lundi 21 septembre 2015

Interview : Le nuage noir d'une gouvernance fiscale mondiale

Cette interview, signée par le journaliste Gilles Pouzin, fait partie d'un dossier spécial "Santé publique et politique fiscale" qui vient d'être publié en supplément de Politique Internationale, la revue trimestrielle de Patrick Wajsman.

Gilles Pouzin : Les instances internationales comme le G20, l’ONU, le FMI ou l’OCDE s’ingèrent de plus en plus fréquemment dans la politique des états. Est-ce une réponse à la crise financière ?

Henri Lepage : C’est vrai, il y a un mouvement de transfert de l'intiative réglementaire des états vers la sphère supranationale, avec pour effet de doter certaines organisations internationales du pouvoir d'interférer de plus en plus avec la liberté d'action des états. Mais le rôle croissant des institutions internationales en matière économique et financière est davantage une conséquence des crises financières qu'une solution pour les éviter.

Lire la suite

dimanche 7 décembre 2014

Les marchands de l'apocalypse climatique sont de retour

Marko.jpgCette fois, c’est parti. Le rouleau compresseur de la désinformation climatique s’est mis en branle et, dans les jours, les semaines et les mois qui vont suivre, va nous laminer sous le poids de ses annonces climato-cataclysmiques. Un vrai festival de terreur-fiction surréaliste nous attend.

Et pourtant, la période estivale avait été paisible : pas un zélote du brûlot mondial à l’horizon. Il faut dire que le temps, assez peu avenant, n’était guère propice aux élucubrations sur un hypothétique réchauffement climatique. Hélas, comme les hirondelles sont annonciatrices du printemps, la fin de l’été nous apporte le retour des prédicateurs de l’apocalypse climatique.

Lire la suite

mardi 14 décembre 2010

Cancun : un accord pour cacher le désaccord

Jean-Michel BelouveEt le miracle fut ! Après dix jours de négociations âpres, la conférence climatique a atteint son but, qui était de ne pas échouer.

Tous les pays participants, sauf un, la Bolivie, ont approuvé un texte de 33 pages qui prévoit de remettre les décisions principales à la Conférence de Durban, qui aura lieu en fin 2011.

Lire la suite

vendredi 1 octobre 2010

Un « nouvel ordre mondial » de l’information ?

Yves Montenay lors d'une réunion à l'Institut Turgot (avril 2009)On se souvient que pendant les années 1970 il était de bon ton de pourfendre le monopole occidental des agences de presse. On souhaitait « un nouvel ordre mondial de l'information », c'est-à-dire en gros une information venant du Sud.

Nous étions alors dans les utopies du « nouvel ordre mondial » tous azimuts (« stabilisation » du prix des matières premières, « démocratisation » de l’ONU etc.) J’avais à l’époque ferraillé contre ces délires dans Le socialisme contre le tiers monde.

Lire la suite

mardi 2 mars 2010

2012 : L’ONU réclame la gouvernance mondiale verte

Jean-Michel Belouve Il y a quinze jours, je vous ai parlé du projet d’Organisation Mondiale de l’Environnement_, ardemment promu par l’ONU, Greenpeace, le WWF et Nicolas Sarkozy, en attirant votre attention sur le fait qu’il s’agissait en fait d’un véritable gouvernement mondial aux pouvoirs supranationaux dans tout le domaine du développement durable.

Nous avons eu récemment la révélation de l’existence d’un document émanant du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), signé de son Directeur Exécutif (Achim Steiner), intitulé « Background paper for ministérial consultations». Il a été rédigé en vue de la onzième session spéciale du Conseil gouvernemental du Forum Ministériel Global de l’Environnement qui s’est tenu du 24 au 26 février dernier et n’a fait l’objet que d’une diffusion restreinte interne à l’ONU. Il a été mis en ligne par Fox News et commenté par son Rédacteur en Chef, George Russell. Le journaliste et écrivain James Delinpole en a tiré également un article intitulé « Welcome to the New World Order ». De quoi s’agit-il ?

Lire la suite

lundi 15 février 2010

Organisation Mondiale de l’Environnement : danger !

Jean-Michel BélouveLe GIEC se porte mal, c’est une évidence. Qu’il ait failli dans sa mission parait une évidence, et son obstination à imposer des vérités que des observations et des études de plus en plus nombreuses réfutent mène à un constat : celui du formidable gâchis d’argent, de talent et d’un temps pendant lequel la science climatique a eu le plus grand mal à progresser.

Pourtant, c’est cet échec même qui peut relancer les dirigeants et les hommes d’influence planétaire dans leur stratégie d’organisation mondiale centralisée, qui s’appuyait, jusqu’alors, sur les angoisses populaires suscitées par la menace climatique.

Aujourd’hui, la menace semble devenue inopérante. Pourtant, les champions de la gouvernance mondiale ne désarment pas, et, parmi eux, Nicolas Sarkozy fait preuve d’un activisme inlassable.

Lire la suite