Vous connaissez l'histoire : un noctambule éméché a perdu ses clés de sa voiture et les cherche sous un réverbère. « C'est ici que vous les avez perdues ? », demande un passant. « Non, mais ici il y a de la lumière. »
En matière de retraites, on n'a jamais cherché la solution là où elle est réellement.
Certes, je comprends la colère des assurés. On leur dit : « Travaillez plus longtemps, cotisez davantage, et si vous le pouvez souscrivez à un plan d'épargne. »
Pourquoi leurs droits acquis, payés par les cotisations de toute une vie, sont-ils remis en question ?
Certes, je comprends aussi la bonne volonté du gouvernement, du patronat et de certains syndicats : à travers la réforme de l'âge de la retraite, du travail des seniors, ils cherchent à rééquilibrer les finances de l'assurance-vieillesse, et il est méritoire et courageux d'ouvrir enfin un dossier explosif.