Institut Turgot

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Tag - Liberté d expression

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mardi 27 janvier 2015

"Je suis Charlie", un erreur stratégique

Tout le monde a salué le « sans-faute » de François Hollande dans sa gestion de l'après 7 janvier. Je pense au contraire qu'il a fait une faute aux conséquences désastreuses, et que s'y ajoutent des erreurs d'analyse.

La manifestation quasi unanime, responsables de nombreux pays en tête, fut un grand moment. Même l'Arabie en était ! Hypocrisie ? Cela montre en tout cas qu'on n'ose pas s'opposer officiellement à  certaines valeurs ... et surtout que tous les pays ont compris qu'ils pourraient eux aussi être victimes du terrorisme.  

Un « sans-faute » de François Hollande donc ? Pas à mon avis : le slogan « je suis Charlie » n'étais pas limpide et son ambiguïté est apparue les jours suivants. Beaucoup l'ont compris comme « je suis avec les victimes ». Mais il signifie aussi « Nous sommes avec le journal », interprétation confirmée par le million d'euros donné pour le relancer. Or l'État n'a pas à « être » un journal particulier, il doit seulement protéger la liberté d'expression. D'autant que ce journal n'est pas n'importe lequel, mais est spécialisé dans des caricatures féroces à destination d'un public assez restreint. Il ne reflétait donc en rien des idées majoritaires ou pouvant être brandies comme représentant la France et ses idées.

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lundi 19 janvier 2015

Liberté et responsabilité d'expression : le rôle du libre-arbitre

Bessard.jpg Dans l'usage d'une société civilisée, le libre arbitre de chacun détermine ce qui peut être dit en quelles circonstances. Tel est l' important rappel à la responsabilité individuelle sur lequel insiste Pierre Bessard, Directeur de l'Institut Libéral basé à Genève, dans un texte dont la version originale a été publiée dans L'Agefi.

Les événements tragiques récents de Paris ont invité à une réflexion sur la liberté d'expression. Et si aucune provocation par les mots ou l'image ne peut jamais justifier d'y répondre par les armes, il convient de s'interroger, avec un peu de recul, sur l'usage de ladite liberté dans une société civilisée. Il ne fait aucun doute que la liberté de pensée, la liberté scientifique, la liberté d'expression et d'émission de la pensée sont des valeurs fondamentales qui ont permis à l'humanité les progrès spectaculaires réalisés notamment depuis les Lumières et la révolution industrielle.

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jeudi 15 janvier 2015

Etre ou ne pas être Charlie ? Une réponse philosophique

Au lendemain du drame de Charlie Hebdo, Damien Theillier a publié sur son site Nicomague II, une courte et remarquable synthèse de la manière dont les libéraux approchent la problématique de la liberté d'expression. Quelques principes fondamentaux qu'il n'est pas inutile de rappeler dans le climat actuel d'exacerbation des sensibilités.

Tout m’oppose à Charlie. Ses valeurs ne sont pas les miennes. 1° Je suis catholique, donc la cible d’attaques fréquentes de Charlie. 2° Je soutiens le libre marché, le droit de propriété et la liberté économique : tout ce que Charlie justement déteste. 3° Je n’aimais pas Bernard Maris, l’économiste du pouvoir en place, le chantre du collectivisme et de la sociale-démocratie (qu’il repose en paix). Quand il m’arrivait de l’entendre sur France Inter, je le trouvais mauvais et malhonnête intellectuellement. Pour autant, je considère la pluralité des opinions politiques comme légitime et je ne déteste pas l’humour satirique de Charlie Hebdo, très français en fait, dans la veine de Voltaire, de Rabelais.

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mardi 21 janvier 2014

Est-ce à l'Etat de décider ce qui est de l'art ou pas, et donc qui est un artiste et qui n'en est pas un ?

Aude de KerrosAude de Kerros nous rappelle à quel point les libertés d'expression et de création, dans notre pays, sont fragilisées par des institutions et des pratiques qui ne devraient pas exister.

Le 7 janvier 2014, à propos de l’affaire Dieudonné, Aurélie Filipetti déclare dans un entretien donné au Parisien : « Il n’est plus du coté des artistes et des créateurs »; « La liberté d’expression n’est pas la liberté de négation. Personne ne peut se retrancher derrière la liberté artistique pour éviter de tomber sous le coup de la loi pénale ». Par déclaration officielle : Dieudonné n’est pas un artiste, la loi pénale peut s’appliquer !

"Pas de liberté pour les ennemis de la liberté" fut illustré dans l’Histoire de façon mémorable par les révolutions française et bolchévique. Cela est rendu aujourdhui institutionnellement possible grâce aux FRAC, DRAC, CNAC, etc. créées il y a trente ans, en 1983 pour diriger la création artistique en France.

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mardi 14 janvier 2014

Affaire Dieudonné : nouvel exemple des processus de régression de la pensée juridique française

Philippe NemoL'affaire Dieudonné et les décisions du Conseil d'Etat concernant son spectacle nous incitent à ressortir un texte de Philippe Nemo publié par l'Institut Turgot en juin 2011.

Compte tenu du contexte de l'époque, ce texte prend comme sujet le concept de "provocation à la discrimination". Mais remplacez le mot "discrimination" par le mot "haine" (incitation à la haine), l'analyse de Philippe Nemo s'applique exactement de la même manière. Il n'y a quasiment pas à changer un mot.

Cet extrait de son petit livre "la régression intellectuelle de la France" dénonce les dérives de notre droit qui autorise désormais des juges, en contradiction avec toute l'histoire de notre tradition juridique, à procéder selon un logique holiste de type magique, fétichiste et obscurantiste. L'affaire Dieudonné nous en offre un nouvel exemple.

La perversion des lois mémorielles tient au fait qu’en sanctionnant des propos et non des actes, elles font sortir le droit pénal du seul registre où il peut avoir un sens rationnel et donc une légitimité dans une société moderne laïque et acquise en principe à l’esprit de science.

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mardi 7 janvier 2014

Dieudonné : Echecs et contre-feux

Marc SuivreDans un pays où les droits ne sont plus garantis à l’Homme qu’en fonction de ce qu’il pense, l’acharnement des censeurs contre un « humoriste » qui fait du factieux son fonds de commerce, depuis près de dix ans (la quenelle ne date pas de décembre 2013), est extrêmement préoccupant. Que les mêmes – dont Christophe Barbier n’est que le prophète - veuillent mettre Internet sous surveillance « à la chinoise » me pose beaucoup plus de problèmes que Dieudonné et ses séides. Notre classe jactante se sent progressivement dépossédée de ses prérogatives exclusives : celles de bourrer le crâne du Peuple en lui racontant de belles histoires politiquement correctes.

Les socialistes sont très forts aux échecs. D’abord parce qu’ils les collectionnent avec une frénésie à nulle autre pareille, ensuite parce qu’ils ne s’avouent jamais vaincus. C’est ainsi qu’ à l’occasion de la dernière trêve des confiseurs, nous avons pu voir se manifester ce génie propre au socialisme français : la technique du bouc émissaire. Après les « patrons voyous », les « riches cons », le « complot de la finance internationale » qu’avons-nous vu apparaître, pour masquer la grosse gamelle de François zéro sur la courbe du chômage ? Dieudonné !

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lundi 5 septembre 2011

23 juin 2010 : "La régression intellectuelle de la France", conférence de Philippe Nemo

C'est avec beaucoup de retard que nous mettons en ligne cet enregistrement vidéo de la conférence donnée le 23 juin dernier par le Professeur Philippe Nemo sur le thème : "La régression intellectuelle de la France". Nous espérons qu'on ne nous en tiendra pas trop rigueur.

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mardi 14 juin 2011

"Régression intellectuelle de la France ? Pourquoi je n'en suis pas aussi convaincu..."

Drieu GodefridiDans son remarquable petit pamphlet qui vient de sortir (La régression intellectuelle de la France, Texquis, juin 2011), le philosophe Philippe Nemo, déjà auteur d’une douzaine d'ouvrages aux Presses universitaires de France, dresse un constat accablant : la France, pose-t-il dans le titre de son opuscule, est entrée dans une spirale de régression intellectuelle.

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dimanche 12 juin 2011

Liberté d'opinion et lois de censure : les processus de régression de la pensée juridique française

Philippe NemoPhilippe Nemo publie un petit livre ("La régression intellectuelle de la France") qui devrait résonner comme un coup de tonnerre dans les couloirs feutrés des prétoires français.

Ci-dessous, un extrait qui nous mène droit au coeur de son réquisitoire contre "les lois de censure", et les dérives d'un droit "post moderne" qui autorise désormais une certaine justice à procéder selon une logique holiste de type magique, fétichiste et obscurantiste.

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vendredi 27 mai 2011

10 mai 2011 : troisième réunion de l' "Observatoire du Droit et des Libertés individuelles", à l'Assemblée nationale

Pour la troisième année consécutive l'Institut Turgot a demandé à nos trois amis avocats, Jean-Philippe Delsol, Jean-Philippe Feldman et Patrick Simon, de présenter une sorte d'état des lieux des avancées et reculs de l'Etat de droit en France, au cours de l'année écoulée.

Le premier intervenant était Me Jean-Philippe Delsol qui, en s'appuyant sur plusieurs exemples d'actualité, nous a parlé de l'aggravation de l'insécurité fiscale dans ce pays.

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lundi 7 mars 2011

Toutes les évidences ne sont plus bonnes à dire...

Eric Zemmour vient d’être condamné par un tribunal, pour avoir expliqué que si les noirs et les arabes étaient plus contrôlés que les autres par la police, c’est parce qu’ils constituaient, et de loin, la grande majorité de la population carcérale. 

Les juges, emboitant le pas à tout ce que la bien-pensance compte d’inquisiteurs, ont estimé que la liberté de constatation, n’est pas admissible au pays des droits de l’Homme. Le tort du chroniqueur en cette affaire, c'est précisément de l'être... chroniqueur.

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