Institut Turgot

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mercredi 28 octobre 2015

Dossier : des "monnaies parallèles" sans tuer l'euro ?

Henri Lepage est de ceux qui, comme Gilles Dryancour, considèrent que si la zone Euro s'était construite autour du projet britannique de "monnaie commune", avec un euro et des monnaies nationales en concurrence,  plutôt que du plan franco-allemand de "monnaie unique", il n'y aurait  jamais eu de problème grec. L'économie européenne s'en porterait sans aucun doute beaucoup mieux.

D'où les textes qui suivent, écrits sous forme de notes au mois de juillet 2015, en plein feu de l'actualité, alors que l'on découvrait les projets de l'ancien ministre grec Yanis Varoufakis pour lancer une éventuelle monnaie grecque parallèle sans pour autant sortir de l'euro. Ces textes sont reproduits dans leur rédaction originelle. Leur objet : essayer de comprendre concrètement comment une telle opération pourrait se faire et voir s'il y a des idées à en tirer.


NOTE 1 (6 juillet 2015) - LE PLAN B DE VAROUFAKIS : UNE IDEE A RECUPERER ?

Est-il possible de mettre la Grèce en congé d'euro pour un période de quelques années, tout en lui permettant de retrouver plus tard une place de partenaire à part entière ? Telle est la question qui, au début du mois de juillet de cette année, était au coeur des discussions sur l'avenir de la Grèce. Il s'agirait d'obtenir en quelque sorte un Grexit provisoire où, pour ne pas pousser l'humiliation trop loin, on demanderait aux grecs de commencer par remettre en profondeur de l'ordre dans leurs affaires, après quoi on rééxaminera si l'on peut procéder à leur réintégration. S'il s'agit vraiment d'épargner les susceptibilités grecques, il me semble qu'il serait beaucoup plus astucieux de se demander s'il ne serait pas plutôt possible pour la Grèce de recréer l'équivalent d'une Drachme nationale, qui lui permettrait de bénéficier des effets bénéfiques d'une dévaluation (abaisser le niveau général des prix et salaires internes de l'ordre de 30% par exemple), tout en ne quittant pas la zone euro. Est-ce possible ?


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vendredi 2 octobre 2015

Le 1er octobre 2015 : "les malédictions de l'euro", conférence de Gilles Dryancour

Ci-dessous, le texte écrit par Gilles Dryancour pour préparer sa conférence du jeudi 1er octobre à  l'Assemblée nationale (il n'y a pas eu d'enregistrement vidéo).

Gilles Dryancour est Président de l'Institut Turgot. Cadre supérieur d'une grande entreprise multinationale, il partage son temps entre Düsseldorf et Bruxelles. A ce titre il est bien placé pour analyser les dessous et les non-dits des événements liés à la crise grecque.

Les lecteurs qui ont lu ses articles précédents connaissent sa conviction. Il n'existe pas d'exemple d'union monétaire qui n'ait fini par éclater. L'Euro ne fera pas exception. Le propos de ce papier est de mettre en lumière les logiques et les intérêts politiques qui mènent envers et contre tout à soutenir le service de la dette grecque aux frais du contribuable européen. Un texte exceptionnellement éclairant.

Cet été nous avons vécu le troisième épisode de la tragédie de la dette grecque. Pendant trois semaines, les médias en ont fait leur marronnier, annonçant, tour à tour, la fin de l’euro, l’apocalypse monétaire, le retour de la drachme, la mise sous tutelle de la Grèce par la Russie, la mort de l’Union Européenne, et bien d’autres drames encore. Chaque analyste y est allé de son commentaire millénariste, comme si la comète de Halley était soudainement tombée du ciel. Pourtant, cette crise était parfaitement prévisible. Comme nous l’écrivions en 2010, la Grèce n’était plus solvable dès 2008-2009.

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vendredi 12 septembre 2014

Sécession écossaise : l'explication par l'analyse économique de l'Etat prédateur

Si l'évolution technologique favorise la poussée vers des micro-états, une telle évolution serait beaucoup plus favorable à tous que la recherche du Très Grand Etat qui inspire la conception actuelle de l'Union européenne. 

Bertrand Lemennicier livre son analyse des enjeux fondamentaux qui se cachent derrière la demande écossaise de sécession. 

Le 18 septembre prochain, les écossais vont décider, par référendum, de quitter ou non le Royaume Uni pour redevenir un Etat souverain. La question posée est simple :

"Souhaitez-vous que l'Ecosse devienne un pays indépendant ? Oui/Non

Les écossais, partisans du oui, supposent que, séparé du Royaume Uni, leur destin sera meilleur que de rester dans l’union. Les partisans du non pensent le contraire[1].

Le problème soulevé par ce référendum est intéressant à plus d’un titre et peut être généralisé à n’importe quelle union, y compris l’Union Européenne, mais aussi à n’importe quelle région d'un Etat.

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lundi 12 mai 2014

L'absurdité de l'offensive politico-médiatique française contre "l'euro fort"

A l’approche des élections européennes, le débat sur l’euro a été timidement relancé en France. Au mois d’avril, plusieurs personnalités ont pris parti contre l’euro fort. Parmi bien d’autres, nous retiendrons les déclarations de Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, publiées dans le Figaro du treize avril :

« L'euro est anormalement fort compte tenu de la position de la zone euro dans le cycle économique et de son retard dans la reprise de la croissance par rapport à d'autres » (1).

Les propos de Christian Noyer succédaient à ceux de Mario Draghi. La veille, le Président de la BCE s’était exprimé en marge d’une réunion du Fonds Monétaire International à Washington, ce qui lui valut ce commentaire dans Le Monde :

«Un renchérissement du taux de change [de l’euro] nécessiterait davantage de stimulation monétaire, a dit M. Draghi. Le propos tranche avec la prudence habituelle de la BCE en matière de taux de change. Il laisse clairement entendre que la vigueur de l’euro fragilise la croissance. Il faut donc que l’euro soit moins fort. Pour cela, M. Draghi dit qu’il se tient prêt à mener une politique monétaire plus accommodante […] Il s’agit d’injecter plus de liquidités dans l’économie, notamment pour compenser l’impact négatif de l’austérité budgétaire sur l’activité » (2).

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mercredi 26 mars 2014

Une leçon en anarcho-capitalisme : interview d'Hans-Hermann Hoppe

Ceci est une interview du Professeur Hans-Hermann Hoppe publiée dans le journal allemand Wirtschaftswoche en date du 4 janvier 2014, et traduite par les soins de l'Institut Coppet.

Pourrait-on vraiment se passer de l'Etat ? Sans aucun doute, répond celui qui a succédé à Murray Rothbard à la tête de la chaire d'économie politique à l'Université de Las Vegas, et en est  l'héritier intellectuel. Et voici comment. De quoi en décoiffer plus d'un !

Wiwo : Professeur Hans Hermann Hoppe, les interventions de l’État dans l’économie ont certaines conséquences actuellement. De nombreux citoyens désirent plus d’État et moins de marché. Comment l’expliquez-vous ?

Hoppe : L’histoire nous démontre que les crises alimentent la croissance de l’État. Ce fait devient particulièrement manifeste avec les guerres ou les attaques terroristes. Les gouvernements exploitent ces crises, dans le but de se faire passer pour des sauveurs.

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mardi 3 décembre 2013

Europe : le « German bashing » ne doit pas nous faire prendre les vessies pour des lanternes

Steve Han keDans un nouveau texte récemment mis en ligne sur le site du Cato Institute, le professeur Steve Hanke dénonce l'opération de diversion et de camouflage de la réalité qui se cache derrière les virulentes critiques adressées à la politique économique allemande.

Il complète et précise l'analyse publiée ici même la semaine dernière.

C'est maintenant un fait avéré, les leaders de l'establishment économique, ceux qui parlent en son nom, ont déclaré la guerre à l'Allemagne.

Les premiers coups de feu de cette bataille (German Bashing) sont venus rien moins que du Ministère américain du Trésor qui, dans l'une de ses publications officielles semestrielles (Foreign Exchange Report ) a eu l'audace de rendre l'Allemagne responsable des retards de la reprise économique en Europe.

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jeudi 14 novembre 2013

Why diversity and competition among institutions matter more than the ballot box

Pierre Bessard dirige l'Institut libéral de Genève. Ce qu'il y a de remarquable dans le modèle politique suisse, explique-t-il, n'est pas ce que l'on admire le plus en France (son système de démocratie directe), mais sa manière d'avoir su préserver diversité et concurrence institutionnelle.

Cette diversité et cette concurrence qui furent la source du miracle européen, et auxquelles l'Union européenne tourne aujourd'hui  résolument le dos. Une leçon à méditer.

Let me first specify what I mean by the rather abstract concept of institutional diversity and competition: basically I mean political fragmentation , the multiplication of small states and city-states, and real federalism in the sense of devolution and division of power with limited central government.

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mercredi 25 septembre 2013

Europe 2014 : recentrer l'Union européenne sur l'essentiel ?

Chamoux2.jpgLe Traité de Rome imposait à ses membres une triple liberté : libre circulation des hommes, des biens et des capitaux au sein de la communauté économique européenne. Cette triple liberté généra l'essentiel des progrès réalisés au sein de l'Union, progrès principalement sensibles grâce à l'ouverture des échanges économiques qui ont accru notre niveau de vie et notre bien-être matériel depuis les années 1960.

Il n'a guère été souligné que ces trois libertés reposent sur des valeurs propres à notre civilisation, des valeurs qui transcendent la quête utilitariste du bonheur matériel. Ce socle commun, implicite dans les Traités communautaires, comprend notamment : l'autonomie de la personne humaine et le respect de la cellule élémentaire à partir de laquelle se construisent toutes les sociétés respectables : la famille.

A l'occasion de la prochaine échéance électorale européenne qui se rapproche, il nous parait important de réaffirmer l'importance de ce socle commun car c'est autour de lui que s'est construite l'Europe occidentale, depuis le début des temps modernes. Précisons ce qu'implique ce socle fondateur.

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lundi 10 juin 2013

Bataille des idée : qui dirige à Bruxelles ?

Desselas.jpg Pour la majorité des Français, l’Europe est dirigée par une élite technocratique néolibérale insensible aux souhaits des peuples, voire non démocratique.

Et si les choses étaient plus compliquées ? L’Union européenne est fondée sur les principes de l’économie sociale de marché (1) sans pour autant définir ce terme, considéré par certains comme un oxymore. La Chine, de son côté, suit la voie de l’économie socialiste de marché (2).

Et si trois pensées luttaient pour la suprématie en Europe ? Le néolibéralisme, l’ordolibéralisme et le néocolbertisme ?

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mercredi 17 avril 2013

Partir pour Chypre ? Témoignage d'un marathonien

Chef d'entreprise et marathonien, Thierry Godefridi était à Chypre aux jours les plus forts de la crise pour participer au Marathon de Limassol (24 mars 2013). Il en a profité pour faire sa propre enquête sur place et interroger ses contacts professionels locaux : "Faut-il sauver Chypre ?".

 Chypre n'a pas besoin d'être sauvée, elle se sauvera bien toute seule. 

Une étude de Noble Energy, la société énergétique indépendante fondée en 1932 par Lloyd Noble et faisant partie aujourd'hui de l'indice boursier S&P500, a indiqué qu'il serait possible de récupérer 5.000 à 8.000 milliards de pieds cube de gaz naturel au sud de Chypre.

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mercredi 27 mars 2013

L'avertissement de Vaclav Klaus à l'Europe

Président Vaclav KlausAu début du mois Vaclav Klaus a quitté ses fonctions de Président de la République Tchèque. Quelques jour plus tard il était à Washington pour parler de l'Europe.

Son message : si l'Union européenne veut renouer avec la croissance et le développement économique, il lui faut amorcer un changement systémique à l'échelle de ce que l'Europe de l'est a été contrainte d'accepter il y a vingt ans.

Ci-dessous la traduction française de son intervention devant les invités du Cato Institute.

Jeudi 7 mars, j'ai terminé mon second mandat comme Président de la République Tchèque. Le nouveau Président est entré en fonction le vendredi. Il fut de tout temps mon principal adversaire et rival politique, appartenant à l'autre côté de l'échiquier politique et idéologique.

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mercredi 6 février 2013

Intégration européenne : le faux-argument de la gouvernance économique

Daniel GrosAprès avoir rappelé qu'il est plus important de parachever la mise en place d'un véritable marché unique des services bancaires et financiers (voir ici) que de se lancer dans une nouvelle aventure d'intégration fiscale et budgétaire, Daniel Gros, dans un autre texte publié par le CEPS, démontre que l'idée selon laquelle la survie de notre modèle social justifierait l'instauration d'une gouvernance économique européenne est fondée, elle aussi, sur de faux arguments.

Lors de toutes ces réunion de très haut niveau qui réunissent les élites de l'Union européenne à Bruxelles, l'un des commentaires récurrents que l'on entend le plus fréquemment se présente ainsi :

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vendredi 25 janvier 2013

"Normal 1er" au Nord-Mali : pourquoi la France se retrouve-t-elle seule ?

Marc SuivreBien qu’il dépense des trésors d’imagination pour amuser la galerie avec le mariage pour tous, sauf pour lui, notre Président normal ne va guère pouvoir éviter longtemps la question à un milliard d’euros par an (minimum) : un Président socialiste peut-il être normal, sans sa guerre du désert ?

Sans vouloir paraître briser l’Union sacrée de façade, force est de constater que la France n’entre jamais autant en conflit que quand elle est gouvernée par des socialistes (ou assimilés).

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mercredi 23 janvier 2013

Union bancaire : la grande leçon de la comparaison Nevada-Irlande

Daniel GrosVoici un texte dont le sujet intrigue. Il a été publié en anglais à la mi-octobre sur le site du Center for European Policy Studies, l'un des grands think tanks économiques de Bruxelles, sous la signature de Daniel Gros. Qu'est-ce que le Nevada peut bien avoir à nous enseigner à nous, européens ?

Réponse de Daniel Gros: qu'il est bien plus important et urgent de terminer la mise en place d'un véritable marché unique des services bancaires et financiers que de chercher à réaliser une hypothétique union budgétaire et fiscale européenne.

La crise de l'euro a démontré comment un Etat insolvable peut entraîner la destruction de son système bancaire national - cas de la Grèce -, mais aussi comment un système bancaire insolvable risque d'entraîner la faillite de l' Etat – cas de l'Irlande et de l'Espagne (Wyplosz 2012).

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jeudi 4 octobre 2012

Libérer l'Europe de l'euro : plaidoyer pour une libre concurrence des monnaies en Europe

Sascha TammPublié par nos amis du Competitive Enterprise Institute, un excellent essai qui va plus loin dans l'analyse de ce sujet que ce n'est généralement le cas. L'auteur, Sascha Tamm, travaille pour la Friedrich Naumann Stiftung, la fondation du Parti Libéral allemand.

A maintes reprises la chancelière allemande Angela Merkel a déclaré qu'il n'y a pas d'alternative à l'euro. Elle a raison - jusqu'à un certain point. Aujourd'hui, les gens à l'intérieur de la zone euro n'ont pas d'alternative à l'euro en tant que monnaie à tout faire. mais c'est parce que les états ont exclu de leur laisser toute alternative.

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dimanche 30 septembre 2012

Le triangle des « impossibles promesses» : pourquoi l'Euro s'autodétruit, et détruit l'Europe avec

George SelginC'est souvent lorsqu'on est extérieur à un problème que l'on est le mieux en position d'en faire la meilleure analyse. C'est le cas de notre ami le Professeur George Selgin par rapport à l'euro.

Le texte qui figure ci-dessous est une traduction de sa présentation à la réunion annuelle de la Société du Mont Pèlerin à Prague, début septembre.

George Selgin y évoque sans complexe des aspects du problème devant lesquels les européens restent résolument aveugles.

Lors des premiers débats sur les avantages d'une Union monétaire européenne, ceux qui n'y croyaient pas se divisaient en deux camps.

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jeudi 20 septembre 2012

Alain Madelin, Milton Friedman et l'Europe : “Appel pour une nouvelle ligue européenne du libre-échange”

Alain Madelin à l'Institut TurgotLundi 10 septembre, à Bruxelles, Alain Madelin était l'invité d'honneur de la 9ème European Resource Bank organisée par les mouvements libertariens européens pour célébrer le centième anniversaire de la naissance de Milton Friedman. Ci-dessous la version française de son intervention présentée lors du diner de gala de cette manifestation .

Milton Friedman a eu le grand privilège de vivre suffisamment longtemps pour voir ses idées triompher. Une juste récompense pour une vie entière dédiée au combat pour la liberté.

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mardi 31 juillet 2012

Manifeste pour l'Europe

Drapeau_EU.jpg Rédigé à l'initiative de l'institut Bruno Leoni (Turin) et de la Fondation Magna Carta (Rome), ce manifeste a été diffusé au début du mois de Juin sur le Corriere della Serra en réaction aux appels à la fuite en avant dans toujours plus de fédéralisme.

La crise de l'euro fait apparaître en toute lumière les faiblesses inhérentes de la gouvernance européenne. Les discours des partisans du «toujours plus d'Europe" (fédérale) et d'une relance de la croissance par les dépenses publiques sentent le renfermé des reliques du passé mangées par les mites.

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dimanche 15 juillet 2012

L’euro, étalon de la démesure humaine

Nous avions pensé examiner les décisions du dix-neuvième sommet destiné à sauver la monnaie unique quand le site Turgot a mis en ligne l’article de Jésus Huerta de Soto consacré à l’euro fonctionnant comme un étalon-or imparfait.

Les analyses de cet auteur ouvrent de nouvelles perspectives à la compréhension de la nature de l’euro.

L’hypothèse que nous défendrons, ici, est que l’euro se prête difficilement au raisonnement analogique, car il forme une monnaie sui-generis dont il n’existe, sans doute, pas d’équivalent dans l’histoire économique.

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lundi 21 mai 2012

Europe : comment déconstruire l'Etat-providence et reconstruire l'Union européenne "par le bas"

Henri LepageLa crise de l'endettement public, et celle subséquente de l'euro, sonnent la mort du modèle européen d'Etat-Providence de type social-démocrate.

Celui-ci est à bout de souffle, comme l'était le modèle soviétique à l'époque de Gorbatchev. Les hommes politiques feront tout ce qui est en leur pouvoir (c'est à dire 'beaucoup') pour le maintenir en vie à coûts de rustines, aussi longtemps que possible. Mais son effondrement est inévitable. Le problème reste à savoir comment on en sortira, par quoi le remplacer, et à quel prix.

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jeudi 26 avril 2012

Elections : Alain Madelin juge le premier tour

Alain Madelin à l'Institut Turgot Ci-dessous l'interview accordée lundi dernier par Alain Madelin au journal Les Echos.

LES ECHOS : Comment analysez-vous les résultats de ce premier tour ?

Alain MADELIN : La France n’échappe pas à la règle qui veut que tous les gouvernants qui se représentent soient désavoués dans les urnes. Mais il faudra s’interroger sur la stratégie de clivage, d’exaltation d’un protectionnisme français et de rejet de l’Europe libérale adoptée par le président sortant.

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jeudi 5 avril 2012

A quoi ressemblerait l'Europe sans la Zone euro ni l'Union européenne ?

Bruno Frey Professeur à l'Université de Zurich, Bruno Frey était venu à l'Institut Euro 92, il y a plus de dix ans, expliquer comment relancer la construction européenne sur de nouvelles bases libérées des schèmes traditionnels de la pensée politique centralisatrice.

Nous sommes heureux de retrouver sur le site VoxEu.org un article de lui où il montre que, même en cas de disparition de l'euro, il y aurait quand même un avenir pour l'Europe. Un avenir sans doute meilleur que celui auquel s'accrochent ceux qui croient qu'il n'y a de voie possible que dans toujours plus de centralisation fédérale.

Qu'arriverait-il si l'euro disparaissait ? Pour la plupart des gens, ce serait un désastre total. Ce texte explique que c'est une erreur complète de considérer l'euro, l'Union Européenne et l'Europe comme un tout indissociable.

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mardi 27 mars 2012

Vaclav Klaus sur l'Europe et la crise de la zone euro

Klaus.jpg Le Président Vaclav Klaus sera à Paris, le lundi 2 avril, pour présenter la traduction française de son dernier livre : "Sauver les démocraties en Europe", lors d'une conférence à l'Union Interalliée organisée par l'Institut de la Démocratie et de la Coopération (voir l'invitation).

Le texte qui suit est la traduction d'une conférence donnée par Vaclav Klaus lors d'un congrès organisé en Arabie Saoudite, au mois de janvier 2012.

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samedi 17 décembre 2011

L’acharnement thérapeutique sauvera-t-il l’euro ?

Gilles DryancourLes mois se succèdent et les plans de sauvetage de l’euro aussi. En effet, si l’on compte bien, le plan adopté le 9 décembre à Bruxelles est le troisième de l’année et le septième depuis mai 2010.

A chaque nouveau plan, on entend les mêmes ‘’éléments de langage’. Toute une rhétorique que l’on retrouve, notamment, dans les déclarations du Président Sarkozy.

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jeudi 15 décembre 2011

"Faut-Il sauver le soldat Euro ?" Charles Gave chez les Experts de BFM business

Ci-suit la transcription de l'intervention de Charles Gave lors de l'émission des Experts du mardi 13 décembre sur les ondes de BFM Business.

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dimanche 27 novembre 2011

"Moins de dépenses, plus d'impôts" : vertueux ou serviles ?

Selon Drieu Godefridi (« Vertueux Républicains ! »), le chemin de la vertu économique, politique et sociale passerait par « moins de dépenses et plus d’impôts », soit, allègue-t-il, le chemin inverse de celui suivi par ces « vertueux Républicains », responsables des plus beaux déficits des finances publiques américaines à coups de réductions d’impôts et de nouvelles dépenses en faveur de leurs clientèles propres (armée, ‘agro-business’, big business).

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lundi 21 novembre 2011

Le 16 novembre 2011 : "Va-t-on sauver l'euro ?" - débat franco-allemand à l'Assemblée nationale

L'institut TURGOT a réuni , le mercredi 16 novembre 2011, un séminaire monétaire franco-allemand présidé par AN_euro2__2_.jpgChristian Vanneste, Député du Nord, auquel une délégation de députés allemands CDU/CSU a apporté une importante contribution.

Cette rencontre monétaire, qui se tenait dans la salle de la Commission de la Défense à l'Assemblée nationale, a abordé trois sujets d'une brùlante actualité politique.

- Va-t-on sauver l'euro ? présidé par Christian Vanneste, député du Nord : la réponse du séminaire est très ambiguë sur ce plan ;

- Les banques centrales, facteur de stabilité ? présidée par le professeur J.Cl. Chouraqui, cette séance débouche aussi sur l'expression d'un grand doute

- France-Allemagne : convergence ou divergence ? présidée par l'ambassadeur Pierre Maillard, cette session montre que les points de vues divergent plutot au sein de la société politique allemande, un peu comme en France.

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dimanche 20 novembre 2011

Ethique de conviction et éthique de responsabilité

Charles GaveMax Weber est ce sociologue allemand qui est à l’origine de la notion que le développement économique a commencé avec l’éthique puritaine et protestante, qui aurait favorisé l’accumulation du capital à la place de la consommation immédiate. Cette accumulation du capital aurait été à l’origine du développement économique.

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samedi 19 novembre 2011

Le 20 octobre 2011 : "Le nucléaire, arme ultime ou arme absolue ?" - deuxième séminaire de la série Défense

Passionnante discussion que celle qui nous a réunis, le jeudi 20 octobre, pour le second séminaire consacré aux questions de Défense, avec pour intervenants Emmanuel Nal et Pierre-Marie Guillon sur le thème de l'arme nucléaire et la dissuasion.

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lundi 14 novembre 2011

"La démocratie est en train d’être assassinée et tout le monde s’en fout..."

Charles GaveJ’enrage.

Tout va de mieux en mieux. En Italie et en Grèce, des gauleiters bruxellois viennent de remplacer les élus du peuple sous les applaudissements frénétiques de tous ceux qui chez nous haïssent et démocratie et son pendant, la souveraineté nationale (Attali, Minc, Duhamel etc.…).

Parallèlement les grondements des révolutions populaires se font de plus en plus entendre tant ce coup d’Etat rampant et masqué perpétré par nos ELITES Bruxelloises exaspère les peuples.

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mardi 8 novembre 2011

Lorsque l'Europe se fracture : ce que dissimule l'accord sur le plan de sauvetage du 27 octobre

Les pyromanes parviendront-ils à éteindre l'incendie ?

Dans les jours qui suivirent le sommet de Bruxelles du 21 juillet, consacré au sauvetage de l'euro, nous avions écrit :

"Faut-il, comme les dirigeants de l’Euroland, se réjouir du nouveau plan, adopté à Bruxelles le 21 juillet, pour sauver l’euro ? Proclamer qu’il apporte une solution définitive à la crise de la dette publique en Europe ? Au regard des décisions prises, cette annonce nous semble pour le moins prématurée. "

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dimanche 30 octobre 2011

Crise de la dette et fédéralisme : une liaison abusive

Yves MontenayOn somme les Européens de s'unir. Il s'agit notamment de gagner en vitesse de réaction face aux marchés.

Mais il sera difficile d'avoir un véritable organe de décision européen sans fédéralisme politique, que souhaite une partie des élites tant politiques qu'économiques pour des raisons contradictoires qui rendent abusive une décision précipitée.

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jeudi 6 octobre 2011

Pourquoi l'Allemagne a raison d'être dure...

Jacques DelplaL'Allemagne est-elle devenue le Tea Party de l'Europe, qui pousse les pays du sud de l'euro au défaut, au risque de faire imploser l'euro ?

Ou bien, comme je le crois, l'Allemagne adopte-t-elle une stratégie de « Canossa inversé » ?

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samedi 1 octobre 2011

Pour une monarchie européenne...

Drieu Godefridi... avec un Roi du XXIe siècle, débarrassé des lourdeurs protocolaires, résolument tourné vers l'avenir. 

Comment ? Nos Etats se délitent et vous nous proposez un gadget aussi passéiste qu’une monarchie européenne ? 

Osons. Il apparaît distinctement que, dans le contexte de crise aiguë que nous traversons, deux voies s’offrent à l’Union européenne. 

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mardi 27 septembre 2011

Crise grecque : le nécessaire retour du bon sens

« Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée », disait Descartes avec un brin d’ironie. 

C’est aussi la chose du monde la plus méprisée par les économistes, qui sont prompts à traiter de crétins ignorants ceux qui l’appliquent à l’objet de leur discipline. 

Bravons néanmoins leur opprobre en osant user de bon sens à propos de la crise grecque.

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lundi 15 août 2011

Seule solution : que les allemands sortent d'eux-mêmes de l'euro...

Charles GaveTout le monde se souvient de la plaisanterie du célèbre comique Groucho Marx : “Je ne veux certainement pas faire partie d’un club qui m’accepterait pour membre ».

C’est un peu ce que se doivent se dire les Allemands en ce moment.

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samedi 6 août 2011

Le 30 juin 2011 : "Sortir de l'euro : le bon scénario", séminaire avec Jean-Jacques Rosa

Les évènements financiers des derniers jours donnent un relief particulier aux propos tenus par le Professeur Jean-Jacques Rosa lors du séminaire organisé autour de lui le 30 juin dernier, dont voici l'enregistrement vidéo.

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Cette réunion avait été organisée à l'occasion de la sortie de son dernier livre : "l'euro : comment s'en débarrasser " (publié chez Grasset). Le résumé qui suit a été reconstitué à partir des notes prises par Henri Lepage pendant la réunion.

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vendredi 29 juillet 2011

Euro : les médecins de Molière

Charles GaveJe suis stupéfait par le degré d’incompétence de nos élites économiques ou financières.

Comme dans le poème de du Bellay sur les cardinaux à Rome, on les voit déambuler « d’un grave pas et d’un grave souci » répétant comme des Diafoirus « le foi, vous dis je, le foi « .

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mardi 19 juillet 2011

Grèce : les trois scénarios

Sans doute eût-il mieux valu que la Grèce ne rentre pas dans l’euro.

 En conservant son drachme, elle n’aurait pu s’endetter inconsidérément comme elle l’a fait sous le parapluie de l’euro et la sous compétitivité de son économie aurait pu être corrigée par une dévaluation.

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vendredi 8 juillet 2011

Crise de la dette grecque : combien de temps encore durera le jeu de dupes monétaire ?

Depuis le 20 juin, date à laquelle notre précédent papier consacré à la crise de la dette publique grecque a été mis en ligne, les événements se sont précipités. Ils prennent d’ailleurs la direction que nous avions anticipée.

Le seul élément de surprise que nous y décelons vient de la vitesse à laquelle la séquence d’éclatement probable de l’Euroland semble se mettre en place.

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mardi 31 mai 2011

Après le printemps arabe, l’été européen ?

Charles GaveNous venons d’avoir, dans les pays arabes, une série de révoltes et de révolutions qui ont amené à des changements politiques que la plupart des experts considéraient il y a encore quelques mois comme inenvisageables.

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mardi 3 mai 2011

L'absurdité des fatwas anti OGM

Dominique GarriguesLes plantes génétiquement modifiées (dites PGM, ou couramment OGM) sont autorisés en agriculture partout dans le Monde ; sauf en Union européenne, nous savons mieux ce qu'il en est !

Plus précisément, la directive les autorise, mais elle prévoit que tout Etat membre de l'Union peut refuser la présence d'un OGM chez lui en activant une "clause de sauvegarde", fondée sur un risque pour l'environnement ou la santé, dûment mis en évidence et documenté…

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dimanche 3 avril 2011

L'Europe devant ses choix...

Charles GaveComme certains lecteurs le savent sans doute, j’ai toujours été un robuste “eurosceptique”.

Dans mon premier livre, Des Lions menés par des ânes, j’expliquais que l’Euro était un Frankenstein financier, qui allait amener vers trop de maisons en Espagne, trop d’usines en Allemagne et trop de fonctionnaires en France (chacun se spécialisant là ou il a un avantage comparatif).

La réalité à dépassé mes craintes les plus extrêmes.

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mardi 8 mars 2011

Le 8 février 2011 : "L'Europe après l'euro", séminaire autour de Markus Kerber

Ci-dessous l'enregistrement vidéo de l'intervention du Professeur Markus Kerber, professeur à l'Université de Berlin, et fondateur d'Europolis, un centre de réflexion de langue allemande sur les problèmes européens.

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Markus Kerber est aussi et surtout l'un des principaux initiateurs du recours constitutionnel présenté par une cinquantaine de personnalités allemandes contre les décisions européennes du 10 mai 2010 ( l'aide à la Grèce et la création du fonds de stabilisation européen).

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lundi 7 février 2011

25 janvier 2011: "2010-2020, une décennie allemande ?", séminaire autour de FX Chauchat

Voici une vidéo qui devrait vous redonner le moral.

François-Xavier Chauchat y annonce que la très forte reprise allemande va relancer l'ensemble de l'économie européenne au-delà des espérances pour les années à venir. Il y explique aussi comment, conséquence de l'élargissement de l'Union européeenne "Ricardo est en train de sauver l'euro".

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Cette vidéo est accompagnée d'un diaporama permettant d'accéder aux graphiques présentés par François Xavier Chauchat au cours de sa conférence.

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samedi 18 décembre 2010

L'euro n'a pas besoin d'un supergouvernement

Alain MadelinL'euro a-t-il besoin de plus de fédéralisme budgétaire et fiscal pour survivre à la crise actuelle ?

Plutôt qu'à des surenchères ultra irréalistes voire dangereuses, nous ferions mieux de revenir aux fondamentaux : une stricte discipline budgétaire et une plus grande flexibilité économique, assorties d'une police indépendante.

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dimanche 12 décembre 2010

Pour la concurrence des monnaies en lieu et place du monopole de l'euro

Dr Richard EbelingSi certains pays choisissent un jour de sortir de la zone euro, il faudrait qu'ils le fassent à la condition de laisser à leurs citoyens la liberté d'épargner, d'échanger ou de contracter en euro. Trait_html_691a601b.jpg

Une étude, rédigée au printemps par la banque néerlandaise ING et intitulée « Quantifier l'impensable » a mis en garde : un éclatement de l'euro en tant que monnaie commune entrainerait un cataclysme économique. Le système financier mondial aurait à affronter une nouvelle crise, plus désastreuse encore que celle endurée au cours des deux dernières années. La récession menacerait la planète entière.

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mercredi 3 novembre 2010

Union monétaire : en route vers l'eurodrachme....

Gilles DryancourTard dans la nuit du 28 au 29 octobre, les dirigeants européens réunis à Bruxelles ont accouché, dans la douleur, de nouvelles mesures de discipline budgétaire pour sauver l’euro.

Cette réforme complaisamment présentée, par la presse nationale, comme un succès sans précédent pour la diplomatie française laisse, cependant, planer un doute sur sa véritable portée

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lundi 19 juillet 2010

Le 30 juin 2010 : La France, l'Allemagne et la crise de l'euro - Incompréhension ou malentendu ?

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C'est dans la salle de la Commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale que s'est tenue cette réunion organisée avec le concours de trois intervenants : Gilles Dryancour, directeur pour les affaires gouvernementales (Europe-Afrique-Moyen-Orient) chez John Deere ; Pierre Sabatier, cofondateur du Primeview Independent Research et co-auteur d’une étude intitulée « Le modèle allemand crée-t-il de la richesse ? » ; et Klaus Reeh, conseiller du directeur général d’Eurostat, l’organisme statistique de la Commission européenne.

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vendredi 9 juillet 2010

Démographie : rien n'est inexorable, ni l'essor, ni le déclin - la preuve par Israël.

Michel GurfinkielLe déclin démographique des nations de souche européenne est-il inexorable ?

Un cas d’école : la Russie. Ce pays comptait 149 millions d’habitants en 1991, l’année où l’URSS s’est désintégrée. Il n’en compte plus que 142 millions aujourd’hui. Cela représente en moyenne une perte de 0,5 % par an, soit un peu plus de 700 000 âmes.

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