Institut Turgot

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mardi 1 juin 2010

Solidarité européenne... vraiment ?

Elgrably2.JPGC’est avec un profond soupir de soulagement que la planète a accueilli le plan historique de 110 milliards d’euros mis au point par le Fonds monétaire international et l’Union européenne afin de sauver la Grèce de la faillite.

Cette mesure exceptionnelle satisfait tous les politiciens, analystes et commentateurs occupés depuis plusieurs mois à chercher un plan de sauvetage qu’on pense maintenant avoir trouvé. Mais nous sommes-nous demandé pourquoi on insiste tant pour la secourir?

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jeudi 27 mai 2010

Vaclav Klaus donne son analyse de la crise de l'euro

Président Vaclav Klaus Gràce à l'initiative du Cato Institute et de l'équipe de Un Monde Libre, voici la traduction française d'un article du Président Vaclav Klaus publié dans l'hebdomadaire tchèque Ekonom, en date du 22 avril 2010, sous le titre " Quand s'effondrera la zone euro ?". Trait_html_691a601b.jpg

En tant que critique de longue date de l’idée d'une monnaie unique européenne, je ne me réjouis pas des problèmes actuels de la zone euro qui menacent la survie même de l'euro.

Avant d'examiner les événements entourant la crise de la dette grecque, je dois fournir au moins une définition pratique du mot « effondrement ».

Dans le contexte de l'euro, il y a au moins deux interprétations qui viennent à l'esprit.

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mercredi 26 mai 2010

Euro : l’hubris des chefs d’État

Florin AftalionEn acceptant, contrairement à leurs engagements antérieurs, de se porter conjointement solidaires des dettes nationales, les États de l’Union monétaire perdent leur crédibilité.

Le marché commun a été une réussite de dimensions historiques. Il a durablement scellé la paix entre l’Allemagne et la France et largement contribué à la prospérité économique des pays réunis en son sein.

Cette réussite a, hélas, grisé nos chefs d’État. Des ambitions politiques démesurées sont venues gâcher la fête et ruiner la construction européenne.

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lundi 24 mai 2010

L'effondrement annoncé de l'Europe

Philippe SimonnotIl y a vingt ans le bloc soviétique s’effondrait, non pas sous le coup d’une attaque militaire des capitalistes-impérialistes, mais sous le poids de ses propres contradictions économiques, comme eût dit Karl Marx lui-même.

Cette dislocation, inévitable au bout de deux ou trois générations, n’avait été prévue par personne, sauf par une poignée d’économistes imperturbables qui accordaient foi aux lois du marché libre.

Aujourd'hui, les mêmes lois permettent d’annoncer l’effondrement de l’Europe, la crise de l’euro en étant le signe avant-coureur.

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jeudi 20 mai 2010

Débat sur la burqa : contre l'interdiction

Drieu Godefridi Drieu Godefridi réplique à l'article de son ami Corentin de Salle. Trait_html_691a601b.jpg

L’analyse de Corentin de Salle est remarquable par sa mise en résonance de deux lignes d’argumentation, l’une juridique, l’autre philosophique.

Par son caractère affirmatif, la burqa, explique C. de Salle, risque de chasser les citoyens non musulmans de quartiers qui leur seraient devenus inhospitaliers, ce qui est contraire à la vision positive de l’ordre public qu’il propose.

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lundi 10 mai 2010

Lorsque la BCE transforme l'euro en drachme...

Aain MadelinSi la crise grecque a pris cette ampleur, c'est qu'elle est à la fois révélatrice d'une crise de l'euro et des risques du surendettement des Etats.

Sans l'euro, une Grèce surendettée dans sa monnaie trouverait une porte de sortie dans la dévaluation. En jouant les pompiers, l'Europe et le FMI permettent à la Grèce de placer sa dette.

Reste la question "pourra-t-elle rembourser ?". Et cette question dépasse les frontières de la Grèce.

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dimanche 9 mai 2010

La Grèce victime des illusions de l'Euro... il faudrait qu'elle en sorte au plus vite !

Philippe Simonnot Le drame économique et financier, et bientôt politique, que vit aujourd'hui la Grèce était tellement prévisible, et prévu par de bons esprits, que les larmes de crocodile qui sont versées aujourd'hui au chevet du malade de l’Europe prêteraient à sourire si le drame ne risquait de tourner à la tragédie non seulement pour la Grèce, mais aussi pour toute l’Europe

Pourquoi était-il prévisible ? Parce que la construction de l’euro souffre d’un vice que l’on a voulu cacher bien qu’il ne fut que trop évident.

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dimanche 25 avril 2010

Les origines de l'Occident et la question des structures familiales

Notre publication de la conférence du Professeur Deepak Lal sur "La famille, l'Occident et le reste du monde" (décembre 2009) a provoqué des réactions qui concernent le rôle historique des structures familiales dans l'évolution des sociétés.

L'idée que l'essor de la famille nucléaire occidentale serait liée à la politique de l'Eglise et que celle-ci serait à l'origine de l'Etat-providence dont l'évolution se retournerait aujourd'hui contre la survie même de l'Occident, a, semble-t-il, interpellé beaucoup de lecteurs.

L'article qui suit nous a été envoyé par l'un d'entre eux, Pascal Tripier-Constantin, d'Aix en Provence. Trait_html_691a601b.jpg

La question des structures familiales est bien trop souvent évacuée par la vision communément admise d’un type familial unique, par nature communautaire (corésidence de plusieurs générations sous le même toit) jusqu’à la révolution industrielle laquelle révolution casse la famille traditionnelle et donne sa forme « nucléaire » moderne (seuls les enfants et les parents vivent sous le même toit).

L’origine de l’évolution des structures familiales n’est cependant pas un débat clos.

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Vers une réévaluation de la monnaie chinoise

Charles GaveJ’aime bien les économistes (après tout, j’en suis un, même si je ne suis pas considéré comme très sérieux par la plupart d’entre eux) ; ils utilisent en effet en général des termes compliqués pour décrire des réalités toutes simples.

« Marchant d’un grave pas et d’un grave souci » comme le disait du Bellay des Cardinaux a Rome, ils nous expliquent que ce dont l’Europe et les Etats Unis ont besoin, c’est d’un changement des termes de l’échange avec l’Asie en général, et la Chine en particulier.

Ils ont bien sur parfaitement raison mais qu’est que cela peut bien vouloir dire pour le commun des mortels ? Je vais donc m’employer à expliquer ce néologisme quelque peu barbare.

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vendredi 16 avril 2010

Pour sortir de la crise grecque: mettre (enfin) un terme à la Guerre de Troie

Jacques DelplaRépondre à la crise budgétaire actuelle suppose de revenir à l’Iliade d’Homère et de comprendre qu'il faut mettre enfin un terme à la Guerre de Troie. Pourquoi ?

Parce que, malgré les craintes des marchés, la Grèce pourrait ne pas manquer à ses obligations concernant sa dette publique.

Comment ? Elle pourrait aisément réduire ses dépenses militaires d’au moins 3 points du PIB, si une initiative multilatérale de paix était lancée entre la Grèce, la Turquie et Chypre, à l’aide des Américains et des Européens. À la différence du Portugal ou de l’Irlande, la Grèce pourrait tirer un considérable bénéfice de la paix pour réduire son déficit budgétaire titanesque.

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mercredi 14 avril 2010

La démocratie européenne périra-t-elle en Grèce ?

Gilles DryancourC’est un lieu commun de la science politique que celui de rappeler que la démocratie est née en Grèce, à Athènes, aux alentours du VIe siècle avant notre ère (1). Cela en sera peut-être, bientôt, un autre de dire qu’elle y est morte au début du troisième millénaire.

En effet, les sophismes que l’on voit se développer pour justifier le renflouement de la Grèce ont de quoi inquiéter tous les partisans de l’Etat de droit.

Mais, pour comprendre quels sont les enjeux métapolitiques de cette crise interne à l’Euroland, il convient de revenir sur la longue histoire de la démocratie politique en Occident.

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dimanche 14 mars 2010

Zone euro : l'analyse qui donne froid dans le dos

euros.jpg Ceci est sans doute l'une des meilleures études jamais publiées sur l'euro depuis sa création. Son auteur, Bernard Connolly, est un ancien haut fonctionnaire de la Commission européenne, dont il a été brutalement congédié, en 1997, après avoir publié un ouvrage magnifiquement prémonitoire (The Rotten Heart of Europe). Trait_html_691a601b.jpg

Jusqu'au début de la crise financière mondiale, l'Union monétaire européenne était peut-être l'exemple au monde le plus flagrant d'un système Madoff (Ponzi Scheme) à grande échelle.

Plusieurs pays de la zone euro (l’Espagne, la Grèce, le Portugal et l’Irlande), avaient des déficits courants élevés ou croissants, que ne justifiaient ni l’attrait d’une croissance rapide de la productivité ni celle de taux de rentabilité attendus sur les investissements. En fait, la croissance de la productivité ne cessait de diminuer, alors que les déficits y augmentaient.

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lundi 8 mars 2010

Les états baltes, la Bulgarie et la Grèce

hanke2.JPG Tous les yeux sont fixés sur la Grèce, épicentre du plus récent des séismes financiers.

Ces dernières semaines, les cours boursiers et obligataires de la Grèce ont plongé, alors que bondissaient les prix des Swaps sur défaillance de crédit (CDS). Les difficultés de la Grèce ont également mis sous pression l'euro – la monnaie dont se servent la Grèce et quinze autres membres de l'Union monétaire européenne. La crise a mis sur la sellette le gouvernement récemment élu (en octobre 2009) du Mouvement socialiste panhellénique (PASOK) et son Premier ministre George Papandreou. Le Premier ministre Papandreou -- qui est également président de l'Internationale socialiste et dont le père et le grand-père ont aussi été Premier ministres de la Grèce – a de l’expérience et, généralement, des mœurs tempérées. Mais la crise met à l’épreuve sa patience même.

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mardi 15 décembre 2009

Sortie de crise (3): vers la dislocation de l’Euroland ?

Gilles DryancourCe mois-ci, nous reprenons nos analyses des scénarios possibles de sortie de crise.

Après avoir développé le scénario selon lequel le dollar n’était pas, sur le moyen terme, menacé de disparition physique, nous soutiendrons l’hypothèse presque inverse en ce qui concerne l’euro (1).

Cette approche peut paraître iconoclaste au moment où 1'euro s’échange contre 1,50 dollar (2) alors qu’au jour de sa mise en circulation il valait 0,88 cents (3).

Cependant, nous verrons qu’une monnaie forte n’est pas nécessairement une monnaie solide.

L’hypothèse de la disparition de l’euro est, pour l’instant, loin d’être majoritaire. Dans son ensemble, la presse générale défend l’opinion contraire. Ainsi, Le Figaro titrait il y a quelque temps : « Aucun risque d’éclatement de la zone euro » (4).

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mercredi 8 juillet 2009

Leçons de campagne : l'Europe ? Quelle Europe ?

Jean-Pierre Chamoux à l'Institut Turgot Dans une récente chronique néerlandaise j’évoquais la cacophonie qui précéda l’élection européenne. La démocratie représentative nous a donné à cette occasion une piètre image d’elle-même : au sein des pays-membres, le débat électoral fut surréaliste, tant par sa fragmentation que par son caractère anecdotique ; les candidats, bien trop nombreux pour tous être éligibles, concentraient leurs feux sur des thèmes locaux et circonstanciels (1) . Aucun souffle, peu de projet, sauf peut-être écologique, c’est-à-dire un projet conservateur, au sens propre.

Deux ans après le traumatisme provoqué par le projet constitutionnel avorté, aucune vision n’émane malheureusement de ce débat électoral, nulle part en Europe, qui puisse éclairer le propos politique de notre Union ! Rien ou presque qui puisse relever le défi d’une crise mondiale… Ce nanisme politique accouche d’un parlement fragmenté qui évoque notre défunt « régime d’assemblée », celui de la France vieillissante qui s’effondra dans la débâcle tragique de 1940 !

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mardi 7 juillet 2009

La fausse bonne idée du Conseil des risques systémiques

Florin Aftalion à l'Institut TurgotLe Conseil européen veut instituer un Conseil des risques systémiques chargé d'assurer une surveillance micro-prudentielle du système financier. En cela il s'inspire du rapport d'une commission présidée par Jacques de Larosière, qui a déclaré avec raison : "les banques centrales doivent placer la stabilité financière mondiale au centre de leurs préoccupations, au même titre que la stabilité des prix, afin d'empêcher l'apparition de crises systémiques à l'avenir."

Il semblerait que le risque systémique contre lequel veut se prémunir la Commission concerne des accidents tels que l'insolvabilité qui, affectant d'abord une ou quelques entités - banques, compagnies d'assurance, "hedge funds" - étendent ensuite leurs effets destructeurs, de proche en proche, à l'ensemble du secteur financier, puis à l'ensemble de l'économie. De telles catastrophes pourraient être provoquées par l'éclatement d'une bulle spéculative ou par l'accumulation d'actifs qualifiés de toxiques, autrement dit de produits dérivés complexes logés dans des bilans de banques.

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lundi 25 mai 2009

14 mai 2009 : l'avenir de l'euro, table-ronde Turgot/EIN à l'Assemblée nationale

La considérable aggravation de la situation des finances publiques d'un certain nombre de pays membres de l'Union européenne conduit à s'interroger sur la manière dont l'Europe réagira face à une possible crise financière de ces Etats.

Pour discuter des scénarios possibles, et évoquer le sujet tabou des implications que cela pourrait entraîner sur l'avenir de l'euro, l'Institut Turgot et le European Ideas Network ont, le 14 mai dernier, organisé une table-ronde sur le thème : "L'avenir de l'euro". La réunion s'est déroulée à l'Assemblée nationale, dans la salle de la Délégation à l'Union européenne.

Au programme, trois interventions :

Eric Chaney et Franck Debié- Eric Chaney, Chief Economist du Groupe Axa, sur 'l'euro et les leçons de la crise' ;

Jacob von Weiszacker et Jacques Delpla- Jacques Delpla, membre du Conseil d'analyse économique près du Premier ministre et Jacob von Weizsäcker, Senior Research Fellow, Bruegel Institute, qui ont présenté une proposition pour consolider l'avenir de la zone euro;

Guillermo Martinez Casan et Philippe Simonnot- Philippe Simonnot, journaliste, directeur, Atelier d'Economie Contemporaine, Observatoire de l'Economie Méditerranéenne, sur 'la ruse de l'euro'.

L'enregistrement audio contient non seulement les trois exposés, mais également l'intégralité de la discussion qui a suivi.

Téléchargez l'intégralité de l'enregistrement audio :

dimanche 22 février 2009

Vaclav Klaus s'explique sur sa conception de l'Union européenne

Vaclav Klaus au Parlement européenElu Président de la République Tchèque en février 2003, Vaclav Klaus est un cas unique parmi les chefs d'états de l'Union européenne. Non Vaclav Klaus à Paris le 11 février 2009))seulement il est libéral, et se revendique ouvertement comme tel – ce qui, par les temps présents de crise financière et économique, n'est plus très politiquement à la mode - mais, surtout, il est le seul de tous les chefs d'états européens à exprimer publiquement, et de manière répétée, son désaccord avec la façon dont évoluent les institutions politiques de l'U.E.

Vaclav Klaus était contre le projet de Constitution européenne rejeté par le double non français et hollandais. Aujourd'hui encore, alors même que son pays vient de prendre en charge la Présidence du Conseil de l'Union européenne pour les six prochains mois, il n'hésite pas à se présenter en adversaire résolu du Traité de Lisbonne, version allégée et révisée du défunt projet de Constitution. Une situation inédite et paradoxale qui fait de Vaclav Klaus la cible privilégiée de tous ceux qui, à Bruxelles, et notamment au Parlement européen, n'imaginent l'avenir que dans une conception fédérale de l'Europe, sans autre voie possible.

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dimanche 25 janvier 2009

Comment savoir si l'Europe progresse

Quel est le degré d'intégration réel de l'espace européen ? Est-il vrai qu'il progresse ? Questions essentielles pour savoir si les disciplines croissantes qu'impose Bruxelles à la liberté d'action des pays membres en vallent vraiment la peine. Question, aussi, à laquelle il est bien difficile de répondre, sinon en donnant une réponse 'au pif', purement subjective et personnelle.

Notre ami canadien, le professeur Jean-Luc Migué (auteur de l'étude Turgot sur la santé) et son collègue Gérard Bélanger (1) proposent une méthodologie indirecte, inspirée de l'expérience canadienne. Il suffirait de mesurer s'il y a ou non convergence des revenus réels entre les différents pays de l'Union – sans se préoccuper des écarts de croissance observés. Une bonne idée d'étude pour des chercheurs européens. Ou tout simplement pour un étudiant en mal de thèse. H.L

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jeudi 6 avril 2006

Europe : les bonnes raisons du 'non' libéral

'"L'économie politique du chevauchement des compétences et le rejet de la Constitution européenne par la France et les Pays-Bas" est le titre d'une analyse publiée par le Professeur Jean-Luc Migué dans Economic Affairs, la revue de l'Institute of Economic Affairs à Londres. Il a aimablement accepté d'en rédiger une adaptation française pour l'Institut Turgot.

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