Institut Turgot

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Tag - Droits de l homme

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mardi 8 avril 2014

Les enjeux philosophiques fondamentaux du libéralisme

Douglas RasmussenL'adversaire du libéralisme n'est pas seulement à gauche. Il est aussi à droite, chez ceux qui lui opposent une vision « communautariste » de la société politique.

Notre ami Douglas Rasmussen saisit l'occasion que lui offrent les arguments développés par les communautariens contre le libéralisme pour résumer sa conception « métanormative » de l'ordre politique et philosophique libéral. (Il s'agit en l'occurrence d'une réponse à un livre édité par le sociologue israélo-américain Amitai Etzioni).

Cet article de Douglas Rasmussen est sans doute l'un des textes contemporains les plus achevés pour dissiper les malentendus sur la véritable manière dont liberté, politique et éthique s'articulent au sein d'une pensée libérale classique.

Publié sous la direction d’Amitai EtzioniThe Essential Communitarian Reader est un livre décevant, dont le sujet n’est pas clairement circonscrit. Il ressemble parfois davantage au programme d’un parti politique qu’à un recueil d’articles sérieux ayant pour but de discuter le paradigme politique dominant en Occident depuis deux siècles.

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vendredi 13 décembre 2013

Une opinion divergente : Nelson Mandela et la guerre révolutionnaire

En complément des multiples commentaires hagiographiques de ces huit derniers jours, notre ami Olivier Braun (qui réside en Afrique du sud) nous rappelle un certain nombre de faits que la mémoire collective est en train d'oblitérer. 
A cette occasion, il revient sur la grande question philosophique que soulève la biographie même de Mandela : dans quelles conditions peut-on approuver la guerre révolutionnaire (dont il nous rappelle les stratégies de base) ?

Nelson Mandela s'était montré bien plus sage que les auteurs des réactions proprement hagiographiques qu'on peut lire à l'occasion de son décès le 5 décembre 2013, à 95 ans. Dans ses mémoires il dit son déplaisir à être considéré comme un saint.

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dimanche 17 février 2013

28 janvier 2013 : "Les institutions de l'état de Droit", conférence de Jean-Philippe Feldman

Ce lundi là, Me jean-Philippe Feldman, professeur agrégé des facultés de droit et avocat à la Cour de Paris, était le troisième orateur invité par Alain Madelin dans le cadre de son grand cycle annuel de conférences organisé autour du thème "Comprendre l'économie pour mieux comprendre le monde".

Jean-Philippe Feldman est un spécialiste des questions constitutionnelles. C'est à ce titre que nous l'avons à différentes reprises invité à participer à plusieurs séances de l' Observatoire du droit et des libertés individuelles.

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jeudi 31 janvier 2013

Le sourire de Thanatos...

Drieu.jpgCertains envisagent de légaliser l’euthanasie des enfants, et l’euthanasie pour autrui (voir proposition de loi d'un sénateur belge). Bien que les partisans de ces réformes manient l’excommunication morale avec une virtuosité toute ecclésiale - si vous êtes contre, c’est donc que vous êtes insensible à la souffrance, ou pire : catho! -, risquons-nous à interroger l’humanisme revendiqué de ces innovations.

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lundi 29 octobre 2012

Lettre ouverte aux "Pigeons" présents et futurs pour les convaincre de passer à l’action

Philippe Nemo Nombreux sont les chefs d’entreprise, cadres, économistes, « experts », journalistes économiques, qui votent à gauche. C’est là un sujet permanent d’étonnement pour le philosophe que je suis qui, par métier, connaît les idéologies et sait que, dans le système intellectuel du socialisme, l’économie de marché n’a pas de place.

D’où vient donc que les praticiens de l’économie soient si nombreux à se faire des illusions sur les intentions de la gauche à leur égard ?

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mercredi 21 mars 2012

Elections : de quel droit se permettent-ils... !

Patrick de CasanoveLes politiciens ne veulent pas voir les causes de la crise. Probablement parce que cela ne les intéresse pas, pour la simple raison qu’ils en sont responsables. Comme ils sont responsables des dettes et déficits publics.

Ils veulent faire croire aux gens qu’ils peuvent régler ces problèmes. Mais, prisonniers de leurs certitudes dirigistes, ils persistent dans leurs erreurs qui sont, de ne pas réduire la dépense publique mais d’augmenter les prélèvements obligatoires, de ne pas rendre la liberté économique mais d’accroître l’interventionnisme de l’État, de ne pas faire confiance à l’épargne mais de miser sur le crédit bon marché et la planche à billets.

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dimanche 27 novembre 2011

"Moins de dépenses, plus d'impôts" : vertueux ou serviles ?

Selon Drieu Godefridi (« Vertueux Républicains ! »), le chemin de la vertu économique, politique et sociale passerait par « moins de dépenses et plus d’impôts », soit, allègue-t-il, le chemin inverse de celui suivi par ces « vertueux Républicains », responsables des plus beaux déficits des finances publiques américaines à coups de réductions d’impôts et de nouvelles dépenses en faveur de leurs clientèles propres (armée, ‘agro-business’, big business).

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lundi 6 juin 2011

Controverse : Les libéraux, l'Etat, et le droit

Philippe Jaunet "Dans une société libre, l’Etat n’administre pas les affaires des hommes. Il administre la justice entre les hommes qui mènent eux-mêmes leurs propres affaires". (Walter Lippmann (1))

Pour le sociologue Georges Sorel, auteur, en 1900, d’un petit opuscule nommé : Les aspects juridiques du socialisme, chaque doctrine politique est amenée à développer une certaine conception du droit, du fait des choix qu’elle opère quant aux places respectives de l’individu et de l’Etat.

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jeudi 13 janvier 2011

La France, pays de Fouquier-Tinville et de la police de la pensée

Guy MillièreGuy Millière réagit au procès Zemmour. Trait_html_691a601b.jpg

La France est souvent citée par des Français comme le pays des droits de l’homme. Lorsqu’on m’en parle, je rappelle le long passé de ce pays.

La Déclaration promulguée en 1789 était un texte ambigu qui était porteur de confusion entre le droit et la loi, et qui ne s’appuyait sur aucune institution.

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jeudi 23 décembre 2010

Le droit du sol est-il un droit de l'homme ?

Yves EgalDébat sur l'immigration : ceci est le second volet de la réponse d'Yves Egal à l'article d'André Teissier du Cros "Pour l'immigration musulmane". Trait_html_691a601b.jpg

Laisser se constituer en Europe de fortes minorités obéissant à d'autres autorités que celles de la nation est un grand danger pour la cohésion sociale, qui est d'abord un sentiment d'appartenance à un même groupe solidaire.

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dimanche 5 décembre 2010

Pour l’immigration musulmane

André Teissier du CrosJe vous invite à regarder l’Union Européenne (500 millions d’habitants, dont 15 millions de musulmans, dont 10 millions rien qu’en France et en Allemagne) avec les yeux d’une femme du monde musulman proche : celui dit arabe (330 millions) ; l’iranien (77 millions) ; et le turc (76 millions).

Je dis bien : une femme, celle qui fait et élève des enfants. Elle s’appelle Ahlam, c'est-à-dire l’ingénieuse, l’imaginative, la rêveuse… Elle a trois enfants encore très jeunes.

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samedi 22 mai 2010

Burqa et espace public : les libertariens ne sont pas des libertaires

Francois_Guillaumat_moyen.gif Comme il n'y a pas d'autre norme politique justifiée que le principe de non agression, il n'y a pas d'autre Droit de l'homme que le Droit naturel de propriété.

Si on ne comprend pas cela, on peut être dupe de prétendus "droits" qui lui sont contraires.

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lundi 3 mai 2010

Droits de l'homme et dérive du droit : l'exemple des lois sur la protection des données (Informatique et Liberté)

Jean-Pierre ChamouxA l'origine, l'objet des lois Informatique et Libertés était de contraindre les institutions publiques à mieux protéger l'autonomie de la personne et ses libertés.

Dans un remarquable texte publié l'été dernier, Jean-Pierre Chamoux décrit comment, depuis trente ans, sous l'influence notamment du droit européen, l'argument de la protection des données a progressivement dérivé vers la création de nouveaux “droits à” fondés sur une conception dévoyée de la dignité humaine. (1)

En voici un extrait qui se distingue notamment par une magistrale analyse des rapports entre le droit et l'évolution du concept de “personne”. Trait_html_691a601b.jpg

La norme communautaire imposa aux pays-membres de l'Union de mettre leur législation en harmonie avec la directive du 25 octobre 1995. En France, la révision se fit sans enthousiasme puisqu'il aura fallu neuf ans avant que le Parlement français procéde à cette réforme; il n'en reste pas moins que le résultat dénature la loi et en modifie l'économie.

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