Institut Turgot

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mercredi 7 septembre 2016

L'ultime message des taux négatifs

HL_2011_B.jpg "The world economy and monetary system toward a global systemic reset", tel pourrait être le sous-titre en anglais de cette note récemment rédigée pour caractériser et mettre en perspective, de la façon la plus brève possible, la situation de l'économie mondiale au bout de neuf années de politiques monétaires non conventionnelles conçues par les banques centrales pour sortir de la crise.

Le fait nouveau de la période actuelle est l’épidémie de taux négatifs qui s’étend dans le monde - pas seulement au niveau des taux courts gérés par les banques centrales, mais aussi et surtout sur le marché des obligations à plus ou moins long terme. Les rendements négatifs représentent aujourd'hui près d'un tiers du volume globale des titres de dette publique détenues dans le monde (13000 milliards de dollars, alors qu'à la fin du premier trimestre 2016 on ne parlait encore que de 7000 milliards; la proportion est même de près de la moitié pour l'ensemble des valeurs à taux fixes – dettes souveraines, quasi-souveraines, covered and corporate bonds - négociées sur le marché européen). Cette situation est absolument sans précédents dans l'histoire. C'est aussi une situation hautement anormale qui suggère la présence d'un dérèglement profond porteur de graves inquiétudes pour l'avenir.

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mardi 12 avril 2016

BCE - La malédiction du Quantitative Easing : décapitalisation et attrition bancaires

  • Les opérations de Quantitative easing comportent des effets pervers dont certains sont bien connus, mais d'autres beaucoup moins. Elles entraînent de profonds changements dans le fonctionnement des mécanismes monétaires (en particulier pour ce qui concerne le marché des réserves bancaires). Ces changements de régime monétaire incitent à rester profondément sceptique quant aux effets à attendre de l'actuelle politique de passage à des taux résolument négatifs. Combinés aux conséquences de la régulation prudentielle des banques, ils engendrent à long terme le risque d'une mortelle spirale de décapitalisation et d'attrition bancaires.

Il est encore beaucoup trop tôt pour juger si le programme d'achats d'actifs européens mis en place par la BCE au début de l'année dernière (la version européenne du Quantitative easing)est un échec ou non. Il n'en reste pas moins que la banque centrale européenne a totalement raté son objectif concernant la relance d'un minimum suffisant d'inflation. Celle-ci flirte de nouveau avec le seuil fatidique de la déflation que les autorités monétaires craignent comme la peste.

La BCE a donc décidé d'en remettre une bonne dose, d'autant plus que les perspectives de croissance mondiale semblent plus fragiles que jamais. D'où les décisions du jeudi 10 mars qui consistent pour l'essentiel à augmenter le volume des rachats mensuels d'actifs (de € 60 milliards à € 80 milliards par mois) et à adopter une structure de taux d'intérêt courts plus résolument négatifs.

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mardi 1 mars 2016

Macroéconomie : pourquoi on n'a pas besoin de taux négatifs

Il se pourrait que nous soyons à la veille d'une profonde révision de la vision macroéconomique conventionnelle - qui est à l'origine de l'incroyable impasse dans laquelle nos banques centrales nous ont fourvoyés.

Alors que les médias bruissaient de rumeurs concernant une possible conversion de la Fed aux taux négatifs, une nouvelle a pris la plupart des acteurs économiques américains à contrepied : la publication du chiffre de l'inflation pour janvier 2016i.

Ce mois-là la hausse de l'indice des prix à la consommation a été de 0,29 % alors que les spécialistes attendaient 0,20 %. Non seulement c'est beaucoup plus que ce à quoi les marchés s'attendaient, mais c'est aussi la plus forte augmentation annuelle enregistrée depuis mars 2006. Par ailleurs, l'évolution de la masse monétaire (Divisia M4ii) semble indiquer que cette reprise de la hausse des prix devrait se poursuivre au cours des prochains mois. Selon Steve Hanke, Professeur à The Johns Hopkin University (Baltimore), la monnaie est aujourd'hui sur un rythme de croissance annuelle compatible avec le retour de la demande domestique finale sur un trend moyen de 4,8% (en nominal).

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mercredi 3 février 2016

Guerre au cash et taux négatifs

(Nouvelle version mise en ligne le 6 février)
Dans la rubrique commentaires de mon article « Economie US : normalisation, cul de sac ou Armageddon », j'ai trouvé la question suivante (signée Philippe):
« Merci pour cet article, un peu technique pour les non spécialistes.
D'une façon plus générale, que pensez-vous des bruits de plus en plus insistants sur les 'avantages' d'une société cashless, qui permettrait de relancer plus facilement l'inflation, véritable bouée de sauvetage des gouvernants de tous bords pour échapper à leurs responsabilités?
Par ailleurs, quel est votre pronostic à long terme de sortie de crise: déflation, hyperinflation, les deux successivement?...
 »
Voici ma réponse à l'auteur de ce message.

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jeudi 21 janvier 2016

Economie US : normalisation, cul de sac, ou Armageddon ?

Le 16 décembre dernier la Fed américaine a entamé la première phase d'une remontée progressive de ses taux d'intérêt. Celle-ci s'inscrit dans un plan de « normalisation » de sa politique monétaire qui s'étend sur six ans. Que faut-il en attendre ?

L'article qui suit a été fini d'écrire dans les premiers jours de janvier. Les informations conjoncturelles auxquelles il se réfère sont celles qui étaient disponibles à la fin du mois de décembre. Les chiffres publiés depuis lors n'ont fait que renforcer la thèse présentée ici. Voici quelles en sont les principales conclusions :

- L'optimisme de J.Yellen sur les perspectives de l'économie US sont contredites par l'avalanche de nouvelles qui annoncent la récession.

- C'est le première fois que la banque centrale américaine remonte ses taux en fin de cycle. Ce qui n'est pas le plus approprié.

- Encore faut-il qu'elle obtienne cette remontée. Il n'est pas du tout certain qu'elle y parvienne en raison de changements importants dans les rouages de sa régulation monétaire.

- La Fed se lance dans une aventure hasardeuse. Elle ne dispose plus du colossal volume de mémoire et d'informations nécessaire à la gestion d'un système aussi complexe que celui qui préside à la création de monnaie.

- Il faut avoir une foi de charbonnier dans les recettes keynésiennes pour continuer de croire aux vertus des QE. Ils ont principalement servi à assurer la permanence des mécanismes et « incentives » financiers qui ont généré la formidable inflation d'atifs à l'origine du krach.

- Le résultat est la reconstitution d'une nouvelle « méga bulle » que la politique US de quantitative easing a exportée au reste du monde (en premier lieu la Chine) et qui, aujourd'hui, emporte les économies émergentes vers un processus cumulatif de déflation du fait de son arrêt.

- Nul étonnement donc que se multiplient les scénarios les plus apocalyptiques annonçant pour 2016 un nouveau krach mondial, encore plus violent que le dernier en date.

- Le plus vraisemblable est qu'il n'y aura ni normalisation à la Yellen, ni Armageddon, mais plutôt une sortie de QE en cul de sac – c'est à dire finalement une non-sortie .

Au moment même où la Fed, par la voix de sa présidente, Janet Yellen, la Fed confirmait avoir décidé de s’engager dans la voie du relèvement des taux d’intérêt, une autre nouvelle apparaissait sur les écrans qui, elle, est passée complètement inaperçue, malgré son importance. Le Center for financial stability de New York publiait un communiqué indiquant qu’en novembre l’augmentation de l’aggrégat monétaire Divisia M4 (la masse monétaire au sens le plus large) avait été de +4,6 % d’une année sur l’autre - un chiffre élevé par rapport à la tendance enregistrée depuis la crise, et qui correspond à la croissance moyenne de la masse monétaire américaine sur la longue période.

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mercredi 28 octobre 2015

Dossier : des "monnaies parallèles" sans tuer l'euro ?

Henri Lepage est de ceux qui, comme Gilles Dryancour, considèrent que si la zone Euro s'était construite autour du projet britannique de "monnaie commune", avec un euro et des monnaies nationales en concurrence,  plutôt que du plan franco-allemand de "monnaie unique", il n'y aurait  jamais eu de problème grec. L'économie européenne s'en porterait sans aucun doute beaucoup mieux.

D'où les textes qui suivent, écrits sous forme de notes au mois de juillet 2015, en plein feu de l'actualité, alors que l'on découvrait les projets de l'ancien ministre grec Yanis Varoufakis pour lancer une éventuelle monnaie grecque parallèle sans pour autant sortir de l'euro. Ces textes sont reproduits dans leur rédaction originelle. Leur objet : essayer de comprendre concrètement comment une telle opération pourrait se faire et voir s'il y a des idées à en tirer.


NOTE 1 (6 juillet 2015) - LE PLAN B DE VAROUFAKIS : UNE IDEE A RECUPERER ?

Est-il possible de mettre la Grèce en congé d'euro pour un période de quelques années, tout en lui permettant de retrouver plus tard une place de partenaire à part entière ? Telle est la question qui, au début du mois de juillet de cette année, était au coeur des discussions sur l'avenir de la Grèce. Il s'agirait d'obtenir en quelque sorte un Grexit provisoire où, pour ne pas pousser l'humiliation trop loin, on demanderait aux grecs de commencer par remettre en profondeur de l'ordre dans leurs affaires, après quoi on rééxaminera si l'on peut procéder à leur réintégration. S'il s'agit vraiment d'épargner les susceptibilités grecques, il me semble qu'il serait beaucoup plus astucieux de se demander s'il ne serait pas plutôt possible pour la Grèce de recréer l'équivalent d'une Drachme nationale, qui lui permettrait de bénéficier des effets bénéfiques d'une dévaluation (abaisser le niveau général des prix et salaires internes de l'ordre de 30% par exemple), tout en ne quittant pas la zone euro. Est-ce possible ?


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vendredi 2 octobre 2015

Le 1er octobre 2015 : "les malédictions de l'euro", conférence de Gilles Dryancour

Ci-dessous, le texte écrit par Gilles Dryancour pour préparer sa conférence du jeudi 1er octobre à  l'Assemblée nationale (il n'y a pas eu d'enregistrement vidéo).

Gilles Dryancour est Président de l'Institut Turgot. Cadre supérieur d'une grande entreprise multinationale, il partage son temps entre Düsseldorf et Bruxelles. A ce titre il est bien placé pour analyser les dessous et les non-dits des événements liés à la crise grecque.

Les lecteurs qui ont lu ses articles précédents connaissent sa conviction. Il n'existe pas d'exemple d'union monétaire qui n'ait fini par éclater. L'Euro ne fera pas exception. Le propos de ce papier est de mettre en lumière les logiques et les intérêts politiques qui mènent envers et contre tout à soutenir le service de la dette grecque aux frais du contribuable européen. Un texte exceptionnellement éclairant.

Cet été nous avons vécu le troisième épisode de la tragédie de la dette grecque. Pendant trois semaines, les médias en ont fait leur marronnier, annonçant, tour à tour, la fin de l’euro, l’apocalypse monétaire, le retour de la drachme, la mise sous tutelle de la Grèce par la Russie, la mort de l’Union Européenne, et bien d’autres drames encore. Chaque analyste y est allé de son commentaire millénariste, comme si la comète de Halley était soudainement tombée du ciel. Pourtant, cette crise était parfaitement prévisible. Comme nous l’écrivions en 2010, la Grèce n’était plus solvable dès 2008-2009.

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mercredi 6 août 2014

Le 2 juillet 2014 : "Repères dans le brouillard de la crise", séminaire autour de Jacques Raiman.

Il y a maintenant sept ans que sont apparus, au mois d'août 2007, les premiers signes de la grande crise financière et économique dont le monde occidental n'a toujours pas encore vraiment récupéré.

A cette occasion, notre ami Jacques Raiman, chef d'entreprise, fondateur de l'Institut Turgot en 2002, est venu nous présenter un exposé sur le thème : "Repères dans le brouillard de la crise", dont nous publions ci-dessous la vidéo :

L'intervention de Jacques Raiman a été suivie d'un débat animé, qui fait l'objet d'une seconde vidéo :

Vous pouvez aussi télécharger ici l'enregistrement audio de la réunion.

mercredi 23 juillet 2014

Le monde Bitcoin et l'avenir des systèmes "pair à pair" : 2) perspectives et concurrence, Bitcoin 2.0

Second volet de l'analyse de Gérard Dréan sur Le monde Bitcoin. 

Dans la première partie, nous avons rappelé quelques éléments techniques indispensables, et nous avons visité le milieu original du logiciel libre où grandissent Bitcoin, ses frères et ses cousins. Nous pouvons en conclure que les systèmes de paiement pair à pair présentent assez de caractéristiques intéressantes pour continuer à se répandre, tout en se perfectionnant à un rythme spectaculaire.

Dans cette deuxième partie, nous en explorerons les conséquences économiques et sociétales potentielles. Ces réflexions quittent évidemment le registre factuel pour passer au registre de l'appréciation et du pronostic personnels. Il serait bien sûr présomptueux de formuler une prévision. Nous nous contenterons donc de planter le décor, de présenter les protagonistes, de rappeler les règles du jeu et d'esquisser des cheminements possibles.

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lundi 14 juillet 2014

Le monde Bitcoin et l'avenir des systèmes "pair à pair": 1) comment ça marche

Partir à la découverte de Bitcoin, c'est s'embarquer pour un voyage sans fin. 
En explorant les blogs, les forums et les wikis, on découvre des choses qu'on avait mal comprises ou dont on n'avait pas perçu l'importance, qui viennent corriger des opinions qu'on s'était forgées, répondre à des questions restées ouvertes ou soulever de nouvelles questions qui incitent à poursuivre l'exploration. 
Dans une situation aussi dynamique, il n'est pas inutile de faire le point de temps en temps, même au risque de se répéter ou de devoir rectifier ses positions antérieures.
Notre ami Gérard Dréan nous propose de revenir en détail sur le monde Bitcoin, avec deux articles dont le second concernera les conséquences sociétales de cette révolution technologique. 
Vos réactions à ce premier texte seront les bienvenues car elles permettront d'enrichir le suivant.

Dans ce monde mouvant, une question fait figure de point fixe : le phénomène bitcoin est-il le début d'une profonde révolution sociétale ou une bulle en forme de gigantesque arnaque ? 

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lundi 30 juin 2014

Bernanke : pompier ou pyromane ? La Fed réinvente l'illusion planiste - Comparaison avec les années Trente

Troisième volet de notre retour sur les événements économiques et monétaires de l'année 2008.

Bernanke avait juré que, compte tenu des connaissances accumulées depuis les années trente, la Fed ne commettrait plus jamais les mêmes fautes. Et pourtant c'est ce qui s'est passé. Même si l'erreur a été moins grave, et si l'entêtement dans le déni a duré beaucoup moins longtemps, et donc les conséquences ont été bien moins dramatiques, les points de ressemblance sont néanmoins plus importants qu'il n'est généralement admis..

Fin 2008/début 2009 : Ben Bernanke a victorieusement arrêté l'engrenage d'une grande dépression. Il faut cependant s'attarder un instant sur la nature des instruments utilisés, et donc le montage opérationnel pour arriver à ce résultat. En moins de deux années, Bernanke a profondément changé les caractéristiques mêmes de l'organisme qu'il présidait. Aujourd'hui, la Federal Reserve américaine n'a plus grand chose à voir avec ce qu'elle était, et la manière dont elle fonctionnait, avant les événements de 2007-2008.

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lundi 19 mai 2014

Le système Bitcoin : au-delà de la révolution de la monnaie virtuelle...

Depuis plusieurs mois, Bitcoin est un sujet qui suscite beaucoup d'attention et de commentaires. La plupart passent cependant à côté de l'essentiel : à savoir que Bitcoin n'est pas seulement un projet de monnaie virtuelle, mais surtout un système de paiement « décentralisé » qui ouvre la voie à la conception et au développement de protocoles d'échanges où il n'est plus besoin d'aucune autorité centrale supérieure (comme l'Etat) pour assurer la fiabilité, la sécurité et l'honnêteté des transactions conclues.

Le 15 avril dernier, l'Institut Turgot a organisé un atelier de discussion entre experts en Bitcoin pour aider à comprendre de quoi il s'agit exactement. 

La réunion était présidée par notre ami Gérard Dréan, qui a lancé le débat en en rappelant l'essentiel des aspects techniques. Lucas Léger était présent. Il nous livre ci-dessous une passionnante synthèse des extraordinaires perspectives qui, selon les participants, seraient en train de s'ouvrir au delà même des seules applications monétaires de Bitcoin.

Le protocole Bitcoin est avant tout un protocole informatique : il ne s’agit pas d’une monnaie en soi, mais d’un système de paiement décentralisé. Toute analyse sur le Bitcoin doit donc veiller à bien séparer la notion de monnaie de celle de système de paiement. 1.

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lundi 10 février 2014

Faut-il vraiment avoir peur de la déflation ?

Guido HulsmannLa baisse récente du taux d'inflation en Europe (0,7 % en 2013) fait resurgir la grande peur de la déflation. Tant les médias que les économistes réagissent comme si toute forme de déflation (baisse du niveau général des prix), même limitée, était par définition une horrible catastrophe. Est-ce vraiment si certain ?

Pour répondre à cette question, il y a exactement trois ans, nous avions publié la traduction (par Jan Laarman) d'un texte du Professeur Guido Hulsmann, initialement paru en anglais sur le site du Mises Institute. Il y démontrait que nos réactions instinctives à la menace de déflation reposent en réalité sur une série de mythes. Le nouveau contexte conjoncturel nous incite à vous proposer de redécouvrir cet excellent texte, certes particulièrement iconoclaste, mais sérieusement argumenté.

La perspective de la déflation hante les élites de nos démocraties occidentales. Il faut reconnaître que d'un point de vue économique leurs craintes sont tout à fait fondées.

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mardi 28 janvier 2014

Le bilan de Bernanke à la Fed = zéro pointé

Ben Bernanke quitte la Présidence du système américain de Réserve Fédéral alors que celui-ci célèbre ses cent années d'existence. Un autre économiste, Janet Yellen, lui succède. 

Alors que tous les médias lui tressent des couronnes, Steve Hanke, professeur à la célèbre John Hopkins University, juge que son collègue, le Professeur Bernanke, mérite au contraire un zéro pointé. Il explique pourquoi.

La grande majorité de ceux à qui on a demandé de juger les douze années pendant lesquelles le Professeur Ben Bernanke est resté à la tête du système américain de Réserve fédérale – la Fed – lui ont décerné d'excellentes notes. Pour ma part, je trouve ces notes bien trop généreuses. Personnellement, je pense que c'est plutôt une mauvaise note qu'il mérite.

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vendredi 8 novembre 2013

Politique économique : les sept scénarios auxquels conduit la crise de surendettement

Philipp BagusSelon Philipp Bagus, nous sommes entrés dans la phase finale d'un processus d'hyper endettement global qui ne peut se terminer que par la liquidation volontaire ou forcée du régime monétaire actuel de monnaie fiduciaire ("fiat money").

Selon quel scénario ? C'est ce que l'auteur, économiste allemand enseignant en Espagne, entreprend d'explorer dans ce second article dont le titre anglais est : "How the paper money experiment will end"

Un système monétaire basé sur la monnaie-papier à cours forcé porte en lui les germes de sa propre destruction. La tentation pour le détenteur du monopole monétaire d'augmenter la quantité de monnaie offerte est quasiment irrésistible. Dans un tel système, avec une offre de monnaie toujours en hausse et en conséquence des prix toujours plus élevés, épargner des espèces monétaires en vue d'acheter des actifs plus tard, ne fait aucun sens. Une bien meilleure stratégie consiste à s'endetter pour financer l'achat d'actifs, et rembourser les dettes ultérieurement avec une monnaie dévaluée.

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jeudi 29 août 2013

La "qualité" de la monnaie et la crise : changer de paradigme

Jacques RaimanLa sagesse populaire distingue une monnaie forte ou solide d’une monnaie fondante. Retrouvant ce bon sens, le professeur Philipp Bagus, en 2009, a voulu donner, au sein de l’école autrichienne, sa place prioritaire à la qualité de la monnaie – qu’il définit comme sa valeur – en opposition à la vision purement quantitative actuelle.

Il s’agit d’un changement de paradigme(1).

Pour la politique monétaire actuelle, aussi bien ses thuriféraires que ses critiques se réfèrent presque toujours à la vision quantitative. C’est le cas aussi bien des disciples de Milton Friedman – les monétaristes – que celui de la plupart des disciples de Ludwig von Mises.

La conviction de cette note est que, pour pouvoir formuler, avec force et cohérence, une politique de croissance, de fin du chômage et de sortie de crise, il faut sortir du paradigme quantitatif dominant. Car c’est ce paradigme qui a conduit à la crise actuelle.

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dimanche 26 mai 2013

Au-delà de Bitcoin (5) : l'avenir des monnaies et systèmes de paiement

Gérard Dréan Dernière pièce de notre dossier, Gérard Dréan analyse comment l'existence de Bitcoin pourrait constituer l'impulsion initiale pour nous faire entrer dans un nouvel univers de monnaies parallèles et concurrentielles.

Dans un article précédent, nous avons vu que le système de paiement de bitcoin, grâce à son architecture « pair-à-pair » originale, a prouvé son efficacité, sa fiabilité et sa capacité de résister à toutes les attaques. Son logiciel « open source » est en amélioration continuelle. Des milliers d’utilisateurs en traquent les failles et coopèrent pour les réparer, et proposent de nouvelles fonctions.

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lundi 20 mai 2013

Le bitcoin (4) : ce qu’il faut (absolument) savoir de technique

Gérard Dréan Comme de nombreux autres forums de discussion, ce blog héberge un débat passionné sur le système bitcoin, d’autant plus intéressant ici que l’Institut Turgot se réclame explicitement d’une philosophie libérale et des thèses autrichiennes sur la monnaie.

Mais, comme ailleurs, de nombreux commentaires trahissent souvent une méconnaissance des principes techniques du système, qui sont assez novateurs pour être étrangers aux cadres de référence habituels, et qu’il est indispensable d’assimiler avant d’aborder toute discussion de nature économique.

Qu’est-ce que Bitcoin ? Le mot « bitcoin » désigne à la fois un système de paiement électronique et l’unité de compte qu’il utilise. La caractéristique distinctive du système de paiement bitcoin est d’être totalement décentralisé.

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mercredi 15 mai 2013

L'avenir du Bitcoin (3) : les handicaps d'une monnaie virtuelle

Gertchev.jpgEst-il imaginable que les bitcoins acquièrent dans un futur plus ou moins éloigné un véritable statut de monnaie pleine et entière, réalisant ainsi le rêve d’une monnaie libre et universelle totalement privée ?

Troisième volet de notre enquête : la réponse de Nicolay Gertchev, un ancien étudiant du professeur Bertrand Lemennicier, aujourd'hui en poste à la Commission européenne. En matière monétaire la technologie, aussi sophistiquée soit-elle, ne fait pas de miracle.

On a beaucoup parlé de bitcoins ces derniers temps dans les médias. Pendant que la crise financières chypriote et la mise en place de contrôles de capitaux autour de l’île continuaient de nourrir les inquiétudes sur l’avenir de l’euro, le prix du Bitcoin a triplé en moins d’un mois, atteignant les 141 dollars pour I Bitcoin (BTC). Assistons nous à l’émergence spontanée d’un nouvel instrument d’échange virtuel, comme certains le pensent ?

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mercredi 8 mai 2013

Bitcoin (2) : une unité de compte en voie d'émergence

tucker.jpgQuand saurons-nous que le Bitcoin est bel et bien une monnaie ? Second volet d'une enquête sur les promesses de cette nouvelle monnaie virtuelle, ci-dessous la traduction d'un article de Jeffrey Tucker, le talentueux et prolifique animateur de Laissez-Faire Books.

A la différence de Frank Shostak, Jeff Tucker croit à la vocation monétaire du Bitcoin. A ses yeux c'est déjà l'une des devises les plus fonctionnelles de l'histoire de l'humanité.Traduit de l'anglais par Gérard Dréan.

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mercredi 24 avril 2013

Bitcoin : la chimère de la monnaie électronique

Frank ShostakLe succès du Bitcoin - cette nouvelle monnaie d’échange électronique dont le cours a récemment atteint des niveaux records - excite beaucoup les esprits. Serions-nous à la veille de l’émergence d’une véritable monnaie privée permettant enfin d’échapper complètement au contrôle d’une banque centrale et à la tutelle de systèmes étatiques ? C’est ce dont rêvent les libertariens.

La réponse des économistes spécialistes de la monnaie reste plutôt dubitative. Ci-dessous celle d’un leader de l’école “autrichienne” contemporaine : Frank Shostak, récemment publiée sur le blog du Mises Institute.

Nombre d’économistes et d’éditorialistes financiers espèrent qu’Internet, cet espace de marché totalement libre, donnera enfin naissance à de nouvelles formes de monnaies échappant à l’autorité des banques centrales et de l’état.

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lundi 1 avril 2013

Bâle III + taux zéro : pourquoi la sortie de crise n'en finit pas de se faire attendre

Steve Han keLa crise de l'euro porte une grande part de responsabilité dans la détérioration des conditions économiques en Europe. Mais elle n'explique pas tout..

La déception, s'agissant des perspectives de retour à la croissance, concerne aussi bien les Etats-Unis que le Royaume-Uni. Tout se passe comme si la sortie de crise n'en finissait pas de se faire attendre. Steve Hanke nous décrit comment la faute en incombe à la combinaison mortelle Bâle III + Taux zero.

Dans le sillage de la crise financière, nos grands experts de la monnaie et de la banque sont partis tambours battants en campagne pour dire aux banques qu'elles devaient « recapitaliser » leur bilans – expliquant que c'était absolument nécessaire pour éviter le retour de nouvelles crises.

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vendredi 16 novembre 2012

Bernanke et le QEIII : pourquoi la grande inflation US n'est pas pour demain...

Steve_Hanke.jpg Le danger viendra peut-être. Mais il faudra du temps avant qu'il ne se concrétise. Pour le moment c'est l'ampleur du déficit de création monétaire entretenu par le mouvement de recapitalisation bancaire et financière qui domine la conjoncture et les perspectives économiques à moyen-terme.

Ceci est la seconde partie de l'entretien accordé à Econtalk par le Professeur Steve Hanke avec pour sujet l'hyperinflation. L'interview était animée par Russ Roberts du Liberty Fund.

Roberts: Les Etats-Unis ont un gros problème de budget. Depuis quatre ans, l'état dépense en moyenne mille milliards de dollars de plus qu'il n'engrange de recettes (3 700 milliards de dépenses, 2,7 milliards de recettes). Auparant le déficit était moindre, mais cela fait maintenant dix années que le trésor US est constamment en déficit.

Pourtant les gens continuent d'acheter ses obligations et ses bons du trésor. Et apparemment tout semble aller pour le mieux.

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mercredi 7 novembre 2012

Monnaie : comment arrête-t-on une hyperinflation ?

Steve_Hanke.jpgUn événement s’est produit cet été qui pourrait entraîner de sérieuses conséquences sur l’évolution de la situation au Moyen-orient : l’inflation iranienne vient de passer le seuil à partir duquel un pays bascule dans l’”hyperinflation”.

C’est notre ami le professeur Steve Hanke qui, le premier, à partir de l’observation des prix pratiqués au marché noir de Téhéran, vient de le mettre en évidence.

Steve Hanke est l’auteur d’une tableau publiée par le Cato Institute qui compare les caractéristiques des 56 épisodes d’hyperinflation enregistrés dans le monde depuis le début du XIXème siècle (l’Iran étant le 57ème).

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jeudi 4 octobre 2012

Libérer l'Europe de l'euro : plaidoyer pour une libre concurrence des monnaies en Europe

Sascha TammPublié par nos amis du Competitive Enterprise Institute, un excellent essai qui va plus loin dans l'analyse de ce sujet que ce n'est généralement le cas. L'auteur, Sascha Tamm, travaille pour la Friedrich Naumann Stiftung, la fondation du Parti Libéral allemand.

A maintes reprises la chancelière allemande Angela Merkel a déclaré qu'il n'y a pas d'alternative à l'euro. Elle a raison - jusqu'à un certain point. Aujourd'hui, les gens à l'intérieur de la zone euro n'ont pas d'alternative à l'euro en tant que monnaie à tout faire. mais c'est parce que les états ont exclu de leur laisser toute alternative.

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dimanche 30 septembre 2012

Le triangle des « impossibles promesses» : pourquoi l'Euro s'autodétruit, et détruit l'Europe avec

George SelginC'est souvent lorsqu'on est extérieur à un problème que l'on est le mieux en position d'en faire la meilleure analyse. C'est le cas de notre ami le Professeur George Selgin par rapport à l'euro.

Le texte qui figure ci-dessous est une traduction de sa présentation à la réunion annuelle de la Société du Mont Pèlerin à Prague, début septembre.

George Selgin y évoque sans complexe des aspects du problème devant lesquels les européens restent résolument aveugles.

Lors des premiers débats sur les avantages d'une Union monétaire européenne, ceux qui n'y croyaient pas se divisaient en deux camps.

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jeudi 27 septembre 2012

"Monétisations" : la poudre aux yeux des banques centrales

Les politiques de monétisation relèvent d'une illusion totale. Elles ne peuvent en aucun cas délivrer ce que leurs auteurs en attendent (réactiver l'économie pour la remettre sur le chemin d'une croissance durable). Tout le contraire. C'est ce dont sont convaincus les économistes d'obédiende « autrichienne ». Ci-dessous la traduction d'un article, publié sur le site du Mises Institute, où l'un d'entre eux, Frank Shostak, explique pourquoi.

Jeudi 13 septembre 2012, la banque centrale américaine a annoncé qu'elle allait, sans limite de durée, augmenter ses avoirs de titres à long terme en rachetant chaque mois pour un montant de 40 milliards de dollars de dettes hypothécaires afin de relancer la croissance et de faire baisser le chômage.

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mardi 25 septembre 2012

Pas de redressement économique sans déconnecter la finance et la monnaie

Alain DumaitLes dernières décisions de la Banque Centrale européenne, le 6 septembre, puis de la Federal Reserve américaine, le 13 septembre, ont été saluées par les marchés financiers : baisse des taux pour les dettes souveraines des pays insolvables et hausse des cours pour les actions, en particulier celle des banques et autres institutions financières.

Ces décisions peuvent se résumer ainsi : davantage d’argent gratuit pour les banques, encouragement au laxisme des Etats, et monnaie de singe pour tout le monde !

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lundi 10 septembre 2012

Pourquoi la survie de l'euro reste problématique

Henri Lepage Mario Draghi a oublié de préciser qu'"illimité" ne veut pas nécessairement dire sans limite.

Le problème n'est plus de savoir s'il faut ou non sauver l'euro, s'il faut ou non sortir de l'euro, pourquoi, pour quoi faire. Les coûts ne peuvent en être que colossaux. Mais le coût de conserver l'euro à tout prix serait non moins colossal. Quoi qu'il se passe, quelle que soit l'issue qui se dessine, la note sera très salée, tant économiquement que politiquement.

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dimanche 29 juillet 2012

Conjoncture : une opération de la dernière chance pour contenir la crise

Steve Han keDans son dernier billet publié par GlobeAsia, Steve Hanke fait une proposition qui suscite la controverse.

Depuis qu’au mois de septembre 2007 le gouvernement britannique et la Banque d’Angleterre ont complètement raté leur affaire pour faire face à la faillite de Northern Rock, tous les gouvernements, les uns après les autres, n’ont plus eu d’autre préoccupation que d’envoyer leurs boy scouts essayer d’éteindre ce qui est devenu un véritable incendie économique international.

Leurs efforts n’ont rien donné. En fait, ils ont plutôt aggravé – et même beaucoup aggravé – les choses, au point que la crise atteint désormais un degré de plus en plus critique.

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dimanche 15 juillet 2012

L’euro, étalon de la démesure humaine

Nous avions pensé examiner les décisions du dix-neuvième sommet destiné à sauver la monnaie unique quand le site Turgot a mis en ligne l’article de Jésus Huerta de Soto consacré à l’euro fonctionnant comme un étalon-or imparfait.

Les analyses de cet auteur ouvrent de nouvelles perspectives à la compréhension de la nature de l’euro.

L’hypothèse que nous défendrons, ici, est que l’euro se prête difficilement au raisonnement analogique, car il forme une monnaie sui-generis dont il n’existe, sans doute, pas d’équivalent dans l’histoire économique.

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samedi 7 juillet 2012

Romano Prodi, la tragédie de l'euro et Jacques Rueff

"Croyez-moi, aujourd'hui comme hier le sort de l'homme se joue sur la monnaie "(Jacques Rueff) -
"Le Pacte de Stabilité est stupide" (Romano Prodi)

La vie et l’œuvre de Jacques Rueff ont été marquées par son combat pour l'ordre financier. Rueff fut ainsi, en tant que haut fonctionnaire détaché au comité financier de la Société des Nations, amené à examiner en 1927 la situation dramatique des finances publiques et de l'économie en Grèce et de rédiger la partie du rapport pour la SDN relative à l'assainissement financier. Une mission analogue lui fut confiée l'année suivante en Bulgarie. 

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vendredi 29 juin 2012

Conjoncture : tout s'explique, c'est la faute à la monnaie !

Steve Han keComment se fait-il que, depuis la Grande Récession de 2009/2010, les économies occidentales – sauf l'Allemagne - n'arrivent pas à renouer avec la croissance ? Pour avoir la réponse, regardez du côté de la masse monétaire.

"It's the economy, stupid !" (“C’est l’économie, idiot !”) tel était pendant la campagne de 1992 le slogan de l’ancien Président Clinton. Il le répéta à satiété, et il gagna les élections. Aujourd’hui , s’ils étaient vraiment intelligents, "It's the money supply, stupid !" (« C’est l'offre de monnaie, idiot ! ») que devraient dire les hommes politiques et les économistes.

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mardi 5 juin 2012

Crise de l’euro : quels placements défensifs ?

Drieu.jpgVous possédez quelques dizaines ou centaines ou millions d’euros sur un compte bancaire, par exemple en France, ou en Belgique. Depuis trois ans, la mort de l’euro est régulièrement annoncée (y compris sur ce forum) ; il serait peu rationnel de ne pas s’en soucier.

Alors, que faire ?

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mercredi 30 mai 2012

"La monnaie, histoire d’une imposture"

Professeur Jacques BichotTel est le titre d'un livre aux fondements historiques solides que publient nos amis Philippe Simonnot et Charles Le Lien. Ils y montrent que l’abandon de l’étalon-or est la source principale des difficultés monétaires de ces dernières décennies.

Les analyses de la crise de la zone euro se fondent le plus souvent sur la théorie des zones monétaires optimales. Le projet de création d’une monnaie unique a tout de suite été critiqué du fait que l’Union européenne était trop disparate, pas assez solidaire, pas suffisamment intégrée économiquement et politiquement. La suite des événements a montré que ces craintes étaient fondées

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vendredi 25 mai 2012

Sortie de crise : l'austérité plaide non coupable

Steve Han ke Steve Hanke raisonne principalement à partir de l'exemple américain et anglo-saxon. Mais son analyse nous concerne tout autant, nous français et européens.

"Mr Wrong Way" (M. Fausse Route), tel était le sobriquet dont la presse avait affublé Douglas Corrigan, un jeune aviateur américain qui connut son heure de gloire en 1938, lorsqu'il traversa l'Atlantique de New York à Dublin dans un petit avion totalement bricolé par ses soins et bénéficiant seulement d'une autorisation de vol limitée et provisoire.

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dimanche 6 mai 2012

BCE et réformes bancaires : dix illusions dangereuses

de_Smet2.jpgThomas Jefferson et Maximilien Robespierre avaient peu de choses en commun, mais ils étaient tous deux convaincus qu'il ne pouvait y avoir de démocratie lorsque les citoyens n'avaient rien à perdre.

Le premier faisait confiance aux propriétaires, et sa démocratie dure encore aujourd'hui. Le second a fait des riches des "exilés", et chacun connaît la fin.

Mais qu'en est-il lorsque nous n'avons plus que nos illusions à perdre?

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mardi 17 avril 2012

Protectionnisme : tirer sur la Chine, c'est se tirer une balle dans le pieds !

Steve Han keSteve Hanke s'inquiéte des conséquences désastreuses que pourrait entraîner, pour le monde entier, la conversion de Washington au «machisme mercantiliste».

Plus l'on se rapproche de l'élection présidentielle du mois de novembre, plus les Etats-Unis ressemblent à une cour de récréation où les populistes s'en donnent à cœur joie.

S'en prendre en particulier à la Chine est devenu, parmi bien d'autres jeux déplorables, une activité de plus en plus prisée.

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mercredi 1 février 2012

Les partisans de l'étalon-or sont-ils fous ?

F.A. HayekPour relancer nos discussions sur la monnaie, ci-dessous la traduction d'un texte qui présente les intéressants résultats d'une étude de la Banque d'Angleterre.

Depuis que les Etats-Unis ont définitivement mis un terme à la convertibilité du dollar en or (c'était en 1973), un petit nombre d'économistes n'ont jamais cessé de se poser en champions d'un retour à l'étalon-or.

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jeudi 24 novembre 2011

Euro et « balances Target » : pourquoi les jeux sont faits...

Henri LepageCet été une polémique est née autour d'un rapport de l'Institut économique de Munich IFO mettant en lumière comment le fonctionnement du système de paiements intra-européen (TARGET) aboutirait en fait à une forme de sauvetage (« bail out ») clandestin de la Grèce et des autres pays méditerranéens les plus menacés par la crise de la dette et son extension.

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jeudi 3 novembre 2011

11 octobre 2011 : Hayek et la dénationalisation de la monnaie - séminaire autour de Gérard Dréan

Ci-dessous, l'enregistrement vidéo de la réunion organisée le mardi 11 octobre autour de Gérard Dréan, venu nous parler du petit livre publié par Hayek en 1979 : "The Denationalization of Money" - un sujet on ne peut plus approprié en pleine crise de l'euro.

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lundi 24 octobre 2011

France/Allemagne : deux conceptions différentes de la monnaie, mais aussi de la démocratie

Henri LepageL'analyse qui suit a été écrite en 1997, alors que l'euro n'était pas encore né. Quatorze ans plus tard, l'acuité des divergences franco-allemandes révélées par la crise de l'euro lui confère une nouvelle actualité.

L’un des grands problèmes méconnus de la construction européenne est la persistance d’énormes décalages entre la manière dont chacun projette sur l’autre ses propres schèmes culturels et politiques, et une réalité qui leur est souvent complètement étrangère.

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mardi 6 septembre 2011

Hayek : dénationaliser la monnaie ?

En 1976 (il avait alors 77 ans), Hayek estima urgent de prendre position contre le projet d’une monnaie européenne unique. Pour cela, il interrompit la rédaction du tome III de Law Legislation and Liberty pour écrire un livre méconnu intitulé « Denationalisation of money : the argument refined1 », où il propose comme alternative la libre concurrence entre monnaies. 

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lundi 29 août 2011

Banques : pourquoi Lagarde ne comprend rien à l'économie

Charles GaveComme les nouvelles réglementations sur les banques (Bâle III) Madame Lagarde considère qu’il faut renforcer la solidité financière des banques européennes, et qu'elles vont donc devoir procéder à des augmentations de capital massives pour éviter une répétition de la crise de 2008.

Ces tentatives de "renforcer" les banques en les forçant à effectuer des augmentations de capital m’amènent à formuler deux remarques :

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samedi 13 août 2011

Vive Standard & Poor’s

Personne n'y croyait vraiment, ils l'ont pourtant fait... L'agence de notation Standard and Poor's a dégradé la note américaine. Comment les Etats doivent-ils réagir face à cet avertissement ? Philippe Simonnot explique que l'une des solutions serait d'en finir avec ces "fausse monnaies".

On avait dit qu’ « ils » n’oseraient pas. Hé  bien !  « ils » l’ont annoncé bravement, et « ils » l’ont fait. Vive Standard & Poor’s. Et ils vont remettre ça.

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mardi 9 août 2011

Conjoncture : comment Bâle III a plombé la reprise - et donc la bourse

Steve Han keUn krack boursier s'explique rarement par une cause singulière. C'est généralement le produit d'une constellation de facteurs qui se téléscopent en un moment donné. Dans cet article écrit au mois de juillet, Steve Hanke attire notre attention sur l'un des éléments spécifiques qui expliquent l'assombrissement soudain des perspectives économiques et financières.

Les gaffes de ceux qui se considèrent comme les "oracles" de la classe dirigeante, en particulier quand il s'agit de faire la guerre, sont monnaie courante et bien connues comme telles.

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dimanche 17 juillet 2011

Economie US : après la récession, la stagnation - pourquoi.

Officiellement, la récession américaine a pris fin en juin 2009.

Et pourtant, le redémarrage, normal après une récession, ne s'est pas produit. A la place, ce à quoi on assiste est une stagnation plutôt mal venue.

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mardi 5 juillet 2011

Conjoncture US : la trappe du taux zéro

Steve Han keNous attirons l'attention de nos lecteurs sur l'importance de ce billet du professeur Steve Hanke pour expliquer les déceptions de la reprise économique américaine.

Le taux de croissance de la masse monétaire (M3) aux États-Unis est faible.

Le niveau extrêmement faible du taux des fonds fédéraux (0,25%) a étouffé la croissance monétaire qui, à son tour, a étouffé l'activité économique.

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lundi 27 juin 2011

Alerte : vers une crise de liquidité internationale massive...

Charles GaveDepuis 1972 (date où les changes ont commencé à flotter), le commerce mondial s’est développé trois fois plus vite que les richesses nationales (PNB).

Il ne peut pas y avoir de croissance économique sans que quelqu’un ne fournisse de la liquidité.

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jeudi 23 juin 2011

Le mythe des "plans de relance", ou la poudre de Perlimpimpin des keynésiens

D’après l’Oxford English Dictionary, un factoïde serait « Une opinion dépourvue de fondement que l’on rapporte et répète si souvent qu’elle en devient un fait accepté. »

La politique que les keynésiens recommandent ordinairement pour maintenir le plein emploi sans inflation est l’un de ces mythes en matière budgétaire.

C’est un factoïde que la classe parlante sait répéter à satiété:

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