Institut Turgot

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Tag - Histoire économique

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lundi 10 novembre 2014

5 novembre 2014 : "Thomas Piketty, le bluff du XXIème siècle" - Conférence Assemblée nationale

Les économistes français sont à l'honneur. Il y a d'abord eu le fantastique succès remporté aux Etats-Unis par le livre de Thomas Piketty : Le capital au XXIème siècle puis, tout récemment, le Prix Nobel d'économie 2014 décerné à Jean Tirole de l'Ecole d'économie de Toulouse. En tant que français, nous ne pouvons certes que nous réjouir de voir certains de nos professeurs ainsi honorés par la communauté internationale. Mais, en tant que libéraux, que devons-nous en penser ?

C'est pour répondre à cette question que l'Institut Turgot a organisé, le mercredi 5 novembre 2014, une première réunion au cours de laquelle les thèses très peu libérales - mais idéologiquement fort influentes - que développe Thomas Piketty dans son livre étaient soumises à la critique de quatre de nos amis : Stéphane Couvreur (de l'Institut Coppet), Henri Lepage, Jean-Marc Daniel (professeur à l'ESCP, directeur de la revue Sociétal) et Alain Madelin.

Ci-dessous, l'enregistrement vidéo de cette rencontre :

Pour télécharger les graphiques auxquels Stéphane Couvreur fait référence dans son exposé, cliquez ici. Par ailleurs voici quelques points de repère pour faciliter le visionnage de la conférence : 1) Stéphane Couvreur (3'50" à 27'), 2) Henri Lepage (27' à 50'), 3) Jean-Marc Daniel (50' à 1h08'), 4) Alain Madelin (1h08 à 1h46').

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jeudi 13 février 2014

Savez-vous vraiment ce qu'est le libéralisme ?

Jacques de Guénin est le fondateur du Cercle Frédéric Bastiat et l'auteur d'un  petit livre "Logique du libéralisme", paru en 2006, qui présente les principes fondamentaux de la pure tradition libérale française, celle de Jean-Baptiste Say. 

Ci-dessous, extrait du dernier bulletin publié par le Cercle Frédéric Bastiat, une présentation du libéralisme qui vaut la peine d'être reprise en raison de sa remarquable concision et de sa clarté.

Je précise tout de suite que je ne vais pas parler de politique : ma brève incursion dans le monde politique m'a appris qu'il n'y a pas de parti complètement libéral, et que la plupart des hommes politiques sont plus prompts à nous forcer à entrer dans le système qu'ils préconisent, à coup de lois et de règlements, plutôt que nous laisser vivre comme nous l'entendons. 

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lundi 10 février 2014

Faut-il vraiment avoir peur de la déflation ?

Guido HulsmannLa baisse récente du taux d'inflation en Europe (0,7 % en 2013) fait resurgir la grande peur de la déflation. Tant les médias que les économistes réagissent comme si toute forme de déflation (baisse du niveau général des prix), même limitée, était par définition une horrible catastrophe. Est-ce vraiment si certain ?

Pour répondre à cette question, il y a exactement trois ans, nous avions publié la traduction (par Jan Laarman) d'un texte du Professeur Guido Hulsmann, initialement paru en anglais sur le site du Mises Institute. Il y démontrait que nos réactions instinctives à la menace de déflation reposent en réalité sur une série de mythes. Le nouveau contexte conjoncturel nous incite à vous proposer de redécouvrir cet excellent texte, certes particulièrement iconoclaste, mais sérieusement argumenté.

La perspective de la déflation hante les élites de nos démocraties occidentales. Il faut reconnaître que d'un point de vue économique leurs craintes sont tout à fait fondées.

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samedi 9 mars 2013

18 février : "La concurrence, y'a que ça de vrai !", conférence d'Henri Lepage

Ce soir-là Henri Lepage était le quatrième orateur invité par Alain Madelin dans le cadre de son grand cycle de conférences organisé autour du thème "Comprendre l'économie pour mieux comprendre le monde".

Thème de la conférence : "Marché et concurrence, les impostures de l'économie mixte". Henri Lepage s'était donné pour objectif : A/ de démontrer l'incapacité fondamentale des hommes de l'Etat et de ceux qui les conseillent à jamais acquérir le savoir, les informations et les connaissances qui leur seraient nécessaires pour avoir la moindre chance de prétendre corriger efficacement les "imperfections et défaillances" de marchés libres; B) de mettre en lumière les effets pervers des lois sur la concurrence et comment elles sont détournées à des fins autres que la protection des consommateurs.

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dimanche 27 janvier 2013

4 décembre 2012 : "Ce qui se voit et ce qui ne se voit pas", conférence d'Alain Madelin

"La grande mutation de notre temps" était le premier thème traité par Alain Madelin dans le cadre de son grand programme de conférences organisé sur le thème "Comprendre l'économie pour mieux comprendre le monde". L'enregistrement de cette séance n'est malheureusement pas disponible.

En revanche, vous avez ci-dessus la vidéo de la seconde conférence d'Alain Madelin dont le titre est "Ce qui se voit et ce qui ne se voit pas" - référence bien évidemment à la célèbre parabole de Frédéric Bastiat.

Ainsi qu'Alain Madelin le souligne dans son introduction, il s'agit de "LA leçon d'économie qu'il ne faut pas manquer". Il passe en revue les grands sophismes économiques dénoncés par Frédéric Bastiat, mais malheureusement toujours à l'oeuvre dans nos sociétés politiques modernes.

mercredi 19 décembre 2012

Réhabiliter la "Loi de Say" et comprendre pourquoi le marasme économique persiste

Olivier Braun nous invite à redécouvrir la "Loi de Say", l'une des plus grandes contributions françaises à la théorie économique qui, pour les manuels, n'est plus que la relique dépassée d'un enseignement depuis longtemps révolu.

Il s'agit au contraire d'un concept qui - comme l'illustrent a contrario les propos caricaturaux d'un Montebourg - reste aujourd'hui encore essentiel pour mieux comprendre et expliquer les raisons profondes de la persistance du marasme économique. 

Les dirigeants politiques, dès lors qu'ils sont soucieux du bien commun et de la prospérité de leurs compatriotes, ne sauraient méconnaître les principes fondamentaux de la science économique. Car alors, « s'ils manquent d'en tirer le meilleur parti, s'ils méconnaissent ses enseignements et ses avertissements, ce n'est pas la science économique qu'ils annuleront ; c'est la société et le genre humain qu'ils fouleront aux pieds. »1

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mardi 7 février 2012

Front populaire : l'éternel retour du "mythe"

Yves MontenayDimanche 22 Janvier, François Hollande était-il vraiment porté par le grand "souffle" du Front Populaire, comme l'ont écrit les commentateurs ? Yves Montenay en profite pour rétablir certaines vérités oubliées de ce qui est en réalité un "mythe".

Pourquoi parler de "mythe" ? Les "avancées" du Front populaire ont effectivement existé, nous l'avons tous appris à l'école et, depuis, d'innombrables événements politiques, films et récits nous y ont replongés. Mais on ne nous a pas appris le plus important !

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mercredi 24 août 2011

Emeutes frumentaires et libre commerce des grains : retour sur l'expérience Turgot (1774-1776)

Anne Robert Turgot"Il n'y a pas de meilleur moyen de susciter une pénurie que de promulguer des ordonnances publiques destinées à les prévenir" (Turgot, dans une lettre adressée aux élus des Etats de Bourgogne, 18 avril 1775).

En ces temps de retour des pénuries alimentaires et de flambée des prix mondiaux, le lecteur fera sans difficulté la transposition entre les exemples que l'actualité nous a apporté au cours des dernières années (notamment dans les pays émergents) et l'analyse que l'excellent historien américain, Hilton Root, dans un livre paru en 1994, donne des événements et des politiques qui ont marqué le règne de Louis XVI à la veille de la révolution.

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dimanche 20 mars 2011

Vers une « protestantisation » de l’islam ?

En posant cette question - qui surprendra et indignera peut-être certains protestants - je veux dire : "ce qui s'est passé en Occident à l'époque de la Renaissance peut-il nous aider à comprendre l'islam d'aujourd'hui et ses évolutions possibles ?"

Jusqu'à la Renaissance, les monde européen et musulman étaient comparables à plusieurs titres, notamment celui du développement technique, économique, éducationnel et par leur même imprégnation de la vie sociale par la religion.

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jeudi 24 février 2011

Les faillites d'États, une constante dans l'histoire

Guillaume VuillemeyLongtemps, un refrain que l'on ne questionnait qu'à mots couverts a bercé l'Europe : les États, ressassait-on, ne peuvent faire faillite.

La succession des crises des finances publiques (Islande, Grèce, Irlande, Portugal) a brutalement jeté bas ce dogme. Mais l'analyse, pour être complète, mérite d'être poursuivie plus avant.

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mercredi 19 janvier 2011

Histoire économique : le piètre bilan des banques centrales

Guillaume VuillemeyIncontestablement, les banques centrales comptent parmi les gagnants de la crise.

Malgré les critiques lancées contre elles, leur poids dans l'économie s'est considérablement renforcé.

Un chiffre suffit : depuis 2008, le bilan de la réserve fédérale américaine (Fed) a augmenté de 1500 milliards de dollars, alors même que se multipliaient les critiques quant à son rôle dans le gonflement d'une bulle immobilière au début des années 2000.

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samedi 15 janvier 2011

Faut-il avoir peur de la déflation ?

Guido HulsmannTraduit par Jan Laarman, reprise d'un texte iconoclaste – mais sérieusement argumenté - de Guido Hulsmann initialement publié en anglais sur le site du Mises Institute. Nos réactions instinctives à la menace de déflation reposent en réalité sur une série de mythes inflationnistes. Trait_html_691a601b.jpg

La perspective de la déflation hante les élites de nos démocraties occidentales. Il faut reconnaître que d'un point de vue économique leurs craintes sont tout à fait fondées.

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mardi 21 décembre 2010

le 4 novembre 2010 : Florin Aftalion présente son livre "L'autre Jérusalem"

"L'autre Jérusalem" est le titre de son dernier livre que Florin Aftalion est venu présenter lors d'une réunion à l'Institut Turgot, le jeudi 4 novembre 2010.

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Un incident technique a fait que les dix premières minutes de cette réunion ne sont pas sur la vidéo. Elles ont cependant été enregistrées en audio. Vous pouvez les écouter en cliquant sur la barre d'écoute ci-dessous

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lundi 20 décembre 2010

Frédéric Passy (1909 ) : "Ce n'est pas l'Etat qui fait la monnaie"

Frédéric PassyExcellente initiative de notre ami Stéphane Couvreur qui vient de mettre sur internet un texte peu connu de Frédéric Passy sur le rôle de l'Etat dans la monnaie et le crédit qui date de 1909 : "Histoire d'une pièce de cinq francs et d'une feuille de papier".

Ci-dessous quelques courtes citations extraites de cet écrit pour vous inciter à en retrouver l'intégralité sur le nouveau site de l'Institut Coppet que vient de fonder Damien Theillier. Trait_html_691a601b.jpg

Les biens matériels, les biens intellectuels, les biens moraux eux-mêmes – ne croissent, en quelque sorte, que par la communauté des efforts et la communauté des résultats.

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mercredi 1 décembre 2010

Les banques centrales comme source d'instabilité financière

George SelginCe texte est en un sens la continuation de l'intervention de George Selgin au séminaire monétaire de l'Institut Turgot le 31 mai 2010. Après sa mise au point sur les origines de la banque moderne, Selgin dénonce le mythe historiographique de l'utilité des banques centrales. Trait_html_691a601b.jpg

La crise financière illustre la double nature "à la Dr Jekyll et Mr Hyde" des banques centrales.

Elle fait apparaître simultanément notre dépendance absolue vis-à-vis de la banque centrale comme moyen d’assurer un flux continu de crédit à l’issue d’une crise financière, et en même temps la capacité de cette institution à alimenter les booms financiers qui seuls sont réellement responsables de l'occurence des crises

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dimanche 4 juillet 2010

"Incentives matter !" Arthur Laffer explique pourquoi la crise économique va rebondir en 2011.

Arthur Laffer Dans un éditorial du Wall Street Journal, l'ancien gourou de la Reaganomics rappelle que tous les impôts américains vont augmenter au 1er Janvier prochain. Il en résultera une "récession dans la récession". Voici un extrait de son texte, traduit par François Guillaumat. Trait_html_691a601b.jpg

Le 1 janvier 2011 à quelques jours près, les impôts de l'état fédéral, des états fédérés et les taxes locales sont censés augmenter très fortement. C'est à cette date-là qu'expirent les réductions d'impôt du Président George W. Bush.

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mercredi 17 mars 2010

Remède à la morosité : hommage à Jacques Marseille

Le Professeur Jacques MarseilleJacques Marseille était historien : il observa la France contemporaine sans complaisance, avec le recul qu’impose la méthode historique.

Sa rigueur, toujours fondée sur l’observation des faits concrets, en fit un homme à part : son regard malicieux dissimulait un souci de la précision, du détail et du fond caractéristique des vrais savants.

Ce fut aussi un pédagogue, un maître aussi exigeant pour les autres que pour lui-même. Et un chroniqueur engagé, ce qualificatif flatteur que l’on associa justement à Raymond Aron. Ses chroniques, comme ses interventions télévisées, contribuaient depuis six ans au débat public autour de questions que peu acceptent d’aborder en face : son essai « La Guerre des deux France » (1) fut, à cet égard, une pièce maîtresse. Il illustra concrètement les travers de notre vie sociale et mit en évidence les actions qui pourraient curer certains de nos maux les plus graves.

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jeudi 22 octobre 2009

Ne confondez pas le capitalisme libéral avec le capitalisme "à la Davos" !

Michael Miller de l'Acton InstituteSi nous devions aujourd'hui décerner un prix pour le meilleur article sur le capitalisme écrit à l'occasion de la crise, c'est sans aucun doute à Michael Miller, auteur de "Davos Capitalism: Adam Smith's Nightmare", paru sur le site de l'Acton Institute, le 25 mars dernier, que nous l'attribuerions. Trait_html_691a601b.jpg Dans « La Richesse des Nations », Adam Smith lançait cet avertissement : «  les gens du même métier se réunissent rarement, même pour s’amuser et se divertir, sans que la conversation se termine par une conspiration contre le public ou par quelque procédé visant à faire monter les prix ».

Les manigances des dirigeants d’entreprise au cours de l’année dernière, qui ont provoqué une grave perte de confiance dans les marchés et à des appels à davantage d’intervention étatique, montrent malheureusement qu’Adam Smith avait raison. Malheureusement, le problème va plus loi que Fannie Mae, Freddie Mac, Merrill Lynch, AIG ou toute société qui aurait fait la une des journaux.

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vendredi 16 octobre 2009

Les indices du malheur : une occasion de revenir au réel

Steve HankeDans le sillage de la panique de 2008, la recherche des coupables est devenue à la mode. D’après certains éléments de gauche de la classe qui monopolise la parole, ce seraient le libéralisme, le capitalisme, les spéculateurs, qui auraient provoqué la crise économique.

Aux États-Unis, force politiciens ont enfourché ce dada-là. Le député Barney Frank, président haut en couleur de la puissante Commission des Services financiers à la Chambre des Représentants, s'exprimait de la sorte :

"C'est la fin de l’époque du laisser-faire extrême, du refus des impôts et de la réglementation. Ça s’est complètement évaporé."

Les éditorialistes sont également entrés en action. Par exemple Paul Krugman, chroniqueur du New York Times, a écrit:

"Car plus on se penche sur les origines de la catastrophe actuelle, plus il devient clair que le mauvais tournant - celui qui a rendu la crise inévitable – s’est produit au début des années 1980, pendant les années Reagan."

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mardi 6 octobre 2009

Dépression ou pas dépression ? Arthur Laffer lance un avertissement

Arthur Laffer Arthur Laffer, le grand gourou de l'économie reaganienne, est de retour avec un article paru dans le Wall Street Journal du 22 septembre 2009 sous le titre : "Taxes, Depression, and Our Current Trouble" .

Arthur Laffer revient sur l'histoire de la Dépression pour nous avertir que, en dépit de tous les gigantesques plans de relance mis en place, et n'en déplaise à Ben Bernanke, le grand spécialiste universitaire de la crise, nous ne pouvons pas encore définitivement exclure le pire.

Sa grande crainte est qu'un nouveau mouvement généralisé de hausse des prélèvements fiscaux, fût-ce de manière subreptice, ne vienne casser le processus de reprise et entretenir la crise, comme ce fut le cas dans les années trente. Trait_html_691a601b.jpg

Les années 1930 sont devenues la seule référence historique de la politique monétaire aujourd'hui. Au cours des 12 derniers mois, la Réserve fédérale a plus que doublé la base monétaire (les réserves des banques plus la monnaie manuelle en circulation).

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lundi 31 août 2009

Sortie de crise (2) : le dollar, chronique d'une mort annoncée

Gilles DryancourDans un premier papier, nous avons commencé l’examen critique de plusieurs scénarios de sortie de crise. Nous avions concentré nos analyses sur ce que nous considérions comme les scénarios les moins probables. Ce mois-ci nous poursuivrons cet exercice en nous focalisant sur la rumeur grandissante de la mort imminente du dollar (1).

Apparemment, cette rumeur est nourrie par la crise et la crainte que la politique de relance ne finisse par entraîner la devise américaine dans une spirale inflationniste destructrice de sa valeur.

Incontestablement, depuis la fin de l’étalon-or, toutes les monnaies-papier sont, peu ou prou, rongées par l’érosion monétaire. Chaque jour, elles perdent de leur pouvoir d’achat. Celles qui ne meurent pas brutalement dépérissent à petit feu. Pour cette raison, la mort du dollar est un scénario vraisemblable. Il faut donc le prendre en considération.

Mais, la disparition annoncée du dollar est-elle, aussi proche que ne le croient une multitude d’internautes ? Verra-t-on bientôt l’Améro remplacer le dollar (2) ?

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samedi 9 mai 2009

De la bulle à la dépression : l'analyse de Vernon Smith, Prix Nobel 2002

L'Institut Turgot a sélectionné une série de textes qui, à notre avis, donnent les meilleures analyses à la fois synthétiques et en profondeur des origines de la crise financière et de son déroulement.

Ces textes sont maintenant disponibles en français grâce aux talents de traducteur de notre ami François Guillaumat. Nous les mettrons en ligne sur ce site au cours des semaines qui viennent. Nous commençons par la reprise de l'article publié par le Prix Nobel d'économie 2002 Vernon Smith, en compagnie du Professeur Stephen Gjerstad, dans le Wall Street Journal du 6 avril 2009.

Ce texte est une contribution essentielle à la compréhension des événements que nous avons vécus. Il insiste notamment sur les facteurs particuliers qui permettent d'expliquer pourquoi une bulle comme il en a existé tant d'autres dans l'histoire a, cette fois-ci, dégénéré en mégabulle, et donc en mégacrise.

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Les bulles sont fréquentes dans l'histoire économique et, dans les laboratoires de l'économie expérimentale, il s’en produit dans des conditions dont on pensait – quand on avait commencé à les étudier dans les années 1980 – qu’elles étaient tellement transparentes qu’on ne pourrait pas en observer.

Professeur Vernon Smith, Prix Nobel d'économie 2002Nous autres économistes nous sommes trompés : même lorsque les opérateurs sur un marché connaissent la valeur de l'actif, des bulles se forment de façon prévisible.

Les bulles peuvent apparaître lorsque des agents n’achètent pas de la valeur fondamentale, mais de la tendance ou du momentum. Si les acheteurs de momentum ont plus de liquidités, ils peuvent entretenir une bulle plus longtemps.

Cependant, qu’est-ce qui les déclenche, ces bulles ? Et pourquoi une grande inflation des actifs -comme notre bulle des dot-com - ne porte-t-elle pas atteinte au système financier, tandis que l'autre conduit à son effondrement?

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dimanche 12 avril 2009

Florin Aftalion, le 30 mars 2009 : Le mythe du New Deal

Florin Aftalion à l'Institut TurgotQui a déclaré : « Nous avons essayé de dépenser de l’argent. Nous dépensons plus que nous n’avons jamais dépensé et ça ne marche pas…Nous n’avons jamais tenu nos promesses…Après huit années au pouvoir nous avons autant de chômeurs que lorsque nous avons commencé…Et une dette gigantesque en plus ! » . Réponse : Henry Morgenthau, le secrétaire d'état au Trésor du Président Roosevelt, en 1939. A l'heure où les dirigeants politiques du monde entier replongent avec délices dans les excès d'une politique keynésienne, ils feraient bien de méditer sur cet aveu d'échec de celui qui fut l'un des grands architectes du New Deal américain de l'entre-deux-guerre. Ils pourraient ainsi faire sans doute l'économie de bien des déceptions.

Le 30 mars dernier, le Professeur Florin Aftalion était l'invité de l'Institut Turgot, dans ses locaux du 35 avenue Mac Mahon. Au cours d'une intervention passionnante, très iconoclaste et fort bien documentée, il nous a expliqué que, contrairement à des idées largement répandues, le New Deal du Président Roosevelt, non seulement n'a pas mis fin à la Grande Dépression, mais l'a gravement prolongée.


Les mythes du New Deal
Florin Aftalion : le mythe du New Deal Florin Aftalion : le mythe du New Deal Henri LEPAGE Présentation à l'Institut Turgot le 30 mars 2009

vendredi 27 février 2009

L'illusion des plans de relance

Obama pendant sa conférence de presseLe Président Barack Obama président s’acharne à faire croire que le plan de relance massif de 800 milliards de dollars serait nécessaire "pour éviter la catastrophe".

En fait, lors de sa première conférence de presse à une heure de grande écoute, Obama a prétendu que plus ce serait gros et mieux ça vaudrait, donnant en exemple l’échec des plans de relance au Japon comme une raison d’y aller à fond.

"Nous l’avons vu au Japon dans les années 1990, où ils n'ont pas fait assez vite ni assez résolument", a-t-il avancé.

"Et, ce qui s’est passé, c’est qu’ils ont connu ce qu'on a appelé la décennie perdue, où, pour l'essentiel, l'ensemble des années 90 n’a vu aucune croissance économique de quelque importance."

Obama a raison de citer l'exemple du Japon.

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