Institut Turgot

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jeudi 2 août 2012

Les scandales de la finance : comment le "too-big-to-fail" conduit au "casino banking"

Rien n'empêchera les Kerviel et consorts de prendre des risques toujours plus élevés tant que les grandes institutions financières et les pouvoirs publics resteront prisonniers du syndrome "too big to fail". Dans le dernier numéro de The Freeman, Gerald O'Driscoll explicite ce qui est en cause.

 JP Morgan Chase & Co., l'une des plus grandes banques américaines, a rendu public au mois de mai le fait que les activités d'un de ses traders londonniens lui avaient fait perdre plus de 2,3 milliards de dollars en moins de quinze jours. Ce qui veut dire une perte moyenne de quelques 150 millions de dollars par jour, pouvant monter à 200 millions certains jour.

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dimanche 27 mai 2012

Cascades d'opinion et "politiquement correct" : le citoyen face à l'art de la manipulation informationnelle

Lemennicier.jpgEn se posant en victime des médias et en dénonçant leur jeu dans la campagne électorale, Nicolas Sarkozy a mis le doigt sur un véritable problème : celui du rôle des "cascades d'opinion" dans le déroulement des processus qui commandent le fonctionnement du marché politique.

Il y a quelques années, dans le cadre de ses travaux sur l'analyse économique des origines de la réglementation publique, Bertrand Lemennicier a consacré un long papier à la présentation de ce concept. C'est ce texte que nous reproduisons ci-dessous. Il prend comme point d'application le marché et la réglementation des produits à risque. Mais c'est aussi une analyse qui renouvelle profondément l'étude des mécanismes de la vie politique dans le cadre de nos sociétés contemporaines.

Ce travail permet notamment de mieux comprendre ce qui se cache en vérité derrière l'aspect totalitaire d'un phénomène social comme "le politiquement correct".

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mardi 5 avril 2011

A propos du Mediator° : Quand la main invisible d’Adam Smith s’applique à la médecine...

Il en va de l’actualité comme de la mode. 
Les évènements se succèdent à grande vitesse, un nouveau fait d’actualité chassant rapidement l’ancien, sans que l’on prenne réellement le temps d’analyser la portée exacte de l’un ou de l’autre. 
Les tsunamis japonais ont vite balayé le déchaînement médiatique issu de l’interdiction de mise sur le marché du Mediator°.

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jeudi 31 mars 2011

Nucléaire : garder son sang froid face à la stratégie de l'épouvante

Une fois de plus, des mouvements environnementaux pratiquent la politique de l’épouvante pour tenter de faire aboutir leur projet de société, et une fois de plus, ils sont entendus par des chefs d’états plus soucieux de ménager l’opinion que d’assurer l’avenir de leurs citoyens. 

Jusqu’à aujourd’hui, le gouvernement français a repoussé les revendications vertes qui veulent que la France « sorte du nucléaire ». 

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dimanche 18 avril 2010

Xynthia : comment remettre la notion de responsabilité individuelle au centre du système de gestion des risques

Sauf complication judiciaire, qui n'est pas à exclure, l'état va raser plus de 900 maisons en Vendée et 400 en Charente Maritime, au nom du principe de précaution, habitations dont il a pourtant autorisé la construction dans le passé, et dont la plupart n'ont pas été touchées par la tempête. L'indemnisation des personnes ainsi expropriées devrait imposer plus de 350 millions d'Euros de charge aux contribuables (*).

Si le gouvernement Italien raisonnait comme le nôtre, il ferait raser Venise, et les Pays-Bas évacueraient 19% de leur territoire situé derrière des polders sous le niveau de la mer. Barak Obama ordonnerait de détruire ce qui reste de la Nouvelle Orléans et les Maldives seraient préventivement vidées de leurs habitants.

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mercredi 22 juillet 2009

Droit et principe de précaution : ça dérape déjà !

François EwaldEn condamnant Bouygues Telecom à démonter une antenne de téléphonie mobile pour trouble anormal de voisinage, la Cour d'appel de Versailles a rendu, au début de l'année, un arrêt de grande importance.

Il marque une date singulière dans l'histoire du principe de précaution : celle où, poursuivant l'inexorable transformation des sociétés contemporaines, il se sera emparé de l'esprit du droit civil.

Le principe de précaution s'est d'abord affirmé, dans les années 1970, comme une norme de gestion par les Etats des risques causés par l'homme à l'environnement. A l'occasion de l'affaire de la vache folle (1996), le principe est devenu un principe de gestion publique des risques sanitaires. Environnement et santé, ce sont les deux faces qui font des OGM le point d'application du principe de précaution.

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