Cette période de Noël est particulièrement indiquée pour revenir au débat sur le caractère moral du capitalisme.,
Aux articles que nous avons publiés au cours des derniers mois, nous ajouterons ce texte paru sur le site du Mises Institute, le 31 juillet dernier, sous le titre "Caritas in Iustitia Distributiva".
Son auteur, Gabriel Vidal, s'y livre à une analyse critique de la position actuelle de l'Eglise dans le débat sur le capitalisme. Selon lui, le contenu de l'Encyclique "Caritas in Veritate" constitue un recul par rapport à la pensée d'un des prédécesseurs de Benoît XVI, le Pape Paul VI.
Il y a 40 ans, l’encyclique Populorum Progressio du Pape Paul VI voulait, entre autres objectifs, sauver les gens de la faim, des privations, des maladies et de l'analphabétisme. Elle prônait également de promouvoir leur participation active au processus économique, leur transformation progressive en sociétés instruites, et la consolidation de régimes démocratiques capables de liberté et de paix.
Depuis 2 000 ans, l'Eglise catholique s’acharne à planter dans l'humus de la civilisation humaine un ensemble d’idées aujourd’hui impopulaires : que la vérité existe ; que celle-ci n’est pas seulement de la variante scientifique ; que l’on peut la connaître par la foi et par la raison ; et qu’elle n'est pas ce que vous voudriez, ou « sentiriez » qu'elle soit.
Si nous devions aujourd'hui décerner un prix pour le meilleur article sur le capitalisme écrit à l'occasion de la crise, c'est sans aucun doute à
Dans « La Richesse des Nations », Adam Smith lançait cet avertissement : « les gens du même métier se réunissent rarement, même pour s’amuser et se divertir, sans que la conversation se termine par une conspiration contre le public ou par quelque procédé visant à faire monter les prix ».
On commence toujours la lecture d’une encyclique sociale par l’introduction, sans lire ce qui précède, c'est-à-dire les destinataires de la lettre. Or, les encycliques sociales récentes ont une particularité : elles ne s’adressent pas seulement aux catholiques, mais « à tous les hommes de bonne volonté ». C’est normal, car il s‘agit de réfléchir ensemble à l’organisation de la société et cela concerne tout le monde.