Rien n'empêchera les Kerviel et consorts de prendre des risques toujours plus élevés tant que les grandes institutions financières et les pouvoirs publics resteront prisonniers du syndrome "too big to fail". Dans le dernier numéro de The Freeman, Gerald O'Driscoll explicite ce qui est en cause.
JP Morgan Chase & Co., l'une des plus grandes banques américaines, a rendu public au mois de mai le fait que les activités d'un de ses traders londonniens lui avaient fait perdre plus de 2,3 milliards de dollars en moins de quinze jours. Ce qui veut dire une perte moyenne de quelques 150 millions de dollars par jour, pouvant monter à 200 millions certains jour.
En se posant en victime des médias et en dénonçant leur jeu dans la campagne électorale, Nicolas Sarkozy a mis le doigt sur un véritable problème : celui du rôle des "cascades d'opinion" dans le déroulement des processus qui commandent le fonctionnement du marché politique.
Il en va de l’actualité comme de la mode.
Une fois de plus, des mouvements environnementaux pratiquent la politique de l’épouvante pour tenter de faire aboutir leur projet de société, et une fois de plus, ils sont entendus par des chefs d’états plus soucieux de ménager l’opinion que d’assurer l’avenir de leurs citoyens.
Sauf complication judiciaire, qui n'est pas à exclure, l'état va raser plus de 900 maisons en Vendée et 400 en Charente Maritime, au nom du principe de précaution, habitations dont il a pourtant autorisé la construction dans le passé, et dont la plupart n'ont pas été touchées par la tempête. L'indemnisation des personnes ainsi expropriées devrait imposer plus de 350 millions d'Euros de charge aux contribuables (*).