Institut Turgot

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Tag - Responsabilité

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jeudi 13 février 2014

Savez-vous vraiment ce qu'est le libéralisme ?

Jacques de Guénin est le fondateur du Cercle Frédéric Bastiat et l'auteur d'un  petit livre "Logique du libéralisme", paru en 2006, qui présente les principes fondamentaux de la pure tradition libérale française, celle de Jean-Baptiste Say. 

Ci-dessous, extrait du dernier bulletin publié par le Cercle Frédéric Bastiat, une présentation du libéralisme qui vaut la peine d'être reprise en raison de sa remarquable concision et de sa clarté.

Je précise tout de suite que je ne vais pas parler de politique : ma brève incursion dans le monde politique m'a appris qu'il n'y a pas de parti complètement libéral, et que la plupart des hommes politiques sont plus prompts à nous forcer à entrer dans le système qu'ils préconisent, à coup de lois et de règlements, plutôt que nous laisser vivre comme nous l'entendons. 

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vendredi 25 octobre 2013

Initiative individuelle, prise de risque et responsabilité : retour sur les fondamentaux de la propriété privée


L'histoire de l'Occident s'identifie avec un double processus d'extension et d'approfondissement continus de la propriété privée . 

En symbiose avec les forces de l'innovation et du progrès technologique, ce mouvement est le véritable moteur de la création de valeur, donc de la croissance des sociétés.

Ce texte est la version écrite d'une conférence présentée lors du 5ème week end de la Liberté organisé à Dax par le Cercle Frédéric Bastiat, début juillet 2013

Nous vivons, par définition, dans un univers marqué par un phénomène général de rareté. Dès lors que l'on se trouve en situation de rareté, se pose un problème: celui d'arbitrer l'inévitable compétition économique que les hommes se livrent entre eux pour accéder au contrôle et à l'usage des ressources rares. Or, c'est précisément le rôle du droit, et des règles de propriété qui en découlent, de définir les conditions dans lesquelles cette compétition peut se dérouler de manière pacifique.

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mercredi 18 septembre 2013

Liberté négative contre liberté positive : responsabilité, initiative individuelle et prise de risque

Il ne suffit pas de connaître les fondements philosophiques de la conception libérale de la liberté, encore faut-il bien expliquer comment ceux-ci s'articulent et s'opposent à l'autre approche de la liberté, celle des socialistes. 

C'est ce que Damien Theillier, Président de l'Institut Coppet, fait de manière particulièrement lumineuse dans ce remarquable papier présenté en introduction au "5ème Week-end de la liberté" organisé à Dax par le Cercle  Frédéric Bastiat, au tout début du mois de juillet. Un texte de référence.

« La responsabilité, mais c'est tout pour l'homme : c'est son moteur, son professeur, son rémunérateur et son vengeur. Sans elle, l'homme n'a plus de libre arbitre, il n'est plus perfectible, il n'est plus un être moral, il n'apprend rien, il n'est rien. Il tombe dans l'inertie et ne compte plus que comme une unité dans un troupeau »  écrit Frédéric Bastiat, dans ses Harmonies Economiques

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lundi 15 avril 2013

L'irresponsabilité institutionnelle des magistrats

En marge du débat sur la justice et les affaires, Bertrand Lemennicier s'intéresse à la manière dont le contexte institutionnel conditionne le comportement et les décisions des magistrats, ainsi qu' aux comparaisons internationales. Il s'interroge en particulier sur la signification du concept d'"indépendance des juges".

Le magistrat comme le professeur d’université est par définition un irresponsable institutionnel1L’acception la plus classique donnée au terme de responsabilité est la sanction, nous rappelle Antoine Garapon (2003)2. La sanction peut s’entendre d’une manière négative mais aussi positive. Les deux font défaut actuellement dans la justice (comme dans l’éducation) : « aussi bien la punition des mauvais juges que la promotion des bons juges ».

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samedi 2 février 2013

Les cadeaux empoisonnés de l'Etat-providence

Me Patrick SimonOn lit et l’on entend régulièrement dans les médias une information qui, de prime abord, étonne : un certain nombre de personnes qui pourraient bénéficier du RSA ou d’autres aides sociales ne les réclament pas dans une proportion supérieure à 30 %.

Et les commentateurs de s’étonner (comment est-il possible qu’on ne réclame pas ce à quoi l’on a droit ?) voire de s’indigner (comment l’Etat peut-il laisser faire cela ? Il est anormal qu’il profite de cette situation).

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vendredi 15 juin 2012

Vers quelle régulation bancaire ?

Emmanuel MartinParallèlement aux avancées dans l’élaboration de Bâle III, l’annonce de la perte de deux milliards de dollars chez JP Morgan Chase au début du mois de mai a relancé le débat sur la stratégie à suivre pour discipliner les banques. Vers quelles voies doit-on se diriger ?

D’aucuns prônent une réglementation toujours plus stricte, le système n’étant pas assez régulé. La régulation d’un système est le mécanisme qui permet de faire en sorte qu’il fonctionne de manière durable en atténuant ses excès. La réglementation, qui est un ensemble de textes contraignants entourant la pratique d’une activité, permet-elle une bonne régulation?

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samedi 23 juillet 2011

"L'éthique de l'entreprise", non, ça n'existe pas

Jean Yves NaudetBeaucoup de termes, en apparence équivalents, sont utilisés pour ce que les anglo-saxons appellent « business ethics » : éthique de l’entreprise, éthique en entreprise, éthique des affaires, éthique dans l’entreprise, mais aussi responsabilité sociale de l’entreprise, voire entreprise citoyenne.

Le terme « éthique de l’entreprise », souvent utilisé, pose un problème de fond : une entreprise peut-elle avoir une éthique ?

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jeudi 23 septembre 2010

Règlementation des banques : la piste inexplorée par le Comité de Bâle

Guillaume Vuilleme et Vincent PoncetSi la crise financière de 2008-2009 a fait éclater au grand jour les fragilités du secteur bancaire, l'actuel processus de réforme engagé à l'échelle mondiale demeure en revanche une affaire de spécialistes.

Les accords de Bâle III qui viennent d’être adoptés seront applicables en 2019, avec une période de transition dès 2013. Le grand public demeure peu informé, et les détails qui filtrent paraissent obscurs pour qui n'est pas économiste.

Pourtant, les enjeux sont tels que l'on mérite d'y prêter attention.

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mardi 29 juin 2010

Crise financière : quand l'Etat pousse à jouer avec l'argent des autres...

Russell RobertsNotre thèse est que ce sont d'abord et avant tout des incitations politiques et réglementaires perverses qui sont à l'origine de la crise financière.

L'une des études les plus complètes sur ce sujet est celle que vient de publier Russell Roberts, un économiste de George Mason University, sous le titre : "Gambling with Other People's Money.

Ci-dessous, la traduction de son Executive Summary.

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À partir du milieu des années 1990, les prix des logements dans plusieurs villes américaines a entamé une hausse de dix ans qui est devenue une occasion irrésistible pour les investisseurs. En montant dans ce train-là, il y a pas mal d'individus qui ont fait beaucoup d'argent.

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mercredi 23 juin 2010

Retraites : les pouvoirs publics ont choisi une solution dirigiste

Professeur Jacques BichotLe projet gouvernemental de réforme des retraites devrait permettre de réduire des deux tiers le déficit 2020, à environ 16 milliards d’euros au lieu de 45 milliards prévus en l’absence de nouvelles mesures. Une telle réforme n’est donc pas inutile.

Elle est néanmoins décevante : il y avait tellement à faire, en comparaison de ce qui va être fait, et il aurait été possible de faire tellement mieux !

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dimanche 18 avril 2010

Xynthia : comment remettre la notion de responsabilité individuelle au centre du système de gestion des risques

Sauf complication judiciaire, qui n'est pas à exclure, l'état va raser plus de 900 maisons en Vendée et 400 en Charente Maritime, au nom du principe de précaution, habitations dont il a pourtant autorisé la construction dans le passé, et dont la plupart n'ont pas été touchées par la tempête. L'indemnisation des personnes ainsi expropriées devrait imposer plus de 350 millions d'Euros de charge aux contribuables (*).

Si le gouvernement Italien raisonnait comme le nôtre, il ferait raser Venise, et les Pays-Bas évacueraient 19% de leur territoire situé derrière des polders sous le niveau de la mer. Barak Obama ordonnerait de détruire ce qui reste de la Nouvelle Orléans et les Maldives seraient préventivement vidées de leurs habitants.

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lundi 12 avril 2010

Banques : pourquoi pas une SARF (Société par actions à responsabilité forte) ?

Cet Article à fait l'objet d'une publication dans l'AGEFI magazine (Suisse) de Mai 2010.

Patrick Madrolle L'Allemagne, la France et le Royaume-Uni sont proches d'un accord sur une taxation internationale commune des banques. Cette mesure va évidemment s'ajouter aux nombreuses réglementations déjà existantes, mais quelle en sera l'efficacité ?

Il faut noter que ces décisions vont à l'encontre du leitmotiv de nos gouvernements si souvent clamé, «il faut prêter plus pour sauver nos entreprises !». Cette promesse est évidemment intenable et même suicidaire pour les entreprises déjà trop endettées depuis les années de bulle et de taux trop bas initiés par les banques centrales.

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lundi 11 janvier 2010

La crise financière : ce que nous n'en avons (toujours) pas appris

Sam GreggDes dizaines de livres et d’articles ont été publiés pour expliquer ce qui n'a pas marché.

Avec le temps, on verra des armées de doctorants explorer tous les coins et recoins de la crise de 2008.

Cependant, si l’on en juge par les politiques qui ont été données en réponse aux événements, il est clair que nous nous refusons encore aujourd'hui à tirer les véritables leçons que la crise devrait nous dicter - ou, tout au moins, que celles-ci continuent d'échapper à l’attention des décideurs.

Les principales leçons sont au nombre de cinq.

1 - La leçon méconnue la plus importante concerne sans doute le danger du risque moral. Le message qui a été envoyé aux entreprises est en gros celui-ci :

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