Mot-clé - Philosophie du Droit

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samedi 28 février 2015

26 janvier 2015 : "Libéralisme et liberté d'expression - la liberté doit-elle être sacrifiée à la sécurité ?" - Réunion Assemblée nationale

Jesuischarlie.jpgEn 2009, à l'occasion de la publication de leur petit ouvrage "Avancer vers l'Etat de droit", l'Institut Turgot avait organisé à l'Assemblée nationale une réunion dont Me Jean-Philippe Delsol, Me Jean-Philippe Feldman et Me Patrick Simon étaient les invités. Le thème de la réunion était « la présomption d'innocence », mais tous trois avaient passionné leur auditoire en lui offrant une sorte d'état des lieux des avancées et reculs de l'Etat de droit en France.

Au cours des années qui ont suivi l'Institut Turgot a demandé à ses trois amis avocats de renouveler cette expérience et de se constituer en une sorte d'Observatoire annuel des droits et libertés individuels en France. C'est ainsi que deux autres réunions ont été programmées en 2010 et 2011 , toujours organisées dans ce haut lieu de la vie publique française qu'est l'Assemblée nationale.

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jeudi 15 janvier 2015

Etre ou ne pas être Charlie ? Une réponse philosophique

Au lendemain du drame de Charlie Hebdo, Damien Theillier a publié sur son site Nicomague II, une courte et remarquable synthèse de la manière dont les libéraux approchent la problématique de la liberté d'expression. Quelques principes fondamentaux qu'il n'est pas inutile de rappeler dans le climat actuel d'exacerbation des sensibilités.

Tout m’oppose à Charlie. Ses valeurs ne sont pas les miennes. 1° Je suis catholique, donc la cible d’attaques fréquentes de Charlie. 2° Je soutiens le libre marché, le droit de propriété et la liberté économique : tout ce que Charlie justement déteste. 3° Je n’aimais pas Bernard Maris, l’économiste du pouvoir en place, le chantre du collectivisme et de la sociale-démocratie (qu’il repose en paix). Quand il m’arrivait de l’entendre sur France Inter, je le trouvais mauvais et malhonnête intellectuellement. Pour autant, je considère la pluralité des opinions politiques comme légitime et je ne déteste pas l’humour satirique de Charlie Hebdo, très français en fait, dans la veine de Voltaire, de Rabelais.

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mardi 14 janvier 2014

Affaire Dieudonné : nouvel exemple des processus de régression de la pensée juridique française

Philippe NemoL'affaire Dieudonné et les décisions du Conseil d'Etat concernant son spectacle nous incitent à ressortir un texte de Philippe Nemo publié par l'Institut Turgot en juin 2011.

Compte tenu du contexte de l'époque, ce texte prend comme sujet le concept de "provocation à la discrimination". Mais remplacez le mot "discrimination" par le mot "haine" (incitation à la haine), l'analyse de Philippe Nemo s'applique exactement de la même manière. Il n'y a quasiment pas à changer un mot.

Cet extrait de son petit livre "la régression intellectuelle de la France" dénonce les dérives de notre droit qui autorise désormais des juges, en contradiction avec toute l'histoire de notre tradition juridique, à procéder selon un logique holiste de type magique, fétichiste et obscurantiste. L'affaire Dieudonné nous en offre un nouvel exemple.

La perversion des lois mémorielles tient au fait qu’en sanctionnant des propos et non des actes, elles font sortir le droit pénal du seul registre où il peut avoir un sens rationnel et donc une légitimité dans une société moderne laïque et acquise en principe à l’esprit de science.

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lundi 25 mars 2013

20 mars 2013 : "Théorie du genre et subversion du droit", conférence de Drieu Godefridi à l'Assemblée nationale

Très belle conférence que celle de notre ami Drieu Godefridi venu nous parler de "l'étrange empire de la théorie du genre sur l'évolution du droit contemporain" à l'occasion de la parution de son dernier ouvrage : "De la violence de genre à la négation du droit" (Texquis éditeur).

La théorie du genre, dans la forme la plus aboutie, nie la naturalité du sexe pour n’y voir qu’une construction purement culturelle.

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lundi 11 mars 2013

21 février 2013 : "Chômeurs ou esclaves ?" - conférence de Philippe Simonnot à l'Assemblée nationale.

Le jeudi 23 février nous avons eu le plaisir d'accueillir Philippe Simonnot, venu nous présenter , dans une salle de l'Assemblée nationale, son dernier ouvrage : "Chômeurs ou esclaves ? Le dilemme français", un livre qui vient de paraître aux éditions Guillaume de Roux. Voici l'enregistrement vidéo de sa présentation.

Dans ce livre, Philippe Simonnot explique que le concept de « contrat de travail » en France ne s’est jamais libéré d’une relation ambiguë avec celle de l’esclavage, ce qui a sans doute en partie légitimé que le marché du travail en France soit hyper-réglementé.

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dimanche 17 février 2013

28 janvier 2013 : "Les institutions de l'état de Droit", conférence de Jean-Philippe Feldman

Ce lundi là, Me jean-Philippe Feldman, professeur agrégé des facultés de droit et avocat à la Cour de Paris, était le troisième orateur invité par Alain Madelin dans le cadre de son grand cycle annuel de conférences organisé autour du thème "Comprendre l'économie pour mieux comprendre le monde".

Jean-Philippe Feldman est un spécialiste des questions constitutionnelles. C'est à ce titre que nous l'avons à différentes reprises invité à participer à plusieurs séances de l' Observatoire du droit et des libertés individuelles.

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samedi 2 février 2013

4 janvier 2013 : "Moi, le crayon made in world...", conférence Alain Madelin

Ci-dessous l'enregistrement vidéo de la troisième intervention d'Alain Madelin présentée dans le cadre de son grand programme de conférences organisé sur le thème "Comprendre l'économie pour mieux comprendre le monde". Ce soir là, le sujet d'Alain Madelin était principalement Adam Smith,  […]

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lundi 26 novembre 2012

Le "sexe" produit culturel ou donnée naturelle ?

Drieu.jpg Qu'est-ce que cette "théorie du genre" qui vient de faire irruption dans le débat public à l'occasion des remarques présentées par le Grand Rabbin de France pour dénoncer le "mariage homosexuel" ?

Réponse de Drieu Godefridi qui sortira prochainement un petit ouvrage sur la manière dont l'utilisation législative de cette théorie conduit à la négation du droit et au retour de l'arbitraire juridique.

Quelle est la généalogie de cette Théorie du genre qui, via la loi française contre les violences psychologiques contre les femmes, la Convention du Conseil de l’Europe contre les violences économiques et psychologiques faites aux femmes, le mariage gay, l’adoption et l’insémination au bénéfice de couples homosexuels, et jusqu’à nos manuels scolaires, semble sourdre par tous les pores du corps politique européen ?

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jeudi 20 octobre 2011

Débat : Plaidoyer en faveur de la « règle d’or » - ce qu’elle doit être et ce qu’elle permet

Comme chacun sait, le gouvernement aurait souhaité faire inscrire le principe d’équilibre budgétaire dans la Constitution française, sujet qui a suscité plusieurs commentaires parmi les milieux libéraux. 

Drieu Godefridi, dans un récent billet d’opinion paru sur ce site, estime ce projet inutile, raillant « l’absurdité juridique et politique d’une règle qui ne règlera rien du tout ».

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lundi 5 septembre 2011

23 juin 2010 : "La régression intellectuelle de la France", conférence de Philippe Nemo

C'est avec beaucoup de retard que nous mettons en ligne cet enregistrement vidéo de la conférence donnée le 23 juin dernier par le Professeur Philippe Nemo sur le thème : "La régression intellectuelle de la France". Nous espérons qu'on ne nous en tiendra pas trop rigueur.

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dimanche 12 juin 2011

Liberté d'opinion et lois de censure : les processus de régression de la pensée juridique française

Philippe NemoPhilippe Nemo publie un petit livre ("La régression intellectuelle de la France") qui devrait résonner comme un coup de tonnerre dans les couloirs feutrés des prétoires français.

Ci-dessous, un extrait qui nous mène droit au coeur de son réquisitoire contre "les lois de censure", et les dérives d'un droit "post moderne" qui autorise désormais une certaine justice à procéder selon une logique holiste de type magique, fétichiste et obscurantiste.

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lundi 6 juin 2011

Controverse : Les libéraux, l'Etat, et le droit

Philippe Jaunet "Dans une société libre, l’Etat n’administre pas les affaires des hommes. Il administre la justice entre les hommes qui mènent eux-mêmes leurs propres affaires". (Walter Lippmann (1))

Pour le sociologue Georges Sorel, auteur, en 1900, d’un petit opuscule nommé : Les aspects juridiques du socialisme, chaque doctrine politique est amenée à développer une certaine conception du droit, du fait des choix qu’elle opère quant aux places respectives de l’individu et de l’Etat.

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dimanche 29 mai 2011

Roseline Bachelot et la prostitution : un nouveau tabou liberticide

Ceci est le second volet d'une analyse visant à illustrer la manière dont l’inflation réglementaire conduit à la régression des libertés individuelles en Occident.

La thèse que nous avions défendue dans le premier volet de cette enquête (Les nouveaux tabous : comment l’engrenage de l’animisme réglementaire tue la liberté) était que le pouvoir des hommes de l’Etat n’a pas seulement une dimension matérielle.

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vendredi 27 mai 2011

10 mai 2011 : troisième réunion de l' "Observatoire du Droit et des Libertés individuelles", à l'Assemblée nationale

Pour la troisième année consécutive l'Institut Turgot a demandé à nos trois amis avocats, Jean-Philippe Delsol, Jean-Philippe Feldman et Patrick Simon, de présenter une sorte d'état des lieux des avancées et reculs de l'Etat de droit en France, au cours de l'année écoulée.

Le premier intervenant était Me Jean-Philippe Delsol qui, en s'appuyant sur plusieurs exemples d'actualité, nous a parlé de l'aggravation de l'insécurité fiscale dans ce pays.

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jeudi 10 février 2011

Les racines de notre libéralisme : Hayek, mais sùrement pas Kelsen...

Guillaume VuillemeyDans un article récent ("Le droit positif est-il anti-libéral ?", le Temps du 14 janvier 2001), Vincent Valentin invite les partisans du libéralisme à accepter le positivisme juridique – l'idée selon laquelle les normes fixées par l'État forment les seules réalités du droit.

Critiquer l'État comme producteur de toute norme serait donc une méprise pour les libéraux, qui devraient a contrario investir le débat public pour promouvoir eux-mêmes d'autres lois, d'autres décrets, non pour questionner les structures du pouvoir. Un tel revirement est-il désirable ? Plutôt qu'un progrès, il représenterait pour les libéraux un grave renoncement

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jeudi 20 mai 2010

Débat sur la burqa : pour l'interdiction

Corentin de Salle Pour Corentin de Salle, si la burqa est dangereuse, c'est parcequ'elle constitue la négation même du principe de reconnaissance qui est au fondement du droit et donc au fondement de la société toute entière. Trait_html_691a601b.jpg

Le 31 mars dernier, la commission de l’Intérieur de la Chambre belge des représentants adoptait à l’unanimité une proposition de loi interdisant la burqa dans l’espace public. Elle est devenue la première loi du genre en Europe.

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lundi 3 mai 2010

Droits de l'homme et dérive du droit : l'exemple des lois sur la protection des données (Informatique et Liberté)

Jean-Pierre ChamouxA l'origine, l'objet des lois Informatique et Libertés était de contraindre les institutions publiques à mieux protéger l'autonomie de la personne et ses libertés.

Dans un remarquable texte publié l'été dernier, Jean-Pierre Chamoux décrit comment, depuis trente ans, sous l'influence notamment du droit européen, l'argument de la protection des données a progressivement dérivé vers la création de nouveaux “droits à” fondés sur une conception dévoyée de la dignité humaine. (1)

En voici un extrait qui se distingue notamment par une magistrale analyse des rapports entre le droit et l'évolution du concept de “personne”. Trait_html_691a601b.jpg

La norme communautaire imposa aux pays-membres de l'Union de mettre leur législation en harmonie avec la directive du 25 octobre 1995. En France, la révision se fit sans enthousiasme puisqu'il aura fallu neuf ans avant que le Parlement français procéde à cette réforme; il n'en reste pas moins que le résultat dénature la loi et en modifie l'économie.

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mercredi 24 mars 2010

La tentation française de la sciento-politique

Drieu GodefridiL’enthousiasme que nourrissent, depuis une dizaine d’années, les gouvernements de la planète à l’égard du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) s’explique notamment par le supplément d’âme que celui-ci leur confère, en l’occurence la possibilité d’inscrire leur action, par delà les médiocres querelles partisanes, dans un projet international qui bénéficie de la caution de la science.

Parmi ces gouvernements, il en est un qui a su, par la constance de sa ferveur, accéder à l’exemplarité.

L’adhésion des autorités françaises à l’écologie transcende les partis et les clivages traditionnels, et n’est pas neuf.

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lundi 18 janvier 2010

De la Justice privée : justice rétributive contre justice collective

François-René RideauFrançois-René Rideau est l'administrateur du site Bastiat.org. C'est un fin connaisseur de la philosophie libérale du droit. Ce texte, qu'il vient de publier sur Le Québécois Libre, est une remarquable critique libertarienne du fonctionnement de la justice moderne, en référence notamment à l'actualité française. Trait_html_691a601b.jpg

lI y a quelques années (en 2000), les politiciens français, « de gauche » et « de droite », se sont déchirés autour d'une loi « sur la présomption d'innocence ».

En fait de débat d'idée, il n'y a eu qu'insultes, invectives et appels corporatistes, et les Français ignorent toujours tout du contenu de cette loi.

Derrière le simulacre démocratique, les simples citoyens sont complètement dépossédés de la gestion de leur propre sécurité, effectuée en leur propre nom mais en dépit de leurs opinions. Leurs droits élémentaires peuvent être discutés, aménagés ou jetés aux orties, sans qu'ils n'en sachent ni ne comprennent jamais rien.

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