Institut Turgot

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mercredi 9 février 2011

Plaidoyer pour les spéculateurs

Alain MadelinLa flambée des cours des matières premières est à l’ordre du jour du G20.

La préoccupation est légitime. En revanche, l’acte d’accusation contre la spéculation dressé par notre président de la République est des plus discutables. Il confond les effets et les causes.

Les marchés à terme ne sont pas à l’origine de la volatilité et c’est justement parce que les prix des matières premières varient fortement que l’on a des marchés à terme.

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mercredi 29 avril 2009

Faut-il réglementer les rémunérations des grands patrons ?

Victoria Curzon-PricePour analyser correctement la crise économique qui nous frappe, afin de concevoir des réglementations pour éviter qu’elle ne se répète, il faut impérativement distinguer les causes de la maladie de ses symptômes. Actuellement, nous courrons un grand risque de les confondre et d’adopter des remèdes inappropriés, voire nocifs. Tel est le cas, il me semble, du durcissement de la réglementation en matière de salaires actuellement en discussion devant de nombreux parlements.

Très brièvement, les causes du désastre financier actuel sont à chercher auprès de la politique monétaire laxiste de Mr. Alan Greenspan, poursuivie sans interruption depuis sa nomination en 1987 jusqu’en décembre 2005, mais qui a pris une tournure particulièrement vertigineuse après le 11 septembre 2001. Quatre années de taux d’intérêt réels négatifs, un torrent de dollars et un multiplicateur bancaire incompressible soutenu par la fameuse « exubérance irrationnelle » des marchés (le terme même de son instigateur !) a eu raison de la prudence normale des banquiers, mais a surtout détruit la « vérité des prix » sur tous les marchés.

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mercredi 22 avril 2009

G20 : attention aux réglementations toxiques

Alain MadelinAu G20 de Londres, il n'y a pas eu de big-bang de la refondation du capitalisme, mais une moralisation et quelques aménagements. Pourtant, ce sont bien les régulations et les interventions toxiques des États et des banques centrales qui ont généré et amplifié la crise et non la folie de marchés laissés à une soi-disant "autorégulation". Aux réglementations tatillonnes il faut préférer des principes de responsabilité plus clairs. Si des banques sont trop grosses pour faire faillite, il faut en limiter la taille ou les métiers.

Le big-bang de la refondation du capitalisme a fait pschitt. Certes, en imposant l'enjeu de la lutte contre les paradis fiscaux — qui ne sont pourtant pour rien dans la crise financière —, les dirigeants du G20 réunis à Londres ont pu montrer à l'opinion qu'ils étaient déterminés à « moraliser » le capitalisme. Mais le paquet réglementaire du G20 se limite à quelques aménagements de bon sens.

Il est vrai que la prudence s'impose, tant la responsabilité des régulateurs et des superviseurs est grande dans cette crisebanques sont trop grosses pour faire faillite, il faut en limiter la taille ou les métiers.

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mercredi 8 avril 2009

Le G20 : printemps du droit international ?

François EwaldLondres (G 20), Strasbourg (Sommet de l’Otan), Prague (Conseil de l’Europe), dans ces trois capitales de la vieille Europe la mondialisation a pris un nouveau sens. L’euphorie qui s’est emparée des chefs d’Etats témoigne de ce qu’ils ont été eux-mêmes surpris de ce qu’ils ont découvert comme devant former le cadre de leur coopération commune future. Que s’est-il donc passé qu’ils n’avaient eux-mêmes anticipé ?

La mondialisation a changé de statut : elle est passée d’un état de fait, brutal, dérégulé, égoïste, violent, parfois sanglant, - un peu à l’instar de l’état de nature des philosophes politiques - , à celui d’état de droit, promesse de nouveaux jeux coopératifs.

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