Institut Turgot

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vendredi 17 janvier 2014

Les apories d'un libéralisme de gauche

Drieu GodefridiOn nomme aporie (en grec "aporia", absence de passage, difficulté, embarras) une difficulté à résoudre un problème. Le sens actuel d'aporie est plus fort et concerne tout problème insoluble et inévitable. 0n peut dire aussi que l'aporie est une impasse dans un raisonnement procédant d'une incompatibilité logique.(1)

Drieu Godefridi décrit l’incohérence d'une tentative ratée de greffe d’un cactus économique fantaisiste sur un rosier de références libérales.

En tant que libéraux, n’avons-nous pas le devoir de nous intéresser à tout ce qui se réclame du libéralisme ? C’est dans cette optique que je m’étais immergé, il y a quelques années, dans la littérature anarcho-libertarienne.

Plus récemment, je me suis penché sur ce que l’on appelle le libéralisme de gauche, en la personne d’une intellectuelle francophone, Sophie Heine, qui a publié « Oser penser à gauche » (OG dans la suite de ce texte) et « Pour un individualisme de gauche » (IG), deux ouvrages qui se réclament de la tradition libérale (2).

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vendredi 3 janvier 2014

Drieu Godefridi et les libertariens : Damien Theillier et Stéphane Geyres réagissent

Suite à la publication de l'interview de Drieu Godefridi par Grégoire Canlorbe, et aux jugements critiques qu'il y émettait à l'égard des libertariens, nous avons reçu deux longues réponses de nos amis Damien Theillier et Stéphane Geyres, respectivement Président et Secrétaire général de l'Institut Coppet

C'est avec plaisir, et le plein agrément de Drieu Godefridi, que nous en publions le texte ci-dessous, en espérant que cela débouche sur une fructueuse et cordiale discussion. Meilleurs voeux 2014.

La réponse de Damien Theillier

Désireux d’abord de publier sur notre site l’entretien que Grégoire Canlorbe avait réalisé avec le philosophe Drieu Godefridi, nous avons finalement renoncé à le faire. En effet, si la lecture de cet entretien donne à réfléchir sur de nombreux sujet, sur certains points particuliers, il nous a semblé très dommageable. Un certain nombre de penseurs libéraux/libertariens de premier plan sont présentés de façon caricaturale et prêtent ensuite à une critique facile.

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vendredi 17 mai 2013

25 mars 2013 : " Le marché, pourquoi ça marche", conférence d'Alain Madelin

Pourquoi le marché est-il l'organisation la plus efficace pour créer la richesse ? Qu'en est-il de ses défaillances ? Alain Madelin démystifie le fonctionnement de la main invisible du marché.

samedi 2 février 2013

4 janvier 2013 : "Moi, le crayon made in world...", conférence Alain Madelin

Ci-dessous l'enregistrement vidéo de la troisième intervention d'Alain Madelin présentée dans le cadre de son grand programme de conférences organisé sur le thème "Comprendre l'économie pour mieux comprendre le monde".

Ce soir là, le sujet d'Alain Madelin était principalement Adam Smith, la division du travail (La richesse des nations), mais aussi ses réflexions moins connues sur le thème de l'empathie (Théorie des sentiments moraux).

Au programme : La fable des abeilles. le miracle de la " main invisible ", L'ordre spontané, le rôle des prix dans la transmission de l'information, le " laissez faire", la recette de l'iphone, règles et régulation, le rôle du droit et des institutions

vendredi 2 mars 2012

Politique de l'environnement : le grand tournant du 21ème siècle

On croyait que les thèmes écolo allaient dominer la campagne présidentielle. Ce ne fut qu'un gros pétard mouillé. Une bonne raison pour revenir sur ce que devraient être les principes fondamentaux d'une véritable politique de l'environnement adaptée aux exigences du XXIème siècle.

En cette période électorale difficile pour l’écologie politique on peut s’interroger sur les résultats du « Grenelle de l’Environnement » qui a mobilisé pendant deux années tout « l’écologiquement correct » du pays.

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jeudi 29 septembre 2011

La propriété pour protéger la biodiversté

La biodiversité est définie comme « la variabilité des organismes vivants de toute origine y compris, entre autres, les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie; cela comprend la diversité au sein des espèces et entre espèces ainsi que celle des écosystèmes ».
Malgré la complexité de cette définition, chacun perçoit l’importance et la vulnérabilité de la biodiversité face à la démographie et à la technologie.

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mardi 28 juin 2011

Des droits de propriété sur l'eau : comment faire ?

Henri LepageAvec raison, notre ami Max Falque rappelle qu'on ne peut résoudre efficacement le problème de l'eau que par l'institution de droits de propriété librement échangeables permettant l'émergence d'un véritable marché. Mais comment mettre de tels droits sur l'eau ?

Cette question m'incite à republier le texte qui suit, qui date de 1991 (avant la publication de la loi de 1992 qui a "nationalisé" les ressouces aquifères).

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mercredi 22 juin 2011

Le problème de l'eau : sécheresse ou indigence institutionnelle ?

Max FalqueLa loi sur l’eau de 1992, en faisant de la ressource en eau un « patrimoine commun de la nation » excluait par principe, voire par idéologie, la définition de droits de propriété, et donc ouvrait la voie à la célèbre tragédie des biens collectifs - ou, plus exactement, celle du libre accès à une ressource limitée sur laquelle s’exerce une demande croissante.

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mardi 1 février 2011

Matières premières : oui, le marché, ça fonctionne...

André FourçansEn réponse aux récentes déclarations du Président Nicolas Sarkozy, ces quelques paragraphes extraits du dernier livre que vient de publier André Fourçans sous le titre "Les secrets de la prospérité". Trait_html_691a601b.jpg

Un soir pluvieux de décembre, à la télévision, une émission écologiquement correcte, et… l’incontournable gourou écologique Nicolas Hulot.

« On vit dans un monde fini, affirme-t-il, les ressources naturelles ne sont pas infinies, c’est le bon sens même de comprendre qu’elles s’épuisent. Il faudrait beaucoup plus de planète que nous en avons pour continuer de la sorte".

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dimanche 10 octobre 2010

L'Etat et l'économie : la loi des conséquences adverses ignorées

L'une des lois de l'économie la plus universellement vérifiée, et la moins comprise des politiciens, est la loi des conséquences inattendues, le terme devant ici être compris comme "non anticipées", "law of unintended consequences", qui postule que toute action sur un système complexe entraîne toujours des effets secondaires non anticipés par celui qui entreprend l'action, effets qui souvent tendent à contrecarrer, voire réduire à néant ses résultats escomptés.

Le moins que l'on puisse dire est que cette loi se manifeste empiriquement de façon omniprésente dans le champ de l'interventionnisme public sur l'économie. 

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samedi 10 avril 2010

Les défaillances de marché : un faux concept

Emmanuel Martin Hommes politiques, activistes, et même certains économistes à la mode, nous alertent régulièrement contre les « défaillances de marché ».

Ces dernières, qui constituent une incapacité du secteur privé à répondre à la demande, doivent donc être, nous dit-on, corrigées par une intervention de la puissance publique.

La crise actuelle accroît la possibilité que cet argument soit « surexploité » pour légitimer une expansion du pouvoir de la part de la puissance publique. Une analyse s’impose donc.

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dimanche 4 avril 2010

Pour sauver les agriculteurs, libérez l'agriculture !

Me Jean-Philippe FeldmanIl ne saurait y avoir de réforme efficace de l’agriculture sans rétablissement plein et entier du premier des droits de l’homme : le droit de propriété

Bilan mitigé pour le Salon de l’agriculture 2010. Succès populaire comme de coutume, il a été le réceptacle de doléances appuyées de la part des agriculteurs qui ont mis en exergue une importante contraction de leurs revenus l’année dernière

À vrai dire, la situation est plus contrastée car la baisse concerne avant tout les producteurs de céréales, de fruits ou de lait. Il n’en demeure pas moins que la part de marché de la France dans les exportations agricoles et agroalimentaires a chuté de 9 à 5 % entre 1990 et 2008.

Quelles sont les solutions le plus souvent proposées pour remédier à cette préoccupante situation ?

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mercredi 31 mars 2010

Spéculateurs, protégez-nous !

David DescôteauxIl y a de ces créatures – comme les rats – qu’on ne toucherait qu’avec une perche de dix pieds. Si on se fie aux médias, les spéculateurs font partie du lot.

Cette perception est malavisée. En période de troubles économiques, où les banquiers fraudeurs et les gouvernements irresponsables dilapident notre argent, qui police le marché? Et qui punit les fautifs?

Pas les politiciens, ni leur réglementation. Mais bien les spéculateurs. L’actualité vient encore de nous le rappeler.

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