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lundi 11 avril 2011

Une Constitution monétaire pour l'étalon-or ?

Dr Richard EbelingA la lumière de la grave crise que nous traversons, plusieurs grandes questions de politique économique ont dû être réexaminées : la taille et le rôle de l’Etat, le poids de la dette publique l’insoutenabilité des divers programmes sociaux, ou l’utilité du « stimulus » fiscal pour la reprise de l’économie.

La crise a également révélé certains défauts majeurs dans l’organisation et le fonctionnement de nos institutions monétaires. Selon moi, la question centrale est de savoir si, oui ou non, il faut laisser la politique monétaire et bancaire à la discrétion des banques centrales et de leurs planificateurs de la monnaie.

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dimanche 3 avril 2011

L'Europe devant ses choix...

Charles GaveComme certains lecteurs le savent sans doute, j’ai toujours été un robuste “eurosceptique”.

Dans mon premier livre, Des Lions menés par des ânes, j’expliquais que l’Euro était un Frankenstein financier, qui allait amener vers trop de maisons en Espagne, trop d’usines en Allemagne et trop de fonctionnaires en France (chacun se spécialisant là ou il a un avantage comparatif).

La réalité à dépassé mes craintes les plus extrêmes.

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samedi 2 avril 2011

Pour une monnaie saine dans une économie saine

Philippe SimonnotNous, citoyens, qui sommes les sempiternels dindons de la farce monétaire;

Nous, qui n’avons pas les moyens de nous protéger de la hausse des prix qui ronge insidieusement notre pouvoir d’achat ;

Nous, les anciennes victimes d’un franc qui a perdu plus de 99% de sa valeur au 20ème siècle;

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dimanche 13 mars 2011

Le grand échec du modèle monétaire occidental

Pierre Leconte «Le meilleur moyen de détruire un pays est de dévoyer sa monnaie », Lénine

Cela fait des années que nous exposons pourquoi la combinaison d'un Système monétaire  monopolisé par les banques centrales et les Etats d'Occident, qui font nécessairement marcher sans limite la planche à billets au seul profit à court terme de quelques oligarques et institutions parasitaires via la surévaluation artificielle des actifs boursiers, structurellement inflationniste parce qu'orienté vers la destruction de la valeur réelle des monnaies c'est-à-dire du pouvoir d'achat de la majorité des populations, combiné au keynésianisme économique débridé, conduisant au surendettement croissant de tous les agents économiques comme des Etats, est complètement destructeur de tous les équilibres monétaires, économiques, politiques et sociaux.

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mercredi 19 janvier 2011

Histoire économique : le piètre bilan des banques centrales

Guillaume VuillemeyIncontestablement, les banques centrales comptent parmi les gagnants de la crise.

Malgré les critiques lancées contre elles, leur poids dans l'économie s'est considérablement renforcé.

Un chiffre suffit : depuis 2008, le bilan de la réserve fédérale américaine (Fed) a augmenté de 1500 milliards de dollars, alors même que se multipliaient les critiques quant à son rôle dans le gonflement d'une bulle immobilière au début des années 2000.

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samedi 15 janvier 2011

Faut-il avoir peur de la déflation ?

Guido HulsmannTraduit par Jan Laarman, reprise d'un texte iconoclaste – mais sérieusement argumenté - de Guido Hulsmann initialement publié en anglais sur le site du Mises Institute. Nos réactions instinctives à la menace de déflation reposent en réalité sur une série de mythes inflationnistes. Trait_html_691a601b.jpg

La perspective de la déflation hante les élites de nos démocraties occidentales. Il faut reconnaître que d'un point de vue économique leurs craintes sont tout à fait fondées.

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lundi 10 janvier 2011

1er décembre 2010 : "le jour où la France sortira de l'euro" - séminaire autour de Philippe Simonnot

Voici l'enregistrement vidéo de la réunion organisée à l'Institut Turgot, le 1er décembre 2010, autour de Philippe Simonnot, à l'occasion de la parution de son dernier livre : "Le jour où la France sortira de l'euro" (Michalon éditeur).

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La présentation du livre était assurée par Stéphane Couvreur, et a donné lieu à de vifs débats.

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lundi 20 décembre 2010

Frédéric Passy (1909 ) : "Ce n'est pas l'Etat qui fait la monnaie"

Frédéric PassyExcellente initiative de notre ami Stéphane Couvreur qui vient de mettre sur internet un texte peu connu de Frédéric Passy sur le rôle de l'Etat dans la monnaie et le crédit qui date de 1909 : "Histoire d'une pièce de cinq francs et d'une feuille de papier".

Ci-dessous quelques courtes citations extraites de cet écrit pour vous inciter à en retrouver l'intégralité sur le nouveau site de l'Institut Coppet que vient de fonder Damien Theillier. Trait_html_691a601b.jpg

Les biens matériels, les biens intellectuels, les biens moraux eux-mêmes – ne croissent, en quelque sorte, que par la communauté des efforts et la communauté des résultats.

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jeudi 16 décembre 2010

Débat sur les monnaies : controverse autour de l'étalon-or

Charles GaveNotre ami Charles Gave réagit vivement aux écrits et déclarations qui évoquent le retour de l'or dans le système monétaire international. Et vous ? Trait_html_691a601b.jpg

En pleine guerre des monnaies, l'idée d'un étalon-or a resurgi. Hormis les cas de dictature, où ce choix protège les citoyens contre l'arbitraire du tyran, l'étalon-or est un remède bien pire que le mal. Il conduit à une politique monétaire aveugle, source de dépressions économiques. La vraie solution réside dans les changes flottants.

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dimanche 12 décembre 2010

Pour la concurrence des monnaies en lieu et place du monopole de l'euro

Dr Richard EbelingSi certains pays choisissent un jour de sortir de la zone euro, il faudrait qu'ils le fassent à la condition de laisser à leurs citoyens la liberté d'épargner, d'échanger ou de contracter en euro. Trait_html_691a601b.jpg

Une étude, rédigée au printemps par la banque néerlandaise ING et intitulée « Quantifier l'impensable » a mis en garde : un éclatement de l'euro en tant que monnaie commune entrainerait un cataclysme économique. Le système financier mondial aurait à affronter une nouvelle crise, plus désastreuse encore que celle endurée au cours des deux dernières années. La récession menacerait la planète entière.

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vendredi 3 décembre 2010

Revenir à l'or ?

Jacques RaimanSigne des temps : le président de la Banque mondiale a reconnu la place éminente de l’or dans un système monétaire. Plus qu’une piste, une révolution mentale salutaire.

Au printemps, pour se défendre, Greenspan a affirmé dans le New York Times que personne n’avait prévu la crise, que tout le monde s’était trompé, les universitaires, la FED, les organismes de réglementation. Il aurait pu ajouter les autres Banques centrales, les gouvernements, les entreprises, les médias.

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mercredi 1 décembre 2010

Les banques centrales comme source d'instabilité financière

George SelginCe texte est en un sens la continuation de l'intervention de George Selgin au séminaire monétaire de l'Institut Turgot le 31 mai 2010. Après sa mise au point sur les origines de la banque moderne, Selgin dénonce le mythe historiographique de l'utilité des banques centrales. Trait_html_691a601b.jpg

La crise financière illustre la double nature "à la Dr Jekyll et Mr Hyde" des banques centrales.

Elle fait apparaître simultanément notre dépendance absolue vis-à-vis de la banque centrale comme moyen d’assurer un flux continu de crédit à l’issue d’une crise financière, et en même temps la capacité de cette institution à alimenter les booms financiers qui seuls sont réellement responsables de l'occurence des crises

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lundi 15 novembre 2010

Débat sur les monnaies : retour à l'étalon-or ? Réponses à Martin Wolf.

Dr Richard Ebeling En écho aux déclarations qui ressuscitent le débat sur le système monétaire international, et font ressurgir l'idée du retour à une forme ou une autre d'étalon-or, ci-dessous la traduction d'un article de l'ancien président de la Foundation for Economic Education, Richard Ebeling,tout récemment publié sur le site libertarien The Daily Bell. Trait_html_691a601b.jpg

Dans un éditorial du Financial Times daté du week-end des 6 et 7 novembre 2010 le président de la Banque Mondiale, Robert Zoellick, a évoqué l'idée que l'économie mondiale soit de nouveau rattachée à l'or en tant qu’ancrage pour maintenir la stabilité monétaire et réduire les anticipations inflationnistes sur les marchés internationaux.

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samedi 13 novembre 2010

Débat sur les monnaies : comment "solidifier" les DTS en monnaie de réserve multinationale

Philippe SimonnotCet article, publié dans Le Monde en date du 3 novembre, sous le titre : "La création d'une monnaie de réserve multinationale", est cosigné avec Charles le Lien ( qui fut l'invité du séminaire monétaire de l'Institut Turgot au mois de Juin 2009). Trait_html_691a601b.jpg

Pour le G20 que la France va présider à partir de novembre, Nicolas Sarkozy réfléchit, nous dit-on, à une monnaie de réserve qui ne soit plus émise par un seul pays.

"Il faut le soutenir dans cette bataille", appelle Le Monde dans son éditorial du 18 septembre.

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jeudi 16 septembre 2010

Le 31 mai 2010 : Enquête sur les origines de la banque moderne - séminaire (en anglais) avec George Selgin

Au cours de cette conférence, qui s'inscrit dans le cycle des séminaires monétaires organisés par Philippe Simonnot, c'est à une véritable enquête historique que nous convie George Selgin, Professeur d'économie à l'Université de Georgie, le grand spécialiste de la banque libre.

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Il est bien connu que la banque moderne, telle qu'on la conçoit aujourd'hui, puise ses racines dans les pratiques financières des orfèvres du 17ème siècle, notamment les orfèvres londonniens.

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lundi 6 septembre 2010

Le 30 mars 2010 : Le mythe du crédit bon marché - séminaire avec Guido Hülsmann

Quelles sont les propriété macroéconomiques du crédit et de la finance ? De quelles façons et dans quelles conditions contribuent-ils au progrès et à la croissance ? Tel était le coeur de la conférence donnée par le professeur Guido Hülsmann de l'Université d'Angers le 30 mars dernier, dans le cadre des activités du séminaire monétaire piloté par Philippe Simonnot.

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samedi 7 août 2010

Qu'est-ce que la monnaie ?

Francois_Guillaumat_moyen.gifVersion rédigée à partir de la conférence donnée en commun avec Georges Lane au séminaire monétaire de Philippe Simonnot organisé par l'Institut Turgot, le 11 février 2010. Trait_html_691a601b.jpg

Les hommes de l'Etat, que flattent plutôt que n'éclairent ceux que Guy Millière appelle les "économistes domestiques", tentent de jouer avec la quantité de monnaie, de crédit ou de liquidité.

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lundi 19 juillet 2010

Le 30 juin 2010 : La France, l'Allemagne et la crise de l'euro - Incompréhension ou malentendu ?

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C'est dans la salle de la Commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale que s'est tenue cette réunion organisée avec le concours de trois intervenants : Gilles Dryancour, directeur pour les affaires gouvernementales (Europe-Afrique-Moyen-Orient) chez John Deere ; Pierre Sabatier, cofondateur du Primeview Independent Research et co-auteur d’une étude intitulée « Le modèle allemand crée-t-il de la richesse ? » ; et Klaus Reeh, conseiller du directeur général d’Eurostat, l’organisme statistique de la Commission européenne.

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vendredi 16 juillet 2010

L'euro survivra-t-il ?

Henri LepageCe texte a été écrit pour Politique Internationale, la revue de Patrick Wajsman. Il vient de paraître dans son numéro 128 (été 2010). Trait_html_691a601b.jpg

Il y a seulement quelques semaines, poser une telle question, ou même seulement l'évoquer, eût été jugé particulièrement inconvenant.

Certes, depuis la naissance de l'euro, il y eut toujours des économistes pour afficher leur scepticisme. Il s’agissait cependant de personnalités solitaires, très minoritaires au sein de leur profession et portant souvent bien haut — mais pas exclusivement — la bannière provocatrice de l'ultra-libéralisme.

En réalité, ils n'étaient pas seuls.

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dimanche 16 mai 2010

Les trois krachs qui mènent à la réforme monétaire

Leconte4.JPGNous vivons actuellement trois Krachs: un Krach monétaire avec la chute de l’euro et accessoirement de la livre sterling, un Krach obligataire avec la chute des obligations d’Etat des pays du sud de l’euroland, un Krach boursier avec la chute des actions partout dans le monde.

La cause principale de ces krachs tient à l’orgueil démesuré des hommes de l’Etat (politiciens, technocrates et banquiers centraux) qui se sont arrogé en 1971 le droit de casser ce qui restait de stabilité au Système monétaire international, basé sur la convertibilité du dollar en or et les taux de change fixes.

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dimanche 9 mai 2010

La Grèce victime des illusions de l'Euro... il faudrait qu'elle en sorte au plus vite !

Philippe Simonnot Le drame économique et financier, et bientôt politique, que vit aujourd'hui la Grèce était tellement prévisible, et prévu par de bons esprits, que les larmes de crocodile qui sont versées aujourd'hui au chevet du malade de l’Europe prêteraient à sourire si le drame ne risquait de tourner à la tragédie non seulement pour la Grèce, mais aussi pour toute l’Europe

Pourquoi était-il prévisible ? Parce que la construction de l’euro souffre d’un vice que l’on a voulu cacher bien qu’il ne fut que trop évident.

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samedi 1 mai 2010

Crise économique ? non, crise de régime

Philippe SimonnotLes "experts" qui avaient claironné ces derniers mois que la crise était dépassée parce que la Bourse avait retrouvé des couleurs ont dû vite déchanter. Loin d'être terminée, la crise déroule ses effets dévastateurs avec une régularité diabolique.

Comme on pouvait s'y attendre, la substitution de la dette publique à la dette privée que l'on a opérée pour venir au secours d'une finance dévoyée n'a fait que reculer les échéances et aggraver les déficits publics, déjà fort lourds. Les "actifs toxiques" dont on cherchait à se débarrasser ont fini par intoxiquer les Etats eux-mêmes.

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dimanche 25 avril 2010

Vers une réévaluation de la monnaie chinoise

Charles GaveJ’aime bien les économistes (après tout, j’en suis un, même si je ne suis pas considéré comme très sérieux par la plupart d’entre eux) ; ils utilisent en effet en général des termes compliqués pour décrire des réalités toutes simples.

« Marchant d’un grave pas et d’un grave souci » comme le disait du Bellay des Cardinaux a Rome, ils nous expliquent que ce dont l’Europe et les Etats Unis ont besoin, c’est d’un changement des termes de l’échange avec l’Asie en général, et la Chine en particulier.

Ils ont bien sur parfaitement raison mais qu’est que cela peut bien vouloir dire pour le commun des mortels ? Je vais donc m’employer à expliquer ce néologisme quelque peu barbare.

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dimanche 14 mars 2010

Zone euro : l'analyse qui donne froid dans le dos

euros.jpg Ceci est sans doute l'une des meilleures études jamais publiées sur l'euro depuis sa création. Son auteur, Bernard Connolly, est un ancien haut fonctionnaire de la Commission européenne, dont il a été brutalement congédié, en 1997, après avoir publié un ouvrage magnifiquement prémonitoire (The Rotten Heart of Europe). Trait_html_691a601b.jpg

Jusqu'au début de la crise financière mondiale, l'Union monétaire européenne était peut-être l'exemple au monde le plus flagrant d'un système Madoff (Ponzi Scheme) à grande échelle.

Plusieurs pays de la zone euro (l’Espagne, la Grèce, le Portugal et l’Irlande), avaient des déficits courants élevés ou croissants, que ne justifiaient ni l’attrait d’une croissance rapide de la productivité ni celle de taux de rentabilité attendus sur les investissements. En fait, la croissance de la productivité ne cessait de diminuer, alors que les déficits y augmentaient.

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mardi 23 février 2010

11 février 2010 : l'approche autrichienne de la monnaie, séminaire avec G. Lane et F. Guillaumat

Ce soir là, le Professeur Georges Lane (Paris IX-Dauphine) et François Guillaumat étaient les invités du séminaire monétaire organisé par Philippe Simonnot dans les locaux de l'Institut Turgot.

Sous une forme originale d'exposé à double voix, les deux intervenants se sont livrés à une critique radicale et sans concession des théories mécanicistes de la monnaie qui inspirent les doctrines dominantes de l'orthodoxie économique contemporaine.

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Leur message est que c'est dans les ingérences des hommes de l'état sur les marchés de la monnaie que se trouve la cause première des crises et fluctuations économiques du monde moderne. Ils nous démontrent pourquoi, et comment.

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jeudi 11 février 2010

Que se passe-t-il en Chine?

Charles Gave Il se passe des choses en Chine depuis la fin de l’année dernière. Ce grand pays avait été en effet le premier a suivre une politique monétaire et budgétaire de relance active, le premier à sortir de la récession, le premier à voir son marche des actions monter, le plus bas Chinois étant atteint non pas en Mars comme chez nous, mais en Novembre de l’année précédente.

Mais depuis quelques temps, les nuages semblent s’accumuler sur l’Empire du Milieu.

Le marché des actions local a fait son plus haut en …août 2009 et, depuis, a baissé d’environ 13 % sur ce plus haut, les financières baissant de 20% et les immobilières de 33%. Et pourtant la croissance économique Chinoise a atteint 10.7 % pour l’année, tandis que les bénéfices des sociétés s’annoncent excellents.

Cet accès de mauvaise humeur de la bourse est cependant tout à fait compréhensible, et simple à expliquer. En fait il s’agit d’un classique de la finance.

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mardi 15 décembre 2009

Sortie de crise (3): vers la dislocation de l’Euroland ?

Gilles DryancourCe mois-ci, nous reprenons nos analyses des scénarios possibles de sortie de crise.

Après avoir développé le scénario selon lequel le dollar n’était pas, sur le moyen terme, menacé de disparition physique, nous soutiendrons l’hypothèse presque inverse en ce qui concerne l’euro (1).

Cette approche peut paraître iconoclaste au moment où 1'euro s’échange contre 1,50 dollar (2) alors qu’au jour de sa mise en circulation il valait 0,88 cents (3).

Cependant, nous verrons qu’une monnaie forte n’est pas nécessairement une monnaie solide.

L’hypothèse de la disparition de l’euro est, pour l’instant, loin d’être majoritaire. Dans son ensemble, la presse générale défend l’opinion contraire. Ainsi, Le Figaro titrait il y a quelque temps : « Aucun risque d’éclatement de la zone euro » (4).

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jeudi 5 novembre 2009

Pourquoi les banques centrales n'ont rien vu venir : essai d'analyse hayékienne de la crise

H_lepage__Thellier_.JPGLe consensus est que la FED a commis, dans les années 2002-2005, une erreur majeure de politique monétaire. Elle a laissé les marchés financiers américains sombrer dans l'euphorie d'un déluge de liquidités abondantes et bon marché.

La question est cependant de comprendre pourquoi. Comment cela fut-il possible de la part de spécialistes aussi intelligents et bien informés ? Comment se fait-il que personne n'ait rien vu venir, à l'exception de très rares personnalités, comme quelques économistes de la BRI (Banque des règlements internationaux, la 'banque centrale des banques centrales' ) ? (i)

La réponse réside dans l'inadaptation des mentalités et des analyses des banquiers centraux face aux changements intervenus dans le monde depuis la chute du Communisme et le déclenchement de la mondialisation.

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mercredi 28 octobre 2009

Autour de Jacques Rueff et du "péché monétaire de l'Occident", séminaire du 18 juin 2009, avec Charles Le Lien

Une conséquence de la crise est de remettre en tête de l'ordre du jour de la réflexion économique le problème de la monnaie, des institutions monétaires, et de leur régulation. Sur initiative de notre ami Philippe Simonnot, l'Institut Turgot a mis sur pied un groupe de travail dédié aux questions  […]

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jeudi 17 septembre 2009

Friedman et Keynes, adversaires théoriques et alliés forcés ?

Jacques RaimanLe président Eisenhower avait mis en garde contre ce qu'il appelait le complexe militaro-industriel.

De nos jours il existe un autre complexe celui qui allie, malgré leurs divergences, les banques centrales et les banques privées, l'administration des finances, l'enseignement de l'économie, les principaux médias. C'est ce complexe, qui a laissé venir la crise et qui aujourd'hui propose ses remèdes. Son coeur est dans la politique monétaire telle qu'elle est pratiquée aujourd'hui par les banques centrales.

Pour bien en comprendre le fonctionnement et voir pourquoi il engendre nécessairement des interventions keynésiennes des gouvernements, il est utile de se référer aux controverses célèbres entre Jacques Rueff et Keynes et, dans l'immédiat  après-guerre, à celle qui opposa Rueff à Tobin.

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lundi 31 août 2009

Sortie de crise (2) : le dollar, chronique d'une mort annoncée

Gilles DryancourDans un premier papier, nous avons commencé l’examen critique de plusieurs scénarios de sortie de crise. Nous avions concentré nos analyses sur ce que nous considérions comme les scénarios les moins probables. Ce mois-ci nous poursuivrons cet exercice en nous focalisant sur la rumeur grandissante de la mort imminente du dollar (1).

Apparemment, cette rumeur est nourrie par la crise et la crainte que la politique de relance ne finisse par entraîner la devise américaine dans une spirale inflationniste destructrice de sa valeur.

Incontestablement, depuis la fin de l’étalon-or, toutes les monnaies-papier sont, peu ou prou, rongées par l’érosion monétaire. Chaque jour, elles perdent de leur pouvoir d’achat. Celles qui ne meurent pas brutalement dépérissent à petit feu. Pour cette raison, la mort du dollar est un scénario vraisemblable. Il faut donc le prendre en considération.

Mais, la disparition annoncée du dollar est-elle, aussi proche que ne le croient une multitude d’internautes ? Verra-t-on bientôt l’Améro remplacer le dollar (2) ?

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jeudi 2 juillet 2009

Le retour des DTS

Steve HankeLe cours du dollar US au cours des dernières années a été tout sauf prévisible.

De novembre 2002 à la mi-juillet 2008, le billet vert a perdu 37% de sa valeur contre l'euro.

Cette période de faiblesse du dollar a commencé lorsque Ben Bernanke, alors gouverneur de la Réserve fédérale, aujourd’hui son président, a persuadé Alan Greenspan, alors son Président, que les Etats-Unis était en proie à la déflation.

C’est pourquoi la Fed s’était mise à appuyer sur l’accélérateur monétaire.

En juillet 2003, le taux des Fed funds avait été écrasé jusqu’à 1%, pour y demeurer pendant un an.

Ces taux d'intérêt artificiellement bas ont déclenché le prototype de toutes les fluctuations conjoncturelles. Ils ont encouragé les investisseurs à prendre des risques excessifs, à la recherche des moindres rendements accessibles.

Alors, pour tirer le maximum de ces petits rendements, s’endetter était entré dans l’esprit du temps. Les carry trades --prises de risques sur écarts de rendements : on emprunte dans des devises à faible rendement, comme le dollar, pour placer dans celles qui ont un rendement plus élevé, sont également devenu populaires.

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jeudi 25 juin 2009

Plans de relance et stimuli économiques (3): l'archaïsme keynésien

Gilles_Dryancour_5.JPGDans ce troisième papier, on s’intéressera particulièrement au volet monétaire du traitement keynésien de la crise. De nombreux articles, publiés à ce propos, mettent en avant les risques d’inflation ou d’hyper-inflation liés à l’expansion monétaire actuelle. Leur approche est souvent mathématique et peu accessible aux non-experts. Certes, il n’est pas dépourvu d’intérêt d’observer l’évolution des agrégats monétaires pour évaluer le risque d’inflation (1). Cependant, l’approche quantitative s’attache aux vices de forme des plans de relance. Elle ne nous renseigne pas sur les défauts conceptuels inhérents aux programmes de stimulation de la demande par la création monétaire ex nihilo.

Certains auteurs s’inspirant des travaux de Ludwig von Mises ont souligné la particularité psycho-philosophique du keynésianisme : « Il découle de la théorie keynésienne que l’Etat a lui-même le devoir de dépenser toujours plus ou d’inciter les agents économiques à le faire. Ludwig von Mises remarquait à ce propos : Il est effarant qu’une telle croyance (que l’important en économie soit de pousser les gens à dépenser plus) puisse être présentée au monde comme une nouvelle philosophie sociale. Keynes et ses disciples imputent au manque de propension à dépenser ce qu’ils jugent insatisfaisant dans la situation économique. Ce qui est nécessaire à leur avis pour rendre les gens plus prospères, ce n’est pas une augmentation de la production, c’est une augmentation des dépenses ». (2)

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lundi 15 juin 2009

George Selgin, la crise, et l'économie de la banque libre

George Selgin Pour les libéraux, ce que nous vivons n'est pas une crise de l'économie de marché, mais une crise de la réglementation.

En fait, à la réflexion, l'expression "crise de la réglementation", ou même "crise de l'interventionnisme", n'est pas tout à fait exacte. Elle ne rend pas pleinement compte de la nature de ce qui est en cause. Elle laisse traîner l'impression que si la réglementation entraine de multiples effers pervers dont la crise est l'une des manifestations, ces effets pervers pourraient être corrigés par une "meilleure" réglementation, mieux conçue, mieux réfléchie, plus étudiée.

En réalité, ce que nous vivons est, de manière plus exacte, 'une crise de l'ingénierie réglementaire'; c'est à dire une nouvelle illustration des limites intrinsèques et des conséquences catastrophiques auxquelles peut un jour conduire ce qu' Hayek désignait sous le terme de 'constructivisme'.

Cette manière de concevoir le monde se heurte au caractère nécessairement limité de la connaissance humaine

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samedi 6 juin 2009

27 mai 2009 : "de la déflation à l'hyperinflation", séminaire avec Philippe Simonnot

L'Institut Turgot inaugure une série de conférences consacrée à la nécessaire et urgente (et oubliée) réforme du Système monétaire international. La première de ces "conférences monétaires" a été donnée par Philippe Simonnot le mercredi 27 mai sur le thème : "De la déflation à  […]

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mercredi 27 mai 2009

Où vont les monnaies ?

[hanke2.JPG Les financiers à Beijing deviennent un peu méfiants vis-à-vis du dollar et accumulent de l’or au cas où. Vous devriez faire de même.

Vous voules savoir où ça va vraiment se passer dans les mois à venir ? Oubliez les actions, pensez taux de change. En ce moment, il se produit des changements tectoniques sur les marchés des devises. Au cours de l’année passée, le złoty polonais a perdu 23% contre l’euro et le forint hongrois 11 %. Alors, les deux pays parlent de remplacer par l’euro leur monnaie nationale. Le Fonds Monétaire International aime bien l’idée, et voudrait que les autres pays européens s’« euroïsent » aussi vite que possible.

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vendredi 27 mars 2009

Les pyromanes devenus pompiers : pour un retour à l'étalon-or

Philippe Simonnot lors d'une réunion à l'Institut TurgotN’était le cortège de millions de victimes de la crise qui s’allonge chaque jour, le spectacle de nos banquiers centraux et de nos gouvernants donnerait plutôt envie de rire. Voilà des pyromanes qui se promeuvent eux-mêmes dans le rôle de pompiers. Hélas ! le feu qu’ils ont eux-mêmes allumé, et qu’ils prétendent éteindre, il est à craindre qu’ils en ravivent encore les flammes.

Il y a pourtant une solution à cette crise, mais ils seront les derniers à seulement l’évoquer publiquement, car elle remettrait en cause leur propre pouvoir.

Le retour à l’étalon-or, dont on osait encore parler ouvertement il y a un demi-siècle – à la place même qu’occupe aujourd'hui Nicolas Sarkozy 1 -, n’est même pas à l’ordre du jour de la prochaine conférence monétaire internationale qui doit se tenir à Londres en avril prochain.

Le plus inquiétant dans la crise actuelle, en effet, ce n’est pas la crise elle-même, mais l’analyse qu’en font les princes qui nous gouvernent, mal conseillés par des économistes qui ont pignon sur rue.

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lundi 9 mars 2009

La récession : pour combien de temps encore ?

Le 1er décembre 1, 2008, le National Bureau of Economic Research a finalement rendu la nouvelle officielle : les États-Unis étaient entré en récession un an plus tôt, en Décembre 2007. C'est la treizième récession aux États-Unis depuis la Grande Dépression de 1929-33. Avec une durée de plus de treize mois, c'est aussi une récession relativement longue. En fait, elle est presque aussi longue que les deux plus longues qui Steve Hankeont suivi la Grande Dépression, ces deux-là qui avaient duré seize mois. Une lecture simpliste des données de l'histoire donne à penser que la stagnation actuelle serait plus longue que la moyenne, et sur le point de prendre fin. Cependant, les choses ne sont jamais aussi simples.

Depuis la Grande Dépression, la plupart des récessions avaient été causées par la Réserve fédérale, qui appuyait sur ses freins monétaires pour maîtriser l'inflation. Or, l'épisode actuel est différent. Cette fois-ci, c'est une attitude de crédit ultra-laxiste de la part de la Fed qui a engendré une accumulation excessive de dette, une hausse toujours croissante de l'effet de levier, et des augmentations insoutenables du prix des actifs. C'était un château de cartes, qui a fini par s'écrouler.

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lundi 9 février 2009

Crise financière : Alan Greenspan est il coupable ?

Lors de toute crise, la tentation est grande de rechercher une cause majeure ou un bouc émissaire idéal. Il a été clairement établi en de nombreux articles que les causes de la crise ont été multiples et complexes, et ont d'une certaine façon rétroagi les unes sur les autres. Vouloir attribuer à une cause unique un poids prépondérant, et réduire les autres facteurs à des épiphénomènes connexes, est le plus sûr moyen de ne pas comprendre les ressorts profonds de la crise, et d'être incapable d'y apporter des réponses adéquates. Parmi ces coupables "évidents" que certains voudraient voir cloué au pilori, figure en bonne place Alan Greenspan. Il est accusé d'avoir maintenu des taux trop bas entre 2001 et 2005, favorisant l'essor d'une bulle d'actifs concentrés sur l'immobilier, et d'avoir ainsi encouragé trop d'emprunteurs et de prêteurs à agir de façon spéculative et déraisonnable. Greenspan est assurément un des co-responsables de la situation, comme nous allons le voir, mais selon moi, un co-responsable d'ordre secondaire. Lui attribuer la plus grande part de responsabilité dans la crise actuelle, comme le font beaucoup de commentateurs, est abusif.

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lundi 5 janvier 2009

Crise cyclique ou crise plus profonde ?

Les queues de clients venant retirer leurs dépôts à la banque anglaise Northern Rock  évoquent la crise de 1929 (qui au début s’appelait la panique de 1929). Les commentaires de personnalités, allemandes, faisant référence à cette même crise de 29 pour jauger la situation actuelle et n’écartant pas le pire accroissent la préoccupation. Pour d’autres, encore tout récemment, il ne s’agit que d’un mauvais moment à passer, une phase du « cycle » : « les fondamentaux sont bons » et si les banques centrales alimentent en liquidités, il n’y aura pas de redites de la crise de 1929 ni même de récession.

Pour un économiste amateur désireux de comprendre le rôle de la monnaie et du crédit dans le fonctionnement de l’économie, les événements actuels sont à la fois dramatiques et passionnants. Avec l’intégration de tous les marchés mondiaux, un phénomène différent de celui qui s’est produit en 1929 mais avec des conséquences aussi dramatiques et plus étendues encore pourrait-il bientôt se dérouler sous nos yeux ?

De toute façon pour l’éviter ou le prévoir, les décideurs et les commentateurs font référence implicitement ou explicitement aux explications de la grande crise.

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