Institut Turgot

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mercredi 6 février 2013

Intégration européenne : le faux-argument de la gouvernance économique

Daniel GrosAprès avoir rappelé qu'il est plus important de parachever la mise en place d'un véritable marché unique des services bancaires et financiers (voir ici) que de se lancer dans une nouvelle aventure d'intégration fiscale et budgétaire, Daniel Gros, dans un autre texte publié par le CEPS, démontre que l'idée selon laquelle la survie de notre modèle social justifierait l'instauration d'une gouvernance économique européenne est fondée, elle aussi, sur de faux arguments.

Lors de toutes ces réunion de très haut niveau qui réunissent les élites de l'Union européenne à Bruxelles, l'un des commentaires récurrents que l'on entend le plus fréquemment se présente ainsi :

Lire la suite...

mercredi 27 juin 2012

Entreprises : à quoi correspondent les grosses rémunérations des PDG ?

L'une des premières décisions du gouvernement socialiste a été d'annoncer le plafonnement des salaires des PDG des entreprises du secteur public. Cette initiative a incité Bertrand Lemennicier à actualiser une étude économique sur la rémunération des patrons qu'il avait affiché sur son site en 2008. 

Il explique en détail à quoi correspond le système de rémunération des dirigeants de grandes entreprises. Une bonne (et longue) leçon d'économie sur un sujet très largement méconnu.

La presse française s’est, à l'époque, scandalisée de la rémunération de J.M.Messier (J2M), ex-PDG de Vivendi Universal, qui gagnait des sommes hors du commun au moment même où l’entreprise voyait les cours de ses actions baisser de moitié. Cette rémunération semblait alors totalement déconnectée des performances de l’entreprise.

Lire la suite...

jeudi 17 novembre 2011

En économie, le Vatican ne fait pas de miracles...

Me Patrick SimonNous sommes désormais 7 milliards d'habitants sur terre. C'est un bébé né aux Philippines qui vient de marquer ce chiffre.

Contrairement aux malthusiens je fais partie de ceux qui se réjouissent de l'accroissement de la population que les catastrophistes ou autres clubs de Rome avaient depuis deux siècles annoncé comme une calamité. Les faits leur ont donné tort car le génie créatif humain a trouvé des solutions.

Lire la suite...

jeudi 18 août 2011

Après la crise, l'effondrement... Comment en sortir ? Réponse à Alain Minc

Patrick de CasanoveOn nous a rebattu les oreilles sur la responsabilité des financiers et des banquiers dans la crise financière, exonérant l'Etat de toute responsabilité. C'est "ce qu'on voit".

Pourtant, le principal coupable, c'est bien lui. Par ses réglementations il a perverti les lois du marché, et permis des choses naturellement inconcevables sans sanction immédiate du dit marché. C'est "ce qu'on ne voit pas".

Lire la suite...

lundi 15 février 2010

Organisation Mondiale de l’Environnement : danger !

Jean-Michel BélouveLe GIEC se porte mal, c’est une évidence. Qu’il ait failli dans sa mission parait une évidence, et son obstination à imposer des vérités que des observations et des études de plus en plus nombreuses réfutent mène à un constat : celui du formidable gâchis d’argent, de talent et d’un temps pendant lequel la science climatique a eu le plus grand mal à progresser.

Pourtant, c’est cet échec même qui peut relancer les dirigeants et les hommes d’influence planétaire dans leur stratégie d’organisation mondiale centralisée, qui s’appuyait, jusqu’alors, sur les angoisses populaires suscitées par la menace climatique.

Aujourd’hui, la menace semble devenue inopérante. Pourtant, les champions de la gouvernance mondiale ne désarment pas, et, parmi eux, Nicolas Sarkozy fait preuve d’un activisme inlassable.

Lire la suite...

vendredi 5 février 2010

La plus grande singularité de l'affaire Proglio

Antoine Jeancourt-Galignani Que Monsieur Proglio ait conçu et défendu ce montage de la double présidence n’est pas vraiment surprenant. On en voit bien les motivations. Peut être ces étranges synergies ou projets communs. Mais on en voit mal la substance, et au surplus la double présidence les entraverait plus qu’elle ne les faciliterait.

Mais l’abondement de la rémunération, la conservation d’une base arrière sure en cas de virage politique, le souci d’éviter au successeur la tentation habituelle du coup de paille de fer sur les comptes sont assez de justifications.

Que le Prince ait accepté et imposé ce montage peut davantage étonner quand on songe au préjudice que l’affaire va lui causer.

Lire la suite...

mardi 26 janvier 2010

De la crise systémique à l'erreur systémique (2) : le syndrôme de l'Ile de Pâques, ou l'illusion d'une gouvernance mondiale.

Guillaume Trémeau Voici le deuxième volet de la réflexion de Guillaume Trémeau sur les risques systémiques. Trait_html_691a601b.jpg

« Penser c’est comparer » disait André Malraux. Pour bien étudier et comprendre un système complexe ne faut-il pas privilégier la diversité des approches plutôt que de tenter d’uniformiser celle-ci ?

En comparant les résultat de son voisin avec les nôtres on peut progressivement sélectionner les bonnes options et rejeter les mauvaises.

Mais si l’on ne peut plus comparer, on ne pense plus et on prend le grand risque de se tromper, tous ensemble, comme les habitants de l’île de Pâques.

Lire la suite...

dimanche 12 juillet 2009

Une autre fausse bonne idée : réglementer le salaire des dirigeants

Henri Lepage lors d'unséminaire TurgotLe coup est parti. Le député UMP Philippe Houillon, rapporteur de la mission sur les nouvelles réglementations économiques, a présenté seize propositions pour encadrer les rémunérations des chefs d'entreprises. De son côté, Hervé Novelli, secrétaire d'état aux PME, au commerce et au tourisme, vient de se déclarer pour une limitation 'provisoire' des salaires des dirigeants (dans un entretien vidéo publié sur le site du Figaro).

Que faut-il en penser ? En ces temps de crise, il peut paraître choquant de voir par exemple s'envoler à nouveau les rémunérations et les bonis offerts à certains banquiers et financiers que la presse cloue depuis des mois au pilori, en les désignant comme les principaux responsables des événements. Il n'en reste pas moins qu'indépendamment de tout jugement éthique sur le niveau de ces rémunérations, une telle politique n'est en réalité dans l'intérêt de personne. Certainement pas de ceux qui se sentent si petits en regard de ces énormes sommes dont la presse s'efforce chaque jour de nous révéler les secrets. Une fois de plus, il ne s'agit que d'une de ces fausses bonnes idées dont nos dirigeants politiques sont désormais si friands. Une de ces fausses bonnes idées dont les conséquences vont régulièrement à l'encontre des objectifs recherchés.

Lire la suite...