L'historien britannique Niall Ferguson est, depuis quelques années, le conférencier libéral le plus écouté. Son dernier livre "Civilization, the West and the Rest" a suscité de nombreux commentaires. Notre ami Max Falque nous en offre une analyse détaillée.
Niall Ferguson serait-il le Tocqueville du 21ème siècle ? La question mérite d’être posée à la lecture de ce gros ouvrage.
Le sous-titre précise le projet, à savoir mettre en perspective la spécificité voire la supériorité de la civilisation occidentale. On imagine que cette position délibérément contraire à la doxa « politiquement correcte » interpelle le lecteur et irrite les tenants du relativisme selon lequel « toutes les civilisations se valent ».
En se posant en victime des médias et en dénonçant leur jeu dans la campagne électorale, Nicolas Sarkozy a mis le doigt sur un véritable problème : celui du rôle des "cascades d'opinion" dans le déroulement des processus qui commandent le fonctionnement du marché politique.
Nul autre sujet que l'immigration ne suscite autant de passion et si peu de débat, car celui-ci est interdit par un terrorisme intellectuel, qui fonctionne comme tous ses prédécesseurs, communiste, nazi ou fasciste, grâce à un contrôle de la parole publique exercé par la violence.