Dans son style si particulier, Lucien-Samir Oulahbib nous livre une clé pour comprendre le ressort des engrenages idéologiques du moralisme social-démocrate à la française. Ecrasement fiscal et idéologie du genre relèvent d'une même logique.
La richesse ne vient ni de l'inégalité ni de la domination. Cette évidence on le sait n'en est pas une puisque son contraire (la richesse provient de l'inégalité qui vient de la domination) est enseigné jusqu'au doctorat dans les différentes branches des sciences sociales, économie et science politique comprises, du moins en France (et dans certains départements américains et anglais).
La chasse aux riches est ouverte en France et tous nos hommes politiques de droite comme de gauche sautent sur leurs chaises comme des cabris en réclamant ce qu’ils appellent la Justice fiscale.
Le personnage central de la vie politique et des campagnes électorales a longtemps été le Père Noël. Hélas, la croyance au Père Noël se liquide d’elle-même avec le temps, la disette budgétaire et le concours malicieux des agences de notation.
Notre modèle social nous protégerait mieux que les autres face à la crise. Les tenants de l’économiquement correct ont réussi à faire croire qu’on n’était pas si mal que ça dans une France étatisée et bureaucratisée. Le grand argument : nous avons des fonctionnaires en grand nombre, c’est autant de chômeurs en moins, nous avons beaucoup de dépenses publiques et de revenus de redistribution, donc la consommation se maintient à un haut niveau et joue un rôle de volant d’inertie. Un article paru dans « The Economist » laisse entendre que les Anglais nous envient notre système social.