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mercredi 14 avril 2010

La démocratie européenne périra-t-elle en Grèce ?

Gilles DryancourC’est un lieu commun de la science politique que celui de rappeler que la démocratie est née en Grèce, à Athènes, aux alentours du VIe siècle avant notre ère (1). Cela en sera peut-être, bientôt, un autre de dire qu’elle y est morte au début du troisième millénaire.

En effet, les sophismes que l’on voit se développer pour justifier le renflouement de la Grèce ont de quoi inquiéter tous les partisans de l’Etat de droit.

Mais, pour comprendre quels sont les enjeux métapolitiques de cette crise interne à l’Euroland, il convient de revenir sur la longue histoire de la démocratie politique en Occident.

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samedi 13 mars 2010

Un économiste analyse les ressorts de l'escroquerie réchauffiste.

François GuillaumatUne perle (signée Sebaneau) trouvée (et traduite) par notre ami François Guillaumat parmi les commentaires à un article paru sur le site américain Hillbuzz. Trait_html_691a601b.jpg

Le réchauffisme n'est qu'est qu'un développement tardif du socialisme, dont la définition même consiste à se couvrir de l'autorité supposée de la « science » pour violer les Droits naturels de la personne.

La différence est que, tandis que le socialisme originel fondait d'abord son pseudo-élitisme autoritaire et violent sur une "science de l'organisation" prétendument supérieure qui a été discréditée dans les sciences sociales, c'est de la bonne réputation des sciences de la nature que le réchauffisme a tenté d'abuser.

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samedi 13 février 2010

La montée d'un étatisme du désastre

G. Vuillemey et V.Poncet Best-seller mondial accueilli il y a deux ans avec les faveurs d'une large partie de la critique, La Stratégie du choc de la journaliste canadienne Naomi Klein mérite d'être ressorti.

Sa thèse sur «la montée d'un capitalisme du désastre» peut être résumée d'une phrase : à la faveur des crises et des catastrophes, le capitalisme étend son emprise sur les peuples en jouant de leur faiblesse momentanée.

L'actualité met à mal cette théorie audacieuse. Dans l'ombre de la crise économique, c'est au contraire un «étatisme du désastre» qui prospère.

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dimanche 17 mai 2009

Plans de relance et stimuli économiques (2) : un traitement purement politique de la crise

Gilles DryancourDans ce second papier, nous concentrerons nos analyses sur les motivations qui conduisent les hommes de gouvernement à mettre en place des plans de relance inspirés du New Deal. En effet, l’analyse des données historiques montre que les mesures adoptées par Roosevelt n’ont pas donné les résultats espérés (1).

Même les héritiers de Keynes semblent, aujourd’hui, douter de l’efficacité des plans de relance. Selon un article paru dans Le Monde : « Les keynésiens fondamentalistes, les postkeynésiens, les néokeynésiens (…) forment une nébuleuse féconde, disparate et parfois antagoniste.

Reste que ces économistes ont un dogme fédérateur que définit a minima Jean-Paul Fitoussi : "Il y a besoin d'Etat." "Les keynésiens ont toujours pensé que le capitalisme donnait le meilleur de lui-même quand il était encadré Les marchés fonctionnent mal de manière structurelle. Ils ont besoin de mécanismes externes de gouvernance » (2).

Ainsi, il n’y aurait de consensus postkeynésien que sur la nécessité d’encadrer le marché. Non sur celle de le stimuler. Est-ce à dire que les économistes keynésiens seraient devenus plus raisonnables que les hommes de gouvernement ? Rien n’est moins certain. Par contre, il est vraisemblable que plusieurs d’entre eux prennent conscience des limites de l’intervention de l’Etat dans un univers social et économique surdéterminé par les règlementations, les politiques fiscales et budgétaires.

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