Institut Turgot

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jeudi 1 septembre 2011

La « règle d’or », une niaiserie ?

Drieu.jpgDans son essai fondateur "L’homme versus l’État", publié en 1884, Herbert Spencer considérait que, de même qu’il avait fallu apporter des limites aux prérogatives royales, la grande question des démocraties modernes serait celle des limites à apporter aux majorités parlementaires

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jeudi 18 août 2011

Après la crise, l'effondrement... Comment en sortir ? Réponse à Alain Minc

Patrick de CasanoveOn nous a rebattu les oreilles sur la responsabilité des financiers et des banquiers dans la crise financière, exonérant l'Etat de toute responsabilité. C'est "ce qu'on voit".

Pourtant, le principal coupable, c'est bien lui. Par ses réglementations il a perverti les lois du marché, et permis des choses naturellement inconcevables sans sanction immédiate du dit marché. C'est "ce qu'on ne voit pas".

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mercredi 27 juillet 2011

Euro : les données cachées de l'accord du 21 juillet

Gilles DryancourFaut-il, comme les dirigeants de l’Euroland, se réjouir du nouveau plan, adopté à Bruxelles le 21 juillet, pour sauver l’euro ?

Proclamer qu’il apporte une solution définitive à la crise de la dette publique en Europe ?

Au regard des décisions prises, cette annonce nous semble pour le moins prématurée.

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vendredi 27 mai 2011

10 mai 2011 : troisième réunion de l' "Observatoire du Droit et des Libertés individuelles", à l'Assemblée nationale

Pour la troisième année consécutive l'Institut Turgot a demandé à nos trois amis avocats, Jean-Philippe Delsol, Jean-Philippe Feldman et Patrick Simon, de présenter une sorte d'état des lieux des avancées et reculs de l'Etat de droit en France, au cours de l'année écoulée.

Le premier intervenant était Me Jean-Philippe Delsol qui, en s'appuyant sur plusieurs exemples d'actualité, nous a parlé de l'aggravation de l'insécurité fiscale dans ce pays.

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vendredi 20 mai 2011

La fin du Père Noël et le retour de Robin des Bois

Alain Madelin à l'Institut TurgotLe personnage central de la vie politique et des campagnes électorales a longtemps été le Père Noël. Hélas, la croyance au Père Noël se liquide d’elle-même avec le temps, la disette budgétaire et le concours malicieux des agences de notation.

Un nouveau personnage tout aussi populaire s’avance au centre de la scène politique : Robin des bois.

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dimanche 8 mai 2011

Un revenu minimum garanti pour tous les Français ?

Alain Madelin à l'Institut TurgotAu banc d’essai des propositions de la campagne présidentielle, le « revenu citoyen » proposé par Dominique de Villepin mérite d’être testé.

A savoir, un revenu garanti pour tout Français sans ressources et dégressif jusqu’à 1 500€ pour les faibles revenus.

Les observateurs n’ont guère été tendres avec cette proposition.

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vendredi 11 mars 2011

Réforme fiscale : le leçon qui nous vient de loin

Eric Ng Pin CheunLe court texte qui suit est extrait d'un livre - "A contre courant" - écrit par un Mauricien (Eric Ng Ping Cheun, diplômé de l'Université d'Aix en Provence) pour des lecteurs de l'ile Maurice. Mais, sauf quelques références spécifiques à la situation de ce pays lointain, il conviendrait tout aussi bien à un public français.

Son chapitre "Pour un impôt négatif" contient en peu de pages bien plus de sagesse que nous n'en entendons régulièrement autour de nous à propos de la fiscalité et de sa nécessaire réforme.

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mercredi 2 mars 2011

Réforme fiscale : le paradoxe Piketty

Nicolas LecaussinFaire payer les riches : c’est la recommandation peu originale de Thomas Piketty, conseiller économique du Parti Socialiste.

Plus original : il propose aux internautes de voir ce qui se passe quand ils introduisent divers degrés de progressivité.

Nicolas Lecaussin a utilisé la « machine de Piketty » en choisissant le degré zéro (flat tax, impôt à taux unique). Surprise : la Flat Tax rapporterait plus à l’Etat !

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lundi 28 février 2011

Un même impôt pour les revenus du capital et du travail ? Absurde !

Alain Madelin à l'Institut TurgotOn savait l’idée populaire chez les socialistes, voici qu’elle gagne les rangs d’une majorité en recherche désespérée de nouvelles recettes fiscales.

L’idée suscite d’autant plus la tentation que les écarts d’imposition entre revenus du travail et revenus du capital font que l’impôt des plus riches apparaît en fait comme dégressif compte tenu de la part plus importante pour eux des revenus du capital (et aussi de l’existence de multiples niches fiscales).

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vendredi 25 février 2011

Comment réduire la pression fiscale ?

André Teissier du CrosLa pression fiscale est théoriquement le ratio de tous les prélèvements obligatoires (impôts, taxes, charges sociales…) au Produit Intérieur Brut (PIB).

Elle varie suivant les pays développés entre 35 et 52%, la France figurant haut sur la liste, mais pas aussi haut que la Suède par exemple.

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lundi 21 février 2011

Contre le totalitarisme fiscal...

Thomas Piketty (1) est socialiste, il a été le conseiller économique de Ségolène Royal, et il est membre actif du PS.

Qu’il prône le socialisme, rien de plus naturel. Le problème est que l’opération à grande échelle qu’il vient de lancer par un livre et un site Internet, qui visent à donner des justifications pseudo-scientifiques à une « révolution fiscale », entendez par-là à une nouvelle et drastique augmentation générale des impôts, suscite des réactions favorables jusque dans l’actuelle majorité. 

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mercredi 12 janvier 2011

Productivités, compétitivité, fiscalité : où en est exactement l'économie française ?

Guillaume Trémeau Un de mes amis économiste m’a fait récemment parvenir un comparatif de la productivité horaire de 33 pays (1).

On y voit que la France ne se comporte pas trop mal : elle est en sixième place, juste devant l’Allemagne et seulement deux places derrière les Etats-Unis (4ème).

Ce classement laisse néanmoins rêveur car il nous fait croire que l’économie française serait l’une des plus performantes du monde, d’un niveau supérieur à celle de la Suisse (seulement 13ème) et bien supérieur à celle de la Corée du Sud (qui se traîne misérablement, en fin de peloton, à la 29ème place)

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mardi 7 décembre 2010

Tout savoir sur les véritables raisons du drame irlandais

Vincent Bénard à l'ALEPSLa crise irlandaise donne une occasion facile à tous les étatistes sur l'échiquier politique de critiquer à bon compte un supposé "libéralisme", parfois préfixé d'ultra comme il se doit, qui serait la cause de la chute de l'état Irlandais.

Mais une analyse approfondie du parcours récent de l'Irlande, et particulièrement de la première décennie de ce millénaire, montre qu'il n'en est rien.

L'état Irlandais s'est comporté comme un état providence tout ce qu'il y a de plus classique, l'état ayant géré les mannes issues de son impôt sur les sociétés attractif et de sa bulle immobilière comme une cigale dépensière et non une sage fourmi épargnante.

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samedi 27 novembre 2010

Débat fiscalité : transformer l'impôt sur le revenu en "Flat Tax" locale

Vincent Bénard à l'ALEPS Dès la fin du mois d'Août, notre ami Vincent Bénard avait publié, sur le site Objectif Eco une sévère critique de la proposition de réforme fiscale avancée par Jacques Delpla à l'occasion du second rapport Attali. Voici ce qu'il y proposait en remplacement. Trait_html_691a601b.jpg

La réforme de la fiscalité locale française, totalement archaïque, est un vieux serpent de mer qui régulièrement agite de soubresauts les cabinets ministériels pour aussitôt être abandonnée.

Mais si une réforme est souhaitable, cela ne justifie pas de faire n'importe quoi. En ce domaine, la dernière proposition du pourtant respectable économiste Jacques Delpla, débattue au sein de la commission Attali, serait une authentique catastrophe.

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jeudi 25 novembre 2010

En finir avec la TVA « sociale »

Alain MadelinLes thuriféraires de la TVA sociale lui prêtent de multiples vertus : faire contribuer les importations au financement de nos régimes sociaux et porter remède à leurs déficits, lutter contre les délocalisations, améliorer la compétitivité des entreprises et même augmenter le pouvoir d’achat.

Hélas, aucune de ces supposées vertus ne résiste à l’examen.

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mardi 23 novembre 2010

Débat fiscal : Taxer la rente foncière ?

Jacques Delpla"Développer l'imposition du patrimoine", a dit le Président. Mais sous quelle forme ? Il y a un mois, dans Les Echos,sous le titre "Capital foncier et révolution fiscale", Jacques Delpla a présenté une proposition révolutionnaire. Qu'en pensez-vous ? Trait_html_691a601b.jpg

Faut-il taxer le capital ? Et comment ? Le débat sur l'Impôt de solidarité sur la fortune et la disparition récente de Maurice Allais rouvrent le chantier.

Je propose une taxation à l'américaine de tout le capital foncier à 2 % par an pour financer les collectivités locales, substitution des taxes foncières et taxes sur le capital actuelles.

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samedi 16 octobre 2010

Débat : quelles solutions libérales pour sortir de la crise ?

Professeur Jea-Jacques RosaConvenons tout d’abord que sont « libérales » les politiques consistant à favoriser les choix individuels, les marchés concurrentiels, et qui contribuent à l’érosion des rentes de situation.

Dans cette perspective, les politiques « pro-business » qui mettent les interventions de l’Etat au service des profits d’entreprises sont à opposer aux politiques « promarket» qui favorisent la concurrence et la réduction des rentes et des interventions.

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dimanche 25 juillet 2010

21 juin 2010: Quelle réforme fiscale pour l'après-crise ? Séminaire avec André Teissier du Cros

Le lundi 21 juin , André Teissier du Cros était reçu dans les locaux de l'Institut Turgot pour présenter son dernier livre, "La France, le bébé et l'eau du bain" , lequel contient notamment un projet de réforme fiscale révolutionnaire pour le moins inattendu et déroutant. mais qui vaut la peine d'être examiné.

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Vous pouvez également écouter et télécharger la bande audio de l'enregistrement

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dimanche 4 juillet 2010

"Incentives matter !" Arthur Laffer explique pourquoi la crise économique va rebondir en 2011.

Arthur Laffer Dans un éditorial du Wall Street Journal, l'ancien gourou de la Reaganomics rappelle que tous les impôts américains vont augmenter au 1er Janvier prochain. Il en résultera une "récession dans la récession". Voici un extrait de son texte, traduit par François Guillaumat. Trait_html_691a601b.jpg

Le 1 janvier 2011 à quelques jours près, les impôts de l'état fédéral, des états fédérés et les taxes locales sont censés augmenter très fortement. C'est à cette date-là qu'expirent les réductions d'impôt du Président George W. Bush.

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mercredi 23 juin 2010

Retraites : les pouvoirs publics ont choisi une solution dirigiste

Professeur Jacques BichotLe projet gouvernemental de réforme des retraites devrait permettre de réduire des deux tiers le déficit 2020, à environ 16 milliards d’euros au lieu de 45 milliards prévus en l’absence de nouvelles mesures. Une telle réforme n’est donc pas inutile.

Elle est néanmoins décevante : il y avait tellement à faire, en comparaison de ce qui va être fait, et il aurait été possible de faire tellement mieux !

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mercredi 16 juin 2010

Réduction des dépenses publiques : ce que devrait être le programme du gouvernement

François Fillon vient d'annoncer des objectifs - louables mais insuffisants - de réduction des déficits publics. Mais il reste évasif sur les moyens d'y parvenir. 

Fort heureusement, depuis maintenant 7 ans, j'explore sur mon blog "Objectif Liberté"  les possibilités de réformes  libérales qui devraient inspirer un gouvernement courageux et lucide. 

Voici donc la synthèse de ces propositions. 


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mardi 8 juin 2010

Modeste contribution au débat budgétaire actuel

Charles GaveComme tout le monde le sait, l’Etat Français est dans une situation budgétaire critique. De ce fait les hommes politiques nous annoncent qu’il va falloir sans doute supprimer le bouclier fiscal, et donc taxer le capital une fois de plus, tant il est vrai que les riches doivent participer à l’effort commun.

Fort bien. Mais pour un économiste, la valeur d’un capital se mesure à la valeur actualisée des revenus que ce capital va générer dans le futur; et c’est ici que je me permet, en bon citoyen, de faire une proposition, fort honnête, pour aider à rebâtir la confiance que les Français devraient avoir dans leur classe politique que le Monde entier nous envie, et établir une vraie justice fiscale, à laquelle je sais que cette classe est profondément attachée.

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dimanche 30 mai 2010

Gare à la tentation de faire des « riches » les boucs émissaires de la crise des retraites

Philippe Nemo Le gouvernement veut financer les retraites par une taxe supplémentaire sur les hauts revenus et les revenus du capital. Mais en quoi les « riches » sont-ils concernés par les retraites ?

Ils ont déjà payé les impôts les plus lourds du monde, l’ISF, les tranches supérieures de l’impôt progressif sur le revenu, l’impôt sur les sociétés, la CSG et la CRDS, la TVA sur leurs consommations, l’IRPP, les taxes sur les héritages et les donations, les taxes sur les plusvalues du capital, etc., ainsi, bien entendu, leurs propres cotisations sociales. Pourquoi leur demander un impôt supplémentaire, à eux spécifiquement ?

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samedi 1 mai 2010

Crise économique ? non, crise de régime

Philippe SimonnotLes "experts" qui avaient claironné ces derniers mois que la crise était dépassée parce que la Bourse avait retrouvé des couleurs ont dû vite déchanter. Loin d'être terminée, la crise déroule ses effets dévastateurs avec une régularité diabolique.

Comme on pouvait s'y attendre, la substitution de la dette publique à la dette privée que l'on a opérée pour venir au secours d'une finance dévoyée n'a fait que reculer les échéances et aggraver les déficits publics, déjà fort lourds. Les "actifs toxiques" dont on cherchait à se débarrasser ont fini par intoxiquer les Etats eux-mêmes.

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mercredi 14 avril 2010

La démocratie européenne périra-t-elle en Grèce ?

Gilles DryancourC’est un lieu commun de la science politique que celui de rappeler que la démocratie est née en Grèce, à Athènes, aux alentours du VIe siècle avant notre ère (1). Cela en sera peut-être, bientôt, un autre de dire qu’elle y est morte au début du troisième millénaire.

En effet, les sophismes que l’on voit se développer pour justifier le renflouement de la Grèce ont de quoi inquiéter tous les partisans de l’Etat de droit.

Mais, pour comprendre quels sont les enjeux métapolitiques de cette crise interne à l’Euroland, il convient de revenir sur la longue histoire de la démocratie politique en Occident.

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lundi 29 mars 2010

L'état de l'état de droit en France - réunion Assemblée nationale, 16 février 2010

Il y a un an, à l'occasion de la sortie de leur livre "Avancer vers l'Etat de droit", édité sous la direction de Guy Millière, l'Institut Turgot avait organisé à l'Assemblée nationale une réunion dont Me Jean-Philippe Delsol, Me Jean-Philippe Feldman et Me Patrick Simon étaient les invités. Le thème de la réunion était "la présomption d'innocence", mais tous trois avaient passionné leur auditoire en lui offrant une sorte d'état des lieux des avancées et reculs de l'Etat de droit en France.

L'Institut Turgot a demandé à Jean-Philippe Delsol, Jean-Philippe Feldman et Patrick Simon de renouveler cette expérience et de se constituer ainsi en une sorte d'Observatoire annuel des droits et libertés individuels.

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Il a été demandé à chacun des orateurs de présenter un bilan de l'actualité juridique de l'année écoulée dans son domaine de compétence et d'intérêt.

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jeudi 4 mars 2010

Finances publiques : comment retrouver notre capacité à faire des choix politiques.

Jean-Claude Gruffat Le transfert massif de la dette privée, dans les grandes économies développées, du secteur privé, des particuliers, et des institutions financières vers les Etats est une des conséquences principales des politiques publiques qui ont permis d'éviter une nouvelle Grande Dépression.

Ce mouvement a considérablement détérioré la situation des finances publiques de pays tels que les Etats Unis ou la Grande Bretagne, avec des hausses significatives du ratio - imparfait mais universellement utilisé - dette/PIB de 40 à 54% aux Etats Unis, entre Septembre 2008 et 2009.

Le transfert massif de la dette privée, dans les grandes économies développées, du secteur privé, des particuliers, et des institutions financières vers les Etats est une des conséquences principales des politiques publiques qui ont permis d'éviter une nouvelle Grande Dépression.

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mercredi 20 janvier 2010

Les trois péchés originels de la taxe carbone

On ne peut pas dire que les médias français aient fait preuve de beaucoup d'esprit critique à l'égard du projet de Taxe carbone. D'où l'intérêt de cet article de Rémy Prudhomme, économiste, Professeur émérite de l'Université Paris-XII, publié dans Les Echos du 5  Janvier 2010 - c'est à dire juste quelques jours après l'annonce de la décision d'annulation du Conseil Constitutionnel. Ce que l'on sait de la nouvelle mouture du projet de loi ne remet pas en cause les trois péchés originels. H.L. 

Il est fascinant de voir comment une bonne théorie se métamorphose en une mauvaise politique. 

Tous les économistes sont d’accord : la meilleure façon de lutter contre une externalité négative (un coût imposé à autrui par un pollueur qui ne paye pas pour ce coût), c’est de la taxer. Les rejets de CO2 sont une externalité, taxons-les. A 32 euros la tonne (17 pour commencer), toutes les réductions qui coûtent moins de 32 euros la tonne, et seulement celles-là, seront effectuées, ce qui suffira pour atteindre nos objectifs, et pour les atteindre au moindre coût. Mieux vaut un signal prix qu’un signal quantité. 

Cette théorie, bien argumentée dans le Rapport Rocard, est classique, et solide. La taxe carbone dont elle a accouché est pourtant rejetée par à peu près tous les Français, des agriculteurs aux membres de Conseil Constitutionnel. Cherchons l’erreur.

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mercredi 30 décembre 2009

Taxe carbone : ce que la décision du Conseil Constitutionnel révèle

Me Jean-Philippe FeldmanAu mois d'octobre, Jean-Michel Bélouve avait consulté Me Jean-Philippe Feldman sur la constitutionnalité du projet de taxe carbone. Dans le texte ci-dessous, il nous explique pourquoi le Conseil Constitutionnel avait de très sérieuses raisons pour en prononcer l'annullation. Trait_html_691a601b.jpg

Rien ne me surprend moins que la décision du Conseil Constitutionnel d’annuler la Contribution Climat Energie (CCE), communément dénommée « taxe carbone ». Mon avis, conforté par un échange avec un expert de droit constitutionnel et de droit fiscal, le Professeur Jean-Philippe Feldman, était que le texte voté dans le cadre de la Loi de Finance 2010 serait rejeté par le Conseil constitutionnel …. SI l’on trouvait suffisamment de parlementaires pour saisir l’autorité suprême. Là seulement résidaient mes doutes.

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dimanche 18 octobre 2009

La taxe carbone, c'est un peu comme la gabelle d'Ancien régime...

Philippe Jaunet La taxe carbone mobilise nos amis. Les arguments se rejoignent dans leur opposition au projet. Mais chacun apporte sa propre touche personnelle. Philippe Jaunet est un jeune étudiant en faculté de droit de Bordeaux qui s'intéresse notamment aux liens entre la philosophie libertarienne et l'accomplissement de l'état de Droit. Trait_html_691a601b.jpg

L’heure est à la protection de l’environnement. On devrait s’en réjouir, notamment lorsqu’on connaît l’état de dégradation avancé de certaines ressources naturelles, ou certaines disparités inacceptables. Ainsi, trop de gens sur cette terre n’ont pas accès à l’eau potable, et la gestion des ressources existantes requiert indiscutablement des investissements plus importants.

Pour autant, ce ne sont pas les projets concrets de ce genre qui passionnent les écologistes – du moins, les plus médiatiques d’entre eux. Non, ce qui les intéresse, c’est la remise en cause de tout ce qui structure notre existence et, en premier chef, du modèle libéral, qu’ils abhorrent.

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mercredi 14 octobre 2009

La fiscalité carbone : incohérente, inutile et désastreuse

Jean-Michel BélouveLorsqu’on dénonce les méfaits de la taxe carbone, on se voit répondre : Les Suédois l’ont bien faite, et ils ne s’en portent pas plus mal.

En effet la Suède, et la Finlande, appliquent une taxe sur les énergies fossiles. La province de Colombie britannique, au Canada, taxe également le CO2. La Suède est particulièrement en évidence, puisque l’impôt atteint 108 euros par tonne de carbone, ce qui équivaut à payer 25 centimes par litre d’essence.

Mise en application dès 1991, au prix de 27 euros la tonne, la taxe n’a pas soulevé la tempête de protestations que nous connaissons actuellement en France.

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mardi 6 octobre 2009

Dépression ou pas dépression ? Arthur Laffer lance un avertissement

Arthur Laffer Arthur Laffer, le grand gourou de l'économie reaganienne, est de retour avec un article paru dans le Wall Street Journal du 22 septembre 2009 sous le titre : "Taxes, Depression, and Our Current Trouble" .

Arthur Laffer revient sur l'histoire de la Dépression pour nous avertir que, en dépit de tous les gigantesques plans de relance mis en place, et n'en déplaise à Ben Bernanke, le grand spécialiste universitaire de la crise, nous ne pouvons pas encore définitivement exclure le pire.

Sa grande crainte est qu'un nouveau mouvement généralisé de hausse des prélèvements fiscaux, fût-ce de manière subreptice, ne vienne casser le processus de reprise et entretenir la crise, comme ce fut le cas dans les années trente. Trait_html_691a601b.jpg

Les années 1930 sont devenues la seule référence historique de la politique monétaire aujourd'hui. Au cours des 12 derniers mois, la Réserve fédérale a plus que doublé la base monétaire (les réserves des banques plus la monnaie manuelle en circulation).

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vendredi 4 septembre 2009

La fumisterie de la taxe carbone

oulahbib.jpgSi au moins il avait été énoncé qu'il s'agissait de lutter contre la pollution des villes, et que les transports en commun étaient réellement au niveau (comme ils le sont dans les pays ayant promulgué cette taxe) cette exigence apparaîtrait moins idéologique, plus objective, et l'on arriverait à trouver le moyen de taxer autrement (comme faire payer un péage pour les non résidents) sauf qu'il n'en est rien.

Bien au contraire, il est asséné que l'on doit changer impérativement de comportement, séance tenante, même si à Paris, à Marseille, des grèves à répétition empêchent le bon fonctionnement des transports en commun, même si une famille faisant ses courses, partant en w.e, en vacances, trouve moins stressant (et donc plus économique d'un point de vue santé...) de prendre la voiture.

Rien à faire, il faut, (sollen) c'est un ordre venu de la sainte science, obéir, sous peine de voir la Terre "frire" (dixit Rocard) d'ici 2 à 400 ans (admirez la précision) et ce sur la base de considérations "scientifiques" dignes de l'époque de Lyssenko qui niait la transmission héréditaire des gènes (et fut défendu par de nombreux savants russes et...français) ou mieux encore de tous ces savants du milieu du 19ème siècle qui soutenaient qu'à plus de 100 Km heure les poumons explosaient, sans parler du cerveau.

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mercredi 15 juillet 2009

Modèle social français : le modèle que tout le monde nous envie, mais que personne ne copie

Nicolas LecaussinNotre modèle social nous protégerait mieux que les autres face à la crise. Les tenants de l’économiquement correct ont réussi à faire croire qu’on n’était pas si mal que ça dans une France étatisée et bureaucratisée. Le grand argument : nous avons des fonctionnaires en grand nombre, c’est autant de chômeurs en moins, nous avons beaucoup de dépenses publiques et de revenus de redistribution, donc la consommation se maintient à un haut niveau et joue un rôle de volant d’inertie. Un article paru dans « The Economist » laisse entendre que les Anglais nous envient notre système social.

Les statistiques montrent pourtant le contraire. Avec une croissance de 0.8 % en 2008 contre 2 % pour les Etats-Unis et des prévisions beaucoup plus sombres pour 2009 et 2010, la France ne s’en sort pas mieux que les Etats-Unis. Ces jours-ci, les chiffres ont montré une première baisse du chômage en Amérique après 4 semaines consécutives de réduction des inscriptions des demandeurs d’emploi. Par contraste, le dernier rapport de l’INSEE estime que la barre des 10 % de chômeurs sera dépassée avant la fin de cette année 2009. En Europe, la Grande-Bretagne a affiché une croissance positive au premier trimestre alors qu’on s’attendait à – 4 %.

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dimanche 17 mai 2009

Plans de relance et stimuli économiques (2) : un traitement purement politique de la crise

Gilles DryancourDans ce second papier, nous concentrerons nos analyses sur les motivations qui conduisent les hommes de gouvernement à mettre en place des plans de relance inspirés du New Deal. En effet, l’analyse des données historiques montre que les mesures adoptées par Roosevelt n’ont pas donné les résultats espérés (1).

Même les héritiers de Keynes semblent, aujourd’hui, douter de l’efficacité des plans de relance. Selon un article paru dans Le Monde : « Les keynésiens fondamentalistes, les postkeynésiens, les néokeynésiens (…) forment une nébuleuse féconde, disparate et parfois antagoniste.

Reste que ces économistes ont un dogme fédérateur que définit a minima Jean-Paul Fitoussi : "Il y a besoin d'Etat." "Les keynésiens ont toujours pensé que le capitalisme donnait le meilleur de lui-même quand il était encadré Les marchés fonctionnent mal de manière structurelle. Ils ont besoin de mécanismes externes de gouvernance » (2).

Ainsi, il n’y aurait de consensus postkeynésien que sur la nécessité d’encadrer le marché. Non sur celle de le stimuler. Est-ce à dire que les économistes keynésiens seraient devenus plus raisonnables que les hommes de gouvernement ? Rien n’est moins certain. Par contre, il est vraisemblable que plusieurs d’entre eux prennent conscience des limites de l’intervention de l’Etat dans un univers social et économique surdéterminé par les règlementations, les politiques fiscales et budgétaires.

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samedi 18 avril 2009

Paradis fiscaux : les boucs émissaires de la crise

Me Patrick SimonLe G20 a annoncé, parmi les différentes mesures préconisées pour combattre la crise, la publication d’une liste de paradis fiscaux et l’engagement de prendre des sanctions contre eux s’ils ne coopéraient pas fiscalement.

Tout le monde ou presque, de la gauche à la droite, se félicite de cette tonitruante dénonciation et crie « haro sur le baudet ». Non seulement les îles Caïmans, Jersey, Panama, Macao, le Lichtenstein sont cloués au pilori comme étant les coupables d’où nous vient tout le mal, mais encore des pays connus et sérieux tels que le Luxembourg, la Suisse et même l’Angleterre subissent l’anathème. Derrière toute cette affaire se dissimule la stratégie mondiale du grand retour de l’Etat.

Depuis en effet au moins une vingtaine d’années la concurrence fiscale entre les Etats a placé les Etats qui étaient les plus chers, les plus dispendieux, les plus pesants, bref les plus socialistes en difficulté : puisqu’il était désormais légal en Europe d’aller travailler ou placer ses capitaux dans les Etats à fiscalité plus légère tels que la Belgique, l’Angleterre, le Luxembourg ou l’Irlande, les Etats à fiscalité plus lourde comme la France, l’Allemagne ou certains pays scandinaves sont devenus moins attractifs pour les gens dynamiques et entreprenants.

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vendredi 28 novembre 2008

Sortir de la crise : passer d'une société du crédit à une économie du capital

Soutenir artificiellement le crédit ne fera que retarder la chute d'entreprises de toute façon trop faibles en trésorerie par rapport à leur niveau d'endettement. Autant admettre la crise à venir comme un fait acquis et donner à notre économie la chance de bâtir une croissance plus saine, fondée à la fois sur les entreprises qui auront résisté à la tourmente actuelle et sur de nouvelles entreprises qui amèneront des innovations profitables à tous, grâce à des politiques fiscales favorisant une saine accumulation de capital, seule vraie source d'enrichissement durable de l'ensemble de la société (...)

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samedi 15 novembre 2008

Avancer vers l'Etat de Droit : Droit et présomption d'innocence.

L'Institut Turgot vient de publier une étude sur le droit et la présomption d'innocence constituée de quatre essais, signés de Guy Millière, Jean-Philippe Feldman, Patrick Simon et Jean-Philippe Delsol. On trouvera ci-dessous l'introduction destinée à présenter l'ensemble.


Les textes réunis sont très différents les uns des autres, mais ils sont imprégnés d’une philosophie qui leur est commune : celle des droits de la personne humaine et, pour l’essentiel, celle du droit naturel. Il y est question de ce qui devrait être l’une des préoccupations centrales de ce temps où, le capital intellectuel et humain des individus, leurs créations et leur créativité étant de plus en plus cruciaux, il devient de plus en plus évident que le développement économique dépend étroitement du respect des droits humains : la détermination des règles, procédures et instances politiques et juridiques à même de garantir ce respect et d’inscrire la garantie dans la durée.

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