de quelques éléments fondamentaux sur les régimes de change

Steve Han keBen Bernanke, le président de la Réserve fédérale, a adopté une politique de dollar faible. Et il n'est pas le seul à l'endosser.

Le thème du dollar faible est très présent à Washington, sur la plupart de ses boulevards et dans ses ruelles ; l'idée semble même présenter un certain attrait pour l'homme de la rue.

Ne présente-t-on pas le dollar faible comme un stimulant pour les exportations, et un carburant pour la relance de l’économie ?

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mardi 17 mai 2011

"La longue marche du Yuan" : stratégie financière internationale de la Chine et ses conséquences

Monnaie chinoiseTexte de la communication d'Alain Boublil présentée à la réunion de l'Institut Turgot à l'Assemblée nationale, le 17 mai 2011, sous le titre "La longue marche du Yuan".

La Chine est devenue statistiquement en 2010, la deuxième puissance économique mondiale quand son produit intérieur brut a dépassé celui du Japon.

Pourtant, douze fois plus peuplé que son voisin, le pays estime faire partie, sinon des pays pauvres, du moins des nations « en développement ».

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lundi 11 avril 2011

Une Constitution monétaire pour l'étalon-or ?

Dr Richard EbelingA la lumière de la grave crise que nous traversons, plusieurs grandes questions de politique économique ont dû être réexaminées : la taille et le rôle de l’Etat, le poids de la dette publique l’insoutenabilité des divers programmes sociaux, ou l’utilité du « stimulus » fiscal pour la reprise de l’économie.

La crise a également révélé certains défauts majeurs dans l’organisation et le fonctionnement de nos institutions monétaires. Selon moi, la question centrale est de savoir si, oui ou non, il faut laisser la politique monétaire et bancaire à la discrétion des banques centrales et de leurs planificateurs de la monnaie.

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samedi 2 avril 2011

Pour une monnaie saine dans une économie saine

Philippe SimonnotNous, citoyens, qui sommes les sempiternels dindons de la farce monétaire;

Nous, qui n’avons pas les moyens de nous protéger de la hausse des prix qui ronge insidieusement notre pouvoir d’achat ;

Nous, les anciennes victimes d’un franc qui a perdu plus de 99% de sa valeur au 20ème siècle;

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dimanche 13 mars 2011

Le grand échec du modèle monétaire occidental

Pierre Leconte «Le meilleur moyen de détruire un pays est de dévoyer sa monnaie », Lénine

Cela fait des années que nous exposons pourquoi la combinaison d'un Système monétaire  monopolisé par les banques centrales et les Etats d'Occident, qui font nécessairement marcher sans limite la planche à billets au seul profit à court terme de quelques oligarques et institutions parasitaires via la surévaluation artificielle des actifs boursiers, structurellement inflationniste parce qu'orienté vers la destruction de la valeur réelle des monnaies c'est-à-dire du pouvoir d'achat de la majorité des populations, combiné au keynésianisme économique débridé, conduisant au surendettement croissant de tous les agents économiques comme des Etats, est complètement destructeur de tous les équilibres monétaires, économiques, politiques et sociaux.

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lundi 10 janvier 2011

1er décembre 2010 : "le jour où la France sortira de l'euro" - séminaire autour de Philippe Simonnot

Voici l'enregistrement vidéo de la réunion organisée à l'Institut Turgot, le 1er décembre 2010, autour de Philippe Simonnot, à l'occasion de la parution de son dernier livre : "Le jour où la France sortira de l'euro" (Michalon éditeur).

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La présentation du livre était assurée par Stéphane Couvreur, et a donné lieu à de vifs débats.

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jeudi 16 décembre 2010

Débat sur les monnaies : controverse autour de l'étalon-or

Charles GaveNotre ami Charles Gave réagit vivement aux écrits et déclarations qui évoquent le retour de l'or dans le système monétaire international. Et vous ? Trait_html_691a601b.jpg

En pleine guerre des monnaies, l'idée d'un étalon-or a resurgi. Hormis les cas de dictature, où ce choix protège les citoyens contre l'arbitraire du tyran, l'étalon-or est un remède bien pire que le mal. Il conduit à une politique monétaire aveugle, source de dépressions économiques. La vraie solution réside dans les changes flottants.

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mercredi 17 novembre 2010

27 octobre 2010 : les voies libérales d'une politique de sortie de crise - avec Jacques Raiman et Jean-Jacques Rosa

Au cours de cette réunion organisée dans les locaux du 35 avenue Mac Mahon, Jacques Raiman, cofondateur et Président d'honneur de l'Institut Turgot a posé la question : "Assainissement ou Austérité ?". Sa présentation organise et systématise un certain nombre de thèmes déjà traités dans son papier "la véritable voie du retour à la croissance".

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lundi 15 novembre 2010

Débat sur les monnaies : retour à l'étalon-or ? Réponses à Martin Wolf.

Dr Richard Ebeling En écho aux déclarations qui ressuscitent le débat sur le système monétaire international, et font ressurgir l'idée du retour à une forme ou une autre d'étalon-or, ci-dessous la traduction d'un article de l'ancien président de la Foundation for Economic Education, Richard Ebeling,tout récemment publié sur le site libertarien The Daily Bell. Trait_html_691a601b.jpg

Dans un éditorial du Financial Times daté du week-end des 6 et 7 novembre 2010 le président de la Banque Mondiale, Robert Zoellick, a évoqué l'idée que l'économie mondiale soit de nouveau rattachée à l'or en tant qu’ancrage pour maintenir la stabilité monétaire et réduire les anticipations inflationnistes sur les marchés internationaux.

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samedi 13 novembre 2010

Débat sur les monnaies : comment "solidifier" les DTS en monnaie de réserve multinationale

Philippe SimonnotCet article, publié dans Le Monde en date du 3 novembre, sous le titre : "La création d'une monnaie de réserve multinationale", est cosigné avec Charles le Lien ( qui fut l'invité du séminaire monétaire de l'Institut Turgot au mois de Juin 2009). Trait_html_691a601b.jpg

Pour le G20 que la France va présider à partir de novembre, Nicolas Sarkozy réfléchit, nous dit-on, à une monnaie de réserve qui ne soit plus émise par un seul pays.

"Il faut le soutenir dans cette bataille", appelle Le Monde dans son éditorial du 18 septembre.

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mardi 5 octobre 2010

La véritable voie du retour à la croissance

Jacques RaimanDeux années de dépenses publiques (inspirées par Keynes) et de création monétaire (inspirée par les monétaristes) n'ont pas permis de sortir de la crise dans les pays industrialises (à la courte et recente exception de l’Allemagne).

Il n'y a pas de croissance de l'emploi, pas de financement des PME par les banques, alors qu'elles représentent plus de la moitié de l'activité économique. Comme au Japon la dette des états à enflé et cela n'a servi à rien. Le système bancaire a absorbé l'extraordinaire augmentation de monnaie.

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dimanche 11 juillet 2010

La main morte du contrôle des changes

Aux États-Unis, en Europe et au Japon,  les fonctionnaires de la monnaie nous imposent  une baisse sans précédent des taux d'intérêt.  

Or,  quand elles interfèrent avec les régimes de taux de change de la plupart des pays asiatiques,  ces politiques de bas taux d'intérêt représentent la combinaison parfaite pour engendrer des flux spéculatifs. 

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lundi 31 mai 2010

Epilogue de l'euro

euros2.jpg Dans deux articles publiés dans L'EXTENSION de Genève (avril et mai 2010), nous avons examiné: 1/ Comment l'euro a-t-il été créé et pourquoi ne fonctionne-t-il pas ? 2/ Peut-on réformer l'euro ou bien va-t-il exploser?

Nos conclusions étaient pessimistes quant à la durabilité de l'expérience de monnaie unique européenne, tant ses défauts de fonctionnement sont irrémédiables et tant ses effets sur la croissance économique sont délétères.

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dimanche 16 mai 2010

Les trois krachs qui mènent à la réforme monétaire

Leconte4.JPGNous vivons actuellement trois Krachs: un Krach monétaire avec la chute de l’euro et accessoirement de la livre sterling, un Krach obligataire avec la chute des obligations d’Etat des pays du sud de l’euroland, un Krach boursier avec la chute des actions partout dans le monde.

La cause principale de ces krachs tient à l’orgueil démesuré des hommes de l’Etat (politiciens, technocrates et banquiers centraux) qui se sont arrogé en 1971 le droit de casser ce qui restait de stabilité au Système monétaire international, basé sur la convertibilité du dollar en or et les taux de change fixes.

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mercredi 28 octobre 2009

Autour de Jacques Rueff et du "péché monétaire de l'Occident", séminaire du 18 juin 2009, avec Charles Le Lien

Une conséquence de la crise est de remettre en tête de l'ordre du jour de la réflexion économique le problème de la monnaie, des institutions monétaires, et de leur régulation. Sur initiative de notre ami Philippe Simonnot, l'Institut Turgot a mis sur pied un groupe de travail dédié aux questions  […]

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jeudi 17 septembre 2009

Friedman et Keynes, adversaires théoriques et alliés forcés ?

Jacques RaimanLe président Eisenhower avait mis en garde contre ce qu'il appelait le complexe militaro-industriel.

De nos jours il existe un autre complexe celui qui allie, malgré leurs divergences, les banques centrales et les banques privées, l'administration des finances, l'enseignement de l'économie, les principaux médias. C'est ce complexe, qui a laissé venir la crise et qui aujourd'hui propose ses remèdes. Son coeur est dans la politique monétaire telle qu'elle est pratiquée aujourd'hui par les banques centrales.

Pour bien en comprendre le fonctionnement et voir pourquoi il engendre nécessairement des interventions keynésiennes des gouvernements, il est utile de se référer aux controverses célèbres entre Jacques Rueff et Keynes et, dans l'immédiat  après-guerre, à celle qui opposa Rueff à Tobin.

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lundi 31 août 2009

Sortie de crise (2) : le dollar, chronique d'une mort annoncée

Gilles DryancourDans un premier papier, nous avons commencé l’examen critique de plusieurs scénarios de sortie de crise. Nous avions concentré nos analyses sur ce que nous considérions comme les scénarios les moins probables. Ce mois-ci nous poursuivrons cet exercice en nous focalisant sur la rumeur grandissante de la mort imminente du dollar (1).

Apparemment, cette rumeur est nourrie par la crise et la crainte que la politique de relance ne finisse par entraîner la devise américaine dans une spirale inflationniste destructrice de sa valeur.

Incontestablement, depuis la fin de l’étalon-or, toutes les monnaies-papier sont, peu ou prou, rongées par l’érosion monétaire. Chaque jour, elles perdent de leur pouvoir d’achat. Celles qui ne meurent pas brutalement dépérissent à petit feu. Pour cette raison, la mort du dollar est un scénario vraisemblable. Il faut donc le prendre en considération.

Mais, la disparition annoncée du dollar est-elle, aussi proche que ne le croient une multitude d’internautes ? Verra-t-on bientôt l’Améro remplacer le dollar (2) ?

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jeudi 2 juillet 2009

Le retour des DTS

Steve HankeLe cours du dollar US au cours des dernières années a été tout sauf prévisible.

De novembre 2002 à la mi-juillet 2008, le billet vert a perdu 37% de sa valeur contre l'euro.

Cette période de faiblesse du dollar a commencé lorsque Ben Bernanke, alors gouverneur de la Réserve fédérale, aujourd’hui son président, a persuadé Alan Greenspan, alors son Président, que les Etats-Unis était en proie à la déflation.

C’est pourquoi la Fed s’était mise à appuyer sur l’accélérateur monétaire.

En juillet 2003, le taux des Fed funds avait été écrasé jusqu’à 1%, pour y demeurer pendant un an.

Ces taux d'intérêt artificiellement bas ont déclenché le prototype de toutes les fluctuations conjoncturelles. Ils ont encouragé les investisseurs à prendre des risques excessifs, à la recherche des moindres rendements accessibles.

Alors, pour tirer le maximum de ces petits rendements, s’endetter était entré dans l’esprit du temps. Les carry trades --prises de risques sur écarts de rendements : on emprunte dans des devises à faible rendement, comme le dollar, pour placer dans celles qui ont un rendement plus élevé, sont également devenu populaires.

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samedi 6 juin 2009

27 mai 2009 : "de la déflation à l'hyperinflation", séminaire avec Philippe Simonnot

L'Institut Turgot inaugure une série de conférences consacrée à la nécessaire et urgente (et oubliée) réforme du Système monétaire international. La première de ces "conférences monétaires" a été donnée par Philippe Simonnot le mercredi 27 mai sur le thème : "De la déflation à  […]

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mercredi 27 mai 2009

Où vont les monnaies ?

[hanke2.JPG Les financiers à Beijing deviennent un peu méfiants vis-à-vis du dollar et accumulent de l’or au cas où. Vous devriez faire de même.

Vous voules savoir où ça va vraiment se passer dans les mois à venir ? Oubliez les actions, pensez taux de change. En ce moment, il se produit des changements tectoniques sur les marchés des devises. Au cours de l’année passée, le złoty polonais a perdu 23% contre l’euro et le forint hongrois 11 %. Alors, les deux pays parlent de remplacer par l’euro leur monnaie nationale. Le Fonds Monétaire International aime bien l’idée, et voudrait que les autres pays européens s’« euroïsent » aussi vite que possible.

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dimanche 10 mai 2009

23 avril 2009 : table-ronde à Turgot-Bruxelles avec Henri Lepage sur la crise financière

En coopération avec l'Institut Hayek (Vincent Bénard) et le Ludwig von Mises Institute Europe (Anette Godart-van der Kroon ), l'Institut Turgot a organisé à Bruxelles, le jeudi 23 avril, un déjeuner débat dont l'invité était Henri Lepage, Président de l'Institut Turgot.

Il s'agissait de faire le point sur le déroulement de la crise et ses perspectives. La réunion s'est déroulée dans une salle aimablement prêtée par la European Landowners Organisation dont le personnel avait par ailleurs assuré l'intendance de manière très efficace. Près de quarante personnes, venant notamment des milieux bancaires ainsi que d'organismes liés à la Commission européennes, ont assisté à ce débat, avec une participation très active des invités lors de la traditionnelle période de questions.

Ecoutez l'enregistrement audio intégral de la conférence et de la discussion

Grâce au soutien et à l'animation d'Alain Dumait, Turgot-Bruxelles va reprendre des activités régulières. Les personnes désireuses d'être informées des prochaines réunions peuvent prendre contact à l'adresse infoturgot@gmail.com

La veille au soir, le mercredi 22 avril, Henri Lepage était à l'ISMaPP (Institut Supérieur du Management Public et Politique), invité par l'Association des anciens élèves de cette école supérieure privée. Le thème de la réunion était le même.

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dimanche 5 avril 2009

Plans de relance et stimuli économiques (1): l'illusion de l'action

Gilles DryancourFace à la crise économique, les Etats-nations multiplient les annonces de plans de relance (1). Ces plans obéissent à l’idée qu’il faudrait traiter l’éclatement de la bulle financière comme une maladie dépressive et administrer au marché un puissant stimulant. Bien considéré, le théorème de la stimulation physiologique, du corps économique, est un concept-piège. Il nous enferme dans une vision clinique de la crise où l’Etat s’affirme comme le médecin, alors qu’il fait systémiquement partie de la maladie.

Nul n’est besoin, ici, de longues analyses pour s’en convaincre. Il suffit pour cela de rappeler, brièvement, quelques-uns des grands déséquilibres monétaires, engendrés par l’intervention publique. Le plus manifeste résulte du taux de change fixe, mis en place par les autorités monétaires chinoises, entre le RMB chinois et le dollar. Cette parité-fixe vise au soutien des exportations chinoises qui représentent plus de 40% du PIB de la Chine. La parité-fixe empêche la hausse du RMB, ce qui pérennise le déficit commercial entre la Chine et les Etats-Unis.

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vendredi 27 mars 2009

Les pyromanes devenus pompiers : pour un retour à l'étalon-or

Philippe Simonnot lors d'une réunion à l'Institut TurgotN’était le cortège de millions de victimes de la crise qui s’allonge chaque jour, le spectacle de nos banquiers centraux et de nos gouvernants donnerait plutôt envie de rire. Voilà des pyromanes qui se promeuvent eux-mêmes dans le rôle de pompiers. Hélas ! le feu qu’ils ont eux-mêmes allumé, et qu’ils prétendent éteindre, il est à craindre qu’ils en ravivent encore les flammes.

Il y a pourtant une solution à cette crise, mais ils seront les derniers à seulement l’évoquer publiquement, car elle remettrait en cause leur propre pouvoir.

Le retour à l’étalon-or, dont on osait encore parler ouvertement il y a un demi-siècle – à la place même qu’occupe aujourd'hui Nicolas Sarkozy 1 -, n’est même pas à l’ordre du jour de la prochaine conférence monétaire internationale qui doit se tenir à Londres en avril prochain.

Le plus inquiétant dans la crise actuelle, en effet, ce n’est pas la crise elle-même, mais l’analyse qu’en font les princes qui nous gouvernent, mal conseillés par des économistes qui ont pignon sur rue.

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lundi 9 février 2009

Crise financière : Alan Greenspan est il coupable ?

Lors de toute crise, la tentation est grande de rechercher une cause majeure ou un bouc émissaire idéal. Il a été clairement établi en de nombreux articles que les causes de la crise ont été multiples et complexes, et ont d'une certaine façon rétroagi les unes sur les autres. Vouloir attribuer à une cause unique un poids prépondérant, et réduire les autres facteurs à des épiphénomènes connexes, est le plus sûr moyen de ne pas comprendre les ressorts profonds de la crise, et d'être incapable d'y apporter des réponses adéquates. Parmi ces coupables "évidents" que certains voudraient voir cloué au pilori, figure en bonne place Alan Greenspan. Il est accusé d'avoir maintenu des taux trop bas entre 2001 et 2005, favorisant l'essor d'une bulle d'actifs concentrés sur l'immobilier, et d'avoir ainsi encouragé trop d'emprunteurs et de prêteurs à agir de façon spéculative et déraisonnable. Greenspan est assurément un des co-responsables de la situation, comme nous allons le voir, mais selon moi, un co-responsable d'ordre secondaire. Lui attribuer la plus grande part de responsabilité dans la crise actuelle, comme le font beaucoup de commentateurs, est abusif.

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lundi 5 janvier 2009

Crise cyclique ou crise plus profonde ?

Les queues de clients venant retirer leurs dépôts à la banque anglaise Northern Rock  évoquent la crise de 1929 (qui au début s’appelait la panique de 1929). Les commentaires de personnalités, allemandes, faisant référence à cette même crise de 29 pour jauger la situation actuelle et n’écartant pas le pire accroissent la préoccupation. Pour d’autres, encore tout récemment, il ne s’agit que d’un mauvais moment à passer, une phase du « cycle » : « les fondamentaux sont bons » et si les banques centrales alimentent en liquidités, il n’y aura pas de redites de la crise de 1929 ni même de récession.

Pour un économiste amateur désireux de comprendre le rôle de la monnaie et du crédit dans le fonctionnement de l’économie, les événements actuels sont à la fois dramatiques et passionnants. Avec l’intégration de tous les marchés mondiaux, un phénomène différent de celui qui s’est produit en 1929 mais avec des conséquences aussi dramatiques et plus étendues encore pourrait-il bientôt se dérouler sous nos yeux ?

De toute façon pour l’éviter ou le prévoir, les décideurs et les commentateurs font référence implicitement ou explicitement aux explications de la grande crise.

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