Institut Turgot

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vendredi 12 septembre 2014

Sécession écossaise : l'explication par l'analyse économique de l'Etat prédateur

Si l'évolution technologique favorise la poussée vers des micro-états, une telle évolution serait beaucoup plus favorable à tous que la recherche du Très Grand Etat qui inspire la conception actuelle de l'Union européenne. 

Bertrand Lemennicier livre son analyse des enjeux fondamentaux qui se cachent derrière la demande écossaise de sécession. 

Le 18 septembre prochain, les écossais vont décider, par référendum, de quitter ou non le Royaume Uni pour redevenir un Etat souverain. La question posée est simple :

"Souhaitez-vous que l'Ecosse devienne un pays indépendant ? Oui/Non

Les écossais, partisans du oui, supposent que, séparé du Royaume Uni, leur destin sera meilleur que de rester dans l’union. Les partisans du non pensent le contraire[1].

Le problème soulevé par ce référendum est intéressant à plus d’un titre et peut être généralisé à n’importe quelle union, y compris l’Union Européenne, mais aussi à n’importe quelle région d'un Etat.

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mercredi 1 mai 2013

Une analyse économique des coùts de la réglementation publique

facchini.jpgFrançois Facchini, Professeur agrégé au Centre d'économie de la Sorbonne, était l'un des orateurs invités au grand Forum d'une journée organisée par l'ICREI et son délégué général Max Falque, le 17 avril, dans le cadre du prestigieux Musée de la Chasse et de la Nature, à Paris. Thème de la réunion : "Gestion environnementale, Marché et Droits de propriété".

L'une des sessions portait sur le sujet : "avantages et limites des réglementations environnementales". Ci-dessous, le rapport présenté par François Facchini lors de cette session. L'ensemble des communications peut être consulté en cliquant ici.. Vous pouvez également visionner l'allocution introductive d'Alain Madelin

L’homme évolue dans un monde de rareté : rareté du temps et rareté des ressources. (Pejovich 19901, p.3)(1). La nature peut être blâmée pour cela, mais c’est un fait. . Les problèmes socioéconomiques de toutes les sociétés ont d’ailleurs cette même origine : la gestion de la rareté et des conflits qu’elle provoque.

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dimanche 24 février 2013

11 février 2013 : "Les limites de l'Etat", conférence d'Alain Madelin

Ceci était la cinquième conférence d'Alain Madelin présentée dans le cadre de son grand cycle annuel de réunions organisé sur le thème "Comprendre l'économie pour mieux comprendre le monde". Le sujet de cette soirée : "Les limites de l'Etat "

Des problèmes d'ordre technique ont retardé la mise en ligne des conférences des mois de février et de mars. Nous prions nos lecteurs de bien vouloir nous en excuser. Nous espérons prochainement rattraper le retard accumulé.

mardi 19 février 2013

Charles Comte et Charles Dunoyer, les méconnus du libéralisme français

HL2011b.jpgUn échange de courrier avec des amis américains m'a rappelé l'existence d'un texte datant de 2007 qui n'a jamais été publié et qui porte sur l'épopée du Censeur Européen et la contribution de Charles Comte et Charles Dunoyer à l'histoire de la pensée libérale lors de la Restauration

En Janvier 2007 se tenait à l'ancienne Ecole Polytechnique un colloque organisé par l'Institut d'Histoire de l'Industrie, sur le thème : « Modernité des pères fondateurs de la science économique française ». Ce fut l'occasion de revenir sur les contributions d'un certain nombre d'auteurs libéraux.

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mercredi 26 décembre 2012

Mariage : technologie et marché politique condamnent le droit civil à évoluer

Lemennicier.jpgDébat : Bertrand Lemennicier répond un par par aux arguments développés par Jennifer Roback pour s'opposer à ceux qui proposent de "privatiser le mariage".

Henri Lepage a eu une excellente idée de publier, en langue française, l’article de Jennifer Roback à propos du « mariage gay ». Celle-ci stigmatise la position des libertariens américains en critiquant leur idée de « sortir l’Etat des affaires de mariage » avec un « slogan » simple : privatisons le mariage et le problème disparaîtra. Elle trouve cette attitude contestable voire irresponsable. En effet, pour elle, cette position esquive le débat le plus fondamental ; celui du concept de parentalité et des relations parents-enfants.

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vendredi 23 novembre 2012

Un guide pour les Indignés : Wilhelm Röpke et l'Ordolibéralisme contre le "capitalisme de connivence"

La Crise a incité les adversaires du capitalisme à se mobiliser au sein de mouvements comme "Occupy Wall Street", les Indignés, etc... Certaines de leurs critiques peuvent être fondées, mais ils ne voient pas qu'au fond, ils se trompent de cible. 

Pour le leur expliquer, rien de mieux que de revenir à un auteur qu'on ne peut guère qualifier d'ultra-libéral tant il a une rhétorique critique vis à vis du capitalisme de son temps, Wilhelm Röpke. L'analyse des reproches qu'il fait au capitalisme permet de mieux cerner le véritable adversaire : le capitalisme de connivence (ce que les anglo-saxons nomment le "crony capitalism").

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samedi 7 juillet 2012

Romano Prodi, la tragédie de l'euro et Jacques Rueff

"Croyez-moi, aujourd'hui comme hier le sort de l'homme se joue sur la monnaie "(Jacques Rueff) -
"Le Pacte de Stabilité est stupide" (Romano Prodi)

La vie et l’œuvre de Jacques Rueff ont été marquées par son combat pour l'ordre financier. Rueff fut ainsi, en tant que haut fonctionnaire détaché au comité financier de la Société des Nations, amené à examiner en 1927 la situation dramatique des finances publiques et de l'économie en Grèce et de rédiger la partie du rapport pour la SDN relative à l'assainissement financier. Une mission analogue lui fut confiée l'année suivante en Bulgarie. 

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mercredi 11 avril 2012

Tout savoir sur la dette : l'explication par le marché politique

Lemennicier.jpg Comme de coutume, Bertrand Lemennicier ne prend pas de gants et formule clairement tout ce dont chacun devrait être conscient.

Le biais pour des déficits récurrents et l’endettement public est inhérent à la démocratie politique.

L’homme politique qui fait carrière dans ce métier a un objectif simple : être élu et réélu par une majorité d’électeurs. Dans un système électoral où chaque électeur a le même poids, il faut emporter le vote de l’électeur médian ou, plus largement, celui de la classe moyenne. Pour cela, l’homme politique doit proposer un programme de dépenses publiques dont les bénéfices profiteront essentiellement à cet électeur clef.

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jeudi 29 septembre 2011

La propriété pour protéger la biodiversté

La biodiversité est définie comme « la variabilité des organismes vivants de toute origine y compris, entre autres, les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie; cela comprend la diversité au sein des espèces et entre espèces ainsi que celle des écosystèmes ».
Malgré la complexité de cette définition, chacun perçoit l’importance et la vulnérabilité de la biodiversité face à la démographie et à la technologie.

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lundi 24 janvier 2011

Immigration et politiques migratoires : ce que personne n'ose dire

Gilles DryancourUn article récemment publié sur ce site, intitulé : « Pour l’immigration musulmane » et le débat passionné qu’il a suscité nous incitent à revenir sur le thème des flux migratoires et à en présenter une analyse libérale approfondie.

Cet exercice nous semble d’autant plus nécessaire que l’opinion exprimée par André Teissier du Cros a été mal interprétée par quelques-uns des lecteurs qui ont pris le titre de son papier au pied de la lettre.

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mercredi 20 octobre 2010

A quoi sert la politique industrielle ?

Jean-Pierre Chamoux Jean-Pierre Chamoux a développé les idées présentées lors de notre séminaire du 19 octobre dans un article publié récemment par la revue du CEPS, "Stratégie industrielle" (octobre 2010). C'est cet article que nous reproduisons ci-dessous. Trait_html_691a601b.jpg

Je commente dans cet article les politiques industrielles du dernier demi-siècle et souligne que leurs résultats furent toujours mitigés. Je suggère en conclusion d’autres pistes pour sortir de la crise actuelle .

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19 octobre 2010 : La tromperie des politiques industrielles - séminaire avec Jean-Pierre Chamoux.

A quoi sert la politique industrielle. A très peu de choses, en vérité. Certainement pas à ce à quoi nos dirigeants politiques voudraient qu'elle serve. Telle est la thèse développée par le Professeur Jean-Pierre Chamoux lors du séminaire organisé, le 19 octobre dernier, dans les locaux de l'Institut Turgot.

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mardi 18 mai 2010

Débat : explosion des retraites et implosion de la natalité, produits inéluctables de la social-démocratie

Gilles DryancourGilles Dryancour répond à ceux qui considèrent que le problème des retraites est d'abord et avant tout un problème de démographie. Trait_html_691a601b.jpg

Le débat lancé, sur ce site, par l’article d’Yves Montenay à propos des retraites mérite, à notre avis, un complément d’analyse qui intègre davantage l’influence du cadre politico-institutionnel sur le comportement économique des individus. Certes, Yves Montenay est parfaitement en droit de défendre le point de vue selon lequel :

« L’erreur est de considérer les retraites comme un problème financier, alors qu’il est démographique et humain, c’est-à-dire qu’il dépend d’abord du nombre des hommes et de leur qualification » (1).

Toutefois, considérer la démographie comme étant à l’origine de la crise du régime des retraites par répartition revient, selon nous, à prendre l’effet pour la cause du dysfonctionnement dudit régime.

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dimanche 17 mai 2009

Plans de relance et stimuli économiques (2) : un traitement purement politique de la crise

Gilles DryancourDans ce second papier, nous concentrerons nos analyses sur les motivations qui conduisent les hommes de gouvernement à mettre en place des plans de relance inspirés du New Deal. En effet, l’analyse des données historiques montre que les mesures adoptées par Roosevelt n’ont pas donné les résultats espérés (1).

Même les héritiers de Keynes semblent, aujourd’hui, douter de l’efficacité des plans de relance. Selon un article paru dans Le Monde : « Les keynésiens fondamentalistes, les postkeynésiens, les néokeynésiens (…) forment une nébuleuse féconde, disparate et parfois antagoniste.

Reste que ces économistes ont un dogme fédérateur que définit a minima Jean-Paul Fitoussi : "Il y a besoin d'Etat." "Les keynésiens ont toujours pensé que le capitalisme donnait le meilleur de lui-même quand il était encadré Les marchés fonctionnent mal de manière structurelle. Ils ont besoin de mécanismes externes de gouvernance » (2).

Ainsi, il n’y aurait de consensus postkeynésien que sur la nécessité d’encadrer le marché. Non sur celle de le stimuler. Est-ce à dire que les économistes keynésiens seraient devenus plus raisonnables que les hommes de gouvernement ? Rien n’est moins certain. Par contre, il est vraisemblable que plusieurs d’entre eux prennent conscience des limites de l’intervention de l’Etat dans un univers social et économique surdéterminé par les règlementations, les politiques fiscales et budgétaires.

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