Institut Turgot

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Tag - Ecole autrichienne

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jeudi 16 octobre 2014

La richesse d'une pensée "autrichienne" : entretien avec François Facchini

Nous devons à Grégoire Canlorbe  et à l'Institut Coppet l'heureuse initiative d'avoir lancé la publication d'une série originale d'entretiens questionnant en profondeur certains des acteurs les plus influents ou intellectuellement les  plus en pointe du mouvement libéral/libertarien français.

Ci-dessous, la reprise de l'interview de François Facchini,  initialement publiée au mois de février2014 sur le site de l'Institut Coppet.

Trois grands thèmes y sont abordés : d'une part, une présentation magistrale de la théorie "autrichienne" de l'entrepreneur et de ses apports essentiels par rapport à l'enseignement économique dominant; d'autre part, une excellente analyse historique et philosophique sur les origines de l'ordre libéral, construite sur  l'intuition fondamentale d'Hayek concernant le développement des "ordres spontanés" dans le domaine des institutions; enfin, une réflexion inédite sur le rôle de l'"entrepreneur idéologique". A suivre...


1. Comment présenteriez-vous au non initié l’école autrichienne d’économie ? Quelles sont les grandes spécificités de ce courant par rapport à l’école néoclassique, qui est actuellement le courant orthodoxe de la science économique 

Je souhaiterais avant de répondre à toutes vos questions vous remercier pour l’intérêt que vous portez à mes recherches et à ma vision des sciences économiques et de l’école autrichienne en particulier.

Je pense que la meilleure présentation des différences entre l’école néoclassique et l’école autrichienne a été faite par Jésus Huerta de Soto dans son livre d’introduction à ce courant de pensée intitulé[1] L’école autrichienne. Marché et créativité entrepreneuriale . Parmi toutes les différences entre le courant orthodoxe et l’école autrichienne, la plus importante me semble être aujourd’hui son refus de penser l’économie de marché à partir de la théorie de l’équilibre.

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vendredi 3 janvier 2014

Drieu Godefridi et les libertariens : Damien Theillier et Stéphane Geyres réagissent

Suite à la publication de l'interview de Drieu Godefridi par Grégoire Canlorbe, et aux jugements critiques qu'il y émettait à l'égard des libertariens, nous avons reçu deux longues réponses de nos amis Damien Theillier et Stéphane Geyres, respectivement Président et Secrétaire général de l'Institut Coppet

C'est avec plaisir, et le plein agrément de Drieu Godefridi, que nous en publions le texte ci-dessous, en espérant que cela débouche sur une fructueuse et cordiale discussion. Meilleurs voeux 2014.

La réponse de Damien Theillier

Désireux d’abord de publier sur notre site l’entretien que Grégoire Canlorbe avait réalisé avec le philosophe Drieu Godefridi, nous avons finalement renoncé à le faire. En effet, si la lecture de cet entretien donne à réfléchir sur de nombreux sujet, sur certains points particuliers, il nous a semblé très dommageable. Un certain nombre de penseurs libéraux/libertariens de premier plan sont présentés de façon caricaturale et prêtent ensuite à une critique facile.

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mardi 5 novembre 2013

Politique économique : l'illusion que la richesse est toujours là

Auteur d'un remarquable petit livre sur "la tragédie de l'euro" (récemment traduit en français), Phillip Bagus est l'une des stars montantes de l'école d'économie autrichienne. 

Dans cet article (à paraître sur mises.org), il nous rappelle  que l'endettement croissant de nos états et banques centrales n'est qu'un camouflage qui couvre un processus irrémédiable d'appauvrissement. 

La majorité de la population ne remarque pas que nous vivons une époque d'appauvrissement relatif. L'argent a été gaspillé par les gouvernements en dépenses sociales, en renflouements de banques, ou encore – comme en Europe – pour renflouer d'autres Etats. La population n'en ressent toujours pas la douleur. L'illusion que la richesse est toujours là prévaut.

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jeudi 31 janvier 2013

11 décembre 2012 : "l'entreprise et le système productif", conférence de Gérard Dréan.

Avec malheureusement un certain retard nous affichons ci-dessous la conférence donnée par Gérard Dréan, le mardi 11 décembre 2012, dans le cadre du grand cycle annuel de conférences organisé par Alain Madelin autour du thème "Comprendre l'économie pour mieux comprendre le monde".

Spécialiste français de l'école autrichienne d'économie, diplomé de l'école polytechnique, membre de la société d'économie politique, Gérard Dréan a donné de nombreux cours à l'Ecole de Paris du management. Il contribue régulièrement à la revue Sociétal et vient de publier le " B.A. BA d'économie "

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jeudi 4 octobre 2012

Libérer l'Europe de l'euro : plaidoyer pour une libre concurrence des monnaies en Europe

Sascha TammPublié par nos amis du Competitive Enterprise Institute, un excellent essai qui va plus loin dans l'analyse de ce sujet que ce n'est généralement le cas. L'auteur, Sascha Tamm, travaille pour la Friedrich Naumann Stiftung, la fondation du Parti Libéral allemand.

A maintes reprises la chancelière allemande Angela Merkel a déclaré qu'il n'y a pas d'alternative à l'euro. Elle a raison - jusqu'à un certain point. Aujourd'hui, les gens à l'intérieur de la zone euro n'ont pas d'alternative à l'euro en tant que monnaie à tout faire. mais c'est parce que les états ont exclu de leur laisser toute alternative.

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dimanche 13 mars 2011

Le grand échec du modèle monétaire occidental

Pierre Leconte «Le meilleur moyen de détruire un pays est de dévoyer sa monnaie », Lénine

Cela fait des années que nous exposons pourquoi la combinaison d'un Système monétaire  monopolisé par les banques centrales et les Etats d'Occident, qui font nécessairement marcher sans limite la planche à billets au seul profit à court terme de quelques oligarques et institutions parasitaires via la surévaluation artificielle des actifs boursiers, structurellement inflationniste parce qu'orienté vers la destruction de la valeur réelle des monnaies c'est-à-dire du pouvoir d'achat de la majorité des populations, combiné au keynésianisme économique débridé, conduisant au surendettement croissant de tous les agents économiques comme des Etats, est complètement destructeur de tous les équilibres monétaires, économiques, politiques et sociaux.

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dimanche 24 octobre 2010

Ecole de Chicago et Ecole autrichienne : des divergences fondamentales

La tradition libérale est généralement associée à deux écoles contemporaines de pensée économique.

D'un côté, l'école de Chicago, dont le représentant le plus fameux fut sans doute Milton Friedman. De l'autre, l'école autrichienne dont Friedrich Hayek fut la figure la plus reconnue.

On est souvent tenté d'ignorer ou de diminuer leurs différences, peut-être pour des raisons stratégiques. Il devrait néanmoins être clair que les affinités entre les deux écoles sont largement surestimées, chez les libéraux comme chez leurs adversaires, et superficielles quand elles existent bien. L'importance conceptuelle, stratégique et pratique de ces considérations peut difficilement être sous-estimée.

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lundi 6 septembre 2010

Le 30 mars 2010 : Le mythe du crédit bon marché - séminaire avec Guido Hülsmann

Quelles sont les propriété macroéconomiques du crédit et de la finance ? De quelles façons et dans quelles conditions contribuent-ils au progrès et à la croissance ? Tel était le coeur de la conférence donnée par le professeur Guido Hülsmann de l'Université d'Angers le 30 mars dernier, dans le cadre des activités du séminaire monétaire piloté par Philippe Simonnot.

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jeudi 28 janvier 2010

Un grand méconnu : le cycle immobilier de 18 ans

Steve HankeLe 3 janvier dernier,  lors de la réunion annuelle de l’American Economic Association, le Président de la Réserve fédérale Ben Bernanke prononçait un important discours.

Dans son texte officiel, « Monetary Policy and the Housing Bubble », le président Bernanke faisait valoir que ce ne serait pas la politique monétaire de la Fed qui était responsable de la bulle immobilière. Il prétendait que le grand coupable aurait été la mauvaise réglementation. 

Ce que le Président Bernanke cherche à nous faire croire n’est qu’un gros canular. Des bulles, la Fed ne cesse d'en fabriquer.

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dimanche 26 avril 2009

La malhonnêteté des banquiers centraux

Steve HankeÁ défaut d'autre chose, la crise financière actuelle est en train de produire des tonnes d'éléments qui confirment la règle "des 95%" : à savoir que 95% de ce qui se publie ou se dit de l'économie ou de la finance est soit faux soit dépourvu de pertinence.

Une partie du problème vient des banquiers centraux, des ex comme des actuels.

Ils font des heures sup pour échapper à toute responsabilité d’avoir créé cette crise.

Leurs racontars font penser à l'histoire militaire.

L'histoire militaire, rappelez-vous que ce sont les vainqueurs qui l’écrivent.

Pour l'histoire économique, dans une certaine mesure, ce sont des banquiers centraux qui s’en chargent.

Et dans les deux cas, il vous faut prendre la version officielle magno cum grano salis.

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