Mot-clé - Finance

Fil des billets - Fil des commentaires

lundi 6 septembre 2010

Le 30 mars 2010 : Le mythe du crédit bon marché - séminaire avec Guido Hülsmann

Quelles sont les propriété macroéconomiques du crédit et de la finance ? De quelles façons et dans quelles conditions contribuent-ils au progrès et à la croissance ? Tel était le coeur de la conférence donnée par le professeur Guido Hülsmann de l'Université d'Angers le 30 mars dernier, dans le cadre des activités du séminaire monétaire piloté par Philippe Simonnot.

.

Lire la suite

mercredi 1 septembre 2010

Taxation des banques : la cacophonie

Florin AftalionTaxer les banques : les propositions s'accumulent.

Des décisions ont déjà été prises ici et là, visant à imposer les bonus des dirigeants et des traders (de façon transitoire ou permanente). Mais il ne s'agit là que de préludes.

D'autres mesures, d'un poids économique bien plus conséquent, sont en attente.

Elles sont loin d'être convergentes.

Lire la suite

mardi 27 juillet 2010

Crise et résilience : les leçons du grand accident asiatique de 1997

Guillaume VuillemeyAlors qu'ils avaient été fortement affectés par la crise de 1997-1998, les pays d'Asie du Sud-Est ont étonné par leur résilience en 2008 et 2009.

Les secteurs bancaires et financiers des pays de l'ASEAN-5 (Indonésie, Malaisie, Philippines, Singapour, Thaïlande), sur lesquels nous nous concentrerons, ont fait montre d'une grande robustesse.

Comment expliquer de telles différences, à un peu plus de dix années d'intervalle ?

Lire la suite

dimanche 25 juillet 2010

21 juin 2010: Quelle réforme fiscale pour l'après-crise ? Séminaire avec André Teissier du Cros

Le lundi 21 juin , André Teissier du Cros était reçu dans les locaux de l'Institut Turgot pour présenter son dernier livre, "La France, le bébé et l'eau du bain" , lequel contient notamment un projet de réforme fiscale révolutionnaire pour le moins inattendu et déroutant. mais qui vaut la peine d'être examiné.

.

Vous pouvez également écouter et télécharger la bande audio de l'enregistrement

Lire la suite

jeudi 22 avril 2010

Retraites : les solutions purement financières sont inopérantes.

Yves MontenayA l’occasion du débat sur les retraites réapparaissent des « serpents de mer » de sens opposé, qui avaient pourtant presque disparus des discussions entre spécialistes.

Ainsi Martine Aubry avait proposé de passer « le départ à la retraite à 61 ou 62 ans », ce qui, bien qu’insuffisant, montrait une certaine compréhension du problème. Mais elle a été obligée de reprendre une posture «  politique » en revenant à « 60 ans », posture qu’elle est la première à savoir purement électorale.

En sens inverse, mais à partir de la même erreur d’analyse, d’autres pensent qu’un coup de baguette magique, la capitalisation, résoudrait le problème.

Lire la suite

mardi 6 avril 2010

Le 24 mars 2010 : Réforme bancaire et/ou réforme financière - réunion à l'Assemblée nationale avec M. de Scitivaux et J.C. Gruffat

Ceci est le compte rendu de la réunion organisée par l'Institut Turgot le mercredi 24 mars, dans la salle Colbert de l'Assemblée nationale, avec le concours de l'association Réforme & Modernité, sur le thème : "Réforme bancaire et/ou réforme financière". Mais, inévitablement, compte tenu de l'actualité, l'essentiel de la discussion a dérivé sur la question grecque et l'avenir de la zone euro.

Nos deux invités étaient Jean-Claude Gruffat, Directeur général de Citi-Group France, et Marc de Scitivaux, Directeur des Cahiers verts de l'économie.

Vidéo 1ère partie : Faut-il casser les banques ?

.

Il avait été convenu de diviser la réunion en deux parties permettant ainsi d'avoir une succession de quatre exposés ne durant pas plus de quinze-vingt minutes, plus discussion avec la salle (environ cent vingt personnes présentes).

Lire la suite

mardi 16 mars 2010

Interdire les CDS ? C'est complètement dingue...

Charles Gave"Ces pelés, ces galeux d’ou venaient tout le mal…"

Décidément ce bon monsieur de Lafontaine est bien utile pour commenter les crises financières à répétition que nous traversons. Il y a quelques mois j’avais utilisé la fable de la cigale et de la fourmi, aujourd’hui je voudrais me servir d’une autre fable, celle des animaux malades de la peste.

Le lecteur se souvient que dans cette fable, le royaume des animaux étant atteint par une épidémie de peste, le Roi (le Lion) décide que chacun doit s’accuser des crimes qu’il a commis, puisqu’il s’agit certainement d’une punition Divine consécutive a quelque forfait inconnu. Tous les grands s’accusent de crimes abominables, mais personne ne leur dit rien, car ils sont bien trop puissants, jusqu'à ce que les moutons avouent qu’ils ont tondu un pré dans lequel ils n’auraient jamais du aller. Ils sont immédiatement mis a mort.

Lire la suite

samedi 27 février 2010

Normes comptables : revenir au "principe de prudence"

Professeur Jesus Huerta de SotoEn écho au texte de V.Poncet et G.Vuillemey sur la libération des normes comptables, voici la traduction d'une étude, sur le même thème, du Professeur Huerta de Soto publiée il y a un peu plus d'un an par le Mises Institute. L'auteur analyse le processus de dénaturation des normes comptables internationales au cours des dernières années. En filigrane apparaissent des pistes pour une réforme viable. Trait_html_691a601b.jpg

« L'exubérance irrationnelle » (Alan Greenspan) qui a caractérisé la conjoncture des dernières années a culminé dans une crise de première importance, à la fois dans le système bancaire et sur les marchés financiers. Un élément central de la période récente a été la dégradation progressive, sur le continent américain aussi bien qu'en Europe, des principes traditionnels de la comptabilité, telle qu’on l'a pratiquée pendant des siècles dans le monde.

Lire la suite

vendredi 19 février 2010

Grèce : quand les marchés obligataires reprennent le pouvoir - conséquences.

Charles GaveDans les années 80 et 90, les politiques budgétaires de tous les pays étaient complètement sous le contrôle des marchés obligataires. Tout dérapage des budgets, toute dérive inflationniste étaient immédiatement sanctionnés par une hausse des taux longs qui forçaient les gouvernements à revenir immédiatement dans les clous.

Dans les années 2000, ce contrôle disparut, en grande partie en raison des excès d’épargne accumulés par l’Asie en général, et la Chine en particulier. Ces excès d’épargne étaient en effet réinvestis dans les marchés obligataires des pays développés, empêchant de ce fait toute hausse des taux longs. C’est ce que monsieur Greenspan avait appelé en son temps un "conundrum".

Ce qui est en train d’arriver avec la Grèce, l’Espagne, le Portugal, et bientôt la France, est donc extraordinairement important. Les marchés obligataires sont en train de redevenir l’outil qui force les gouvernements à la discipline budgétaire.

Lire la suite

dimanche 24 janvier 2010

De la crise systémique à l'erreur systémique (1) : crise financière et réchauffement climatique

Guillaume Trémeau Ce texte est le premier volet d'une série de deux articles que Guillaume Trémeau, médecin à Lyon, consacre à une réflexion non-conformiste sur les risques systémiques.Trait_html_691a601b.jpg

L’analyse des « risques systémiques » que discute Daniel Cohen tout au long de son interview dans Spectacle du Monde (n°560, octobre 2009 : La prospérité n’est pas facteur de pacification. C’est l’inverse) est absolument passionnante.

Néanmoins, on est en droit de s’interroger sur les déductions qu’il en tire, sur les remèdes qu’il propose d’appliquer.

Ainsi, s’il est très probable que "nos sociétés ont du mal à penser le risque systémique" et que "La théorie des systèmes nous apprend que les crises deviennent fatales lorsqu’une complexité croissante se conjugue avec une uniformisation croissante'', faut-il forcément en déduire qu’il faille fabriquer une sorte directoire du monde pour maintenir un équilibre coopératif entre les nations ?

Lire la suite

jeudi 14 janvier 2010

Finance : comment rendre aux faillites leur rôle de régulateur systémique.

Vincent Bénard prolonge sa réflexion critique sur la régulation des marchés financiers, des banques et des assurances par des propositions concrètes.
 
Réguler, réguler, réguler... En ce qui concerne le secteur financier, la religion de l'état et des opinions publiques semble faite: l'état devrait beaucoup plus réguler, c'est à dire intervenir préventivement pour normaliser l'activité des banques, les contrôler au quotidien, et renforcer les règles prudentielles destinées à empêcher les banques de faire massivement faillite. 

Seul problème, cette philosophie de la régulation est déjà largement en vigueur et a amplement démontré son inefficacité, voire sa nocivité. Et si les gouvernements osaient parier sur une bonne gestion de la faillite des mauvaises banques pour parvenir à une véritable auto-régulation du secteur financier ? 

Lire la suite

mardi 12 janvier 2010

Assurance publique des dépôts bancaires : le révélateur de l'affaire islandaise (IceSave)

Vincent Bénard nous révèle les immenses implications d'un petit événement qui a échappé à l'attention de la plupart d'entre nous.

Le président Islandais, Olafur Ragnar Grimsson, vient de mettre son véto à un texte voté par son parlement concrétisant un accord intergouvernemental Islando-anglo-Néerlandais, forçant les islandais à rembourser les états britanniques et bataves qui sont venus au secours de leurs épargnants piégés par la faillite des trois grandes banques de l'île nordique. 
La presse internationale, et notamment française, présente l'affaire comme un dangereux reniement de parole et un quasi défaut sur la dette Islandaise, et les agences de notation dégradent la dette du Pays. 
Cette présentation des faits est elle la bonne ? La question est bien plus complexe qu'il n'y parait, et le président Grimsson ne mérite sans doute pas l'opprobre dont il est couvert hors de son île.

Lire la suite

jeudi 7 janvier 2010

Le 10 décembre 2009 : Analyse monétaire de la crise et de l'après-crise, séminaire avec Florin Aftalion

Florin Aftalion, professeur émérite à l'ESSEC, était l'invité du séminaire organisé par Philippe Simonnot le 10 décembre 2009, dans les locaux du 35 avenue Mac Mahon. A cette occasion le Professeur Aftalion nous a donné sa représentation de la crise et de son déroulement. L'exposé était très structuré, et accompagné de la projection de quelques graphiques clés.

.

Dans un premier temps, l'orateur s'est concentré sur le facteur déclencheur de la crise, à savoir la politique monétaire américaine. La responsabilité de la FED est écrasante.

Lire la suite

samedi 26 décembre 2009

Tragédie Grecque : un problème insoluble

Charles GaveLe problème de la Grèce est quelque peu inquiétant.

Nous nous trouvons en face d’une Démocratie, faisant partie de l’OCDE (le club économique des pays développés), du Marché Commun et de l’Euro.

De ce fait les taux sur les obligations Grecques se tendent très violemment, en particulier vis-à-vis des taux Allemands, les CDS (instruments qui permettent de s’assurer contre une éventuelle faillite de l’Etat Grecque) voient leurs cours bondir et tous les autres clignotants sont au rouge.

Et ce pays est à l’évidence en état de faillite technique. Le déficit budgétaire d’abord annoncé à 5 % est en fait à 13 % du PNB, le déficit des comptes courants atteint plus de 10 % du PNB, la dette atteint 110 du PNB et grimpe de façon exponentielle…

Lire la suite

mercredi 9 décembre 2009

Le 21 octobre 2009 : crise financière et déséquilibres bilantiels - séminaire avec Alain Boublil

Le 21 octobre 2009, dans le cadre du Séminaire monétaire dirigé par Philippe Simonnot, Alain Boublil, ancien directeur de cabinet de Pierre Bérégovoy au ministère de l’Economie et des Finances, président de AB 2000, s’est livré à une critique radicale de la comptabilité nationale.

>

L’appréciation portée sur la situation de l’économie par les économistes repose uniquement sur les comptes d’exploitation et pas sur les bilans, oubliant le rôle capital du ...capital et du temps. Elle était peut-être pertinente en 1960. Elle ne l’est plus aujourd’hui. D’où la crise et ses faux remèdes.

La vidéo de cette réunion a été divisée en deux morceaux.

Lire la suite

lundi 30 novembre 2009

“Breaking up the bank”, le retour du Glass Steagall Act ?

Jean-Claude Gruffat Le retour à une forme d'organisation bancaire de style "Glass Steagall Act" est impossible et conduirait à des dérives encore plus dramatiques.

Le modèle n'est économiquement viable que dans un univers de taux administrés, qui supposerait le retour à un système planifié avec service public crédit.

Mais des mesures ciblées de recapitalisation modulées et de responsabilisation des organes de contrôle, internes et externes, permettraient d'arriver à un résultat analogue à celui recherché. Trait_html_691a601b.jpg

Un peu plus d’un an après la faillite de Lehman, deux ans après le début de la crise des « sub primes » aux Etats Unis, beaucoup d’esprits avertis observateurs de la scène bancaire et financière s’interrogent fort légitimement.

Au delà de multiples réunions, rapports et autres, et de restrictions sur les modalités de paiement de boni aux opérateurs, notamment employés par des établissements ayant reçu des fonds et/ou des garanties de l’Etat, qu’avons-nous changé aux règles qui organisent le cadre et la supervision des activités bancaires et financières ?

Bien peu…

Lire la suite

lundi 9 novembre 2009

Le 24 septembre 2009 : séminaire monétaire autour d'Antoine Jeancourt-Galignani sur les dysfonctionnements responsables de la crise

Le séminaire monétaire de Philippe Simonnot a repris ses travaux le 24 septembre 2009 avec un exposé introductif d’ Antoine Jeancourt-Galignani, ancien président de Indosuez et des AGF.

Le thème de la discussion portait sur le dysfonctionnement des entreprises bancaires et financières, d’abord aux Etats Unis puis, par contagion, dans de nombreux autres pays.

La crise a révélé de profondes défaillances chez tous les acteurs de la chaine d’origination, de gestion et de distribution de larges catégories d’actifs de crédit , principalement, mais pas exclusivement, liés à l’immobilier.

>

Lire la suite

lundi 12 octobre 2009

Le 7 octobre 2009 : "Libéral mais non coupable", conférence de Charles Gave à l'Assemblée nationale.



Mercredi dernier, 7 octobre 2009, notre ami Charles Gave était l'invité de l'Institut Turgot ainsi que de l'Institut Euro92, pour la présentation de son dernier livre, publié chez Bourin Editeur, "Libéral mais non coupable ".

Nombreux étaient les amis de l'Institut Euro92 et de l'Institut Turgot qui s'étaient déplacés pour écouter et converser avec Charles Gave. Trop nombreux même, puisque, la salle étant trop petite pour contenir tout le monde, plusieurs dizaines de personnes ont été refoulées par les huissiers de l'Assemblée nationale.

Lire la suite

jeudi 24 septembre 2009

Ce n'est pas la faillite de Lehman Brothers, mais le soutien à Bear Sterns qui a tout déclenché

Une des erreurs d'analyse les plus souvent entendues à propos de la crise est celle qui revient à en dater le début à il y a un an, lorsque le gouvernement américain et son ministre des finances, Henry Paulson, ancien CEO de Goldman Sachs, refusait d'amener sa garantie à Bank of America pour un éventuel rachat de Lehman Brothers, concurrent direct de GS, dirigée par l'homme le plus haï dudit Paulson, un certain Richard (Dick) Fuld.

Selon 90% des analystes "mainstream", la "tragique erreur" de Paulson, le non-sauvetage de Lehman, (B.of.A choisissant désormais de racheter un troisième canard boiteux de Wall Street, Merill Lynch), a été le révélateur de la fragilité des bilans bancaires, qui a précipité une chute des actifs financiers, mettant les banques trop faiblement garnies de fonds propres au bord de la faillite, obligeant les preux chevaliers étatiques du monde à un gigantesque plan d'injection d'argent du contribuable pour "sauver le système financier".

Inutile de préciser que cette interprétation n'est pas la mienne. Le lâchage de Lehman n'a fait que révêler une situation qui de toute façon ne pouvait qu'exploser

Lire la suite

samedi 19 septembre 2009

L'après-crise : crise en Europe, boom en Asie - un entretien avec Charles Gave

Notre ami Charles Gave vient de publier un nouveau livre où il s'attache à décrire les différents ressorts de la crise financière et économique. Son titre : "Libéral mais non coupable", chez Bourin éditeur. > D'ores et déjà cet ouvrage vient de faire, à juste titre, l'objet d'une série  […]

Lire la suite

mardi 7 juillet 2009

La fausse bonne idée du Conseil des risques systémiques

Florin Aftalion à l'Institut TurgotLe Conseil européen veut instituer un Conseil des risques systémiques chargé d'assurer une surveillance micro-prudentielle du système financier. En cela il s'inspire du rapport d'une commission présidée par Jacques de Larosière, qui a déclaré avec raison : "les banques centrales doivent placer la stabilité financière mondiale au centre de leurs préoccupations, au même titre que la stabilité des prix, afin d'empêcher l'apparition de crises systémiques à l'avenir."

Il semblerait que le risque systémique contre lequel veut se prémunir la Commission concerne des accidents tels que l'insolvabilité qui, affectant d'abord une ou quelques entités - banques, compagnies d'assurance, "hedge funds" - étendent ensuite leurs effets destructeurs, de proche en proche, à l'ensemble du secteur financier, puis à l'ensemble de l'économie. De telles catastrophes pourraient être provoquées par l'éclatement d'une bulle spéculative ou par l'accumulation d'actifs qualifiés de toxiques, autrement dit de produits dérivés complexes logés dans des bilans de banques.

Lire la suite

vendredi 26 juin 2009

Faut-il tuer les banques ?

Charles Gave Chaque semaine le Journal des Finances (Hebdo) publie une chronique régulière de notre ami Charles Gave. Celle-ci est la dernière en date du 20 juin 2009. Par ailleurs, Politique Internationale, la revue de Patrick Wajsman, publiera dans son prochain numéro été 2009, un longue entretien avec Charles Gave sur la sortie de crise. Enfin Charles annonce la publication à la rentrée d'un livre au titre très prometteur Libéral mais pas coupable.

La sagesse populaire dit que le succès a de nombreux pères, mais que l’échec est par nature orphelin. Si on en vient à la crise financière des deux dernières années, on peut d’ores et déjà annoncer que de nombreux tests ADN de paternité ont été conduits et que les résultats commencent à sortir. Nous allons enfin savoir. Ainsi, par exemple, le gouvernement américain vient de rendre public un rapport de 88 pages sur les causes de la crise et la réforme financière qui doit s’ensuivre, rapport qui coïncidait avec une interview du président Obama sur le même sujet accordée aux grands réseaux de télévision aux Etats-Unis.

Les résultats atteints par cette commission de recherche sont stupéfiants. A la surprise générale, les responsables seraient l’avidité incontrôlée des banques d’investissement, la débauche incompréhensible qui aurait frappé les banques commerciales et bien entendu les spéculations incontrôlées des nuisibles hedge funds. On reste confondu d’admiration devant la perspicacité de nos Sherlock Holmes.''

Lire la suite

lundi 25 mai 2009

14 mai 2009 : l'avenir de l'euro, table-ronde Turgot/EIN à l'Assemblée nationale

La considérable aggravation de la situation des finances publiques d'un certain nombre de pays membres de l'Union européenne conduit à s'interroger sur la manière dont l'Europe réagira face à une possible crise financière de ces Etats. Pour discuter des scénarios possibles, et évoquer le sujet tabou  […]

Lire la suite

dimanche 10 mai 2009

23 avril 2009 : table-ronde à Turgot-Bruxelles avec Henri Lepage sur la crise financière

En coopération avec l'Institut Hayek (Vincent Bénard) et le Ludwig von Mises Institute Europe (Anette Godart-van der Kroon ), l'Institut Turgot a organisé à Bruxelles, le jeudi 23 avril, un déjeuner débat dont l'invité était Henri Lepage, Président de l'Institut Turgot.

Il s'agissait de faire le point sur le déroulement de la crise et ses perspectives. La réunion s'est déroulée dans une salle aimablement prêtée par la European Landowners Organisation dont le personnel avait par ailleurs assuré l'intendance de manière très efficace. Près de quarante personnes, venant notamment des milieux bancaires ainsi que d'organismes liés à la Commission européennes, ont assisté à ce débat, avec une participation très active des invités lors de la traditionnelle période de questions.

Ecoutez l'enregistrement audio intégral de la conférence et de la discussion

Grâce au soutien et à l'animation d'Alain Dumait, Turgot-Bruxelles va reprendre des activités régulières. Les personnes désireuses d'être informées des prochaines réunions peuvent prendre contact à l'adresse infoturgot@gmail.com

La veille au soir, le mercredi 22 avril, Henri Lepage était à l'ISMaPP (Institut Supérieur du Management Public et Politique), invité par l'Association des anciens élèves de cette école supérieure privée. Le thème de la réunion était le même.

Lire la suite

mercredi 6 mai 2009

Les subprimes : une crise d'origine politique

chamoux1.JPGPersonne n’a de mots assez durs pour condamner l’imagination des financiers que l’on accuse d’avoir créé une « bulle » dont l’éclatement serait responsable de l’épouvantable crise qui nous entraîne vers des eaux bien malsaines depuis mi-septembre. Cela est-il vraiment sérieux ? Est-ce conforme aux faits ou est-on intoxiqué par une propagande orientée ? Tentons donc de coller aux faits et d’en rappeler l’enchaînement!

14 octobre 2008 : chronique économique de Libération : le poison de la méfiance au cœur de la finance. Un collègue du CNRS décrit la panne du crédit bancaire. Il constate judicieusement : « nombreuses sont les innovations réellement utiles au financement de l’économie ». Dont acte. Mais sa conclusion, conforme au présent « consensus de place », prouve qu’il n’a pas été au bout de son raisonnement : « lorsqu’un nouveau produit financier est conçu, celui qui souhaite en faire commerce devrait prouver son utilité et son innocuité…avant d’obtenir l’agrément d’une agence publique » ! Est-ce la solution ? L’expérience a-t-elle porté ses fruits ?

Lire la suite

mercredi 29 avril 2009

Faut-il réglementer les rémunérations des grands patrons ?

Victoria Curzon-PricePour analyser correctement la crise économique qui nous frappe, afin de concevoir des réglementations pour éviter qu’elle ne se répète, il faut impérativement distinguer les causes de la maladie de ses symptômes. Actuellement, nous courrons un grand risque de les confondre et d’adopter des remèdes inappropriés, voire nocifs. Tel est le cas, il me semble, du durcissement de la réglementation en matière de salaires actuellement en discussion devant de nombreux parlements.

Très brièvement, les causes du désastre financier actuel sont à chercher auprès de la politique monétaire laxiste de Mr. Alan Greenspan, poursuivie sans interruption depuis sa nomination en 1987 jusqu’en décembre 2005, mais qui a pris une tournure particulièrement vertigineuse après le 11 septembre 2001. Quatre années de taux d’intérêt réels négatifs, un torrent de dollars et un multiplicateur bancaire incompressible soutenu par la fameuse « exubérance irrationnelle » des marchés (le terme même de son instigateur !) a eu raison de la prudence normale des banquiers, mais a surtout détruit la « vérité des prix » sur tous les marchés.

Lire la suite

mercredi 22 avril 2009

G20 : attention aux réglementations toxiques

Alain MadelinAu G20 de Londres, il n'y a pas eu de big-bang de la refondation du capitalisme, mais une moralisation et quelques aménagements. Pourtant, ce sont bien les régulations et les interventions toxiques des États et des banques centrales qui ont généré et amplifié la crise et non la folie de marchés laissés à une soi-disant "autorégulation". Aux réglementations tatillonnes il faut préférer des principes de responsabilité plus clairs. Si des banques sont trop grosses pour faire faillite, il faut en limiter la taille ou les métiers.

Le big-bang de la refondation du capitalisme a fait pschitt. Certes, en imposant l'enjeu de la lutte contre les paradis fiscaux — qui ne sont pourtant pour rien dans la crise financière —, les dirigeants du G20 réunis à Londres ont pu montrer à l'opinion qu'ils étaient déterminés à « moraliser » le capitalisme. Mais le paquet réglementaire du G20 se limite à quelques aménagements de bon sens.

Il est vrai que la prudence s'impose, tant la responsabilité des régulateurs et des superviseurs est grande dans cette crisebanques sont trop grosses pour faire faillite, il faut en limiter la taille ou les métiers.

Lire la suite

samedi 21 mars 2009

Marc de Scitivaux, le 3 mars 2009 : Comment les facteurs du drame se sont enchaînés

Marc de Scitivaux Le 3 mars dernier, l'Institut Turgot a organisé une soirée de réflexion autour de l'économiste Marc de Scitivaux. Directeur des Cahiers Verts de l'économie, Marc de Scitivaux est depuis de nombreuses années un proche d'Alain Madelin. Tout au long des années 1990, il est souvent intervenu à l'Institut Euro 92 pour partager ses passionnantes analyses économiques. Ceux qui écoutent BFM savent qu'il est un habitué de l'émission du samedi matin "Good Morning week-end" où l'on apprécie le caractère franc et direct de ses jugements.

Nous lui avons demandé de faire le point sur le déroulement de la crise et ses perspectives. Quelle est la cause de tout ce gâchis? Qui sont les responsables? Quels en sont les moteur? Le pire est-il passé? Faut-il au contraire s'attendre à de nouveaux rebondissements? Les libéraux doivent-ils désespérer?

Sa présentation, à tous égards passionnante et exceptionnelle, présente l'implacable enchaînement des éléments qui, au cours des vingt dernières années, se sont progressivement mis en place et ont conduits aux événements financiers que l'on connait. Son analyse rompt radicalement avez les explications habituellement distillées par les médias. Elle met l'accent sur la manière dont, à travers le monde, l'empilement irresponsable de multiples politiques réglementaires, toutes conçues pour des fins particulières, a finalement donné naissance à une véritable bombe financière globale dont personne ne pouvait plus contrôler l'explosion.

Ecoutez l'intégralité de l'enregistrement audio de l'intervention de Marc de Scitivaux et de la discussion qui a suivi.

Visionnez le diaporama qui accompagnait l'exposé de Marc de Scitivaux.

Lire la suite

jeudi 12 mars 2009

Comment les accords de Bâle ont créé la crise qu'ils devaient prévenir

Les accords de Bâle (1), qu'il s'agisse de Bâle I ou de Bâle II (1) sont au centre des polémiques sur la solidité du système bancaire mondial. Entrés en vigueur en 1992 (Bâle I), modifiés au 1er janvier 2007 (II), ils étaient censés protéger les banques d'un risque de faillites en cascade. Une banque qui respectait les ratios définis par les accords de Bâle (Cooke 1992, puis Mc Donough 2007) était supposée suffisamment solide, et le système bancaire gouverné par de tels ratios était supposé stable.

La crise actuelle semble démontrer empiriquement à quel point cette approche mathématique de la gestion des banques s'est révélée inefficace. Car à n'en point douter, les fonds propres des banques étaient insuffisants pour couvrir efficacement les risques de pertes liés au dégonflement de la bulle de crédit que nous vivons.

Au delà du constat empirique, il convient d’analyser les faiblesses de l'approche des accords de Bâle en tant qu’outil prétendant permettre de maîtriser le risque financier couru par les banques

Lire la suite

lundi 9 février 2009

Crise financière : Alan Greenspan est il coupable ?

Lors de toute crise, la tentation est grande de rechercher une cause majeure ou un bouc émissaire idéal. Il a été clairement établi en de nombreux articles que les causes de la crise ont été multiples et complexes, et ont d'une certaine façon rétroagi les unes sur les autres. Vouloir attribuer à une cause unique un poids prépondérant, et réduire les autres facteurs à des épiphénomènes connexes, est le plus sûr moyen de ne pas comprendre les ressorts profonds de la crise, et d'être incapable d'y apporter des réponses adéquates. Parmi ces coupables "évidents" que certains voudraient voir cloué au pilori, figure en bonne place Alan Greenspan. Il est accusé d'avoir maintenu des taux trop bas entre 2001 et 2005, favorisant l'essor d'une bulle d'actifs concentrés sur l'immobilier, et d'avoir ainsi encouragé trop d'emprunteurs et de prêteurs à agir de façon spéculative et déraisonnable. Greenspan est assurément un des co-responsables de la situation, comme nous allons le voir, mais selon moi, un co-responsable d'ordre secondaire. Lui attribuer la plus grande part de responsabilité dans la crise actuelle, comme le font beaucoup de commentateurs, est abusif.

Lire la suite

dimanche 25 janvier 2009

13 Janvier 2009 : Table-ronde avec Alain Madelin sur la crise financière

Le 13 janvier dernier, l'Institut Turgot a organisé, dans une salle de l'Assemblée nationale, et autour d'Alain Madelin, une table-ronde de deux heures sur le thème : "Crise financière : ce qui se dit et ne se dit pas".

Outre Alain Madelin, participaient aux débats Charles Gave, Président-fondateur de Gavekal Ltd, une firme de recherche économique et d'investissements localisée à Hong Kong, Jean-Jacques Rosa, Professeur à l'I.E.P. de Paris, et Vincent Bénard Président de l'Institut Hayek et auteur du livre publié par l'Institut "Logement : Crise publique, remèdes privés".


Alain Madelin : la crise, un produit du marché politique

Les débats étaient dirigés par Henri Lepage, Président de l'Institut Turgot. La réunion avait été préparée avec le concours de l'Institut Euro 92 et de l'Institut Hayek. Elle a connu un grand succès puisque nous avons accueilli près d'une centaine de personnes, et que nous avons du nous mettre en quête d'une salle plus grande à la toute dernière minute.

La séance a été enregistrée en vidéo. Nos lecteurs trouveront dans cette page les enregistrements des principaux passages de cette réunion. Si vous rencontrez des difficultés d'écoute (niveau sonore insuffisant) équipez-vous d'un casque d'écoute.

Lire la suite

samedi 3 janvier 2009

Jacques Delpla, le 17 décembre 2008 : Que faut-il attendre des plans de relance ?

Le 17 décembre dernier, l'Institut Turgot recevait Jacques Delpla, professeur et membre du Conseil d'analyse économique, pour parler de la crise financière et de ses conséquences sur 2009, au cours d'un déjeuner informel, dans les locaux du 35 avenue Mac Mahon. Jacques Delpla a participé aux travaux de la Commission Attali sur la libération de la croissance. Ci-dessous nos lecteurs trouveront un résumé vidéo de son intervention, ainsi qu'une synthèse écrite rédigée par notre ami Marc Suivre à partir de notes prises pendant l'exposé..


Que faut-il attendre des plans de relance ?

Lire la suite

page 2 de 2 -