Institut Turgot

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jeudi 18 décembre 2014

Idéo-virus et vols de concepts, sophismes, illusions et mensonges de l'Etat : François Guillaumat s'explique

François Guillaumat est un personnage qui a joué un rôle important dans le renouveau de la pensée libérale/libertarienne en France, au cours des années 1980 et 1990. Nul autre que lui ne connait mieux les œuvres (qu'il a souvent traduites) d'Ayn Rand, de Murray Rothbard, de Hans Herman Hoppe, mais aussi de Ludwig von Mises - au point de pouvoir en réciter par cœur des morceaux entiers. 

Logicien hors pair, François impressionne par la rigueur de ses raisonnements qui le conduisent à tenir un discours souvent bien hermétique pour qui n'a pas une culture épistémologique déjà bien affirmée (ce qui est le cas de la plupart des économistes dans notre pays).

D'où le très grand intérêt de cette conversation enregistrée à l'initiative de Grégoire Canlorbe. En racontant les étapes de son propre cheminement intellectuel, François Guillaumat nous révèle ce qui, au plus profond de sa pensée, détermine les ressorts d'un radicalisme libertarien exemplaire.

Question : Le passage du positif au normatif, de la description du monde tel qu’il est aux prescriptions sur ce que le monde devrait être, est un problème épistémologique bien connu. Au sein de la tradition libérale, les auteurs jus-naturalistes, tels que Locke, Bastiat et Rothbard, tiennent la propriété privée légitime (i.e. acquise sans violence) pour un droit naturel, i.e. qui se déduit de la nature humaine.

Il est souvent argué que cette position philosophique n’est pas valable en ce sens qu’elle infère un devoir-être sur la base de l’être, ce qui constitue une aberration logique. En tant que libéral anarcho-capitaliste et défenseur revendiqué de « la propriété naturelle », que répondriez-vous à cette critique récurrente ?

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jeudi 16 octobre 2014

La richesse d'une pensée "autrichienne" : entretien avec François Facchini

Nous devons à Grégoire Canlorbe  et à l'Institut Coppet l'heureuse initiative d'avoir lancé la publication d'une série originale d'entretiens questionnant en profondeur certains des acteurs les plus influents ou intellectuellement les  plus en pointe du mouvement libéral/libertarien français.

Ci-dessous, la reprise de l'interview de François Facchini,  initialement publiée au mois de février2014 sur le site de l'Institut Coppet.

Trois grands thèmes y sont abordés : d'une part, une présentation magistrale de la théorie "autrichienne" de l'entrepreneur et de ses apports essentiels par rapport à l'enseignement économique dominant; d'autre part, une excellente analyse historique et philosophique sur les origines de l'ordre libéral, construite sur  l'intuition fondamentale d'Hayek concernant le développement des "ordres spontanés" dans le domaine des institutions; enfin, une réflexion inédite sur le rôle de l'"entrepreneur idéologique". A suivre...


1. Comment présenteriez-vous au non initié l’école autrichienne d’économie ? Quelles sont les grandes spécificités de ce courant par rapport à l’école néoclassique, qui est actuellement le courant orthodoxe de la science économique 

Je souhaiterais avant de répondre à toutes vos questions vous remercier pour l’intérêt que vous portez à mes recherches et à ma vision des sciences économiques et de l’école autrichienne en particulier.

Je pense que la meilleure présentation des différences entre l’école néoclassique et l’école autrichienne a été faite par Jésus Huerta de Soto dans son livre d’introduction à ce courant de pensée intitulé[1] L’école autrichienne. Marché et créativité entrepreneuriale . Parmi toutes les différences entre le courant orthodoxe et l’école autrichienne, la plus importante me semble être aujourd’hui son refus de penser l’économie de marché à partir de la théorie de l’équilibre.

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vendredi 4 avril 2014

L'incroyable sophisme du salaire minimum légal

Dr Richard EbelingLe 18 mai prochain, les suisses seront appelés à se prononcer sur une proposition de l'Union Syndicale Suisse visant à introduire un salaire minimum dans tous les cantons du pays.

A cette occasion, notre ami Richard Ebeling a rédigé à l'intention de l'Institut Libéral de Genève une excellente note qui rappelle l'extraordinaire confusion conceptuelle à l'origine de l'une des institutions les plus néfastes de notre temps. Retour sur quelques unes des notions les plus fondamentales de l'économie.

Les syndicats proclament connaître ce que doit être le salaire minimum de n’importe quel employé en Suisse : 4000 francs. Pourquoi pas 3900 ou 5000 francs ? Cela relève du mystère. Ce que les syndicats sous-entendent, toutefois, c’est que les employeurs ne sont guidés que par l’appât du gain et exploitent certains de leurs employés en les payant au-dessous de la valeur réelle de leur travail. Cette présomption de connaître ce que serait le salaire minimal « juste » ou « équitable » est en fait le fantôme d’un penseur dont on pensait qu’il avait été relégué depuis longtemps aux poubelles de l’histoire : Karl Marx (1818-1883).

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vendredi 21 juin 2013

Le 15 avril 2013 : "Les mystères de la monnaie", conférence d'Alain Madelin

Enregistrement vidéo de la huitième conférence d'Alain Madelin donnée dans le cadre de son cycle de réunions "A la découverte de l'économie pour mieux comprendre le monde".

Au programme : Du troc à la monnaie. Les fonctions de la monnaie. Le rôle de l'épargne. Le miracle du crédit. De la monnaie aux banques centrales. De l'étalon or aux changes flexibles. La gestion de la monnaie par les banques centrales et ses problèmes. MxV=PxQ. Inflation et déflation. L'impossible trinité. Les théories des cycles. Des dangers des manipulations monétaires. La dette des Etats. Les enseignements de la crise de l'Euro. Où l'on rencontre Keynes, Irving Fisher, Milton Friedman, Mises, Hayek, Wicksell, Rueff, Mundell .......

vendredi 7 juin 2013

8 avril 2013 : "L'école autrichienne d'économie", conférence de Gérard Dréan

Le lundi 8 avril 2013, Gérard Dréan était l'invité du cycle annuel de conférences organisé par Alain Madelin. Son sujet : " l'école autrichienne d'économie - les bases théoriques du libéralisme économique".

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mercredi 24 avril 2013

Bitcoin : la chimère de la monnaie électronique

Frank ShostakLe succès du Bitcoin - cette nouvelle monnaie d’échange électronique dont le cours a récemment atteint des niveaux records - excite beaucoup les esprits. Serions-nous à la veille de l’émergence d’une véritable monnaie privée permettant enfin d’échapper complètement au contrôle d’une banque centrale et à la tutelle de systèmes étatiques ? C’est ce dont rêvent les libertariens.

La réponse des économistes spécialistes de la monnaie reste plutôt dubitative. Ci-dessous celle d’un leader de l’école “autrichienne” contemporaine : Frank Shostak, récemment publiée sur le blog du Mises Institute.

Nombre d’économistes et d’éditorialistes financiers espèrent qu’Internet, cet espace de marché totalement libre, donnera enfin naissance à de nouvelles formes de monnaies échappant à l’autorité des banques centrales et de l’état.

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jeudi 5 juillet 2012

Une surprenante (et cohérente) défense "autrichienne" de l'euro

HdeSoto.jpg Voila un texte qui viendra comme un choc à beaucoup de nos lecteurs. Il est extrait d'une étude (ici en.pdf) dans laquelle Jesus Huerta de Soto, l'un des grands disciples européens de Ludwig von Mises, renverse les problématiques avec lesquelles nous, libéraux, jugeons habituellement l'euro. A lire absolument. H.L.

Les économistes de l’Ecole Autrichienne sont partisans de l’étalon-or parce qu’il freine et limite l’arbitraire des politiques et gouvernants : il discipline le comportement de tous les agents impliqués dans le processus démocratique et incite les individus à une action ordonnée et morale. C’est, en somme, un frein au mensonge et à la démagogie, car il propage et facilite la transparence et la vérité dans les relations sociales. Ni plus ni moins.

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vendredi 1 juillet 2011

Qu'est-ce que le "Libertarianisme" ?

Un petit évènement dans l'univers des libertariens francophones : la réédition, aux éditions Les Belles Lettres, du texte fondateur de Murray Rothbard : L'Ethique de la liberté, traduit par François Guillaumat et Pierre Lemieux. A la suggestion de notre ami Alain Laurent, le directeur de collection, nous vous présentons ci-dessous l'excellente préface de cette nouvelle édition écrite par Jérémie Rostan, agrégé de Philosophie enseignant aux Etats-Unis.

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lundi 11 avril 2011

Une Constitution monétaire pour l'étalon-or ?

Dr Richard EbelingA la lumière de la grave crise que nous traversons, plusieurs grandes questions de politique économique ont dû être réexaminées : la taille et le rôle de l’Etat, le poids de la dette publique l’insoutenabilité des divers programmes sociaux, ou l’utilité du « stimulus » fiscal pour la reprise de l’économie.

La crise a également révélé certains défauts majeurs dans l’organisation et le fonctionnement de nos institutions monétaires. Selon moi, la question centrale est de savoir si, oui ou non, il faut laisser la politique monétaire et bancaire à la discrétion des banques centrales et de leurs planificateurs de la monnaie.

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dimanche 6 mars 2011

Immigration et droit de propriété : la vision libertarienne de H.H. Hoppe

Dans son article du mois de janvier, pour présenter son approche libérale de l'immigration et des phénomènes migratoires, Gilles Dryancourt se réfère à plusieurs reprises à un texte fondateur de Hans Hermann Hoppe, qui date de 2002. 

L'auteur y explique que, dans une société fondée sur le strict respect du droit de propriété, l'immigration ne serait pas un problème social. Ce qui est une manière de démontrer que l'acuité de ce problème est directement liée au rôle et à l'intensité de l'intervention de l'Etat dans la vie des citoyens.

Ce texte (dont le titre, en français, est : "l'ordre naturel, l'état et le problème de l'immigration") a été récemment traduit par François Guillaumat. Le voici, dans son intégralité.

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jeudi 30 décembre 2010

"The Big Society" : réinventer une société civile "à la Mises"

Syed Kamall MEPSyed Kamall est l'un des députés européens britanniques les plus radicaux (au sens de "libertarien") au sein du Parti conservateur, à Bruxelles. Ci-dessous il décrit le projet de "Big Society", l'un des projets phares du Gouvernement de David Cameron. Trait_html_691a601b.jpg

L’une des raisons pour lesquelles le Parti conservateur n’a pas remporté la majorité absolue aux dernières élections législatives britanniques est que nombre de gens ne savaient pas ce que nous représentions exactement.

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dimanche 24 octobre 2010

Ecole de Chicago et Ecole autrichienne : des divergences fondamentales

La tradition libérale est généralement associée à deux écoles contemporaines de pensée économique.

D'un côté, l'école de Chicago, dont le représentant le plus fameux fut sans doute Milton Friedman. De l'autre, l'école autrichienne dont Friedrich Hayek fut la figure la plus reconnue.

On est souvent tenté d'ignorer ou de diminuer leurs différences, peut-être pour des raisons stratégiques. Il devrait néanmoins être clair que les affinités entre les deux écoles sont largement surestimées, chez les libéraux comme chez leurs adversaires, et superficielles quand elles existent bien. L'importance conceptuelle, stratégique et pratique de ces considérations peut difficilement être sous-estimée.

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mardi 10 août 2010

Est-on mieux avec ou sans banque centrale ?

Ludwig von MisesNous sommes de ceux qui pensent que la théorie autrichienne des cycles (Mises, Hayek) est le schéma le plus pertinent pour comprendre la nature profonde des crises économiques.

Ci-dessous, la traduction d'une présentation courte et synthétique qui résume les principaux éléments de cette théorie, et nous éclaire sur la responsabilité essentielle des banques centrales. Trait_html_691a601b.jpg

Est-ce que l’idée du député Ron Paul, comme quoi il faudrait supprimer la Réserve fédérale, est vraiment une position marginale, comme un article de Josh Barro le laissait entendre dans le numéro du 21 juin de la National Review ?

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