Bertrand Lemennicier compare les prévisions de son modèle d'analyse spatiale des votes (présentées dans son article du mois de février) au résultat final de l'élection présidentielle.Trois faits saillants en ressortent :

1) Le modèle s'est trompé sur le nom du vainqueur, mais les pourcentages de voix annoncés sont plus proches de la cible finale que ceux des sondages d'opinion (sousestimation du score de François Hollande de 2 points contre une surestimation de plus de 6 points par les sondeurs).

2) Nicolas Sarkozy a été victime de la manipulation d'une cascade d'opinion dont l'effet électoral était d'environ 6 points au début de la campagne, mais finalement ramené à 2 points.

3) Dans les circonscriptions où le Front National est faible, le modèle a correctement prédit les pourcentages obtenus - ce qui souligne à quel point le nouveau Président doit en définitive son élection à Marine Le Pen.