Institut Turgot

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mercredi 7 septembre 2016

L'ultime message des taux négatifs

HL_2011_B.jpg "The world economy and monetary system toward a global systemic reset", tel pourrait être le sous-titre en anglais de cette note récemment rédigée pour caractériser et mettre en perspective, de la façon la plus brève possible, la situation de l'économie mondiale au bout de neuf années de politiques monétaires non conventionnelles conçues par les banques centrales pour sortir de la crise.

Le fait nouveau de la période actuelle est l’épidémie de taux négatifs qui s’étend dans le monde - pas seulement au niveau des taux courts gérés par les banques centrales, mais aussi et surtout sur le marché des obligations à plus ou moins long terme. Les rendements négatifs représentent aujourd'hui près d'un tiers du volume globale des titres de dette publique détenues dans le monde (13000 milliards de dollars, alors qu'à la fin du premier trimestre 2016 on ne parlait encore que de 7000 milliards; la proportion est même de près de la moitié pour l'ensemble des valeurs à taux fixes – dettes souveraines, quasi-souveraines, covered and corporate bonds - négociées sur le marché européen). Cette situation est absolument sans précédents dans l'histoire. C'est aussi une situation hautement anormale qui suggère la présence d'un dérèglement profond porteur de graves inquiétudes pour l'avenir.

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mardi 1 mars 2016

Macroéconomie : pourquoi on n'a pas besoin de taux négatifs

Il se pourrait que nous soyons à la veille d'une profonde révision de la vision macroéconomique conventionnelle - qui est à l'origine de l'incroyable impasse dans laquelle nos banques centrales nous ont fourvoyés.

Alors que les médias bruissaient de rumeurs concernant une possible conversion de la Fed aux taux négatifs, une nouvelle a pris la plupart des acteurs économiques américains à contrepied : la publication du chiffre de l'inflation pour janvier 2016i.

Ce mois-là la hausse de l'indice des prix à la consommation a été de 0,29 % alors que les spécialistes attendaient 0,20 %. Non seulement c'est beaucoup plus que ce à quoi les marchés s'attendaient, mais c'est aussi la plus forte augmentation annuelle enregistrée depuis mars 2006. Par ailleurs, l'évolution de la masse monétaire (Divisia M4ii) semble indiquer que cette reprise de la hausse des prix devrait se poursuivre au cours des prochains mois. Selon Steve Hanke, Professeur à The Johns Hopkin University (Baltimore), la monnaie est aujourd'hui sur un rythme de croissance annuelle compatible avec le retour de la demande domestique finale sur un trend moyen de 4,8% (en nominal).

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jeudi 21 janvier 2016

Economie US : normalisation, cul de sac, ou Armageddon ?

Le 16 décembre dernier la Fed américaine a entamé la première phase d'une remontée progressive de ses taux d'intérêt. Celle-ci s'inscrit dans un plan de « normalisation » de sa politique monétaire qui s'étend sur six ans. Que faut-il en attendre ?

L'article qui suit a été fini d'écrire dans les premiers jours de janvier. Les informations conjoncturelles auxquelles il se réfère sont celles qui étaient disponibles à la fin du mois de décembre. Les chiffres publiés depuis lors n'ont fait que renforcer la thèse présentée ici. Voici quelles en sont les principales conclusions :

- L'optimisme de J.Yellen sur les perspectives de l'économie US sont contredites par l'avalanche de nouvelles qui annoncent la récession.

- C'est le première fois que la banque centrale américaine remonte ses taux en fin de cycle. Ce qui n'est pas le plus approprié.

- Encore faut-il qu'elle obtienne cette remontée. Il n'est pas du tout certain qu'elle y parvienne en raison de changements importants dans les rouages de sa régulation monétaire.

- La Fed se lance dans une aventure hasardeuse. Elle ne dispose plus du colossal volume de mémoire et d'informations nécessaire à la gestion d'un système aussi complexe que celui qui préside à la création de monnaie.

- Il faut avoir une foi de charbonnier dans les recettes keynésiennes pour continuer de croire aux vertus des QE. Ils ont principalement servi à assurer la permanence des mécanismes et « incentives » financiers qui ont généré la formidable inflation d'atifs à l'origine du krach.

- Le résultat est la reconstitution d'une nouvelle « méga bulle » que la politique US de quantitative easing a exportée au reste du monde (en premier lieu la Chine) et qui, aujourd'hui, emporte les économies émergentes vers un processus cumulatif de déflation du fait de son arrêt.

- Nul étonnement donc que se multiplient les scénarios les plus apocalyptiques annonçant pour 2016 un nouveau krach mondial, encore plus violent que le dernier en date.

- Le plus vraisemblable est qu'il n'y aura ni normalisation à la Yellen, ni Armageddon, mais plutôt une sortie de QE en cul de sac – c'est à dire finalement une non-sortie .

Au moment même où la Fed, par la voix de sa présidente, Janet Yellen, la Fed confirmait avoir décidé de s’engager dans la voie du relèvement des taux d’intérêt, une autre nouvelle apparaissait sur les écrans qui, elle, est passée complètement inaperçue, malgré son importance. Le Center for financial stability de New York publiait un communiqué indiquant qu’en novembre l’augmentation de l’aggrégat monétaire Divisia M4 (la masse monétaire au sens le plus large) avait été de +4,6 % d’une année sur l’autre - un chiffre élevé par rapport à la tendance enregistrée depuis la crise, et qui correspond à la croissance moyenne de la masse monétaire américaine sur la longue période.

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mercredi 28 octobre 2015

Dossier : des "monnaies parallèles" sans tuer l'euro ?

Henri Lepage est de ceux qui, comme Gilles Dryancour, considèrent que si la zone Euro s'était construite autour du projet britannique de "monnaie commune", avec un euro et des monnaies nationales en concurrence,  plutôt que du plan franco-allemand de "monnaie unique", il n'y aurait  jamais eu de problème grec. L'économie européenne s'en porterait sans aucun doute beaucoup mieux.

D'où les textes qui suivent, écrits sous forme de notes au mois de juillet 2015, en plein feu de l'actualité, alors que l'on découvrait les projets de l'ancien ministre grec Yanis Varoufakis pour lancer une éventuelle monnaie grecque parallèle sans pour autant sortir de l'euro. Ces textes sont reproduits dans leur rédaction originelle. Leur objet : essayer de comprendre concrètement comment une telle opération pourrait se faire et voir s'il y a des idées à en tirer.


NOTE 1 (6 juillet 2015) - LE PLAN B DE VAROUFAKIS : UNE IDEE A RECUPERER ?

Est-il possible de mettre la Grèce en congé d'euro pour un période de quelques années, tout en lui permettant de retrouver plus tard une place de partenaire à part entière ? Telle est la question qui, au début du mois de juillet de cette année, était au coeur des discussions sur l'avenir de la Grèce. Il s'agirait d'obtenir en quelque sorte un Grexit provisoire où, pour ne pas pousser l'humiliation trop loin, on demanderait aux grecs de commencer par remettre en profondeur de l'ordre dans leurs affaires, après quoi on rééxaminera si l'on peut procéder à leur réintégration. S'il s'agit vraiment d'épargner les susceptibilités grecques, il me semble qu'il serait beaucoup plus astucieux de se demander s'il ne serait pas plutôt possible pour la Grèce de recréer l'équivalent d'une Drachme nationale, qui lui permettrait de bénéficier des effets bénéfiques d'une dévaluation (abaisser le niveau général des prix et salaires internes de l'ordre de 30% par exemple), tout en ne quittant pas la zone euro. Est-ce possible ?


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lundi 14 septembre 2015

Shadow banking et bulle financière : l'autre vision

Rédigée il y a quelques mois, cette note a été conçue pour expliquer ce qui se cache réellement derrière le concept de Shadow banking (finance de l'ombre) et les idées reçues concernant la responsabilité des excès et emballements de la finance moderne dans la crise financière 2007-2008.

Là aussi n'oublions pas que les pouvoirs publics, par ignorance ou incompétence, sont eux-mêmes souvent à l'origine de ce qu'ils reprochent aux autres; et que l'élément déterminant de la montée de la bulle et du déclenchement de la crise se trouve en définitive du côté des organes de l'Etat et de la conception angélique de l'action publique qui les inspire.

Qu'est-ce que le Shadow banking ? La meilleure définition est celle que suggère l'économiste américain Gary Gorton : ce qu'on appelle Shadow banking n'est en fait qu'un deuxième système bancaire qui s'est développé en complément du système bancaire classique et s'est greffé sur lui.

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mercredi 6 août 2014

Le 2 juillet 2014 : "Repères dans le brouillard de la crise", séminaire autour de Jacques Raiman.

Il y a maintenant sept ans que sont apparus, au mois d'août 2007, les premiers signes de la grande crise financière et économique dont le monde occidental n'a toujours pas encore vraiment récupéré.

A cette occasion, notre ami Jacques Raiman, chef d'entreprise, fondateur de l'Institut Turgot en 2002, est venu nous présenter un exposé sur le thème : "Repères dans le brouillard de la crise", dont nous publions ci-dessous la vidéo :

L'intervention de Jacques Raiman a été suivie d'un débat animé, qui fait l'objet d'une seconde vidéo :

Vous pouvez aussi télécharger ici l'enregistrement audio de la réunion.

mardi 28 janvier 2014

Le bilan de Bernanke à la Fed = zéro pointé

Ben Bernanke quitte la Présidence du système américain de Réserve Fédéral alors que celui-ci célèbre ses cent années d'existence. Un autre économiste, Janet Yellen, lui succède. 

Alors que tous les médias lui tressent des couronnes, Steve Hanke, professeur à la célèbre John Hopkins University, juge que son collègue, le Professeur Bernanke, mérite au contraire un zéro pointé. Il explique pourquoi.

La grande majorité de ceux à qui on a demandé de juger les douze années pendant lesquelles le Professeur Ben Bernanke est resté à la tête du système américain de Réserve fédérale – la Fed – lui ont décerné d'excellentes notes. Pour ma part, je trouve ces notes bien trop généreuses. Personnellement, je pense que c'est plutôt une mauvaise note qu'il mérite.

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vendredi 22 novembre 2013

Sortie de crise : les Etats-Unis et l'Europe victimes d'une politique monétaire schizophrénique

Abondance de monnaie "publique" (monnaie de base), pénurie de monnaie "privée" (monnaie de banque)... 
Sachant que la monnaie de banque fait à elle seule plus de 80% de la masse monétaire globale, explique notre ami Steve Hanke, c'est une situation intempestive de resserrement monétaire global provoquée par les nouvelles réglementations bancaires et financières qui a provoqué le blocage de la sortie de crise.

« L'argent, ça compte !» (Money matters)...reprenant une maxime de Milton Friedman, tel est ce que je ne cesse de répéter dans mes colonnes. 
Depuis le rush des déposants sur les guichets de la banque britannique Northern Rocks - point de départ de la grande crise financière – la croissance de la masse monétaire, au sens large, en a pris un sacré coup, que ce soit aux Etats-Unis, en Grande Bretagne ou en Europe.

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mercredi 11 septembre 2013

How Central Banks are Failing the Recovery

Voici pourquoi il n'y a pas de miracle à attendre des politiques keyneso-monétaristes de "quantitative easing" et de taux d'intérêt zéro. Note rédigée à l'occasion de la réunion organisée par l'ISIL (International Society for Individual Society) à Lausanne du 22 au 25 août.

Over the last four years the post Great Recession recovery has been disappointingly slow, much slower than is usual during after-recession upturns. In the United States there is a persisting nominal GDP gap of about 10% compared to the US economy long term trend.

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vendredi 21 juin 2013

Le 15 avril 2013 : "Les mystères de la monnaie", conférence d'Alain Madelin

Enregistrement vidéo de la huitième conférence d'Alain Madelin donnée dans le cadre de son cycle de réunions "A la découverte de l'économie pour mieux comprendre le monde".

Au programme : Du troc à la monnaie. Les fonctions de la monnaie. Le rôle de l'épargne. Le miracle du crédit. De la monnaie aux banques centrales. De l'étalon or aux changes flexibles. La gestion de la monnaie par les banques centrales et ses problèmes. MxV=PxQ. Inflation et déflation. L'impossible trinité. Les théories des cycles. Des dangers des manipulations monétaires. La dette des Etats. Les enseignements de la crise de l'Euro. Où l'on rencontre Keynes, Irving Fisher, Milton Friedman, Mises, Hayek, Wicksell, Rueff, Mundell .......

samedi 27 avril 2013

Une escroquerie à laquelle toutes les parties prenantes sont consentantes : l'art contemporain

Drieu.jpg Nous avons déjà eu l'occasion d'expliquer à plusieurs reprises ce que nous pensions de l'Art contemporain. Drieu Godefridi, fidèle visiteur de la Biennale de Venise, revient sur ce sujet dans une interview publiée par la Libre Belgique.

L’intérêt de l’art contemporain réside davantage dans son ampleur, dans l’analyse économique et financière qu’on peut en faire, que dans sa valeur artistique. Ce qui est fascinant, ce sont les montants proprement exorbitants qu’atteignent un grand nombre de ces œuvres dont la valeur artistique, par ailleurs, mérite d’être qualifiée de parfaitement nulle.

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vendredi 19 avril 2013

Chypre : vers l'agonie du système de banque à réserves fractionnaires ?

Salerno.jpgRétrospectivement, il se pourrait que la crise de Chypre apparaisse un jour comme l'un des tournants décisifs de l'histoire monétaire contemporaine. Tel est ce que suggère Joseph T. Salerno, l'un des principaux animateurs du Mises Institute à Auburn (Alabama), dans un article traduit du Mises blog.

En complément, nous vous proposons également quelques paragraphes extraits d'un blog britannique où l'auteur, Frances Coppola, attire à juste titre l'attention sur la manière dont l'accord de Chypre a toutes chances d'intensifier encore davantage la crise de la zone euro.

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mercredi 3 avril 2013

La Taxe Tobin : un fiasco sur toute la ligne !

Jean Yves NaudetLa taxe Tobin fait partie de ces vieux serpents de mer dont plusieurs pays se méfient, mais que la classe politique française, toutes tendances confondues, tient en haute estime.

Ce remède miracle ne serait-il pas de nature à faire disparaître la spéculation, tenue pour l’abomination des abominations ? De plus, ne rapporterait-il pas des recettes gigantesques, quasiment capables d’éponger les dettes souveraines ?

Patatras ! Appliquée en France depuis 2012, non seulement elle n’a pas produit les recettes attendues, mais elle a aussi encouragé la « spéculation » qu’elle prétendait combattre…C’est un fiasco sur toute la ligne.

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lundi 1 avril 2013

Bâle III + taux zéro : pourquoi la sortie de crise n'en finit pas de se faire attendre

Steve Han keLa crise de l'euro porte une grande part de responsabilité dans la détérioration des conditions économiques en Europe. Mais elle n'explique pas tout..

La déception, s'agissant des perspectives de retour à la croissance, concerne aussi bien les Etats-Unis que le Royaume-Uni. Tout se passe comme si la sortie de crise n'en finissait pas de se faire attendre. Steve Hanke nous décrit comment la faute en incombe à la combinaison mortelle Bâle III + Taux zero.

Dans le sillage de la crise financière, nos grands experts de la monnaie et de la banque sont partis tambours battants en campagne pour dire aux banques qu'elles devaient « recapitaliser » leur bilans – expliquant que c'était absolument nécessaire pour éviter le retour de nouvelles crises.

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jeudi 28 mars 2013

Chypre II : enfin sur la voie d'une gestion intelligente des crises bancaires en Europe ?

J’ai vertement critiqué le plan initialement prévu par l’Eurogroupe, la BCE et le FMI pour “venir en aide à Chypre”. Ce plan, scandaleux et imposé par diktat, a été fort justement refusé par le parlement chypriote, forçant les protagonistes à une renégociation. 

Et très franchement, celle ci a été très bénéfique. Vous m’avez rarement vu positif sur les agissements de l’UE ces dernières années, alors pour une fois que les choses évoluent vraiment dans le bon sens, disons le tout net: le plan numéro 2 est bien meilleur que le plan 1. Cependant, il n’est pas parfait, et surtout, l’improvisation de son accouchement rend ses résultats incertains. 

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vendredi 22 mars 2013

Crise à Chypre: les faux scandales et les vrais

La crise chypriote a suscité énormément de commentaires, d'analyses, et d'indignations sélectives. Comme d'habitude, la presse dite "mainstream" s'est montrée parfois assez superficielle, et nombreux sont les analystes invités à s'exprimer sur le sujet qui ont mal présenté, voire caricaturé certains aspects de la situation de l'île méditerranéenne. 

Les raisons de s'indigner ne sont pas toutes là où vous le croyez. 

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mercredi 20 mars 2013

Chypre et le principe de Sutton  : « Prendre l'argent là où il se trouve »

Professeur Jea-Jacques RosaAu-delà des informations d'actualité, le Professeur Jean-Jacques Rosa rappelle les faits qu'il ne faut jamais perdre de vue.

William 'Willie' Sutton (30 juin 1901 – 2 novembre 1980) était un voleur de banque américain multirécidiviste. On estime qu'il a volé plus de 2 millions de dollars au cours de sa carrière criminelle qui s'est étendue sur une quarantaine d'année et qui lui a valu de passer plus de la moitié de sa vie d'adulte en prison. Son habileté à se déguiser pour attaquer ses cibles lui a valu deux surnoms : « Willie l'acteur », et « l'astucieux Willie ». Sutton est plus spécifiquement connu en raison de la légende qui lui prête d'avoir un jour répondu que s'il attaquait les banques c'était « parce que c'est là que se trouve l'argent ! » (source : Wikipedia).

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lundi 3 décembre 2012

Zone euro : comment la BCE organise l'inévitable faillite souveraine

Jacques DelplaJacques Delpla n'est pas un adepte de la langue de bois. Dans deux interventions au ton très direct - l'une sur l'antenne de Radio classique , l'autre sur le blog Les Echonoclastes des Echos - il esquisse le scénario des événements qui, sans que ce soit nécessairement l'apocalypse, vont encore secouer la zone euro.

La restructuration (i.e. le défaut) des dettes souveraines est-elle inévitable en zone euro ? Oui, c’est évident aujourd’hui.

Le FMI l’a implicitement admis dans son dernier rapport semestriel: historiquement, les pays développés avec une dette supérieure à 100% du PIB n’ont pu la réduire qu’avec de l’inflation (surtout) et de la croissance (souvent engendrée par une forte dévaluation).

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mardi 25 septembre 2012

Pas de redressement économique sans déconnecter la finance et la monnaie

Alain DumaitLes dernières décisions de la Banque Centrale européenne, le 6 septembre, puis de la Federal Reserve américaine, le 13 septembre, ont été saluées par les marchés financiers : baisse des taux pour les dettes souveraines des pays insolvables et hausse des cours pour les actions, en particulier celle des banques et autres institutions financières.

Ces décisions peuvent se résumer ainsi : davantage d’argent gratuit pour les banques, encouragement au laxisme des Etats, et monnaie de singe pour tout le monde !

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jeudi 2 août 2012

Les scandales de la finance : comment le "too-big-to-fail" conduit au "casino banking"

Rien n'empêchera les Kerviel et consorts de prendre des risques toujours plus élevés tant que les grandes institutions financières et les pouvoirs publics resteront prisonniers du syndrome "too big to fail". Dans le dernier numéro de The Freeman, Gerald O'Driscoll explicite ce qui est en cause.

 JP Morgan Chase & Co., l'une des plus grandes banques américaines, a rendu public au mois de mai le fait que les activités d'un de ses traders londonniens lui avaient fait perdre plus de 2,3 milliards de dollars en moins de quinze jours. Ce qui veut dire une perte moyenne de quelques 150 millions de dollars par jour, pouvant monter à 200 millions certains jour.

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vendredi 27 juillet 2012

Islande : lecture "autrichienne" d'une débacle économique

Ci-dessous la traduction d'un article publié dans le dernier numéro du Freeman qui résume le livre de Philip Bagus et David Howden : "Deep Freeze : Iceland's Economic Collapse". Ce n'est pas tous les jours que des économistes s'attachent à illustrer la théorie "autrichienne" des crises par un exemple d'actualité fort, concret et révélateur. 

Les auteurs, professeurs d'économie (formés tous deux à la théorie autrichienne, membres du Centre Cobden britannique et enseignant actuellement en Espagne), expliquent dans ce petit livre l'effondrement économique de l'Islande en 2008. Pourquoi se préoccuper des difficultés de ce petit pays qui n'a que 313.000 habitants et qui se trouve dans le lointain atlantique nord ?

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mardi 5 juin 2012

Crise de l’euro : quels placements défensifs ?

Drieu.jpgVous possédez quelques dizaines ou centaines ou millions d’euros sur un compte bancaire, par exemple en France, ou en Belgique. Depuis trois ans, la mort de l’euro est régulièrement annoncée (y compris sur ce forum) ; il serait peu rationnel de ne pas s’en soucier.

Alors, que faire ?

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mardi 13 mars 2012

Neufs propositions pour réformer la fiscalité française

Il faut cesser de faire quotidiennement "joujou" avec la fiscalité et de multiplier les usines à gaz. 

Dans le cadre des activités du "(Club) Praxis", notre ami Jean-Claude Gruffat vient de participer à la rédaction d'un rapport collectif qui propose une réforme fiscale fondée sur cinq principes et neuf propositions. Les voici.

Les crises financières qui ébranlent l’économie française depuis 2008 auront au moins eu le mérite d’attirer enfin l’attention des politiques, des marchés et des agences de notation sur les déficits structurels de la France.

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mardi 28 février 2012

Un programme (libéral) pour le retour à une croissance durable en Europe

UE.jpgCi-dessous la traduction d'un document dont les médias français – campagne électorale oblige - ne se sont quasiment pas fait l'écho. C'est dommage.

Il s'agit de la lettre envoyée , le 22 février dernier, par David Cameron, Mario Monti, Mariano Rajoy, Donald Dusk et huit autres premiers ministres (conservateurs et libéraux) européens à Herman van Rompuy et José Manuel Barroso, à l'occasion du prochain sommet européen des 1er et 2 mars. Comparez-en les orientations et les priorités avec celles de nos candidats hexagonaux.

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vendredi 3 février 2012

Zone euro : le miracle n'est pas pour demain !

Si le calme est apparemment revenu sur les marchés, les déséquilibres et les contradictions ne cessent de s'accumuler au sein de la zone euro. Gilles Dryancour fait le point et nous aide à débusquer les paradoxes et les non-dits de l'actualité politique et financière.

Les événements ne cessent de confirmer l’évidence : les Etats de l’Euroland,faute de croissance, ne pourront sauver la monnaie unique sans avoir recours à la déconfiture des pays insolvables ou à la monétisation des dettes publiques.

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lundi 21 novembre 2011

Le 16 novembre 2011 : "Va-t-on sauver l'euro ?" - débat franco-allemand à l'Assemblée nationale

L'institut TURGOT a réuni , le mercredi 16 novembre 2011, un séminaire monétaire franco-allemand présidé par AN_euro2__2_.jpgChristian Vanneste, Député du Nord, auquel une délégation de députés allemands CDU/CSU a apporté une importante contribution.

Cette rencontre monétaire, qui se tenait dans la salle de la Commission de la Défense à l'Assemblée nationale, a abordé trois sujets d'une brùlante actualité politique.

- Va-t-on sauver l'euro ? présidé par Christian Vanneste, député du Nord : la réponse du séminaire est très ambiguë sur ce plan ;

- Les banques centrales, facteur de stabilité ? présidée par le professeur J.Cl. Chouraqui, cette séance débouche aussi sur l'expression d'un grand doute

- France-Allemagne : convergence ou divergence ? présidée par l'ambassadeur Pierre Maillard, cette session montre que les points de vues divergent plutot au sein de la société politique allemande, un peu comme en France.

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mercredi 9 novembre 2011

L'Art contemporain, miroir des produits financiers, et les autres marchés...

Aude de KerrosIl y aura bientôt un an, Aude de Kerros et Jean-Louis Harouel étaient venus nous dévoiler l'escroquerie de l'Art contemporain. A cette occasion, nous avions été intrigués par le rapprochement entre les marchés financiers contemporains et le marché de l'Art contemporain.

Aude de Kerros est récemment revenue sur ce sujet à l'occasion de la FIAC 2011.

A partir du milieu des années 90 le marché de l’art de la création actuelle s’est fracturé. Deux types de marchés sont alors apparus : l’un purement financier et l’autre fantomatique en raison de son absence de visibilité.

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vendredi 28 octobre 2011

Programme pour une sortie de crise...

Vincent BénardVoici, en toute immodestie, un plan de sortie de crise qu'aucun candidat à la présidentielle, aucun sommet européen, ne défendra, sauf miracle, mais qui pourrait permettre de refaire pousser des fleurs sur notre terre brûlée par la crise.

Mot d'ordre : "On peut encore s'en sortir, ne perdons pas espoir."

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mercredi 26 octobre 2011

"La finance", c'est nous tous...

Michel Kelly-Gagnon, Président de l'Institut économique de MontréalCe que veut le mouvement "Occupy Wall Street" et ses émules n'est pas très clair, mais il semble que plusieurs de ses participants s'opposent à «la finance».

Je ne connais pas de meilleure définition de la finance que celle qu'en donne mon ami Pierre Lemieux dans "''Une crise peut en cacher une autre''" (Les Belles Lettres, 2010): la finance regroupe les institutions et autres moyens qui assurent le transfert des ressources des épargnants vers les emprunteurs.

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samedi 22 octobre 2011

Une voie radicale pour sauver l'euro

Jacques DelplaNous sommes dans une impasse.

Dans la crise des dettes souveraines qui secoue aujourd'hui la zone euro, les Français ont raison de dire que seul un soutien massif de plusieurs milliers de milliards d'euros (par la Banque centrale européenne - BCE) peut éviter la contagion et l'implosion de l'euro.

Les Allemands ont raison de refuser de signer des chèques en blanc.

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dimanche 16 octobre 2011

Que s'est-il passé cet été ? 2007, 2008, 2011, bis repetita...

Henri Lepage À partir de la mi-juillet, avec la relance de la crise de la dette grecque, s'est mis en branle un processus déflationnaire à caractère cumulatif.

Par sa nature, ce processus rappelle les précédentes paniques financières de septembre 2007 (Northern Rock), mars 2008 (Bears Sterns) et septembre 2008 (Lehman Brothers) sur les célèbres marchés de CDS (credit default swaps) et de produits dérivés, sauf que, cette fois-ci, il concerne le marché des dettes d'État.

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vendredi 14 octobre 2011

Lettre ouverte à Arnaud de Montebourg, aux protectionnistes et aux dirigistes de tous bords

Cher Arnaud,

 vous avez choisi d’interpeller Martine Aubry et François Hollande sous forme d’une lettre ouverte. Vous prenez l’opinion à témoin. Aussi je souhaite vous répondre et à ma façon éclairer le débat. 

Si je reprends votre lettre au vol, bien que ne m’étant sans doute pas destinée, c’est parce que le libéral que je suis ne peut laisser les arguments qui font votre succès sans réponse.

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samedi 8 octobre 2011

L’affaire Dexia, symbole de l’incompétence des "élites" dirigeantes


Je suis sidéré par les monceaux de commentaires ahurissants autour de la faillite de Dexia, de son prétendu sauvetage en 2008, du soi-disant sauvetage de ses créanciers maintenant, et de l'absence de contradiction apportée par la presse aux cuistres qui nous expliquent que ce n'est qu'un petit accident de rien du tout, 
que la nationalisation va tout arranger, etc...

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mercredi 21 septembre 2011

Foreclosure Gate : démêler les faits de l'exagération

Le vendredi 2 septembre, alors que le secteur financier avait déjà été fort malmené par les événements du mois d'août, l'administration américaine a provoqué un nouveau vent de panique sur les titres bancaires en annonçant avoir porté plainte contre 17 Banques (site de la FHFA), qui sont soupçonnées, lors des années bulle, d'avoir vendu des obligations de fonds hypothécaires adossées à des emprunts immobiliers en mentant sur la qualité réelle des prêts contenus dans ces fonds.

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lundi 19 septembre 2011

Briser les banques géantes

Lorsqu’une entreprise fait de mauvais choix, elle tombe en faillite et ses créanciers se partagent les miettes. 

Idéalement, il devrait en aller de même dans le domaine bancaire. Toutefois, la banque n’est pas une entreprise comme les autres.

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samedi 20 août 2011

Tempête dans un verre d'eau ?

Yves Montenay Faut-il céder au catastrophisme ambiant ? La réaction de notre ami Yves Montenay.

Il y a un grand déluge d'informations et d'analyses catastrophistes dans le contexte de ce qu'on appelle « la crise de la dette », qui redouble depuis le déclassement des États-Unis.

Déclassement pourtant logique, attendu et modéré, puisqu'il ne s'agit que de passer de AAA à AA+, et pour une agence seulement.

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mardi 9 août 2011

Conjoncture : comment Bâle III a plombé la reprise - et donc la bourse

Steve Han keUn krack boursier s'explique rarement par une cause singulière. C'est généralement le produit d'une constellation de facteurs qui se téléscopent en un moment donné. Dans cet article écrit au mois de juillet, Steve Hanke attire notre attention sur l'un des éléments spécifiques qui expliquent l'assombrissement soudain des perspectives économiques et financières.

Les gaffes de ceux qui se considèrent comme les "oracles" de la classe dirigeante, en particulier quand il s'agit de faire la guerre, sont monnaie courante et bien connues comme telles.

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mardi 12 juillet 2011

Crise de l'euro : guettez les canards !

Je suis triste. 
Une monnaie a deux prix, un prix extérieur (le taux de change) et un prix intérieur (le taux d’intérêt). 
Si le pouvoir politique bloque le taux de change avec un deuxième pays « plus productif », alors le commerce extérieur du pays le moins productif va commencer à se dégrader avec le temps et l’on assistera a une chute de ce qu’il est convenu d’appeler le taux de couverture des importations par les exportations. 

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lundi 27 juin 2011

Alerte : vers une crise de liquidité internationale massive...

Charles GaveDepuis 1972 (date où les changes ont commencé à flotter), le commerce mondial s’est développé trois fois plus vite que les richesses nationales (PNB).

Il ne peut pas y avoir de croissance économique sans que quelqu’un ne fournisse de la liquidité.

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dimanche 26 juin 2011

L’économie politique de la fraude financière généralisée

Vincent BénardLe "Foreclosure gate", c’est l’acte II de la crise du subprime.

Ce scandale est révélateur d’une «économie financière de la fraude» quasi généralisée et il pose de sérieuses questions quant à la nature des interventions publiques qui auraient pu éviter la crise. Ou tout au moins pourraient aider à éviter qu’elle ne se reproduise.

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lundi 20 juin 2011

L'Europe et le piège grec : toujours plus haut sur la pyramide de Ponzi

Plus la zone euro s’enfonce dans la crise grecque, plus l’élite dirigeante européenne semble perdre pied et rechercher des expédients pour camoufler cette évidence qui s’impose, chaque jour un peu plus, aux marchés financiers : la Grèce est en déconfiture. 
Quel que soit le subterfuge financier qui sera bientôt mis en place par l’Eurogroupe, l’Etat Grec ne pourra plus être sauvé qu’aux dépends de ses créanciers. 

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samedi 28 mai 2011

Le nouveau Métro Grand Paris : méga-projets et méga-risques

Vincent BénardDans le cadre de l'aménagement du "Grand Paris", sont annoncées les créations de plusieurs lignes de métro essentiellement tangentielles, le "métro du Grand Paris", avec un coùt global estimé entre 21 et 24 milliards, et Arc Express, de 4,8 à 5,4 milliards.

En contrepartie de ces sommes, les promoteurs de ces projets annoncent des trafics prévisionnels de 2 à 3 millions de passagers par jour pour le Métro du Grand Paris (contre un peu plus d'1 million pour l'actuel RER A) et 1 million sur le réseau Arc Express.

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jeudi 5 mai 2011

Dette grecque : le test de l'utimatum

Charles GaveLes économistes adorent inventer des tests pour vérifier la rationalité des agents économiques.

L’un d’entre eux s’appelle le test de l’ultimatum et en voici les règles.

Il se joue à deux joueurs. Le premier reçoit une somme d’argent, mais il doit en donner un pourcentage de son choix à un deuxième joueur. Si le deuxième joueur refuse cette proposition, personne ne touche rien

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dimanche 1 mai 2011

"Les gangs de Wall Street" : présentation du livre de Vincent Bénard

Avec "Les gangs de Wall Street", Vincent Bénard nous offre l'un des meilleurs ouvrages publiés à ce jour, en français, sur la plus récente crise financière. 

Alors que tant de journalistes financiers se contentent de picorer dans les commentaires de leurs pairs, Bénard nous offre la synthèse d'une documentation colossale qu'il maîtrise parfaitement.

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vendredi 4 mars 2011

Comment l'Asie du sud-est a traversé la crise

Alors que l'Asie du Sud-Est avait été lourdement affectée par la crise de 1997-1998, elle a, au contraire, étonnament bien résisté à celle de 2008-2009.
Les secteurs bancaires et financiers des pays de l'ASEAN-5 (Indonésie, Malaisie, Philippines, Singapour, Thaïlande) ont fait montre d'une grande robustesse.
Comment expliquer une telle solidité, guère plus d'une décennie après le grand choc des années 1990 ? 

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mercredi 9 février 2011

Plaidoyer pour les spéculateurs

Alain MadelinLa flambée des cours des matières premières est à l’ordre du jour du G20.

La préoccupation est légitime. En revanche, l’acte d’accusation contre la spéculation dressé par notre président de la République est des plus discutables. Il confond les effets et les causes.

Les marchés à terme ne sont pas à l’origine de la volatilité et c’est justement parce que les prix des matières premières varient fortement que l’on a des marchés à terme.

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samedi 5 février 2011

Où en sont les réformes de la régulation des secteurs bancaire et financier ?

Jean-Claude GruffatEn ce début d’année 2011, après les G7 et 20 de Washington, Londres, Pittsburgh, Seoul, au moment où la France assume la Présidence de ces deux forums pour une année, avons-nous en place, au-delà du constat, des débuts de solution pour éviter que, dans le futur, une perte de confiance dans le système bancaire et financier ne dérape vers une paralysie des modes de financement de l’économie réelle, qui ne pourrait être corrigée que par des interventions étatiques et, ultimement, par la collectivité, c'est à dire les contribuables ?

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samedi 8 janvier 2011

Retraites : la prochaine réforme est bien partie

Alain MadelinL’objectif est atteint, la réforme est votée et promulguée.

Mais loin du tumulte de la bataille, un nouveau rendez-vous a été discrètement fixé : un amendement du Sénat prévoit pour 2013 une « réflexion nationale » sur « les conditions de mise en place d'un régime universel par points ou en comptes notionnels ».

Ce rendez-vous s’annonce plus apaisé. Car paradoxalement, derrière l’opposition frontale des syndicats et de la gauche, des avancées ont eu lieu, des propositions intéressantes ont vu le jour.

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jeudi 23 septembre 2010

Règlementation des banques : la piste inexplorée par le Comité de Bâle

Guillaume Vuilleme et Vincent PoncetSi la crise financière de 2008-2009 a fait éclater au grand jour les fragilités du secteur bancaire, l'actuel processus de réforme engagé à l'échelle mondiale demeure en revanche une affaire de spécialistes.

Les accords de Bâle III qui viennent d’être adoptés seront applicables en 2019, avec une période de transition dès 2013. Le grand public demeure peu informé, et les détails qui filtrent paraissent obscurs pour qui n'est pas économiste.

Pourtant, les enjeux sont tels que l'on mérite d'y prêter attention.

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jeudi 16 septembre 2010

Le 31 mai 2010 : Enquête sur les origines de la banque moderne - séminaire (en anglais) avec George Selgin

Au cours de cette conférence, qui s'inscrit dans le cycle des séminaires monétaires organisés par Philippe Simonnot, c'est à une véritable enquête historique que nous convie George Selgin, Professeur d'économie à l'Université de Georgie, le grand spécialiste de la banque libre.

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Il est bien connu que la banque moderne, telle qu'on la conçoit aujourd'hui, puise ses racines dans les pratiques financières des orfèvres du 17ème siècle, notamment les orfèvres londonniens.

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