Institut Turgot

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Tag - Effets pervers

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vendredi 28 mars 2014

Les mensonges de la lutte contre l’étalement urbain, et ses conséquences perverses

La politique française actuelle d'aménagement du territoire, cherchant à limiter la création de terrains constructibles, est justifiée principalement au nom de la nécessaire “lutte contre l’étalement urbain”, qui menacerait l’existence des terres agricoles pour les générations futures. Pourtant, des études factuelles montrent que ce discours alarmiste n’a aucune justification, mais que les effets pervers de ces politiques sont, eux, bien réels.

Le sujet ne fera jamais la une des campagnes politiques, mais il donne lieu, parfois, à quelques manchettes écolo-alarmistes de nos journaux. Il s’agit de l’étalement urbain, contre lequel tout politicien se doit d’annoncer qu’il lutte, sous peine d’être taxé d’être un fossoyeur du développement durable et de l’agriculture réunis. Vous avez forcément lu un titre d’article de presse vous expliquant que l’équivalent d’un département français était mangé par la ville tous les dix ans. Et cette lutte contre l’étalement urbain est un des piliers fondant les lois dites “Grenelle de l’Environnement”.

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vendredi 6 décembre 2013

Transferts clandestins et injustices cachées du Capitalisme socialisé à la française - un exemple emblématique

Cet exemple est celui de la loi SRU dont notre ami Vincent Bénard décortique les effets pervers du durcissement dans ce texte très documenté.

Il nous y démontre comment la logique de l'Etat régulateur "social démocrate" tel qu'on le pratique chez nous débouche sur un dévoiement de la démocratie dont tirent avantage certaines clientèles de lobbies et groupes de pression, sur le dos non seulement des contribuables mais aussi de ceux-là mêmes auxquels le législateur dit venir en aide.

Bien que ce ne soit pas relié à l’actualité brûlante, j’aimerais revenir sur la loi SRU et sa disposition la plus emblématique, l’obligation, pour les communes de plus de 3 500 habitants, de compter 20% (à son lancement) puis 25% de logements sociaux dans leur parc de logement.

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mercredi 2 octobre 2013

Loi Taubira et effondrement de l'Etat de droit : comment l'idéologie de l'état-providence pousse au crime...

Notre ami Gilles Dryancour est de retour avec une étude particulièrement décoiffante. Il nous propose une analyse renouvelée - et d'actualité - de l’économie du crime. 

Ce projet, nous a-t-il confié, est né de la lecture d’un livre remarquable, par son courage intellectuel : "La France orange mécanique",  de Laurent Obertone (1).

Dans le champ empirique, l’ouvrage d’Obertone confirme le modèle théorique développé, en 1968, par le futur prix Nobel d’économie Gary Becker. 

Dans son célèbre article, Crime and Punishment, Becker explique que le nombre de crimes dépend d’un calcul rationnel effectué par les délinquants. Consciemment ou inconsciemment, ceux-ci comparent le gain potentiel de leur crime aux coûts qui peuvent y être associés. Ces coûts sont donnés par la probabilité d’être arrêté, jugé et puni (2).

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dimanche 19 février 2012

L'Etat et la politique du logement... ou l'Art d'entretenir la pénurie

Henri LepageParmi les soixante propositions présentées par François Hollande dans son discours du 22 janvier, il y en trois qui concernent la politique du logement – directement inspirées, d'ailleurs, par le rapport de la Fondation Abbé Pierre sur le mal-logement en France.

Une semaine plus tard, ce fut le tour de Nicolas Sarkozy d'ouvrir sa prestation télévisée du 29 janvier par l'annonce de plusieurs mesures d'urgence visant à accroître l'offre foncière constructible.

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dimanche 10 octobre 2010

L'Etat et l'économie : la loi des conséquences adverses ignorées

L'une des lois de l'économie la plus universellement vérifiée, et la moins comprise des politiciens, est la loi des conséquences inattendues, le terme devant ici être compris comme "non anticipées", "law of unintended consequences", qui postule que toute action sur un système complexe entraîne toujours des effets secondaires non anticipés par celui qui entreprend l'action, effets qui souvent tendent à contrecarrer, voire réduire à néant ses résultats escomptés.

Le moins que l'on puisse dire est que cette loi se manifeste empiriquement de façon omniprésente dans le champ de l'interventionnisme public sur l'économie. 

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