Nous avons beau avoir libéré la Lybie de son despote auto éclairé, à grands coups de missiles, force est pourtant de constater qu’en matière économique en général et de transport de personne par véhicule avec chauffeur interposé en particulier, nous en sommes encore à l’âge de pierre.
Ainsi, le 10 janvier dernier alors que la France médiatique était ramassée dans l’angoisse, à trois jours des rassemblements anti mariage gay, notre beau pays a de nouveau été paralysé par une corporation qui – c’est le propre de toutes ces institutions – entendait bien préserver ses avantages indument acquis.

La justice est un grand principe. Mais le voilà dévalué par le clientélisme électoral. On se fait élire en vantant "un ordre juste" et on défend les privilèges. Bref, on proclame la justice et on pratique l'injustice.
Le renforcement de la répression routière provoque un fort mécontentement. Il y a tout juste deux ans, voici comment notre ami Vincent Bénard réagissait au précédent train de mesures de 1999. Reprise intégrale de son excellent texte de l'époque.