Le candidat François Hollande a dit qu'il n'en voulait pas. Philippe Jaunet, spécialiste de droit public, revient sur le dossier de "la règle d'or" pour nous proposer un document complet et inédit qui analyse comment il faudrait s'y prendre pour que cette réforme remplisse réellement son office.
Depuis 1974, la France n’a connu que des budgets en déficit, sans que l’État ne tienne compte des rares possibilités qu’il avait d’apurer ses dettes.
Les effets pervers de cette situation sont suffisamment connus pour qu’on s’y attarde trop longtemps : vivre à crédit, c’est transmettre la charge des dépenses actuelles aux générations futures, tout en plaçant la Nation à la merci de ses créanciers.
Nous restons prisonniers d'un contresens qui conduit à considérer que l’équilibre des finances publiques est menacé par la faiblesse de la croissance, alors que c’est notre incapacité structurelle à maîtriser les finances publiques qui compromet encore et toujours le retour de notre croissance.
Le monde entier a les yeux tournés vers le Moyen Orient où de graves événements sont en train de se passer. Du coup, les autres nouvelles passent un peu à la trappe dans la mesure où les grands medias semblent ne pouvoir traiter qu’un sujet à la fois.
L'introduction dans la Constitution de la France d'une règle budgétaire contraignante, proposée au mois d'avril par le président de la République, est une réforme majeure, d'une immense portée pour nos finances publiques.
Le projet gouvernemental de réforme des retraites devrait permettre de réduire des deux tiers le déficit 2020, à environ 16 milliards d’euros au lieu de 45 milliards prévus en l’absence de nouvelles mesures. Une telle réforme n’est donc pas inutile.
Une faillite est prononcée quand les prêteurs s’arrêtent de financer les déficits (et pas quand on dépense plus que ce que l’on gagne).
"Ces pelés, ces galeux d’ou venaient tout le mal…"
Le transfert massif de la dette privée, dans les grandes économies développées, du secteur privé, des particuliers, et des institutions financières vers les Etats est une des conséquences principales des politiques publiques qui ont permis d'éviter une nouvelle Grande Dépression.