Si au moins il avait été énoncé qu'il s'agissait de lutter contre la pollution des villes, et que les transports en commun étaient réellement au niveau (comme ils le sont dans les pays ayant promulgué cette taxe) cette exigence apparaîtrait moins idéologique, plus objective, et l'on arriverait à trouver le moyen de taxer autrement (comme faire payer un péage pour les non résidents) sauf qu'il n'en est rien.
Bien au contraire, il est asséné que l'on doit changer impérativement de comportement, séance tenante, même si à Paris, à Marseille, des grèves à répétition empêchent le bon fonctionnement des transports en commun, même si une famille faisant ses courses, partant en w.e, en vacances, trouve moins stressant (et donc plus économique d'un point de vue santé...) de prendre la voiture.
Rien à faire, il faut, (sollen) c'est un ordre venu de la sainte science, obéir, sous peine de voir la Terre "frire" (dixit Rocard) d'ici 2 à 400 ans (admirez la précision) et ce sur la base de considérations "scientifiques" dignes de l'époque de Lyssenko qui niait la transmission héréditaire des gènes (et fut défendu par de nombreux savants russes et...français) ou mieux encore de tous ces savants du milieu du 19ème siècle qui soutenaient qu'à plus de 100 Km heure les poumons explosaient, sans parler du cerveau.
Notre modèle social nous protégerait mieux que les autres face à la crise. Les tenants de l’économiquement correct ont réussi à faire croire qu’on n’était pas si mal que ça dans une France étatisée et bureaucratisée. Le grand argument : nous avons des fonctionnaires en grand nombre, c’est autant de chômeurs en moins, nous avons beaucoup de dépenses publiques et de revenus de redistribution, donc la consommation se maintient à un haut niveau et joue un rôle de volant d’inertie. Un article paru dans « The Economist » laisse entendre que les Anglais nous envient notre système social.
Dans ce second papier, nous concentrerons nos analyses sur les motivations qui conduisent les hommes de gouvernement à mettre en place des plans de relance inspirés du New Deal. En effet, l’analyse des données historiques montre que les mesures adoptées par Roosevelt n’ont pas donné les résultats espérés (1).