Institut Turgot

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tag - Marché politique

Fil des billets - Fil des commentaires

lundi 28 mars 2016

Le 24 mars 2016 : Débat contradictoire Alain Madelin et Gaspar Koenig sur "Revenu minimum : quelle formule ? Propositions et critique".

Le jeudi 24 mars 2016, à l'Assemblée nationale, nous avons reçu Alain Madelin, ancien ministre, Président du Fonds Latour Capital, et Gaspar Koenig, Président du think-tank Génération Libre, pour un débat contradictoire sur le thème : "Revenu minimum : quelle formule ? Propositions et critique". La réunion était organisée en coopération avec l'association Students for Liberty (Paris) dont nous avons accueilli un grand nombre de membres.

Le projet de cette rencontre est né comme une suite à la grande conférence sur le revenu universel organisée le 4 février dernier par Gaspar Koening et son think tank Génération Libre à la salle Gaveau. Au cours de cette réunion étaient intervenus une dizaine d'orateurs venant d'horizons professionnels, politiques et idéologiques très divers, présentant chacun leur propre version de la façon dont pourrait être imaginé le versement à tous d'un revenu de base permettant d'éliminer le plus possible les situations de grande pauvreté. Les débats n'ont cependant pas permis de pousser bien loin l'examen concret des paramètres, contraintes et fondamentaux d'ordre technique, économique et politique à observer pour assurer la réussite d'un tel objectif. D'où l'idée de cette réunion pour aller plus loin dans la discussion.

L'intervention d'Alain Madelin

L'intervention de Gaspar Koenig

Continuation du débat entre A.Madelin et G.Koening

Le résultat a été plus qu'à la hauteur de nos anticipations. Nous avons fait le choix de laisser nos invités s'exprimer librement, sans contrainte de temps étroite, afin qu'ils puissent s'expliquer aussi complètement et profondément que possible. Même si cela a signifié qu'il n'y avait plus guère de temps pour dialoguer directement avec la salle, nous y avons tous gagné d'assister à un remarquable débat où toutes les questions de fond ont été clairement posées et discutées.

mardi 16 février 2016

Equations et stratégies politiques à un an des présidentielles : les chiffres qui comptent

Au mois de février 2012, quelques semaines avant les dernières élections présidentielles, Bertrand Lemennicier nous avait livré un exercise de prévision électorale fondé sur la lecture des sondages à travers un modèle spatial à structure "bi-modale".

Cet article est celui qui, dans l'histoire du blog Turgot, a reçu le plus grand nombre de visites. Malheureusement, il s'était trompé. Contrairement à son pronostic, François Hollande a été élu. 

Son texte se basait cependant sur une analyse fort originale, et permettait d'avoir une autre vision de la dynamique des phénomènes politiques français.

Où en est-on aujourd'hui ? Dans le texte qui suit, Bertrand Lemennicier utilise son modèle, non pas pour dire qui sera le prochain président (il est beaucoup trop tôt), mais pour mieux faire percevoir la structure des différentes stratégies électorales possibles des futurs candidats, compte tenu des spécificités de notre marché politique et de son évolution telle que reflétée par les sondages.

La distribution des votes résultant des élections régionales et les estimations actuelles de celle attendue pour les présidentielles de 2017 offrent une occasion unique de réfléchir à la stratégie du Président actuel, François Hollande, pour emporter en 2017 le titre de Président de tous les français.

Si l’on fait confiance aux sondeurs, Hollande est éliminé de la compétition dès le premier tour au profit de Marine Le Pen et devant n’importe lequel des candidats de droite qui sortira vainqueur des élections primaires organisée par le parti Les républicains fin 2016(Sondage TNS Sofres-OnePoint de décembre 2015). C’est un défi pour François Hollande à 14 mois de la prochaine présidentielle.

Lire la suite...

lundi 14 décembre 2015

COP21 : Chinoiseries, hypocrisie et accord en trompe-l'oeil

 Accord historique”, “universel”, “victoire pour la planète”... L’inflation superlative dont nos médias se gargarisent à la suite de la validation de l’accord final de la 21e “conférence des parties”, ou COP21, qui vient de s’achever à Paris, est elle justifiée ? 

Passons sur le fait que, contrairement à ce qu’affirme  la propagande massive subie avant et pendant la COP21, la science n’est pas “figée”, et qu’il existe de nombreuses voix scientifiques sérieuses qui estiment que les émissions de CO2 liées à nos activités ne sont pas un problème de l’ampleur décrite par l’ONU et son excroissance climatique, le GIEC. Certains scientifiques affirment même qu’un peu plus de CO2 serait nettement bénéfique pour l’humanité, et notamment pour son agriculture. Je reviendrai sur la polémique scientifique un autre jour. 

Mais quand bien même cela serait utile ou souhaitable, cet accord a-t-il la moindre chance d’aboutir à une réduction visible et sensible des émissions de CO2 mondial ?

Lire la suite...

vendredi 9 octobre 2015

Scruton : Plaidoyer pour une politique environnementale libérale-conservatrice

Ci-dessous notre ami Max Falque nous livre une remarquable recension du livre de Roger Scruton : "How to think seriously about the Planet: the case for an environmental conservatism" (Oxford University Press, 2014).

Roger Scruton est un philosophe conservateur britannique  que le journal Le Point présente comme "le Finkielkraut anglais'. S'il n'est pas libertarien, il est sans aucun doute l'un des meilleurs spécialistes contemporains de la pensée philosophique et politique libérale.

Le message du livre est que les thèmes environnementaux ont été pris en otage par la gauche politique mais qu'en fait les concepts de droite sont incomparablement plus à même d'en résoudre les problèmes.

J'attendais depuis longtemps cette réflexion qui répond à l'interrogation : comment se fait-il que la pensée conservatrice ait abandonné le champ de l'écologie aux multiples formes de l'idéologie socialiste et aux orphelins du communisme ?

Comment se fait-il que ces mêmes conservateurs, notamment leur représentation politique, courent après les "écologistes" pour non seulement les rejoindre et les imiter mais encore pour "en rajouter une couche", en déclarant "moi aussi je suis écologiste !" (en anglais "me tooism").

Lire la suite...

vendredi 2 octobre 2015

Le 1er octobre 2015 : "les malédictions de l'euro", conférence de Gilles Dryancour

Ci-dessous, le texte écrit par Gilles Dryancour pour préparer sa conférence du jeudi 1er octobre à  l'Assemblée nationale (il n'y a pas eu d'enregistrement vidéo).

Gilles Dryancour est Président de l'Institut Turgot. Cadre supérieur d'une grande entreprise multinationale, il partage son temps entre Düsseldorf et Bruxelles. A ce titre il est bien placé pour analyser les dessous et les non-dits des événements liés à la crise grecque.

Les lecteurs qui ont lu ses articles précédents connaissent sa conviction. Il n'existe pas d'exemple d'union monétaire qui n'ait fini par éclater. L'Euro ne fera pas exception. Le propos de ce papier est de mettre en lumière les logiques et les intérêts politiques qui mènent envers et contre tout à soutenir le service de la dette grecque aux frais du contribuable européen. Un texte exceptionnellement éclairant.

Cet été nous avons vécu le troisième épisode de la tragédie de la dette grecque. Pendant trois semaines, les médias en ont fait leur marronnier, annonçant, tour à tour, la fin de l’euro, l’apocalypse monétaire, le retour de la drachme, la mise sous tutelle de la Grèce par la Russie, la mort de l’Union Européenne, et bien d’autres drames encore. Chaque analyste y est allé de son commentaire millénariste, comme si la comète de Halley était soudainement tombée du ciel. Pourtant, cette crise était parfaitement prévisible. Comme nous l’écrivions en 2010, la Grèce n’était plus solvable dès 2008-2009.

Lire la suite...

lundi 21 septembre 2015

Interview : Le nuage noir d'une gouvernance fiscale mondiale

Cette interview, signée par le journaliste Gilles Pouzin, fait partie d'un dossier spécial "Santé publique et politique fiscale" qui vient d'être publié en supplément de Politique Internationale, la revue trimestrielle de Patrick Wajsman.

Gilles Pouzin : Les instances internationales comme le G20, l’ONU, le FMI ou l’OCDE s’ingèrent de plus en plus fréquemment dans la politique des états. Est-ce une réponse à la crise financière ?

Henri Lepage : C’est vrai, il y a un mouvement de transfert de l'intiative réglementaire des états vers la sphère supranationale, avec pour effet de doter certaines organisations internationales du pouvoir d'interférer de plus en plus avec la liberté d'action des états. Mais le rôle croissant des institutions internationales en matière économique et financière est davantage une conséquence des crises financières qu'une solution pour les éviter.

Lire la suite...

mardi 14 avril 2015

Urbanisme, environnement : quand la corruption se banalise

Notre ami Max Falque est le délégué général de l'ICREI(International Center for Research on Environmental Issues), fondé en 1991 par Alain Madelin. L'article qui suit s'efforce de faire la lumière sur un sujet trop souvent tabou, mais qui est une conséquence inévitable de l'hypertrophie réglementaire d'un Etat qui veut se mêler de tout. La version originale a été publiée dans La Revue Foncière (janvier-février 2015).

L’urbanisme, dans la mesure où les capitaux en jeu sont très importants et où les pouvoirs publics jouent un rôle majeur a toujours permis la corruption, tout comme les ventes d'armes ou les grands marchés publics.

Nous insisterons particulièrement sur les documents d'urbanisme qui en fait concernent l'aménagement du cadre de vie, comme le précise l'article L. 110 du code urbanisme ; «  il faut en effet considérer que cette réglementation comprend l'ensemble des dispositifs destinés à gérer l'espace. Il faudrait d'ailleurs mieux utiliser l'expression réglementation environnementale »1.

Ces réglementations concernent un champ très important et ont pour caractéristiques communes « d'affecter le droit de propriété et l'ensemble de ses variantes qui déterminent la relation entre l'homme et le sol notamment : le zonage les grands ouvrages structurants, la protection de l’environnement, la prévention des risques naturels et technologiques, la délivrance des différents permis et autorisations, les restrictions à la libre utilisation du sol ou des bâtiments par de multiples servitudes »2.

Lire la suite...

lundi 9 mars 2015

Liberté d'opinion : comment la route de la servitude passe par Charlie.

Le texte est long, mais il vaut vraiment la peine d'être lu. Au-delà de l'actualité immédiate et des méfaits du conformisme de la pensée unique, notre ami Gilles Dryancour met à nu les dysfonctionnements de notre interprétation et pratique contemporaines de la démocratie. Il révèle pourquoi l'analyse d'Hayek sur les engrenages de la pensée totalitaire est plus que jamais d'actualité. A retenir notamment sa brillante analyse du marché des opinions comme une catallaxie.

Les attentats islamistes de Paris, des sept, huit et neuf janvier dernier, ont donné lieu à l’opération de propagande médiatique la plus aboutie du XXIe siècle. La canalisation de l’émotion collective au travers du slogan ’’Je suis Charlie’’ fut un véritable coup de génie qui restera certainement dans les annales de la psychologie sociale.

Transformer l’indignation collective en soutien du gouvernement le plus impopulaire de la cinquième république n’était pas acquis d’avance. L’exploit est techniquement remarquable, même si la recette en est connue depuis la fin du XIXe siècle.

Lire la suite...

vendredi 12 septembre 2014

Sécession écossaise : l'explication par l'analyse économique de l'Etat prédateur

Si l'évolution technologique favorise la poussée vers des micro-états, une telle évolution serait beaucoup plus favorable à tous que la recherche du Très Grand Etat qui inspire la conception actuelle de l'Union européenne. 

Bertrand Lemennicier livre son analyse des enjeux fondamentaux qui se cachent derrière la demande écossaise de sécession. 

Le 18 septembre prochain, les écossais vont décider, par référendum, de quitter ou non le Royaume Uni pour redevenir un Etat souverain. La question posée est simple :

"Souhaitez-vous que l'Ecosse devienne un pays indépendant ? Oui/Non

Les écossais, partisans du oui, supposent que, séparé du Royaume Uni, leur destin sera meilleur que de rester dans l’union. Les partisans du non pensent le contraire[1].

Le problème soulevé par ce référendum est intéressant à plus d’un titre et peut être généralisé à n’importe quelle union, y compris l’Union Européenne, mais aussi à n’importe quelle région d'un Etat.

Lire la suite...

mercredi 26 mars 2014

Une leçon en anarcho-capitalisme : interview d'Hans-Hermann Hoppe

Ceci est une interview du Professeur Hans-Hermann Hoppe publiée dans le journal allemand Wirtschaftswoche en date du 4 janvier 2014, et traduite par les soins de l'Institut Coppet.

Pourrait-on vraiment se passer de l'Etat ? Sans aucun doute, répond celui qui a succédé à Murray Rothbard à la tête de la chaire d'économie politique à l'Université de Las Vegas, et en est  l'héritier intellectuel. Et voici comment. De quoi en décoiffer plus d'un !

Wiwo : Professeur Hans Hermann Hoppe, les interventions de l’État dans l’économie ont certaines conséquences actuellement. De nombreux citoyens désirent plus d’État et moins de marché. Comment l’expliquez-vous ?

Hoppe : L’histoire nous démontre que les crises alimentent la croissance de l’État. Ce fait devient particulièrement manifeste avec les guerres ou les attaques terroristes. Les gouvernements exploitent ces crises, dans le but de se faire passer pour des sauveurs.

Lire la suite...

lundi 17 février 2014

Principes d'une Politique "honnête" : éléments pour une charte non-partisane

Si la démocratie est la source des pouvoirs et du droit, encore faut-il qu'un critère soit respecté dans le choix d'une politique et dans l'élaboration du droit :celui de l'honnêteté. Le citoyen doit faire ses choix électoraux en toute conscience, ce qui impose de la part des partis et des pouvoirs publics certaines limites.

A travers les lignes qui suivent, Olivier Braun tente de définir le contenu d'une Charte  constitutionnelle dont l'objectif serait en quelque sorte de "dé-institutionaliser" les fondements du mensonge politique.

Peu d'idées ont été plus galvaudées ni imposées comme trônant au-delà même de toute discussion, que l'idée de démocratie. 
L'adjonction de l'adjectif « populaire » au substantif relève désormais du passé, mais les problèmes que recouvre le concept de démocratie, et de son évolution illégitime, demeurent.  Au fond, la question à la base du Droit et de l'organisation sociale reste celle-ci : à quel titre un individu ou un groupe d'individus peuvent-ils commander à d'autres ?

Lire la suite...

jeudi 30 janvier 2014

Davos, les inégalités et le "capitalisme des copains"

Allister Heath Allister Heath a passé sa jeunesse et son adolescence en France. Jeune journaliste, il a contribué à la publication d'articles sur le site d'Euro92. Il est aujourd'hui le rédacteur en chef du journal londonnien City AM.

Il était particulièrement approprié - et courageux de sa part - de choisir le moment où le gotha des hommes d'affaires et hommes politiques occidentaux était réuni à Davos pour publier cet article. Car, après tout, qui sont ces gens ? sinon les meilleurs représentants de ce système qu'il dénonce dans les lignes qui suivent.

C'est un vrai drame que de constater que tant de ces gens aussi riches et importants qui viennent de se réunir à Davos ne savent même pas faire la différence entre ce que serait un capitalisme authentique fondé sur des marchés vraiment libres et le « capitalisme de connivence » (Crony Capitalism) qui est la règle dans le monde où nous vivons. S'ils en étaient capables, ils ne se répandraient pas en propos aussi confus et absurdes à propos des inégalités, l'un des sujets qui ont dominé les discussions du World Economic Forum.

Lire la suite...

samedi 28 décembre 2013

"Bon" ou "mauvais" capitalisme : le Pape François et l'économie

Me Jean-Philippe Delsol Jean-Phillipe Delsol vient de publier, sur le site de l'IREF (Institut de Recherches Economiques et Fiscales, dont il est le directeur), une réaction aux propos diffusés par le Pape François dans son exhortation apostolique du mois de novembre.

Une remarquable analyse qui précise clairement comment comprendre et répondre aux navrantes expressions économiques que l'on retrouve sous la plume du nouveau Pape.

En ce temps de Noël, il paraît opportun d’évoquer le message du Pape François dans son exhortation apostolique Evangelii Gaudium du 24 novembre 2013. Avec beaucoup de force, il annonce la joie de l’Evangile, une joie qui doit rayonner au cœur de tous les hommes. Avec beaucoup d’humanité, il exhorte, précisément chacun d’entre nous à redoubler d’attention aux pauvres et à œuvrer en leur faveur. Heureux rappel, y compris au sein même de l’Eglise, heureuse exhortation à l’attention de tous et notamment de ceux qui ont des responsabilités économiques.

Hélas, et par une confusion que nous aurions aimé ne pas rencontrer dans un texte de cette qualité, il s’en prend en même temps à l’économie de marché.

Lire la suite...

vendredi 6 décembre 2013

Transferts clandestins et injustices cachées du Capitalisme socialisé à la française - un exemple emblématique

Cet exemple est celui de la loi SRU dont notre ami Vincent Bénard décortique les effets pervers du durcissement dans ce texte très documenté.

Il nous y démontre comment la logique de l'Etat régulateur "social démocrate" tel qu'on le pratique chez nous débouche sur un dévoiement de la démocratie dont tirent avantage certaines clientèles de lobbies et groupes de pression, sur le dos non seulement des contribuables mais aussi de ceux-là mêmes auxquels le législateur dit venir en aide.

Bien que ce ne soit pas relié à l’actualité brûlante, j’aimerais revenir sur la loi SRU et sa disposition la plus emblématique, l’obligation, pour les communes de plus de 3 500 habitants, de compter 20% (à son lancement) puis 25% de logements sociaux dans leur parc de logement.

Lire la suite...

jeudi 14 novembre 2013

Why diversity and competition among institutions matter more than the ballot box

Pierre Bessard dirige l'Institut libéral de Genève. Ce qu'il y a de remarquable dans le modèle politique suisse, explique-t-il, n'est pas ce que l'on admire le plus en France (son système de démocratie directe), mais sa manière d'avoir su préserver diversité et concurrence institutionnelle.

Cette diversité et cette concurrence qui furent la source du miracle européen, et auxquelles l'Union européenne tourne aujourd'hui  résolument le dos. Une leçon à méditer.

Let me first specify what I mean by the rather abstract concept of institutional diversity and competition: basically I mean political fragmentation , the multiplication of small states and city-states, and real federalism in the sense of devolution and division of power with limited central government.

Lire la suite...

vendredi 1 novembre 2013

Libéralisme, démocratie et droit de vote

Les formes actuelles d'exercice de la démocratie sont à l'origine de conflits d'intérêts qui expliquent la dérive continue vers le toujours plus d'Etat. 

L'article qui suit a été publié par notre ami le professeur Richard Ebeling sur le site de l'Institut libéral (Genève) sous le titre : "Esquisse d'une limite raisonnable au droit de vote". Un beau sujet de discussion.

L'une des idées les plus sacralisées de l'ère démocratique consiste à croire que tous les citoyens ont un droit universel et égal de voter. Pourtant, ce «droit» a été régulièrement remis en question pour d'excellentes raisons par les penseurs libéraux. Cependant, leur questionnement ne repose pas sur des critères plus ou moins arbitraires comme le sexe, l'âge ou la propriété terrienne. 

Lire la suite...

mercredi 2 octobre 2013

Loi Taubira et effondrement de l'Etat de droit : comment l'idéologie de l'état-providence pousse au crime...

Notre ami Gilles Dryancour est de retour avec une étude particulièrement décoiffante. Il nous propose une analyse renouvelée - et d'actualité - de l’économie du crime. 

Ce projet, nous a-t-il confié, est né de la lecture d’un livre remarquable, par son courage intellectuel : "La France orange mécanique",  de Laurent Obertone (1).

Dans le champ empirique, l’ouvrage d’Obertone confirme le modèle théorique développé, en 1968, par le futur prix Nobel d’économie Gary Becker. 

Dans son célèbre article, Crime and Punishment, Becker explique que le nombre de crimes dépend d’un calcul rationnel effectué par les délinquants. Consciemment ou inconsciemment, ceux-ci comparent le gain potentiel de leur crime aux coûts qui peuvent y être associés. Ces coûts sont donnés par la probabilité d’être arrêté, jugé et puni (2).

Lire la suite...

jeudi 5 septembre 2013

Syrie : le fait du prince

Marc SuivreS’il est un élément aussi sûr que l’existence de Dieu à Djeddah, c’est que la France est une Monarchie républicaine… absolue.

Je m’explique. Là où d’autres dirigeants vivent sous la férule, d’électeurs uniquement préoccupés par leurs intérêts égoïstes, nos élites, aussi éclairées qu’altruistes, vivent entre elles et décident, pour nous, de ce qui est bon et de ce qui ne l’est pas.

Cette « démocratie » populaire apaisée permet ainsi à notre beau pays d’être à la pointe du combat contre le mal. Là où tant d’autres sont à la traîne, le petit coq peut ainsi, les deux pieds bien calés dans le fumier, donner des leçons de chant à la planète entière.

Lire la suite...

mercredi 29 mai 2013

21 Janvier 2013 : "De quel Droit ?", conférence Alain Madelin

Ci-dessous, avec beaucoup de retard, la vidéo de la conférence d'Alain Madelin sur le Droit, donnée le lundi 21 janvier 2013 - sans doute l'une des meilleures de toutes les conférence du cycle lancé à la fin de l'année dernière.

D'où vient le Droit ? Quelles sont ses origines ? Alain Madelin répond à ces questions fondamentales et décrit le combat entre la force et le Droit du début de la société à aujourd'hui qui consacre la supériorité du droit sur la forme.

Lire la suite...

mercredi 1 mai 2013

Une analyse économique des coùts de la réglementation publique

facchini.jpgFrançois Facchini, Professeur agrégé au Centre d'économie de la Sorbonne, était l'un des orateurs invités au grand Forum d'une journée organisée par l'ICREI et son délégué général Max Falque, le 17 avril, dans le cadre du prestigieux Musée de la Chasse et de la Nature, à Paris. Thème de la réunion : "Gestion environnementale, Marché et Droits de propriété".

L'une des sessions portait sur le sujet : "avantages et limites des réglementations environnementales". Ci-dessous, le rapport présenté par François Facchini lors de cette session. L'ensemble des communications peut être consulté en cliquant ici.. Vous pouvez également visionner l'allocution introductive d'Alain Madelin

L’homme évolue dans un monde de rareté : rareté du temps et rareté des ressources. (Pejovich 19901, p.3)(1). La nature peut être blâmée pour cela, mais c’est un fait. . Les problèmes socioéconomiques de toutes les sociétés ont d’ailleurs cette même origine : la gestion de la rareté et des conflits qu’elle provoque.

Lire la suite...

samedi 9 mars 2013

18 février : "La concurrence, y'a que ça de vrai !", conférence d'Henri Lepage

Ce soir-là Henri Lepage était le quatrième orateur invité par Alain Madelin dans le cadre de son grand cycle de conférences organisé autour du thème "Comprendre l'économie pour mieux comprendre le monde".

Thème de la conférence : "Marché et concurrence, les impostures de l'économie mixte". Henri Lepage s'était donné pour objectif : A/ de démontrer l'incapacité fondamentale des hommes de l'Etat et de ceux qui les conseillent à jamais acquérir le savoir, les informations et les connaissances qui leur seraient nécessaires pour avoir la moindre chance de prétendre corriger efficacement les "imperfections et défaillances" de marchés libres; B) de mettre en lumière les effets pervers des lois sur la concurrence et comment elles sont détournées à des fins autres que la protection des consommateurs.

Lire la suite...

dimanche 24 février 2013

11 février 2013 : "Les limites de l'Etat", conférence d'Alain Madelin

Ceci était la cinquième conférence d'Alain Madelin présentée dans le cadre de son grand cycle annuel de réunions organisé sur le thème "Comprendre l'économie pour mieux comprendre le monde". Le sujet de cette soirée : "Les limites de l'Etat "

Des problèmes d'ordre technique ont retardé la mise en ligne des conférences des mois de février et de mars. Nous prions nos lecteurs de bien vouloir nous en excuser. Nous espérons prochainement rattraper le retard accumulé.

lundi 7 janvier 2013

Affaire Depardieu : ce que leur rhétorique dévoile de la véritable nature de nos hommes politiques

Lemennicier.jpgLa décision de Gérard Depardieu de s'exiler d'abord en Belgique, puis finalement en Russie ne cesse d'attiser les commentaires. Bertrand Lemennicier nous livre une critique à la Rothbard de tout ce que cette logomachie révèle comme lourds sous-entendus.

Il est intéressant d'examiner la rhétorique et la symbolique des discours et invectives que les hommes politiques de gauche, mais aussi de droite, adressent à ces récalcitrants qui ne veulent plus payer leurs impôts en France, et qui désirent changer de nationalité. Elles dévoilent la vraie nature de ceux qui nous gouvernent.

Lire la suite...

lundi 8 octobre 2012

La méthode Hollande : "justice sociale " ou simple clientélisme ?

Yves MontenayLa justice est un grand principe. Mais le voilà dévalué par le clientélisme électoral. On se fait élire en vantant "un ordre juste" et on défend les privilèges. Bref, on proclame la justice et on pratique l'injustice.

Les privilèges défendus sont principalement ceux du secteur public et de ces organismes bizarres qui en sont issus, les syndicats à la française, si différents des syndicats d'autres pays.

Lire la suite...

dimanche 30 septembre 2012

Le triangle des « impossibles promesses» : pourquoi l'Euro s'autodétruit, et détruit l'Europe avec

George SelginC'est souvent lorsqu'on est extérieur à un problème que l'on est le mieux en position d'en faire la meilleure analyse. C'est le cas de notre ami le Professeur George Selgin par rapport à l'euro.

Le texte qui figure ci-dessous est une traduction de sa présentation à la réunion annuelle de la Société du Mont Pèlerin à Prague, début septembre.

George Selgin y évoque sans complexe des aspects du problème devant lesquels les européens restent résolument aveugles.

Lors des premiers débats sur les avantages d'une Union monétaire européenne, ceux qui n'y croyaient pas se divisaient en deux camps.

Lire la suite...

mardi 25 septembre 2012

Pas de redressement économique sans déconnecter la finance et la monnaie

Alain DumaitLes dernières décisions de la Banque Centrale européenne, le 6 septembre, puis de la Federal Reserve américaine, le 13 septembre, ont été saluées par les marchés financiers : baisse des taux pour les dettes souveraines des pays insolvables et hausse des cours pour les actions, en particulier celle des banques et autres institutions financières.

Ces décisions peuvent se résumer ainsi : davantage d’argent gratuit pour les banques, encouragement au laxisme des Etats, et monnaie de singe pour tout le monde !

Lire la suite...

mardi 18 septembre 2012

"Sécu : Comment faire mieux ?"

Patrick de CasanoveLe livre de notre ami Patrick de Casanove, "Sécu : Comment faire mieux - Propositions d'un médecin de famille", vient de paraître aux éditions TATAMIS. Patrick a demandé à Henri Lepage d'en faire la préface. C'est elle qui est reproduite ci-dessous.

Voici un travail qui mérite d’être soutenu et connu. Patrick de Casanove est médecin généraliste dans une ville du Sud-ouest ; mais il est aussi le Président du Cercle Frédéric Bastiat , une association landaise très active dont l’objet est de maintenir la mémoire et de faire connaître l’œuvre d’un des plus grands auteurs libéraux français de tous les temps, Frédéric Bastiat (mort en 1850).

Lire la suite...

samedi 9 juin 2012

Débat sur la croissance : ne nous laissons pas abuser par les sophismes de la Gauche

Alors que la France s'enfonce plus que jamais dans le déni de réalité, Gilles Dryancour rétablit la vérité toute nue - notamment à propos de la soi disante contrainte d'un "saut fédéral". Il énonce ce que pourrait être un véritable programme de retour à la croissance.

Depuis l’élection présidentielle, les médias se focalisent sur les deux visions de la croissance économique qui opposeraient la France de Hollande à l’Allemagne de Merkel. Chacun y va de son analyse, selon sa sensibilité. 

Lire la suite...

dimanche 27 mai 2012

Cascades d'opinion et "politiquement correct" : le citoyen face à l'art de la manipulation informationnelle

Lemennicier.jpgEn se posant en victime des médias et en dénonçant leur jeu dans la campagne électorale, Nicolas Sarkozy a mis le doigt sur un véritable problème : celui du rôle des "cascades d'opinion" dans le déroulement des processus qui commandent le fonctionnement du marché politique.

Il y a quelques années, dans le cadre de ses travaux sur l'analyse économique des origines de la réglementation publique, Bertrand Lemennicier a consacré un long papier à la présentation de ce concept. C'est ce texte que nous reproduisons ci-dessous. Il prend comme point d'application le marché et la réglementation des produits à risque. Mais c'est aussi une analyse qui renouvelle profondément l'étude des mécanismes de la vie politique dans le cadre de nos sociétés contemporaines.

Ce travail permet notamment de mieux comprendre ce qui se cache en vérité derrière l'aspect totalitaire d'un phénomène social comme "le politiquement correct".

Lire la suite...

samedi 19 mai 2012

Crise de l'Etat-Providence : redonner leur chance au don et à la philantropie privés

Chamoux2.jpgDans un essai paru en fin 1981, Pierre Rosanvallon annonçait "La crise de l'Etat-Providence".

En réalité, il n'en était rien. Mais, sous la plume d'un homme connu pour son engagement à gauche, ce titre était provocateur pour le régime socialiste qui ressentait les premiers effets de ses largesses électorales.

Aujourd'hui, la crise étant consommée, il est temps de revenir sur l'argumentation de cet auteur et de lui opposer une vision libérale de la Providence !

Lire la suite...

dimanche 13 mai 2012

Elections : pourquoi F. Hollande a été élu Président

Bertrand Lemennicier compare les prévisions de son modèle d'analyse spatiale des votes (présentées dans son article du mois de février) au résultat final de l'élection présidentielle.Trois faits saillants en ressortent :

1) Le modèle s'est trompé sur le nom du vainqueur, mais les pourcentages de voix annoncés sont plus proches de la cible finale que ceux des sondages d'opinion (sousestimation du score de François Hollande de 2 points contre une surestimation de plus de 6 points par les sondeurs).

2) Nicolas Sarkozy a été victime de la manipulation d'une cascade d'opinion dont l'effet électoral était d'environ 6 points au début de la campagne, mais finalement ramené à 2 points.

3) Dans les circonscriptions où le Front National est faible, le modèle a correctement prédit les pourcentages obtenus - ce qui souligne à quel point le nouveau Président doit en définitive son élection à Marine Le Pen.

Lire la suite...

mercredi 9 mai 2012

Pourquoi l’état intervient-il dans l’économie ?

Les économistes favorables à l'intervention de l'état la justifient souvent pour des raisons "politiquement présentables", telles que "la justice sociale", et autres sauvetages planétaires. 
Les économistes favorables à l'intervention de l'Etat la justifient souvent pour des raisons "politique présentables", telles que "la justice sociale" et autres sauvetages planétaires.
Mais, au fond, est-ce vraiment le désir de faire le bien qui motive la demande politique pour l'intervention publique ?

Lire la suite...

lundi 7 mai 2012

L'élection de F. Hollande : les trois erreurs de Sarkozy

Alain DumaitEn démocratie, il n’est jamais facile de se faire réélire. A moins d’être capable de présenter un bilan indiscutable, en particulier en termes d’emplois et de croissance économique.

Aux Etats-Unis, ce fut le cas aussi bien de Ronald Reagan que de Bill Clinton. Et, en Grande Bretagne, de Margaret Thatcher.

Lire la suite...

samedi 21 avril 2012

17 avril 2012 : "L'imposture du GIEC", séminaire avec Drieu Godefridi

Mardi dernier, 17 avril 2012, nous êtions réunis dans les locaux de l'Institut Turgot pour écouter Drieu Godefridi, venu tout exprès de Bruxelles pour nous dire "Où en est le débat sur le GIEC " - le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, l'institution emblématique mère de toutes les thèses sur le réchauffement climatique. Comme à l'accoutumée, l'exposé de l'orateur et la discussion ont fait l'objet d'un enregistrement vidéo.

.

Sa présentation orale était accompagnée de la projection d'un diaporama dont vous pouvez assurer le défilement en même temps que vous écoutez la vidéo (à condition d'ouvrir deux fenêtres sur votre écran).

Lire la suite...

dimanche 15 avril 2012

Elections : le plus grand choc fiscal de l'après-guerre

Gilles Dryancour décortique et compare les programmes fiscaux des candidats, et en dresse le bilan.

Un éditorial paru le 31 mars dernier dans le magazine The Economist, « ’La France dans le déni », a connu un certain écho dans nos médias. Il est vrai que celui-ci prononce un jugement sans appel sur la campagne présidentielle : « En ignorant les problèmes économiques de leur pays, les politiciens français rendent plus difficile leur traitement » (1)

Lire la suite...

mercredi 11 avril 2012

Tout savoir sur la dette : l'explication par le marché politique

Lemennicier.jpg Comme de coutume, Bertrand Lemennicier ne prend pas de gants et formule clairement tout ce dont chacun devrait être conscient.

Le biais pour des déficits récurrents et l’endettement public est inhérent à la démocratie politique.

L’homme politique qui fait carrière dans ce métier a un objectif simple : être élu et réélu par une majorité d’électeurs. Dans un système électoral où chaque électeur a le même poids, il faut emporter le vote de l’électeur médian ou, plus largement, celui de la classe moyenne. Pour cela, l’homme politique doit proposer un programme de dépenses publiques dont les bénéfices profiteront essentiellement à cet électeur clef.

Lire la suite...

vendredi 23 mars 2012

le 13 mars 2012: "la gauche sera-t-elle encore battue aux présidentielles ?" - séminaire avec B. Lemennicier

Ci-dessous l'enregistrement vidéo du séminaire au cours duquel Bertrand Lemennicier est venu présenter et discuter son modèle de prévision des résultats des prochaines élections présidentielles.

.

La présentation orale de Bertrand Lemennicier était accompagnée par la projection d'un diaporama résumant les principaux passages de son texte "''Pourquoi F. Hollande ne sera pas élu Président''", publié sur ce site en date du 12 février dernier.

Lire la suite...

mercredi 21 mars 2012

Elections : de quel droit se permettent-ils... !

Patrick de CasanoveLes politiciens ne veulent pas voir les causes de la crise. Probablement parce que cela ne les intéresse pas, pour la simple raison qu’ils en sont responsables. Comme ils sont responsables des dettes et déficits publics.

Ils veulent faire croire aux gens qu’ils peuvent régler ces problèmes. Mais, prisonniers de leurs certitudes dirigistes, ils persistent dans leurs erreurs qui sont, de ne pas réduire la dépense publique mais d’augmenter les prélèvements obligatoires, de ne pas rendre la liberté économique mais d’accroître l’interventionnisme de l’État, de ne pas faire confiance à l’épargne mais de miser sur le crédit bon marché et la planche à billets.

Lire la suite...

samedi 17 mars 2012

Surenchère fiscale : le service que nous rendent les "exilés"

Emmanuel MartinLa campagne électorale française s’enfonce dans le fiscalisme.

Après la proposition de François Hollande de taxer à 75% les revenus au-delà d’un million d’Euros, voilà que Nicolas Sarkozy veut aller taxer les exilés fiscaux de nationalité française.

En ces temps difficiles, la stratégie démagogique du bouc émissaire fonctionne à plein régime.

Lire la suite...

mercredi 7 mars 2012

Protectionnisme, la grande arnaque idéologique

Le combat contre le retour des fausses solutions protectionnistes n'est pas seulement une affaire pour économistes. C'est aussi une question de cohérence philosophique et éthique, et surtout de ne pas se laisser abuser par le caractère idéologique du discours de ceux qui en sont les bénéficiaires.

La plupart des gens voient le commerce international comme une sorte de Jeux Olympiques où les concurrents seraient les nations, et où il ne pourrait y avoir qu'un pays gagnant par course. Ce genre d'analogie est une erreur complète.

Lire la suite...

dimanche 12 février 2012

Elections : pourquoi F. Hollande ne sera pas élu président

Selon le modèle de prévision électorale de Bertrand Lemennicier, malgré ce que disent apparemment les sondages, la structure "bi-modale" du marché politique français rend improbable la victoire de François Hollande.

En 2012, se tiendra la dixième élection présidentielle de la Vème République française. Face à Nicolas Sarkozy [2], qui devrait briguer un nouveau mandat de cinq ans, les socialistes, et donc François Hollande leur candidat, apparaissent – si l'on en croit les sondages – en position favorable pour l'emporter en particulier au deuxième tour.

Lire la suite...

lundi 22 août 2011

L'Etat, la dette et les libertés : l'importance de la bataille pour les idées.

Dr Richard EbelingLe problème de la dette n'est que le symptôme d'une mentalité anti-capitaliste qui sape la philosophie politique originelle des droits individuels et de la liberté économique et instaure à sa place une idéologie du paternalisme et de la dépendance.

Lorsque les Démocrates et les Républicains américains s'affrontent pour proposer des plans différents et concurrents de réduction des dépenses publiques, ils ne précisent jamais à partir de quel « niveau de référence » ils font leurs calculs.

Lire la suite...

jeudi 11 août 2011

Le trompe l'oeil de l'accord budgétaire de Washington

Dr Richard EbelingRichard Ebeling dénonce l'arithmétique en trompe l'oeil de l'accord finalement conclu entre démocrates et républicains, la semaine dernière, à Washington.

En dépit de la focalisation des médias sur le fait que l'accord conclu le 2 août dernier entre les démocrates et les républicains pour relever le plafond de la dette US aurait évité un gigantesque krach obligataire, il n'en reste pas moins que la situation budgétaire des Etats-Unis demeure plus catastrophique que jamais.

Lire la suite...

samedi 6 août 2011

Le 30 juin 2011 : "Sortir de l'euro : le bon scénario", séminaire avec Jean-Jacques Rosa

Les évènements financiers des derniers jours donnent un relief particulier aux propos tenus par le Professeur Jean-Jacques Rosa lors du séminaire organisé autour de lui le 30 juin dernier, dont voici l'enregistrement vidéo.

.

Cette réunion avait été organisée à l'occasion de la sortie de son dernier livre : "l'euro : comment s'en débarrasser " (publié chez Grasset). Le résumé qui suit a été reconstitué à partir des notes prises par Henri Lepage pendant la réunion.

Lire la suite...

jeudi 26 mai 2011

Société de connivence : les véritables raisons de la crise de la presse française

En post-scriptum au dernier papier de Charles Gave, la traduction (par Lucas Léger) d'une note récemment diffusée par Gavekal.

Le récent scandale impliquant Dominique Strauss-Kahn met en lumière une fois de plus la confortable mais contradictoire relation qui s’est installée en France entre l’élite politique et les médias.

Lire la suite...

dimanche 22 mai 2011

Affaire DSK : à la recherche de la cause première

Charles GaveUn libéral n’a strictement rien à dire sur ce genre d'affaire, qui relève soit du tribunal, soit de l’hôpital psychiatrique, et sans doute des deux à la fois.

Par contre un liberal DOIT s’interroger sur l’étrange et assourdissant silence des média qui semble avoir entouré les précédents débordements de cette personnalité (ou de certaines autres avant elle).

Lire la suite...

lundi 28 juin 2010

Climatologie contre climatisme : savoir faire la différence.

Dar2.jpgNous devons à François Guillaumat d'avoir attiré notre attention sur cet excellent texte, déniché sur le site internet d'une firme américaine de conseil en stratégie d'entreprise. Trait_html_691a601b.jpg "La fin du monde est déjà proche...A mesure qu'elle se rapprochera, bien des choses étranges vont se produire - changements du climat, terreurs venues du ciel, tempêtes hors saison, guerres, famines, épidémies, tremblements de terre".

Cette citation est tirée d'une lettre envoyée à un chef d'Etat européen par un personnage très célèbre et très influent de son époque. Son auteur sera révélé à la fin de cet essai.

Lire la suite...

mardi 18 mai 2010

Débat : explosion des retraites et implosion de la natalité, produits inéluctables de la social-démocratie

Gilles DryancourGilles Dryancour répond à ceux qui considèrent que le problème des retraites est d'abord et avant tout un problème de démographie. Trait_html_691a601b.jpg

Le débat lancé, sur ce site, par l’article d’Yves Montenay à propos des retraites mérite, à notre avis, un complément d’analyse qui intègre davantage l’influence du cadre politico-institutionnel sur le comportement économique des individus. Certes, Yves Montenay est parfaitement en droit de défendre le point de vue selon lequel :

« L’erreur est de considérer les retraites comme un problème financier, alors qu’il est démographique et humain, c’est-à-dire qu’il dépend d’abord du nombre des hommes et de leur qualification » (1).

Toutefois, considérer la démographie comme étant à l’origine de la crise du régime des retraites par répartition revient, selon nous, à prendre l’effet pour la cause du dysfonctionnement dudit régime.

Lire la suite...

mardi 11 mai 2010

Faillite de la Grèce ou faillite de l'Etat Grec ?

Le Dr Patrick de Casanove, secrétaire général du Cercle Bastiat Depuis plusieurs semaines on nous rebat les oreilles avec la faillite de la Grèce. Les politiciens de tout bord hurlent qu’il faut « sauver la Grèce ». Ils n’ont qu’une recette : faire payer le contribuable Grec et Européen. Haro sur l’Allemagne coupable de ne pas cracher assez vite au bassinet, après avoir été coupable d’avoir redressé son économie.

On voudrait nous faire croire que c’est la faillite de la Grèce. Rien n’est plus faux. C’est la faillite de l’Etat en Grèce. C’est la preuve éclatante de la dangerosité des hommes politiques, des hommes de l’Etat. Ceux-ci ont ruiné leur pays. Ce ne sont pas les Grecs eux-mêmes. Ce sont les hommes de l’Etat, ce qui inclue leurs complices dits « privés »

Lire la suite...

dimanche 18 avril 2010

Xynthia : comment remettre la notion de responsabilité individuelle au centre du système de gestion des risques

Sauf complication judiciaire, qui n'est pas à exclure, l'état va raser plus de 900 maisons en Vendée et 400 en Charente Maritime, au nom du principe de précaution, habitations dont il a pourtant autorisé la construction dans le passé, et dont la plupart n'ont pas été touchées par la tempête. L'indemnisation des personnes ainsi expropriées devrait imposer plus de 350 millions d'Euros de charge aux contribuables (*).

Si le gouvernement Italien raisonnait comme le nôtre, il ferait raser Venise, et les Pays-Bas évacueraient 19% de leur territoire situé derrière des polders sous le niveau de la mer. Barak Obama ordonnerait de détruire ce qui reste de la Nouvelle Orléans et les Maldives seraient préventivement vidées de leurs habitants.

Lire la suite...

- page 1 de 2