Institut Turgot

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Tag - Environnement

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mercredi 20 janvier 2010

Les trois péchés originels de la taxe carbone

On ne peut pas dire que les médias français aient fait preuve de beaucoup d'esprit critique à l'égard du projet de Taxe carbone. D'où l'intérêt de cet article de Rémy Prudhomme, économiste, Professeur émérite de l'Université Paris-XII, publié dans Les Echos du 5  Janvier 2010 - c'est à dire juste quelques jours après l'annonce de la décision d'annulation du Conseil Constitutionnel. Ce que l'on sait de la nouvelle mouture du projet de loi ne remet pas en cause les trois péchés originels. H.L. 

Il est fascinant de voir comment une bonne théorie se métamorphose en une mauvaise politique. 

Tous les économistes sont d’accord : la meilleure façon de lutter contre une externalité négative (un coût imposé à autrui par un pollueur qui ne paye pas pour ce coût), c’est de la taxer. Les rejets de CO2 sont une externalité, taxons-les. A 32 euros la tonne (17 pour commencer), toutes les réductions qui coûtent moins de 32 euros la tonne, et seulement celles-là, seront effectuées, ce qui suffira pour atteindre nos objectifs, et pour les atteindre au moindre coût. Mieux vaut un signal prix qu’un signal quantité. 

Cette théorie, bien argumentée dans le Rapport Rocard, est classique, et solide. La taxe carbone dont elle a accouché est pourtant rejetée par à peu près tous les Français, des agriculteurs aux membres de Conseil Constitutionnel. Cherchons l’erreur.

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mercredi 30 décembre 2009

Taxe carbone : ce que la décision du Conseil Constitutionnel révèle

Me Jean-Philippe FeldmanAu mois d'octobre, Jean-Michel Bélouve avait consulté Me Jean-Philippe Feldman sur la constitutionnalité du projet de taxe carbone. Dans le texte ci-dessous, il nous explique pourquoi le Conseil Constitutionnel avait de très sérieuses raisons pour en prononcer l'annullation. Trait_html_691a601b.jpg

Rien ne me surprend moins que la décision du Conseil Constitutionnel d’annuler la Contribution Climat Energie (CCE), communément dénommée « taxe carbone ». Mon avis, conforté par un échange avec un expert de droit constitutionnel et de droit fiscal, le Professeur Jean-Philippe Feldman, était que le texte voté dans le cadre de la Loi de Finance 2010 serait rejeté par le Conseil constitutionnel …. SI l’on trouvait suffisamment de parlementaires pour saisir l’autorité suprême. Là seulement résidaient mes doutes.

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dimanche 13 décembre 2009

Les leçons du Climategate : vers la fin de l'omerta médiatique française ?

Conference de JM Belouve à l'Assemblée Nationale, le 19 novembre 2009 Par pans entiers, l’édifice élevé par le GIEC se délite. Aux suspicions de tromperie que j’émettais dans mon livre «la Servitude Climatique» succède aujourd’hui un faisceau concordant de présomptions sérieuses de fraude généralisée.

L’affaire du « Climategate » vient en effet apporter de multiples confirmations des tricheries et des manipulations que traquent depuis longtemps, et avec un certain succès, des sceptiques notoires tels McIntyre, inlassable procédurier, les climatologues Richard Lindzen, Roy Spencer, pour ne citer que les plus médiatiques des savants engagés dans la lutte contre la mystification, de grandes fondations, telles le NIPCC de Fred Singer, le CEI de Fred Smith, et, chez les francophones, les auteurs des sites Pensée Unique , Changement Climatique , Objectif Liberté … Tous ceux qu’on désigne sous le vocable de « climato-sceptiques », ou de « négationniste », et ils sont nombreux, et dont les voix sont étouffées par les grands médias, triomphent aujourd’hui sur le web.

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vendredi 11 décembre 2009

Réchauffement climatique ? La terre a ses trucs à elle pour contenir le volume de carbone.

Nous devons à la vigilance de François Guillaumat cette traduction en français d'un excellent papier, écrit par un professeur de géologie australien,Ian Plimer, rempli d'informations utiles pour nourrir la controverse qui fait rage sur le réchauffement planétaire.

C'est peut-être rassurant de s’imaginer  que la science serait une discipline absolue: à l'abri des engouements,  des fanatiques  et des escrocs,  pas perturbée  par les extrémistes, les propagandistes,  les m’as-tu-vu et les fanatiques. Cependant,  elle ne l'est pas :  elle est aussi vulnérable aux groupes d'intérêts  et aux préjugés de ceux qui la pratiquent que toute personne morale ou parti politique.

On escamote  des vérités gênantes,  et on donne une importance exagérée à des preuves incertaines.

Et nulle part  cette évidence  n’est aussi préoccupante  que dans la science des changements climatiques.

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jeudi 10 décembre 2009

19 novembre 2009 : Changement climatique ou changement de société ? Réunion Assemblée nationale avec Jean-Michel Bélouve

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Conference de Jean-Michel Bélouve sur la grande arnaque du réchauffisme climatique, à l'Assemblée nationale, le 19 novembre 2009. La réunion a eu lieu la veille du jour où le monde a découvert l'ampleur de la fraude dont se sont rendus coupables des scientifiques britanniques du GIEC. La conférence présente une synthèse des critiques scientifiques adressées aux travaux du GIEC, et qui conduisent à douter de la pertinence de ses résultats sur le caractère anthropogène du réchauffement du climat.

dimanche 6 décembre 2009

The GWPF : pour un débat ouvert et honnête sur le réchauffement climatique

Ancien Chancelier de Mrs Thatcher, Nigel Lawson vient de lancer à Londres la Global Warming Policy Foundation, un nouveau Think Tank dont l'ambition est de contribuer à "rééquilibrer" le débat scientifique et médiatique sur le réchauffement. 

 Le texte qui suit, signé Nigel Lawson,  est en quelque sorte la charte de la nouvelle institution

Il exprime une position raisonnable et modérée qui est sans doute la meilleure réponse que l'on puisse actuellement formuler suite aux révélations sur les fraudes du GIEC.

Cette semaine, la Conférence de l’ONU sur les changements climatiques s’ouvre à Copenhague.

Son but est (ou était) clair : rédiger un successeur au protocole de Kyoto,  lequel expire en 2012.

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dimanche 22 novembre 2009

Controverse : de quel côté sont les deux derniers Prix Nobel ?

Oliver WilliamsonL'attribution du Prix Nobel d'économie 2009 à Elinor Ostrom et Oliver Williamson a donné lieu à des interprétations contestables.

Par exemple, Michel Rocard, dans un éditorial de Libération, n'hésite par à faire d'Elinor Ostrom une sorte de prophétesse de l'autogestion. De même, selon un article du Wall Street Journal, la caractéristique de la décision du jury de Stockholm serait de renvoyer dos à dos le marché et l'Etat, et de proposer une sorte de "troisième voie" scientifique.

Comment doit-on juger l'apport de ces deux lauréats à la pensée économique et politique contemporaine ? Cette question sera le thème d'une réunion organisée le 2 décembre prochain à l'Institut Turgot. Pour préparer cette rencontre, et redresser la vérité, vous trouverez ci-dessous la traduction de deux commentaires publiés par David Henderson et Mario Rizzo en réaction à l'annonce du Prix Nobel. '' Trait_html_691a601b.jpg

Mario Rizzo : "Elinor Ostrom et la pertinence de l'économie politique"

Les travaux d'Elinor Ostrom, première femme à recevoir le Prix Nobel d'économie, ne sont pas très connus des économistes. En fait, je me risquerais à supposer qu’avant l’annonce de son prix hier matin, la plupart des économistes n'en avaient pas entendu parler.

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dimanche 8 novembre 2009

La taxe carbone : injuste et inefficace

La taxe carbone ressort davantage du calcul politique que du calcul économique. Elle est un symbole plus qu'un outil. Dans la panoplie d'instruments destinés à tenter de remplir l'engagement pris par la France de diviser par quatre ses émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2050, la taxe carbone est assurément l'instrument le plus inefficace. Contrairement à ce qui est parfois avancé, la taxe carbone n'est pas une fiscalité réparatrice destinée à faire payer à chacun les coûts environnementaux de ses comportements selon le principe pollueur-payeur. Dans la guerre au réchauffement climatique, la taxe carbone se veut une arme de dissuasion progressive de la consommation d'énergie fossile. Elle est censée modifier le comportement des Français.

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vendredi 30 octobre 2009

Développement durable : rappel sur l'histoire d'un concept dévoyé

Jean-Michel BélouveLe langage politique d’aujourd’hui se réfère peu à l’écologie. Nous sommes à l’ère du développement durable. Ces deux vocables associés sonnent bien, ils motivent, car qui ne souhaite que nos sociétés et nos économies ne se développent, à part quelques esprits chagrins chantres de la décroissance ? Et qui se plaindrait d’un développement qui dure ?

L’analyse de ce concept et de ce que les gouvernants en font révèlent une réalité bien différente.

La politique de développement durable est celle d’une évolution étroitement encadrée par l’autorité administrative, qui multiplie les contraintes à l’intérieur desquelles la créativité naturelle aux hommes s’exerce sous un étroit contrôle et se voit imposer mille obstacles. Le prétexte en est la nécessité de sauver notre planète, censée être menacée par les initiatives incontrôlées des irresponsables que sont les humains.

Le domaine du développement durable ne cesse de s’étendre et d’imposer la force des politiques à la plus grande partie de nos activités, si bien que l’on peut craindre que la créativité ne se tarisse, comme elle s’était éteinte sous le régime soviétique ou au temps de la révolution culturelle de Mao Tsé Toung.

Comment en sommes nous parvenus à ce point ?

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lundi 26 octobre 2009

Elinor Ostrom: le Prix Nobel qui renouvelle l'approche des politiques environnementales.

Elinor Ostrom, Prix Nobel d'économie 2009Elinor Ostrom, diplômée de sciences politiques, et peut-être à cause de cela, est probablement la plus iconoclaste des prix Nobel d'Economie.

Son apport en matière de politique environnementale est considérable et s'inscrit dans le débat intellectuel qui depuis les années 60 oppose les tenants d'un État réglementaire tout-puissant à ceux qui font confiance au marché et aux droits de propriété.

Garrett Hardin publia en 1968 un article retentissant, dans la revue Science «The Tragedy of the Commons », où, à partir de l'exemple des pâturages communaux de l'Europe médiévale, il démontre que le libre accès à une ressource entraîne inévitablement sa destruction.

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jeudi 8 octobre 2009

Comment fonctionnent les marchés de droits à polluer : bilan et évaluation

Jean-Michel BélouveA l'approche de la réunion de Copenhague, notre ami Jean-Michel Bélouve explore plus en détails le fonctionnement des mécanismes en jeu. Dans la note ci-dessous il nous explique tout ce qu'il faut savoir sur les marchés d'échanges de permis négociables. Il reviendra ensuite sur l'économie et les conséquences à attendre de la mise en place d'une taxe carbone. Trait_html_691a601b.jpg Lorsque le Protocole de Kyoto fut négocié, les nations membres se sont accordées sur une démarche que le langage populaire qualifia de « principe pollueur-payeur ». Partant de l’hypothèse que l’accumulation de gaz à effet de serre dans l’atmosphère conduisait à des élévations de températures globales excessives à long terme, il fut admis que la concentration maximum en « équivalent CO2 » devait se situer aux alentours de 450 ppm (soit 450 molécules de CO2 pour un million de molécules de tous les gaz constituant l’atmosphère). J’ai déjà développé le caractère contestable de cette théorie fondée sur de la pseudoscience ».

Je n’y reviendrai pas. Nous allons donc faire comme si le CO2 et les autres gaz à effet de serre représentent un réel danger pour l’humanité, considérer que cette limite de 450 ppm est la bonne, et évaluer les mesures financières prises pour modifier le comportement des « pollueurs » à l’aulne de ce critère.

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