Institut Turgot

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lundi 17 février 2014

Principes d'une Politique "honnête" : éléments pour une charte non-partisane

Si la démocratie est la source des pouvoirs et du droit, encore faut-il qu'un critère soit respecté dans le choix d'une politique et dans l'élaboration du droit :celui de l'honnêteté. Le citoyen doit faire ses choix électoraux en toute conscience, ce qui impose de la part des partis et des pouvoirs publics certaines limites.

A travers les lignes qui suivent, Olivier Braun tente de définir le contenu d'une Charte  constitutionnelle dont l'objectif serait en quelque sorte de "dé-institutionaliser" les fondements du mensonge politique.

Peu d'idées ont été plus galvaudées ni imposées comme trônant au-delà même de toute discussion, que l'idée de démocratie. 
L'adjonction de l'adjectif « populaire » au substantif relève désormais du passé, mais les problèmes que recouvre le concept de démocratie, et de son évolution illégitime, demeurent.  Au fond, la question à la base du Droit et de l'organisation sociale reste celle-ci : à quel titre un individu ou un groupe d'individus peuvent-ils commander à d'autres ?

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jeudi 29 août 2013

La "qualité" de la monnaie et la crise : changer de paradigme

Jacques RaimanLa sagesse populaire distingue une monnaie forte ou solide d’une monnaie fondante. Retrouvant ce bon sens, le professeur Philipp Bagus, en 2009, a voulu donner, au sein de l’école autrichienne, sa place prioritaire à la qualité de la monnaie – qu’il définit comme sa valeur – en opposition à la vision purement quantitative actuelle.

Il s’agit d’un changement de paradigme(1).

Pour la politique monétaire actuelle, aussi bien ses thuriféraires que ses critiques se réfèrent presque toujours à la vision quantitative. C’est le cas aussi bien des disciples de Milton Friedman – les monétaristes – que celui de la plupart des disciples de Ludwig von Mises.

La conviction de cette note est que, pour pouvoir formuler, avec force et cohérence, une politique de croissance, de fin du chômage et de sortie de crise, il faut sortir du paradigme quantitatif dominant. Car c’est ce paradigme qui a conduit à la crise actuelle.

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vendredi 21 juin 2013

Le 15 avril 2013 : "Les mystères de la monnaie", conférence d'Alain Madelin

Enregistrement vidéo de la huitième conférence d'Alain Madelin donnée dans le cadre de son cycle de réunions "A la découverte de l'économie pour mieux comprendre le monde".

Au programme : Du troc à la monnaie. Les fonctions de la monnaie. Le rôle de l'épargne. Le miracle du crédit. De la monnaie aux banques centrales. De l'étalon or aux changes flexibles. La gestion de la monnaie par les banques centrales et ses problèmes. MxV=PxQ. Inflation et déflation. L'impossible trinité. Les théories des cycles. Des dangers des manipulations monétaires. La dette des Etats. Les enseignements de la crise de l'Euro. Où l'on rencontre Keynes, Irving Fisher, Milton Friedman, Mises, Hayek, Wicksell, Rueff, Mundell .......

jeudi 13 septembre 2012

La fin de la crise passe par l'établissement d'un étalon-or

Jacques Raiman« La monnaie, c’est l’or ; tout le reste est du crédit », disait le financier JP Morgan. A quoi Keynes, l'économiste, répondait : « L'or est une relique barbare ». Qui a raison : le financier ou l'économiste ?

Au printemps 2010, Alan Greenspan, dans le New York Times, a pu déclarer que personne n'avait prévu la crise, que tout le monde s’était trompé : les experts, la FED, les organes de contrôle. Il aurait pu ajouter : le Fonds Monétaire International, les autres banques centrales, les grandes entreprises, les médias...

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samedi 7 juillet 2012

Romano Prodi, la tragédie de l'euro et Jacques Rueff

"Croyez-moi, aujourd'hui comme hier le sort de l'homme se joue sur la monnaie "(Jacques Rueff) -
"Le Pacte de Stabilité est stupide" (Romano Prodi)

La vie et l’œuvre de Jacques Rueff ont été marquées par son combat pour l'ordre financier. Rueff fut ainsi, en tant que haut fonctionnaire détaché au comité financier de la Société des Nations, amené à examiner en 1927 la situation dramatique des finances publiques et de l'économie en Grèce et de rédiger la partie du rapport pour la SDN relative à l'assainissement financier. Une mission analogue lui fut confiée l'année suivante en Bulgarie. 

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dimanche 31 juillet 2011

Couper le lien entre le pouvoir politique et l’émission monétaire

Pierre LecontePour entretenir le débat, après les analyses de nos amis Dryancour et Gave sur les conséquences de l'accord européen du 21 juillet, voici le commentaire de Pierre Leconte, publié sur Le Forum Monétaire de Genève.

Dès le lendemain du sommet européen de cette semaine censé sauver l’euro, l’or et l’argent-métal ont clôturé près de leurs plus hauts niveaux récents,

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vendredi 3 décembre 2010

Revenir à l'or ?

Jacques RaimanSigne des temps : le président de la Banque mondiale a reconnu la place éminente de l’or dans un système monétaire. Plus qu’une piste, une révolution mentale salutaire.

Au printemps, pour se défendre, Greenspan a affirmé dans le New York Times que personne n’avait prévu la crise, que tout le monde s’était trompé, les universitaires, la FED, les organismes de réglementation. Il aurait pu ajouter les autres Banques centrales, les gouvernements, les entreprises, les médias.

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mardi 5 octobre 2010

La véritable voie du retour à la croissance

Jacques RaimanDeux années de dépenses publiques (inspirées par Keynes) et de création monétaire (inspirée par les monétaristes) n'ont pas permis de sortir de la crise dans les pays industrialises (à la courte et recente exception de l’Allemagne).

Il n'y a pas de croissance de l'emploi, pas de financement des PME par les banques, alors qu'elles représentent plus de la moitié de l'activité économique. Comme au Japon la dette des états à enflé et cela n'a servi à rien. Le système bancaire a absorbé l'extraordinaire augmentation de monnaie.

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mercredi 28 octobre 2009

Autour de Jacques Rueff et du "péché monétaire de l'Occident", séminaire du 18 juin 2009, avec Charles Le Lien

rueff1.JPG Une conséquence de la crise est de remettre en tête de l'ordre du jour de la réflexion économique le problème de la monnaie, des institutions monétaires, et de leur régulation.

Sur initiative de notre ami Philippe Simonnot, l'Institut Turgot a mis sur pied un groupe de travail dédié aux questions monétaires et financières. Ce séminaire se réunit régulièrement, chaque mois, dans le local du 35 avenue Mac Mahon, pour auditionner des personnalités du monde économique et des affaires.

La première réunion de ce séminaire s'est tenue le 18 juin dernier autour de Charles Le Lien. Banquier et spécialiste de la pensée de Jacques Rueff, Charles Le Lien a évoqué l'extaordinaire actualité de l'oeuvre du grand économiste français, auteur d'un livre prémonitoire publié en 1971 : "le péché monétaire de l'Occident".

A la différence de toutes les réunions s'inscrivant dans ce programme, cette rencontre n'a fait l'objet d'aucun enregistrement vidéo. En revanche, vous pouvez télécharger le texte de la communication de Charles Le Lien en cliquant ici :

Autour du "Péché monétaire de l'Occident", par Charles Le Lien (pdf)

Vous pouvez essayer de télécharger une copie .pdf du livre de Jacques Rueff en passant par le site Search-Torrent La version anglaise est directement disponible sur le site du Mises Institute.

jeudi 17 septembre 2009

Friedman et Keynes, adversaires théoriques et alliés forcés ?

Jacques RaimanLe président Eisenhower avait mis en garde contre ce qu'il appelait le complexe militaro-industriel.

De nos jours il existe un autre complexe celui qui allie, malgré leurs divergences, les banques centrales et les banques privées, l'administration des finances, l'enseignement de l'économie, les principaux médias. C'est ce complexe, qui a laissé venir la crise et qui aujourd'hui propose ses remèdes. Son coeur est dans la politique monétaire telle qu'elle est pratiquée aujourd'hui par les banques centrales.

Pour bien en comprendre le fonctionnement et voir pourquoi il engendre nécessairement des interventions keynésiennes des gouvernements, il est utile de se référer aux controverses célèbres entre Jacques Rueff et Keynes et, dans l'immédiat  après-guerre, à celle qui opposa Rueff à Tobin.

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samedi 6 juin 2009

27 mai 2009 : "de la déflation à l'hyperinflation", séminaire avec Philippe Simonnot

L'Institut Turgot inaugure une série de conférences consacrée à la nécessaire et urgente (et oubliée) réforme du Système monétaire international.

La première de ces "conférences monétaires" a été donnée par Philippe Simonnot le mercredi 27 mai sur le thème : "De la déflation à l'hyper-inflation".

Grace à un modèle très simple, Philippe Simonnot a mis en lumière le role, méconnu et souvent obscurci par la théorie, des encaisses dans les cycles économique. Appliquée à la situation actuelle, le modèle montre les risques de "sortie de crise" dans l'hyper inflation. Il indique aussi la voie que devra suivre la réforme du Système monétaire international.

Docteur ès sciences économiques, Philippe Simonnot est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages d'économie et d'histoire, notamment 39 Leçons d'économie contemporaine (Gallimard) et L'Erreur économique. Il dirige l'Atelier de l'Economie contemporaine et l'Observatoire de l'Economie Méditerranéenne. Il a enseigné l'Economie du droit aux Universités de Paris-Nanterre et Versailles.

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Vous retrouverez les graphiques de sa conférence dans la copie .pdf de son article "de la déflation à l'hyperinflation".

Vous pouvez également télécharger l'enregistrement intégral de la conférence et de la discussion qui a suivi :

Dans son édition du 2 juin 2009, le journal Le Monde vient de publier un autre article de Philippe Simonnot consacré aux question monétaires : "il faut rétablir l'étalon-or de l'euro".

La seconde conférence de cette série est programmée pour le 18 juin (19h30). Elle aura pour thème "Le péché monétaire de l'Occident", Si vous êtes intéressé, prenez contact avec l'Institut Turgot (infoturgot@gmail.com).

lundi 5 janvier 2009

Crise cyclique ou crise plus profonde ?

Les queues de clients venant retirer leurs dépôts à la banque anglaise Northern Rock  évoquent la crise de 1929 (qui au début s’appelait la panique de 1929). Les commentaires de personnalités, allemandes, faisant référence à cette même crise de 29 pour jauger la situation actuelle et n’écartant pas le pire accroissent la préoccupation. Pour d’autres, encore tout récemment, il ne s’agit que d’un mauvais moment à passer, une phase du « cycle » : « les fondamentaux sont bons » et si les banques centrales alimentent en liquidités, il n’y aura pas de redites de la crise de 1929 ni même de récession.

Pour un économiste amateur désireux de comprendre le rôle de la monnaie et du crédit dans le fonctionnement de l’économie, les événements actuels sont à la fois dramatiques et passionnants. Avec l’intégration de tous les marchés mondiaux, un phénomène différent de celui qui s’est produit en 1929 mais avec des conséquences aussi dramatiques et plus étendues encore pourrait-il bientôt se dérouler sous nos yeux ?

De toute façon pour l’éviter ou le prévoir, les décideurs et les commentateurs font référence implicitement ou explicitement aux explications de la grande crise.

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