Institut Turgot

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dimanche 26 juin 2011

L’économie politique de la fraude financière généralisée

Vincent BénardLe "Foreclosure gate", c’est l’acte II de la crise du subprime.

Ce scandale est révélateur d’une «économie financière de la fraude» quasi généralisée et il pose de sérieuses questions quant à la nature des interventions publiques qui auraient pu éviter la crise. Ou tout au moins pourraient aider à éviter qu’elle ne se reproduise.

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samedi 7 août 2010

Qu'est-ce que la monnaie ?

Francois_Guillaumat_moyen.gifVersion rédigée à partir de la conférence donnée en commun avec Georges Lane au séminaire monétaire de Philippe Simonnot organisé par l'Institut Turgot, le 11 février 2010. Trait_html_691a601b.jpg

Les hommes de l'Etat, que flattent plutôt que n'éclairent ceux que Guy Millière appelle les "économistes domestiques", tentent de jouer avec la quantité de monnaie, de crédit ou de liquidité.

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lundi 28 juin 2010

Climatologie contre climatisme : savoir faire la différence.

Dar2.jpgNous devons à François Guillaumat d'avoir attiré notre attention sur cet excellent texte, déniché sur le site internet d'une firme américaine de conseil en stratégie d'entreprise. Trait_html_691a601b.jpg "La fin du monde est déjà proche...A mesure qu'elle se rapprochera, bien des choses étranges vont se produire - changements du climat, terreurs venues du ciel, tempêtes hors saison, guerres, famines, épidémies, tremblements de terre".

Cette citation est tirée d'une lettre envoyée à un chef d'Etat européen par un personnage très célèbre et très influent de son époque. Son auteur sera révélé à la fin de cet essai.

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jeudi 14 janvier 2010

Finance : comment rendre aux faillites leur rôle de régulateur systémique.

Vincent Bénard prolonge sa réflexion critique sur la régulation des marchés financiers, des banques et des assurances par des propositions concrètes.
 
Réguler, réguler, réguler... En ce qui concerne le secteur financier, la religion de l'état et des opinions publiques semble faite: l'état devrait beaucoup plus réguler, c'est à dire intervenir préventivement pour normaliser l'activité des banques, les contrôler au quotidien, et renforcer les règles prudentielles destinées à empêcher les banques de faire massivement faillite. 

Seul problème, cette philosophie de la régulation est déjà largement en vigueur et a amplement démontré son inefficacité, voire sa nocivité. Et si les gouvernements osaient parier sur une bonne gestion de la faillite des mauvaises banques pour parvenir à une véritable auto-régulation du secteur financier ? 

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mardi 12 janvier 2010

Assurance publique des dépôts bancaires : le révélateur de l'affaire islandaise (IceSave)

Vincent Bénard nous révèle les immenses implications d'un petit événement qui a échappé à l'attention de la plupart d'entre nous.

Le président Islandais, Olafur Ragnar Grimsson, vient de mettre son véto à un texte voté par son parlement concrétisant un accord intergouvernemental Islando-anglo-Néerlandais, forçant les islandais à rembourser les états britanniques et bataves qui sont venus au secours de leurs épargnants piégés par la faillite des trois grandes banques de l'île nordique. 
La presse internationale, et notamment française, présente l'affaire comme un dangereux reniement de parole et un quasi défaut sur la dette Islandaise, et les agences de notation dégradent la dette du Pays. 
Cette présentation des faits est elle la bonne ? La question est bien plus complexe qu'il n'y parait, et le président Grimsson ne mérite sans doute pas l'opprobre dont il est couvert hors de son île.

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lundi 12 octobre 2009

Le 7 octobre 2009 : "Libéral mais non coupable", conférence de Charles Gave à l'Assemblée nationale.



Mercredi dernier, 7 octobre 2009, notre ami Charles Gave était l'invité de l'Institut Turgot ainsi que de l'Institut Euro92, pour la présentation de son dernier livre, publié chez Bourin Editeur, "Libéral mais non coupable ".

Nombreux étaient les amis de l'Institut Euro92 et de l'Institut Turgot qui s'étaient déplacés pour écouter et converser avec Charles Gave. Trop nombreux même, puisque, la salle étant trop petite pour contenir tout le monde, plusieurs dizaines de personnes ont été refoulées par les huissiers de l'Assemblée nationale.

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mardi 7 juillet 2009

La fausse bonne idée du Conseil des risques systémiques

Florin Aftalion à l'Institut TurgotLe Conseil européen veut instituer un Conseil des risques systémiques chargé d'assurer une surveillance micro-prudentielle du système financier. En cela il s'inspire du rapport d'une commission présidée par Jacques de Larosière, qui a déclaré avec raison : "les banques centrales doivent placer la stabilité financière mondiale au centre de leurs préoccupations, au même titre que la stabilité des prix, afin d'empêcher l'apparition de crises systémiques à l'avenir."

Il semblerait que le risque systémique contre lequel veut se prémunir la Commission concerne des accidents tels que l'insolvabilité qui, affectant d'abord une ou quelques entités - banques, compagnies d'assurance, "hedge funds" - étendent ensuite leurs effets destructeurs, de proche en proche, à l'ensemble du secteur financier, puis à l'ensemble de l'économie. De telles catastrophes pourraient être provoquées par l'éclatement d'une bulle spéculative ou par l'accumulation d'actifs qualifiés de toxiques, autrement dit de produits dérivés complexes logés dans des bilans de banques.

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mercredi 29 avril 2009

Faut-il réglementer les rémunérations des grands patrons ?

Victoria Curzon-PricePour analyser correctement la crise économique qui nous frappe, afin de concevoir des réglementations pour éviter qu’elle ne se répète, il faut impérativement distinguer les causes de la maladie de ses symptômes. Actuellement, nous courrons un grand risque de les confondre et d’adopter des remèdes inappropriés, voire nocifs. Tel est le cas, il me semble, du durcissement de la réglementation en matière de salaires actuellement en discussion devant de nombreux parlements.

Très brièvement, les causes du désastre financier actuel sont à chercher auprès de la politique monétaire laxiste de Mr. Alan Greenspan, poursuivie sans interruption depuis sa nomination en 1987 jusqu’en décembre 2005, mais qui a pris une tournure particulièrement vertigineuse après le 11 septembre 2001. Quatre années de taux d’intérêt réels négatifs, un torrent de dollars et un multiplicateur bancaire incompressible soutenu par la fameuse « exubérance irrationnelle » des marchés (le terme même de son instigateur !) a eu raison de la prudence normale des banquiers, mais a surtout détruit la « vérité des prix » sur tous les marchés.

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mercredi 22 avril 2009

G20 : attention aux réglementations toxiques

Alain MadelinAu G20 de Londres, il n'y a pas eu de big-bang de la refondation du capitalisme, mais une moralisation et quelques aménagements. Pourtant, ce sont bien les régulations et les interventions toxiques des États et des banques centrales qui ont généré et amplifié la crise et non la folie de marchés laissés à une soi-disant "autorégulation". Aux réglementations tatillonnes il faut préférer des principes de responsabilité plus clairs. Si des banques sont trop grosses pour faire faillite, il faut en limiter la taille ou les métiers.

Le big-bang de la refondation du capitalisme a fait pschitt. Certes, en imposant l'enjeu de la lutte contre les paradis fiscaux — qui ne sont pourtant pour rien dans la crise financière —, les dirigeants du G20 réunis à Londres ont pu montrer à l'opinion qu'ils étaient déterminés à « moraliser » le capitalisme. Mais le paquet réglementaire du G20 se limite à quelques aménagements de bon sens.

Il est vrai que la prudence s'impose, tant la responsabilité des régulateurs et des superviseurs est grande dans cette crisebanques sont trop grosses pour faire faillite, il faut en limiter la taille ou les métiers.

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mercredi 15 avril 2009

Environnement : ne pas abandonner le navire du marché.

Max Falque à un séminaire EIN (European Ideas Network)Terry Anderson du Property and Environment Resarch Center-PERC vient de publier un excellent plaidoyer (voir ci-dessous) pour ne pas céder à l'hystérie collective consistant à enterrer le libéralisme au profit d'un retour à un socialisme d'intensité variable.

J'attire l'attention des lecteurs du site Turgot sur ce document, car le message qu'il véhicule est particulièrement opportun pour la France qui n'a accepté le marché qu'à contre coeur, et qui se réjouit bruyamment, par media interposé, d'un retour à la fausse sécurité d'un état providence impécunieux et impuissant.

En matière environnementale ce retour en arrière est d'autant plus grave que la solution des  problèmes à venir passe de moins en moins par la réglementation (command and control) et de plus en plus par le recours à la gamme variée des droits de propriété et au marché.

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dimanche 5 avril 2009

Plans de relance et stimuli économiques (1): l'illusion de l'action

Gilles DryancourFace à la crise économique, les Etats-nations multiplient les annonces de plans de relance (1). Ces plans obéissent à l’idée qu’il faudrait traiter l’éclatement de la bulle financière comme une maladie dépressive et administrer au marché un puissant stimulant. Bien considéré, le théorème de la stimulation physiologique, du corps économique, est un concept-piège. Il nous enferme dans une vision clinique de la crise où l’Etat s’affirme comme le médecin, alors qu’il fait systémiquement partie de la maladie.

Nul n’est besoin, ici, de longues analyses pour s’en convaincre. Il suffit pour cela de rappeler, brièvement, quelques-uns des grands déséquilibres monétaires, engendrés par l’intervention publique. Le plus manifeste résulte du taux de change fixe, mis en place par les autorités monétaires chinoises, entre le RMB chinois et le dollar. Cette parité-fixe vise au soutien des exportations chinoises qui représentent plus de 40% du PIB de la Chine. La parité-fixe empêche la hausse du RMB, ce qui pérennise le déficit commercial entre la Chine et les Etats-Unis.

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jeudi 12 mars 2009

Comment les accords de Bâle ont créé la crise qu'ils devaient prévenir

Les accords de Bâle (1), qu'il s'agisse de Bâle I ou de Bâle II (1) sont au centre des polémiques sur la solidité du système bancaire mondial. Entrés en vigueur en 1992 (Bâle I), modifiés au 1er janvier 2007 (II), ils étaient censés protéger les banques d'un risque de faillites en cascade. Une banque qui respectait les ratios définis par les accords de Bâle (Cooke 1992, puis Mc Donough 2007) était supposée suffisamment solide, et le système bancaire gouverné par de tels ratios était supposé stable.

La crise actuelle semble démontrer empiriquement à quel point cette approche mathématique de la gestion des banques s'est révélée inefficace. Car à n'en point douter, les fonds propres des banques étaient insuffisants pour couvrir efficacement les risques de pertes liés au dégonflement de la bulle de crédit que nous vivons.

Au delà du constat empirique, il convient d’analyser les faiblesses de l'approche des accords de Bâle en tant qu’outil prétendant permettre de maîtriser le risque financier couru par les banques

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dimanche 14 décembre 2008

"Je ne crois plus à la valeur des autorités indépendantes"

Le professeur Jean-Pierre Chamoux est depuis longtemps l'un des membres les plus éminents du cercle des amis de l'Institut Turgot. C'est lui qui, à l'époque du gouvernement Chirac de 1986, a mis sur les rails la première grande expérience française de déréglementation : celle des télécoms. Jean-Pierre Chamoux vient de faire part de ses réflexions sur la crise financière dans le cadre d'une grande interview publiée par l'Institut Presage, reproduite ci-dessous. Il reviendra régulièrement proposer ses analyses aux lecteurs du site de l'Institut Turgot. HL.

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