Institut Turgot

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Tag - Histoire économique

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dimanche 4 juillet 2010

"Incentives matter !" Arthur Laffer explique pourquoi la crise économique va rebondir en 2011.

Arthur Laffer Dans un éditorial du Wall Street Journal, l'ancien gourou de la Reaganomics rappelle que tous les impôts américains vont augmenter au 1er Janvier prochain. Il en résultera une "récession dans la récession". Voici un extrait de son texte, traduit par François Guillaumat. Trait_html_691a601b.jpg

Le 1 janvier 2011 à quelques jours près, les impôts de l'état fédéral, des états fédérés et les taxes locales sont censés augmenter très fortement. C'est à cette date-là qu'expirent les réductions d'impôt du Président George W. Bush.

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mercredi 17 mars 2010

Remède à la morosité : hommage à Jacques Marseille

Le Professeur Jacques MarseilleJacques Marseille était historien : il observa la France contemporaine sans complaisance, avec le recul qu’impose la méthode historique.

Sa rigueur, toujours fondée sur l’observation des faits concrets, en fit un homme à part : son regard malicieux dissimulait un souci de la précision, du détail et du fond caractéristique des vrais savants.

Ce fut aussi un pédagogue, un maître aussi exigeant pour les autres que pour lui-même. Et un chroniqueur engagé, ce qualificatif flatteur que l’on associa justement à Raymond Aron. Ses chroniques, comme ses interventions télévisées, contribuaient depuis six ans au débat public autour de questions que peu acceptent d’aborder en face : son essai « La Guerre des deux France » (1) fut, à cet égard, une pièce maîtresse. Il illustra concrètement les travers de notre vie sociale et mit en évidence les actions qui pourraient curer certains de nos maux les plus graves.

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jeudi 22 octobre 2009

Ne confondez pas le capitalisme libéral avec le capitalisme "à la Davos" !

Michael Miller de l'Acton InstituteSi nous devions aujourd'hui décerner un prix pour le meilleur article sur le capitalisme écrit à l'occasion de la crise, c'est sans aucun doute à Michael Miller, auteur de "Davos Capitalism: Adam Smith's Nightmare", paru sur le site de l'Acton Institute, le 25 mars dernier, que nous l'attribuerions. Trait_html_691a601b.jpg Dans « La Richesse des Nations », Adam Smith lançait cet avertissement : «  les gens du même métier se réunissent rarement, même pour s’amuser et se divertir, sans que la conversation se termine par une conspiration contre le public ou par quelque procédé visant à faire monter les prix ».

Les manigances des dirigeants d’entreprise au cours de l’année dernière, qui ont provoqué une grave perte de confiance dans les marchés et à des appels à davantage d’intervention étatique, montrent malheureusement qu’Adam Smith avait raison. Malheureusement, le problème va plus loi que Fannie Mae, Freddie Mac, Merrill Lynch, AIG ou toute société qui aurait fait la une des journaux.

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vendredi 16 octobre 2009

Les indices du malheur : une occasion de revenir au réel

Steve HankeDans le sillage de la panique de 2008, la recherche des coupables est devenue à la mode. D’après certains éléments de gauche de la classe qui monopolise la parole, ce seraient le libéralisme, le capitalisme, les spéculateurs, qui auraient provoqué la crise économique.

Aux États-Unis, force politiciens ont enfourché ce dada-là. Le député Barney Frank, président haut en couleur de la puissante Commission des Services financiers à la Chambre des Représentants, s'exprimait de la sorte :

"C'est la fin de l’époque du laisser-faire extrême, du refus des impôts et de la réglementation. Ça s’est complètement évaporé."

Les éditorialistes sont également entrés en action. Par exemple Paul Krugman, chroniqueur du New York Times, a écrit:

"Car plus on se penche sur les origines de la catastrophe actuelle, plus il devient clair que le mauvais tournant - celui qui a rendu la crise inévitable – s’est produit au début des années 1980, pendant les années Reagan."

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mardi 6 octobre 2009

Dépression ou pas dépression ? Arthur Laffer lance un avertissement

Arthur Laffer Arthur Laffer, le grand gourou de l'économie reaganienne, est de retour avec un article paru dans le Wall Street Journal du 22 septembre 2009 sous le titre : "Taxes, Depression, and Our Current Trouble" .

Arthur Laffer revient sur l'histoire de la Dépression pour nous avertir que, en dépit de tous les gigantesques plans de relance mis en place, et n'en déplaise à Ben Bernanke, le grand spécialiste universitaire de la crise, nous ne pouvons pas encore définitivement exclure le pire.

Sa grande crainte est qu'un nouveau mouvement généralisé de hausse des prélèvements fiscaux, fût-ce de manière subreptice, ne vienne casser le processus de reprise et entretenir la crise, comme ce fut le cas dans les années trente. Trait_html_691a601b.jpg

Les années 1930 sont devenues la seule référence historique de la politique monétaire aujourd'hui. Au cours des 12 derniers mois, la Réserve fédérale a plus que doublé la base monétaire (les réserves des banques plus la monnaie manuelle en circulation).

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lundi 31 août 2009

Sortie de crise (2) : le dollar, chronique d'une mort annoncée

Gilles DryancourDans un premier papier, nous avons commencé l’examen critique de plusieurs scénarios de sortie de crise. Nous avions concentré nos analyses sur ce que nous considérions comme les scénarios les moins probables. Ce mois-ci nous poursuivrons cet exercice en nous focalisant sur la rumeur grandissante de la mort imminente du dollar (1).

Apparemment, cette rumeur est nourrie par la crise et la crainte que la politique de relance ne finisse par entraîner la devise américaine dans une spirale inflationniste destructrice de sa valeur.

Incontestablement, depuis la fin de l’étalon-or, toutes les monnaies-papier sont, peu ou prou, rongées par l’érosion monétaire. Chaque jour, elles perdent de leur pouvoir d’achat. Celles qui ne meurent pas brutalement dépérissent à petit feu. Pour cette raison, la mort du dollar est un scénario vraisemblable. Il faut donc le prendre en considération.

Mais, la disparition annoncée du dollar est-elle, aussi proche que ne le croient une multitude d’internautes ? Verra-t-on bientôt l’Améro remplacer le dollar (2) ?

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samedi 9 mai 2009

De la bulle à la dépression : l'analyse de Vernon Smith, Prix Nobel 2002

L'Institut Turgot a sélectionné une série de textes qui, à notre avis, donnent les meilleures analyses à la fois synthétiques et en profondeur des origines de la crise financière et de son déroulement.

Ces textes sont maintenant disponibles en français grâce aux talents de traducteur de notre ami François Guillaumat. Nous les mettrons en ligne sur ce site au cours des semaines qui viennent. Nous commençons par la reprise de l'article publié par le Prix Nobel d'économie 2002 Vernon Smith, en compagnie du Professeur Stephen Gjerstad, dans le Wall Street Journal du 6 avril 2009.

Ce texte est une contribution essentielle à la compréhension des événements que nous avons vécus. Il insiste notamment sur les facteurs particuliers qui permettent d'expliquer pourquoi une bulle comme il en a existé tant d'autres dans l'histoire a, cette fois-ci, dégénéré en mégabulle, et donc en mégacrise.

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Les bulles sont fréquentes dans l'histoire économique et, dans les laboratoires de l'économie expérimentale, il s’en produit dans des conditions dont on pensait – quand on avait commencé à les étudier dans les années 1980 – qu’elles étaient tellement transparentes qu’on ne pourrait pas en observer.

Professeur Vernon Smith, Prix Nobel d'économie 2002Nous autres économistes nous sommes trompés : même lorsque les opérateurs sur un marché connaissent la valeur de l'actif, des bulles se forment de façon prévisible.

Les bulles peuvent apparaître lorsque des agents n’achètent pas de la valeur fondamentale, mais de la tendance ou du momentum. Si les acheteurs de momentum ont plus de liquidités, ils peuvent entretenir une bulle plus longtemps.

Cependant, qu’est-ce qui les déclenche, ces bulles ? Et pourquoi une grande inflation des actifs -comme notre bulle des dot-com - ne porte-t-elle pas atteinte au système financier, tandis que l'autre conduit à son effondrement?

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dimanche 12 avril 2009

Florin Aftalion, le 30 mars 2009 : Le mythe du New Deal

Florin Aftalion à l'Institut TurgotQui a déclaré : « Nous avons essayé de dépenser de l’argent. Nous dépensons plus que nous n’avons jamais dépensé et ça ne marche pas…Nous n’avons jamais tenu nos promesses…Après huit années au pouvoir nous avons autant de chômeurs que lorsque nous avons commencé…Et une dette gigantesque en plus ! » . Réponse : Henry Morgenthau, le secrétaire d'état au Trésor du Président Roosevelt, en 1939. A l'heure où les dirigeants politiques du monde entier replongent avec délices dans les excès d'une politique keynésienne, ils feraient bien de méditer sur cet aveu d'échec de celui qui fut l'un des grands architectes du New Deal américain de l'entre-deux-guerre. Ils pourraient ainsi faire sans doute l'économie de bien des déceptions.

Le 30 mars dernier, le Professeur Florin Aftalion était l'invité de l'Institut Turgot, dans ses locaux du 35 avenue Mac Mahon. Au cours d'une intervention passionnante, très iconoclaste et fort bien documentée, il nous a expliqué que, contrairement à des idées largement répandues, le New Deal du Président Roosevelt, non seulement n'a pas mis fin à la Grande Dépression, mais l'a gravement prolongée.


Les mythes du New Deal
Florin Aftalion : le mythe du New Deal Florin Aftalion : le mythe du New Deal Henri LEPAGE Présentation à l'Institut Turgot le 30 mars 2009

vendredi 27 février 2009

L'illusion des plans de relance

Obama pendant sa conférence de presseLe Président Barack Obama président s’acharne à faire croire que le plan de relance massif de 800 milliards de dollars serait nécessaire "pour éviter la catastrophe".

En fait, lors de sa première conférence de presse à une heure de grande écoute, Obama a prétendu que plus ce serait gros et mieux ça vaudrait, donnant en exemple l’échec des plans de relance au Japon comme une raison d’y aller à fond.

"Nous l’avons vu au Japon dans les années 1990, où ils n'ont pas fait assez vite ni assez résolument", a-t-il avancé.

"Et, ce qui s’est passé, c’est qu’ils ont connu ce qu'on a appelé la décennie perdue, où, pour l'essentiel, l'ensemble des années 90 n’a vu aucune croissance économique de quelque importance."

Obama a raison de citer l'exemple du Japon.

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