Steve HankeLe 12 mai dernier la Commission européenne recevait l'Estonie à bras ouverts, en recommandant que, l'an prochain, le petit pays balte soit autorisé à passer à l'euro.

On était bien loin de la réception glaciale réservée le 2 mai à la Grèce, lorsque ses partenaires européens, ainsi que le Fonds monétaire international, avaient promis de mettre au pot jusqu'à 145 milliards de dollars pour renflouer les finances irresponsables de l'état balkanique.

Economiquement, la Grèce et l'Estonie se trouvent carrément aux antipodes l'une de l'autre.