Au G20 de Londres, il n'y a pas eu de big-bang de la refondation du capitalisme, mais une moralisation et quelques aménagements. Pourtant, ce sont bien les régulations et les interventions toxiques des États et des banques centrales qui ont généré et amplifié la crise et non la folie de marchés laissés à une soi-disant "autorégulation". Aux réglementations tatillonnes il faut préférer des principes de responsabilité plus clairs. Si des banques sont trop grosses pour faire faillite, il faut en limiter la taille ou les métiers.
Le big-bang de la refondation du capitalisme a fait pschitt. Certes, en imposant l'enjeu de la lutte contre les paradis fiscaux — qui ne sont pourtant pour rien dans la crise financière —, les dirigeants du G20 réunis à Londres ont pu montrer à l'opinion qu'ils étaient déterminés à « moraliser » le capitalisme. Mais le paquet réglementaire du G20 se limite à quelques aménagements de bon sens.
Il est vrai que la prudence s'impose, tant la responsabilité des régulateurs et des superviseurs est grande dans cette crisebanques sont trop grosses pour faire faillite, il faut en limiter la taille ou les métiers.