Si en 1981 nous passions, selon certains beaux esprits, de l’ombre à la lumière, en ce qui concerne la fiscalité, l’arrivée de François Hollande le 6 mai 2012, nous a fait brutalement revenir à l’âge de pierre.
Si l’on peut reconnaître une constance à Normalito, c’est bien celle de vouloir punir le possédant et dieu sait qu’il a, de ce dernier, une notion extensive. A l’instar du Boche : « Le riche paiera », tel fut, avec le dénigrement systématique de Nicolas Sarkozy, l’antienne de sa campagne.
Dans un essai paru en fin 1981, Pierre Rosanvallon annonçait "La crise de l'Etat-Providence".
Comme de coutume,
Le personnage central de la vie politique et des campagnes électorales a longtemps été le Père Noël. Hélas, la croyance au Père Noël se liquide d’elle-même avec le temps, la disette budgétaire et le concours malicieux des agences de notation.
C'est une idée qui a du succès en ce moment. La classe ouvrière tend à disparaître, on n'a plus qu'une très vaste classe moyenne qui s'appauvrit.
Le court texte qui suit est extrait d'un livre -
« Le gouvernement n’est pas la solution à nos problèmes, il est le problème ».
Notre modèle social nous protégerait mieux que les autres face à la crise. Les tenants de l’économiquement correct ont réussi à faire croire qu’on n’était pas si mal que ça dans une France étatisée et bureaucratisée. Le grand argument : nous avons des fonctionnaires en grand nombre, c’est autant de chômeurs en moins, nous avons beaucoup de dépenses publiques et de revenus de redistribution, donc la consommation se maintient à un haut niveau et joue un rôle de volant d’inertie. Un article paru dans « The Economist » laisse entendre que les Anglais nous envient notre système social.