L'attribution du Prix Nobel d'économie 2009 à Elinor Ostrom et Oliver Williamson a donné lieu à des interprétations contestables.
Par exemple, Michel Rocard, dans un éditorial de Libération, n'hésite par à faire d'Elinor Ostrom une sorte de prophétesse de l'autogestion. De même, selon un article du Wall Street Journal, la caractéristique de la décision du jury de Stockholm serait de renvoyer dos à dos le marché et l'Etat, et de proposer une sorte de "troisième voie" scientifique.
Comment doit-on juger l'apport de ces deux lauréats à la pensée économique et politique contemporaine ? Cette question sera le thème d'une réunion organisée le 2 décembre prochain à l'Institut Turgot. Pour préparer cette rencontre, et redresser la vérité, vous trouverez ci-dessous la traduction de deux commentaires publiés par David Henderson et Mario Rizzo en réaction à l'annonce du Prix Nobel.
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Mario Rizzo : "Elinor Ostrom et la pertinence de l'économie politique"
Les travaux d'Elinor Ostrom, première femme à recevoir le Prix Nobel d'économie, ne sont pas très connus des économistes. En fait, je me risquerais à supposer qu’avant l’annonce de son prix hier matin, la plupart des économistes n'en avaient pas entendu parler.
Profitant de la crise actuelle pour exciter les penchants anti-capitalistes d'une partie de l'opinion, nos gouvernements, au niveau national, ou mondial, prétendent prendre des mesures visant à "réformer" le système financier, et à le rendre plus "moral".
Si nous devions aujourd'hui décerner un prix pour le meilleur article sur le capitalisme écrit à l'occasion de la crise, c'est sans aucun doute à 

exposés se sont révélés tout à fait passionnants. Ils ont révélé à quel point est grand le besoin, dans notre pays, de faire un énorme effort pédagogique pour aider nos concitoyens à "redécouvrir le droit". L'institut Turgot essaiera d'y contribuer en programmant dans l'année plusieurs réunions et conférences consacrées à ce thème.