Institut Turgot

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vendredi 12 septembre 2014

Sécession écossaise : l'explication par l'analyse économique de l'Etat prédateur

Si l'évolution technologique favorise la poussée vers des micro-états, une telle évolution serait beaucoup plus favorable à tous que la recherche du Très Grand Etat qui inspire la conception actuelle de l'Union européenne. 

Bertrand Lemennicier livre son analyse des enjeux fondamentaux qui se cachent derrière la demande écossaise de sécession. 

Le 18 septembre prochain, les écossais vont décider, par référendum, de quitter ou non le Royaume Uni pour redevenir un Etat souverain. La question posée est simple :

"Souhaitez-vous que l'Ecosse devienne un pays indépendant ? Oui/Non

Les écossais, partisans du oui, supposent que, séparé du Royaume Uni, leur destin sera meilleur que de rester dans l’union. Les partisans du non pensent le contraire[1].

Le problème soulevé par ce référendum est intéressant à plus d’un titre et peut être généralisé à n’importe quelle union, y compris l’Union Européenne, mais aussi à n’importe quelle région d'un Etat.

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lundi 12 mai 2014

L'absurdité de l'offensive politico-médiatique française contre "l'euro fort"

A l’approche des élections européennes, le débat sur l’euro a été timidement relancé en France. Au mois d’avril, plusieurs personnalités ont pris parti contre l’euro fort. Parmi bien d’autres, nous retiendrons les déclarations de Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, publiées dans le Figaro du treize avril :

« L'euro est anormalement fort compte tenu de la position de la zone euro dans le cycle économique et de son retard dans la reprise de la croissance par rapport à d'autres » (1).

Les propos de Christian Noyer succédaient à ceux de Mario Draghi. La veille, le Président de la BCE s’était exprimé en marge d’une réunion du Fonds Monétaire International à Washington, ce qui lui valut ce commentaire dans Le Monde :

«Un renchérissement du taux de change [de l’euro] nécessiterait davantage de stimulation monétaire, a dit M. Draghi. Le propos tranche avec la prudence habituelle de la BCE en matière de taux de change. Il laisse clairement entendre que la vigueur de l’euro fragilise la croissance. Il faut donc que l’euro soit moins fort. Pour cela, M. Draghi dit qu’il se tient prêt à mener une politique monétaire plus accommodante […] Il s’agit d’injecter plus de liquidités dans l’économie, notamment pour compenser l’impact négatif de l’austérité budgétaire sur l’activité » (2).

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mercredi 26 mars 2014

Une leçon en anarcho-capitalisme : interview d'Hans-Hermann Hoppe

Ceci est une interview du Professeur Hans-Hermann Hoppe publiée dans le journal allemand Wirtschaftswoche en date du 4 janvier 2014, et traduite par les soins de l'Institut Coppet.

Pourrait-on vraiment se passer de l'Etat ? Sans aucun doute, répond celui qui a succédé à Murray Rothbard à la tête de la chaire d'économie politique à l'Université de Las Vegas, et en est  l'héritier intellectuel. Et voici comment. De quoi en décoiffer plus d'un !

Wiwo : Professeur Hans Hermann Hoppe, les interventions de l’État dans l’économie ont certaines conséquences actuellement. De nombreux citoyens désirent plus d’État et moins de marché. Comment l’expliquez-vous ?

Hoppe : L’histoire nous démontre que les crises alimentent la croissance de l’État. Ce fait devient particulièrement manifeste avec les guerres ou les attaques terroristes. Les gouvernements exploitent ces crises, dans le but de se faire passer pour des sauveurs.

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mardi 3 décembre 2013

Europe : le « German bashing » ne doit pas nous faire prendre les vessies pour des lanternes

Steve Han keDans un nouveau texte récemment mis en ligne sur le site du Cato Institute, le professeur Steve Hanke dénonce l'opération de diversion et de camouflage de la réalité qui se cache derrière les virulentes critiques adressées à la politique économique allemande.

Il complète et précise l'analyse publiée ici même la semaine dernière.

C'est maintenant un fait avéré, les leaders de l'establishment économique, ceux qui parlent en son nom, ont déclaré la guerre à l'Allemagne.

Les premiers coups de feu de cette bataille (German Bashing) sont venus rien moins que du Ministère américain du Trésor qui, dans l'une de ses publications officielles semestrielles (Foreign Exchange Report ) a eu l'audace de rendre l'Allemagne responsable des retards de la reprise économique en Europe.

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jeudi 14 novembre 2013

Why diversity and competition among institutions matter more than the ballot box

Pierre Bessard dirige l'Institut libéral de Genève. Ce qu'il y a de remarquable dans le modèle politique suisse, explique-t-il, n'est pas ce que l'on admire le plus en France (son système de démocratie directe), mais sa manière d'avoir su préserver diversité et concurrence institutionnelle.

Cette diversité et cette concurrence qui furent la source du miracle européen, et auxquelles l'Union européenne tourne aujourd'hui  résolument le dos. Une leçon à méditer.

Let me first specify what I mean by the rather abstract concept of institutional diversity and competition: basically I mean political fragmentation , the multiplication of small states and city-states, and real federalism in the sense of devolution and division of power with limited central government.

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mercredi 25 septembre 2013

Europe 2014 : recentrer l'Union européenne sur l'essentiel ?

Chamoux2.jpgLe Traité de Rome imposait à ses membres une triple liberté : libre circulation des hommes, des biens et des capitaux au sein de la communauté économique européenne. Cette triple liberté généra l'essentiel des progrès réalisés au sein de l'Union, progrès principalement sensibles grâce à l'ouverture des échanges économiques qui ont accru notre niveau de vie et notre bien-être matériel depuis les années 1960.

Il n'a guère été souligné que ces trois libertés reposent sur des valeurs propres à notre civilisation, des valeurs qui transcendent la quête utilitariste du bonheur matériel. Ce socle commun, implicite dans les Traités communautaires, comprend notamment : l'autonomie de la personne humaine et le respect de la cellule élémentaire à partir de laquelle se construisent toutes les sociétés respectables : la famille.

A l'occasion de la prochaine échéance électorale européenne qui se rapproche, il nous parait important de réaffirmer l'importance de ce socle commun car c'est autour de lui que s'est construite l'Europe occidentale, depuis le début des temps modernes. Précisons ce qu'implique ce socle fondateur.

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lundi 10 juin 2013

Bataille des idée : qui dirige à Bruxelles ?

Desselas.jpg Pour la majorité des Français, l’Europe est dirigée par une élite technocratique néolibérale insensible aux souhaits des peuples, voire non démocratique.

Et si les choses étaient plus compliquées ? L’Union européenne est fondée sur les principes de l’économie sociale de marché (1) sans pour autant définir ce terme, considéré par certains comme un oxymore. La Chine, de son côté, suit la voie de l’économie socialiste de marché (2).

Et si trois pensées luttaient pour la suprématie en Europe ? Le néolibéralisme, l’ordolibéralisme et le néocolbertisme ?

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mercredi 17 avril 2013

Partir pour Chypre ? Témoignage d'un marathonien

Chef d'entreprise et marathonien, Thierry Godefridi était à Chypre aux jours les plus forts de la crise pour participer au Marathon de Limassol (24 mars 2013). Il en a profité pour faire sa propre enquête sur place et interroger ses contacts professionels locaux : "Faut-il sauver Chypre ?".

 Chypre n'a pas besoin d'être sauvée, elle se sauvera bien toute seule. 

Une étude de Noble Energy, la société énergétique indépendante fondée en 1932 par Lloyd Noble et faisant partie aujourd'hui de l'indice boursier S&P500, a indiqué qu'il serait possible de récupérer 5.000 à 8.000 milliards de pieds cube de gaz naturel au sud de Chypre.

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mercredi 27 mars 2013

L'avertissement de Vaclav Klaus à l'Europe

Président Vaclav KlausAu début du mois Vaclav Klaus a quitté ses fonctions de Président de la République Tchèque. Quelques jour plus tard il était à Washington pour parler de l'Europe.

Son message : si l'Union européenne veut renouer avec la croissance et le développement économique, il lui faut amorcer un changement systémique à l'échelle de ce que l'Europe de l'est a été contrainte d'accepter il y a vingt ans.

Ci-dessous la traduction française de son intervention devant les invités du Cato Institute.

Jeudi 7 mars, j'ai terminé mon second mandat comme Président de la République Tchèque. Le nouveau Président est entré en fonction le vendredi. Il fut de tout temps mon principal adversaire et rival politique, appartenant à l'autre côté de l'échiquier politique et idéologique.

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mercredi 6 février 2013

Intégration européenne : le faux-argument de la gouvernance économique

Daniel GrosAprès avoir rappelé qu'il est plus important de parachever la mise en place d'un véritable marché unique des services bancaires et financiers (voir ici) que de se lancer dans une nouvelle aventure d'intégration fiscale et budgétaire, Daniel Gros, dans un autre texte publié par le CEPS, démontre que l'idée selon laquelle la survie de notre modèle social justifierait l'instauration d'une gouvernance économique européenne est fondée, elle aussi, sur de faux arguments.

Lors de toutes ces réunion de très haut niveau qui réunissent les élites de l'Union européenne à Bruxelles, l'un des commentaires récurrents que l'on entend le plus fréquemment se présente ainsi :

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vendredi 25 janvier 2013

"Normal 1er" au Nord-Mali : pourquoi la France se retrouve-t-elle seule ?

Marc SuivreBien qu’il dépense des trésors d’imagination pour amuser la galerie avec le mariage pour tous, sauf pour lui, notre Président normal ne va guère pouvoir éviter longtemps la question à un milliard d’euros par an (minimum) : un Président socialiste peut-il être normal, sans sa guerre du désert ?

Sans vouloir paraître briser l’Union sacrée de façade, force est de constater que la France n’entre jamais autant en conflit que quand elle est gouvernée par des socialistes (ou assimilés).

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mercredi 23 janvier 2013

Union bancaire : la grande leçon de la comparaison Nevada-Irlande

Daniel GrosVoici un texte dont le sujet intrigue. Il a été publié en anglais à la mi-octobre sur le site du Center for European Policy Studies, l'un des grands think tanks économiques de Bruxelles, sous la signature de Daniel Gros. Qu'est-ce que le Nevada peut bien avoir à nous enseigner à nous, européens ?

Réponse de Daniel Gros: qu'il est bien plus important et urgent de terminer la mise en place d'un véritable marché unique des services bancaires et financiers que de chercher à réaliser une hypothétique union budgétaire et fiscale européenne.

La crise de l'euro a démontré comment un Etat insolvable peut entraîner la destruction de son système bancaire national - cas de la Grèce -, mais aussi comment un système bancaire insolvable risque d'entraîner la faillite de l' Etat – cas de l'Irlande et de l'Espagne (Wyplosz 2012).

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jeudi 4 octobre 2012

Libérer l'Europe de l'euro : plaidoyer pour une libre concurrence des monnaies en Europe

Sascha TammPublié par nos amis du Competitive Enterprise Institute, un excellent essai qui va plus loin dans l'analyse de ce sujet que ce n'est généralement le cas. L'auteur, Sascha Tamm, travaille pour la Friedrich Naumann Stiftung, la fondation du Parti Libéral allemand.

A maintes reprises la chancelière allemande Angela Merkel a déclaré qu'il n'y a pas d'alternative à l'euro. Elle a raison - jusqu'à un certain point. Aujourd'hui, les gens à l'intérieur de la zone euro n'ont pas d'alternative à l'euro en tant que monnaie à tout faire. mais c'est parce que les états ont exclu de leur laisser toute alternative.

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dimanche 30 septembre 2012

Le triangle des « impossibles promesses» : pourquoi l'Euro s'autodétruit, et détruit l'Europe avec

George SelginC'est souvent lorsqu'on est extérieur à un problème que l'on est le mieux en position d'en faire la meilleure analyse. C'est le cas de notre ami le Professeur George Selgin par rapport à l'euro.

Le texte qui figure ci-dessous est une traduction de sa présentation à la réunion annuelle de la Société du Mont Pèlerin à Prague, début septembre.

George Selgin y évoque sans complexe des aspects du problème devant lesquels les européens restent résolument aveugles.

Lors des premiers débats sur les avantages d'une Union monétaire européenne, ceux qui n'y croyaient pas se divisaient en deux camps.

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jeudi 20 septembre 2012

Alain Madelin, Milton Friedman et l'Europe : “Appel pour une nouvelle ligue européenne du libre-échange”

Alain Madelin à l'Institut TurgotLundi 10 septembre, à Bruxelles, Alain Madelin était l'invité d'honneur de la 9ème European Resource Bank organisée par les mouvements libertariens européens pour célébrer le centième anniversaire de la naissance de Milton Friedman. Ci-dessous la version française de son intervention présentée lors du diner de gala de cette manifestation .

Milton Friedman a eu le grand privilège de vivre suffisamment longtemps pour voir ses idées triompher. Une juste récompense pour une vie entière dédiée au combat pour la liberté.

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