Institut Turgot

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Tag - Dettes publiques

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mercredi 28 octobre 2015

Dossier : des "monnaies parallèles" sans tuer l'euro ?

Henri Lepage est de ceux qui, comme Gilles Dryancour, considèrent que si la zone Euro s'était construite autour du projet britannique de "monnaie commune", avec un euro et des monnaies nationales en concurrence,  plutôt que du plan franco-allemand de "monnaie unique", il n'y aurait  jamais eu de problème grec. L'économie européenne s'en porterait sans aucun doute beaucoup mieux.

D'où les textes qui suivent, écrits sous forme de notes au mois de juillet 2015, en plein feu de l'actualité, alors que l'on découvrait les projets de l'ancien ministre grec Yanis Varoufakis pour lancer une éventuelle monnaie grecque parallèle sans pour autant sortir de l'euro. Ces textes sont reproduits dans leur rédaction originelle. Leur objet : essayer de comprendre concrètement comment une telle opération pourrait se faire et voir s'il y a des idées à en tirer.


NOTE 1 (6 juillet 2015) - LE PLAN B DE VAROUFAKIS : UNE IDEE A RECUPERER ?

Est-il possible de mettre la Grèce en congé d'euro pour un période de quelques années, tout en lui permettant de retrouver plus tard une place de partenaire à part entière ? Telle est la question qui, au début du mois de juillet de cette année, était au coeur des discussions sur l'avenir de la Grèce. Il s'agirait d'obtenir en quelque sorte un Grexit provisoire où, pour ne pas pousser l'humiliation trop loin, on demanderait aux grecs de commencer par remettre en profondeur de l'ordre dans leurs affaires, après quoi on rééxaminera si l'on peut procéder à leur réintégration. S'il s'agit vraiment d'épargner les susceptibilités grecques, il me semble qu'il serait beaucoup plus astucieux de se demander s'il ne serait pas plutôt possible pour la Grèce de recréer l'équivalent d'une Drachme nationale, qui lui permettrait de bénéficier des effets bénéfiques d'une dévaluation (abaisser le niveau général des prix et salaires internes de l'ordre de 30% par exemple), tout en ne quittant pas la zone euro. Est-ce possible ?


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lundi 16 mars 2015

Sortie de crise : de la Grande récession à la Grande stagnation

HL2014_A.jpgCet article, publié dans le numéro Hiver 2014- 2015 de la revue Politique Internationale, a été écrit au début du mois de novembre 2014. Depuis lors un certain nombre d'événements sont intervenus – notamment le lancement du QE européen. Le climat conjoncturel a quelque peu évolué. Des retouches ont été apportées ici et là pour en tenir compte mais, globalement , cela ne change rien ni à l'analyse, ni au diagnostic, et encore moins aux perspectives.

Six ans après la fin officielle de la grande récession la sortie de crise n'est toujours pas en vue. Certes l'économie américaine a repris quelques couleurs, mais la zone euro n'a toujours pas retrouvé son niveau de production d'avant la crise, et les économies émergentes, Chine en tête, semblent à leur tour gagnées par le ralentissement général de la croissance.

Pourquoi cette lenteur désespérante du processus de sortie de crise ? L'explication la plus courante consiste à accuser les dirigeants des pays développés d'avoir trop vite arrêté leurs politiques de soutien massif à l'économie pour retrouver les contraintes de l'austérité budgétaire. Cet article a été écrit pour attirer l'attention sur une toute autre analyse qui met en cause une accumulation d'effets pervers dont les politiques de taux zéro et de rachats massifs d'actifs (Quantitative easing) menées par les banques centrales seraient la cause.

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vendredi 8 novembre 2013

Politique économique : les sept scénarios auxquels conduit la crise de surendettement

Philipp BagusSelon Philipp Bagus, nous sommes entrés dans la phase finale d'un processus d'hyper endettement global qui ne peut se terminer que par la liquidation volontaire ou forcée du régime monétaire actuel de monnaie fiduciaire ("fiat money").

Selon quel scénario ? C'est ce que l'auteur, économiste allemand enseignant en Espagne, entreprend d'explorer dans ce second article dont le titre anglais est : "How the paper money experiment will end"

Un système monétaire basé sur la monnaie-papier à cours forcé porte en lui les germes de sa propre destruction. La tentation pour le détenteur du monopole monétaire d'augmenter la quantité de monnaie offerte est quasiment irrésistible. Dans un tel système, avec une offre de monnaie toujours en hausse et en conséquence des prix toujours plus élevés, épargner des espèces monétaires en vue d'acheter des actifs plus tard, ne fait aucun sens. Une bien meilleure stratégie consiste à s'endetter pour financer l'achat d'actifs, et rembourser les dettes ultérieurement avec une monnaie dévaluée.

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mardi 5 novembre 2013

Politique économique : l'illusion que la richesse est toujours là

Auteur d'un remarquable petit livre sur "la tragédie de l'euro" (récemment traduit en français), Phillip Bagus est l'une des stars montantes de l'école d'économie autrichienne. 

Dans cet article (à paraître sur mises.org), il nous rappelle  que l'endettement croissant de nos états et banques centrales n'est qu'un camouflage qui couvre un processus irrémédiable d'appauvrissement. 

La majorité de la population ne remarque pas que nous vivons une époque d'appauvrissement relatif. L'argent a été gaspillé par les gouvernements en dépenses sociales, en renflouements de banques, ou encore – comme en Europe – pour renflouer d'autres Etats. La population n'en ressent toujours pas la douleur. L'illusion que la richesse est toujours là prévaut.

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vendredi 18 octobre 2013

Dette : quitte à proposer une solution radicale, pourquoi pas la répudiation pure et simple ?

Plutôt qu'un impôt exceptionnel de 10% sur le capital proposé par certains experts du FMI pour  résoudre la question du caractère insoutenable de l'endettement des états, Olivier Braun suggère une solution encore plus radicale : répudier une fois pour toute la dette publique. 

Reprenant des arguments naguère développés par Murray Rothbard, il considère qu'en toute justice Il n'y a pas de raison d'exiger de citoyens innocents qu'ils paient pour sauver la mise de prêteurs imprudents et complices volontaires des états.

Le Figaro révèle, dans son article “le FMI propose une supertaxe sur le capital1 qu'un récent rapport sur les finances publiques rédigé par le FMI énumère différentes solutions théoriques pour régler le problème de l'endettement public. Parmi celles-ci, l'accent est mis sur l'idée d'une taxation en une fois de l'épargne pour rembourser la dette, à hauteur de 10% si l'on fait la moyenne dans la zone euro.

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mercredi 2 janvier 2013

Perspective 2013 : Non, Monsieur le Président, votre méthode n'est pas la bonne !

Alberto AlesinaEn réponse aux bons voeux de notre Président, nous vous proposons de lire la traduction d'un article signé par Alberto Alesina et publié à la fin novembre (sous le titre "Cutting Deficits by Cutting Spending") sur l'excellent site d'analyse économique VoxEU.org.

Alberto Alesina est cet économiste de Harvard qui vient de démontrer à nouveau combien il est préférable de baisser les dépenses plutôt que d'augmenter les impôts pour relancer la croissance et l'emploi (mais à la condition - importante - de coupler cette stratégie avec de véritables réformes de fond). Dans ce texte, il livre les conclusions de ses recherches.

Les Etats qui croulent sous les dettes et se débattent dans les difficultés économiques croissantes doivent-il à tout prix donner la priorité à la réduction de leurs déficits budgétaires ?

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lundi 3 décembre 2012

Zone euro : comment la BCE organise l'inévitable faillite souveraine

Jacques DelplaJacques Delpla n'est pas un adepte de la langue de bois. Dans deux interventions au ton très direct - l'une sur l'antenne de Radio classique , l'autre sur le blog Les Echonoclastes des Echos - il esquisse le scénario des événements qui, sans que ce soit nécessairement l'apocalypse, vont encore secouer la zone euro.

La restructuration (i.e. le défaut) des dettes souveraines est-elle inévitable en zone euro ? Oui, c’est évident aujourd’hui.

Le FMI l’a implicitement admis dans son dernier rapport semestriel: historiquement, les pays développés avec une dette supérieure à 100% du PIB n’ont pu la réduire qu’avec de l’inflation (surtout) et de la croissance (souvent engendrée par une forte dévaluation).

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mercredi 24 octobre 2012

"La Retraite des 3%" ou comment neutraliser l'impasse dans laquelle nous précipite la politique Hollande-Ayrault

Jacques DelplaLa France ne pourra pas et ne devrait pas réduire ses déficits publics à 3% du PIB en 2013. Elle devrait réduire ses déficits avec modération.

Mais, pour préserver notre crédibilité financière, le gouvernement devrait lancer, en 2013, avec les autres pays européens, une grande réforme systémique des retraites - à la Suédoise - qui, par construction, assurerait l’équilibre futur des régimes des retraites publiques. Une telle suppression de notre dette publique implicite vaudrait beaucoup plus, en termes de crédibilité financière, que de l’austérité budgétaire en pleine récession.

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jeudi 13 septembre 2012

La fin de la crise passe par l'établissement d'un étalon-or

Jacques Raiman« La monnaie, c’est l’or ; tout le reste est du crédit », disait le financier JP Morgan. A quoi Keynes, l'économiste, répondait : « L'or est une relique barbare ». Qui a raison : le financier ou l'économiste ?

Au printemps 2010, Alan Greenspan, dans le New York Times, a pu déclarer que personne n'avait prévu la crise, que tout le monde s’était trompé : les experts, la FED, les organes de contrôle. Il aurait pu ajouter : le Fonds Monétaire International, les autres banques centrales, les grandes entreprises, les médias...

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samedi 23 juin 2012

L'euro : une belle preuve de défaillance constructiviste

Jean-Louis CaccomoSous l’effet de la crise des dettes souveraines, la zone euro est aujourd’hui fortement menacée, notamment par une éventuelle sortie de la Grèce qui pourrait, par contagion, menacer l’Espagne et d’autres pays affaiblis comme le Portugal, l’Italie et enfin la France.

Et voilà qu’à l’occasion du G20, l’Europe est montrée du doigt par les pays émergents, nouvelles puissances montantes.

Dans ce climat tourmenté, il est temps de rappeler les conditions qui étaient soumises aux pays candidats à l’entrée dans la zone euro au moment de la construction de l’union monétaire en 1992.

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samedi 28 avril 2012

Les élections et la crise : Français si vous saviez....

Philippe SimonnotDans sa dernière Tribune Libre pour Nouvelles de France, Philippe Simonnot décrit la spirale infernale dont le résultat des élections, quel qu'il soit, ne semble pas en passe d'arrêter l'infaillible déroulement.

La France se prépare à des lendemains de fête qui ne chanteront guère. Les finalistes du second tour racontent finalement à peu près la même chose sans convaincre personne. Non, hélas ! l’équilibre des finances publiques de la France ne sera pas rétabli aux dates promises.

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mercredi 11 avril 2012

Tout savoir sur la dette : l'explication par le marché politique

Lemennicier.jpg Comme de coutume, Bertrand Lemennicier ne prend pas de gants et formule clairement tout ce dont chacun devrait être conscient.

Le biais pour des déficits récurrents et l’endettement public est inhérent à la démocratie politique.

L’homme politique qui fait carrière dans ce métier a un objectif simple : être élu et réélu par une majorité d’électeurs. Dans un système électoral où chaque électeur a le même poids, il faut emporter le vote de l’électeur médian ou, plus largement, celui de la classe moyenne. Pour cela, l’homme politique doit proposer un programme de dépenses publiques dont les bénéfices profiteront essentiellement à cet électeur clef.

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vendredi 3 février 2012

Zone euro : le miracle n'est pas pour demain !

Si le calme est apparemment revenu sur les marchés, les déséquilibres et les contradictions ne cessent de s'accumuler au sein de la zone euro. Gilles Dryancour fait le point et nous aide à débusquer les paradoxes et les non-dits de l'actualité politique et financière.

Les événements ne cessent de confirmer l’évidence : les Etats de l’Euroland,faute de croissance, ne pourront sauver la monnaie unique sans avoir recours à la déconfiture des pays insolvables ou à la monétisation des dettes publiques.

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mardi 24 janvier 2012

Vive la croissance, Viva Monti

Alain Madelin à l'Institut TurgotRépétons le, il n’y a pas de sortie du piège de la dette publique sans retour à une forte croissance. Pour devenir soutenable, la dette doit voir ses taux d’intérêts passer durablement sous le taux de croissance.

C’est dire que les solutions avancées en France par les deux grands candidats, à savoir diminuer la dépense publique et augmenter les impôts (dans des proportions et des modalités variables) ne peuvent que conduire à l’impasse.

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vendredi 20 janvier 2012

La fin de l’Euro? Conversation surprise entre un Américain et un Allemand bien informés

André Tessier du Cros Le Comité Bastille est un laboratoire d'idées particulièrement actif dont A. Teissier du Cros est le Président. Nous sommes loin de partager ses propositions. Néanmoins ses analyses et réflexions, parfois fort iconoclastes, nourrissent un débat face auquel on ne peut pas rester rester totalement indifférent - ne serait-ce que pour les réfuter.

La scène se passe dans le bar d’un aéroport. Un Américain et un Allemand de passage ont fait connaissance et sympathisé.

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samedi 17 décembre 2011

L’acharnement thérapeutique sauvera-t-il l’euro ?

Gilles DryancourLes mois se succèdent et les plans de sauvetage de l’euro aussi. En effet, si l’on compte bien, le plan adopté le 9 décembre à Bruxelles est le troisième de l’année et le septième depuis mai 2010.

A chaque nouveau plan, on entend les mêmes ‘’éléments de langage’. Toute une rhétorique que l’on retrouve, notamment, dans les déclarations du Président Sarkozy.

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lundi 21 novembre 2011

Le 16 novembre 2011 : "Va-t-on sauver l'euro ?" - débat franco-allemand à l'Assemblée nationale

L'institut TURGOT a réuni , le mercredi 16 novembre 2011, un séminaire monétaire franco-allemand présidé par AN_euro2__2_.jpgChristian Vanneste, Député du Nord, auquel une délégation de députés allemands CDU/CSU a apporté une importante contribution.

Cette rencontre monétaire, qui se tenait dans la salle de la Commission de la Défense à l'Assemblée nationale, a abordé trois sujets d'une brùlante actualité politique.

- Va-t-on sauver l'euro ? présidé par Christian Vanneste, député du Nord : la réponse du séminaire est très ambiguë sur ce plan ;

- Les banques centrales, facteur de stabilité ? présidée par le professeur J.Cl. Chouraqui, cette séance débouche aussi sur l'expression d'un grand doute

- France-Allemagne : convergence ou divergence ? présidée par l'ambassadeur Pierre Maillard, cette session montre que les points de vues divergent plutot au sein de la société politique allemande, un peu comme en France.

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mardi 8 novembre 2011

Lorsque l'Europe se fracture : ce que dissimule l'accord sur le plan de sauvetage du 27 octobre

Les pyromanes parviendront-ils à éteindre l'incendie ?

Dans les jours qui suivirent le sommet de Bruxelles du 21 juillet, consacré au sauvetage de l'euro, nous avions écrit :

"Faut-il, comme les dirigeants de l’Euroland, se réjouir du nouveau plan, adopté à Bruxelles le 21 juillet, pour sauver l’euro ? Proclamer qu’il apporte une solution définitive à la crise de la dette publique en Europe ? Au regard des décisions prises, cette annonce nous semble pour le moins prématurée. "

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vendredi 28 octobre 2011

Programme pour une sortie de crise...

Vincent BénardVoici, en toute immodestie, un plan de sortie de crise qu'aucun candidat à la présidentielle, aucun sommet européen, ne défendra, sauf miracle, mais qui pourrait permettre de refaire pousser des fleurs sur notre terre brûlée par la crise.

Mot d'ordre : "On peut encore s'en sortir, ne perdons pas espoir."

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vendredi 9 septembre 2011

Crise du Capitalisme et du Libéralisme? Soyons Sérieux!

Charles GaveQuiconque qui lirait la presse de notre pays pour se renseigner sur la crise financière actuelle, acquerrait automatiquement la conviction que le pelé, le galeux c’est bien entendu la capitalisme (inefficace et injuste, cela va sans dire), sous tendu qu’il est par cette abominable idéologie qu’est le Libéralisme.

Voilà qui est pour le moins surprenant pour quelqu’un qui se contente de regarder les faits pour essayer de comprendre…ce qui est après tout le minimum pour un esprit scientifique.

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lundi 22 août 2011

L'Etat, la dette et les libertés : l'importance de la bataille pour les idées.

Dr Richard EbelingLe problème de la dette n'est que le symptôme d'une mentalité anti-capitaliste qui sape la philosophie politique originelle des droits individuels et de la liberté économique et instaure à sa place une idéologie du paternalisme et de la dépendance.

Lorsque les Démocrates et les Républicains américains s'affrontent pour proposer des plans différents et concurrents de réduction des dépenses publiques, ils ne précisent jamais à partir de quel « niveau de référence » ils font leurs calculs.

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jeudi 18 août 2011

Après la crise, l'effondrement... Comment en sortir ? Réponse à Alain Minc

Patrick de CasanoveOn nous a rebattu les oreilles sur la responsabilité des financiers et des banquiers dans la crise financière, exonérant l'Etat de toute responsabilité. C'est "ce qu'on voit".

Pourtant, le principal coupable, c'est bien lui. Par ses réglementations il a perverti les lois du marché, et permis des choses naturellement inconcevables sans sanction immédiate du dit marché. C'est "ce qu'on ne voit pas".

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mercredi 27 juillet 2011

Euro : les données cachées de l'accord du 21 juillet

Gilles DryancourFaut-il, comme les dirigeants de l’Euroland, se réjouir du nouveau plan, adopté à Bruxelles le 21 juillet, pour sauver l’euro ?

Proclamer qu’il apporte une solution définitive à la crise de la dette publique en Europe ?

Au regard des décisions prises, cette annonce nous semble pour le moins prématurée.

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vendredi 8 juillet 2011

Crise de la dette grecque : combien de temps encore durera le jeu de dupes monétaire ?

Depuis le 20 juin, date à laquelle notre précédent papier consacré à la crise de la dette publique grecque a été mis en ligne, les événements se sont précipités. Ils prennent d’ailleurs la direction que nous avions anticipée.

Le seul élément de surprise que nous y décelons vient de la vitesse à laquelle la séquence d’éclatement probable de l’Euroland semble se mettre en place.

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lundi 20 juin 2011

L'Europe et le piège grec : toujours plus haut sur la pyramide de Ponzi

Plus la zone euro s’enfonce dans la crise grecque, plus l’élite dirigeante européenne semble perdre pied et rechercher des expédients pour camoufler cette évidence qui s’impose, chaque jour un peu plus, aux marchés financiers : la Grèce est en déconfiture. 
Quel que soit le subterfuge financier qui sera bientôt mis en place par l’Eurogroupe, l’Etat Grec ne pourra plus être sauvé qu’aux dépends de ses créanciers. 

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mercredi 27 avril 2011

Dette grecque : il n'y aura pas défaut, voilà pourquoi et comment.

Jacques DelplaDéfaut ou pas sur la Grèce ? Après avoir longtemps pensé que oui, je fais ici mon coming out : je crois aujourd’hui que la Grèce ne fera pas formellement défaut.

A la place, sa dette sera financée, pendant très longtemps, par un mixte de prêts publics européens, de prêts « forcés » des banques et assureurs européens à qui la BCE et les Trésors auront tordu les bras et par la monétisation partielle de cette dette par la BCE. Le même raisonnement s’applique à l’Irlande ou au Portugal.

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jeudi 3 février 2011

Nous entrons dans des temps révolutionnaires...

Charles GaveMarx a toujours été l’un de mes grands hommes. Après tout, il est difficile de se tromper plus que cet homme ne s’est trompé.

Toutes ses analyses, tous ses concepts, tout ce qu’il attendait du futur, tout ce qu’il pensait de la nature humaine, tout s’est révélé faux et dangereux.

Tout sauf une seule idée, que d’autres d’ailleurs avaient eu avant lui : dans un pays, l’infrastructure économique détermine la superstructure politique.

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mardi 12 octobre 2010

Budget : comment passer de l'alchimie à la science

Jacques DelplaDans la conduite de leurs politiques budgétaires, les gouvernements occidentaux en sont encore à l'ère de l'alchimie médiévale, sans approche scientifique, alors que les politiques monétaires sont menées depuis vingt ans avec une approche beaucoup plus scientifique (et avec succès) par les banques centrales du point de vue de l'inflation (la régulation bancaire ayant échoué).

Tel fut le message d'Eric Leeper, ancien économiste de la Fed, dans un article important, « Monetary Science, Fiscal Alchemy », présenté fin août dernier à Jackson Hole, lors du séminaire annuel de la Fed. Son analyse est très pertinente pour la France.

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mercredi 25 août 2010

Fin du Keynésianisme à la française

Guy-André PelouzeLe keynésianisme à la française que je préfère appeler "politique de dépense publique structurelle discrétionnaire" est en train de toucher à sa fin.

Ce fut très long, très inefficace mais cela le sera encore plus dans la défaisance de cette politique basée sur l'électoralisme et l'assurance que les nations fourmis financeront sans arrêt la dette des cigales, et que les banques para-étatiques ou les zinzins aux ordres continueront sans limites à acheter des obligations du Trésor...

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jeudi 13 mai 2010

Merci à la Grèce

Marc de Scitivaux A l'heure où l'Europe met 500 milliards d'euros sur la table pour sauver sa monnaie, il peut paraître provocateur de se réjouir de la crise grecque. Et pourtant...

Pour tous ceux qui depuis des années voyaient la France s'enfoncer dans des déficits dont il était évident que personne au sein du monde politique n'était capable, par aveuglement ou intérêt électoral, de stopper la course folle ; pour tous ceux qui, stupéfaits, voyaient les Français réclamer des "réformes" tout en s'opposant à la remise en cause des "avantages acquis", acquis souvent grâce à l'irresponsabilité des dirigeants, l'affaire grecque est venue montrer l'issue : la course folle vers toujours plus de déficits s'est arrêtée, pour une raison simple, les prêteurs ne veulent plus prêter

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mardi 11 mai 2010

Faillite de la Grèce ou faillite de l'Etat Grec ?

Le Dr Patrick de Casanove, secrétaire général du Cercle Bastiat Depuis plusieurs semaines on nous rebat les oreilles avec la faillite de la Grèce. Les politiciens de tout bord hurlent qu’il faut « sauver la Grèce ». Ils n’ont qu’une recette : faire payer le contribuable Grec et Européen. Haro sur l’Allemagne coupable de ne pas cracher assez vite au bassinet, après avoir été coupable d’avoir redressé son économie.

On voudrait nous faire croire que c’est la faillite de la Grèce. Rien n’est plus faux. C’est la faillite de l’Etat en Grèce. C’est la preuve éclatante de la dangerosité des hommes politiques, des hommes de l’Etat. Ceux-ci ont ruiné leur pays. Ce ne sont pas les Grecs eux-mêmes. Ce sont les hommes de l’Etat, ce qui inclue leurs complices dits « privés »

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lundi 10 mai 2010

Lorsque la BCE transforme l'euro en drachme...

Aain MadelinSi la crise grecque a pris cette ampleur, c'est qu'elle est à la fois révélatrice d'une crise de l'euro et des risques du surendettement des Etats.

Sans l'euro, une Grèce surendettée dans sa monnaie trouverait une porte de sortie dans la dévaluation. En jouant les pompiers, l'Europe et le FMI permettent à la Grèce de placer sa dette.

Reste la question "pourra-t-elle rembourser ?". Et cette question dépasse les frontières de la Grèce.

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mercredi 5 mai 2010

La crise de la Zone Euro est loin d'être terminée

Sur quoi tout cela va-t-il déboucher ? Pour éclairer votre lanterne nous vous proposons de lire attentivement cette note écrite par les économistes de Gavekal au lendemain de l'accord européen sur le plan de sauvetage à la Grèce (c'était lundi dernier). Merci à Charles Gave de nous avoir autorisé à en publier la traduction (réalisée par François Guillaumat).

Une chose est claire :  en dépit du plan de sauvetage,  les investisseurs ne croiront pas que la menace de l'insolvabilité grecque ait définitivement été écartée.

Cela veut dire que lesdits investisseurs vont continuer à se tenir à l'écart des obligations grecques, en partie parce que l'argent disponible ne suffira à maintenir cet état à flot que pour deux ou trois ans, alors que les mesures déflationnistes exigées par l'Allemagne et le FMI  vont plonger la Grèce dans une profonde dépression, ce qui soulèvera encore davantage de questions sur la capacité du pays et sa volonté d'assurer à long terme le service de sa dette.

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dimanche 25 avril 2010

Vers une réévaluation de la monnaie chinoise

Charles GaveJ’aime bien les économistes (après tout, j’en suis un, même si je ne suis pas considéré comme très sérieux par la plupart d’entre eux) ; ils utilisent en effet en général des termes compliqués pour décrire des réalités toutes simples.

« Marchant d’un grave pas et d’un grave souci » comme le disait du Bellay des Cardinaux a Rome, ils nous expliquent que ce dont l’Europe et les Etats Unis ont besoin, c’est d’un changement des termes de l’échange avec l’Asie en général, et la Chine en particulier.

Ils ont bien sur parfaitement raison mais qu’est que cela peut bien vouloir dire pour le commun des mortels ? Je vais donc m’employer à expliquer ce néologisme quelque peu barbare.

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vendredi 16 avril 2010

Pour sortir de la crise grecque: mettre (enfin) un terme à la Guerre de Troie

Jacques DelplaRépondre à la crise budgétaire actuelle suppose de revenir à l’Iliade d’Homère et de comprendre qu'il faut mettre enfin un terme à la Guerre de Troie. Pourquoi ?

Parce que, malgré les craintes des marchés, la Grèce pourrait ne pas manquer à ses obligations concernant sa dette publique.

Comment ? Elle pourrait aisément réduire ses dépenses militaires d’au moins 3 points du PIB, si une initiative multilatérale de paix était lancée entre la Grèce, la Turquie et Chypre, à l’aide des Américains et des Européens. À la différence du Portugal ou de l’Irlande, la Grèce pourrait tirer un considérable bénéfice de la paix pour réduire son déficit budgétaire titanesque.

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mardi 6 avril 2010

Le 24 mars 2010 : Réforme bancaire et/ou réforme financière - réunion à l'Assemblée nationale avec M. de Scitivaux et J.C. Gruffat

Ceci est le compte rendu de la réunion organisée par l'Institut Turgot le mercredi 24 mars, dans la salle Colbert de l'Assemblée nationale, avec le concours de l'association Réforme & Modernité, sur le thème : "Réforme bancaire et/ou réforme financière". Mais, inévitablement, compte tenu de l'actualité, l'essentiel de la discussion a dérivé sur la question grecque et l'avenir de la zone euro.

Nos deux invités étaient Jean-Claude Gruffat, Directeur général de Citi-Group France, et Marc de Scitivaux, Directeur des Cahiers verts de l'économie.

Vidéo 1ère partie : Faut-il casser les banques ?

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Il avait été convenu de diviser la réunion en deux parties permettant ainsi d'avoir une succession de quatre exposés ne durant pas plus de quinze-vingt minutes, plus discussion avec la salle (environ cent vingt personnes présentes).

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mardi 16 mars 2010

Interdire les CDS ? C'est complètement dingue...

Charles Gave"Ces pelés, ces galeux d’ou venaient tout le mal…"

Décidément ce bon monsieur de Lafontaine est bien utile pour commenter les crises financières à répétition que nous traversons. Il y a quelques mois j’avais utilisé la fable de la cigale et de la fourmi, aujourd’hui je voudrais me servir d’une autre fable, celle des animaux malades de la peste.

Le lecteur se souvient que dans cette fable, le royaume des animaux étant atteint par une épidémie de peste, le Roi (le Lion) décide que chacun doit s’accuser des crimes qu’il a commis, puisqu’il s’agit certainement d’une punition Divine consécutive a quelque forfait inconnu. Tous les grands s’accusent de crimes abominables, mais personne ne leur dit rien, car ils sont bien trop puissants, jusqu'à ce que les moutons avouent qu’ils ont tondu un pré dans lequel ils n’auraient jamais du aller. Ils sont immédiatement mis a mort.

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dimanche 14 mars 2010

Zone euro : l'analyse qui donne froid dans le dos

euros.jpg Ceci est sans doute l'une des meilleures études jamais publiées sur l'euro depuis sa création. Son auteur, Bernard Connolly, est un ancien haut fonctionnaire de la Commission européenne, dont il a été brutalement congédié, en 1997, après avoir publié un ouvrage magnifiquement prémonitoire (The Rotten Heart of Europe). Trait_html_691a601b.jpg

Jusqu'au début de la crise financière mondiale, l'Union monétaire européenne était peut-être l'exemple au monde le plus flagrant d'un système Madoff (Ponzi Scheme) à grande échelle.

Plusieurs pays de la zone euro (l’Espagne, la Grèce, le Portugal et l’Irlande), avaient des déficits courants élevés ou croissants, que ne justifiaient ni l’attrait d’une croissance rapide de la productivité ni celle de taux de rentabilité attendus sur les investissements. En fait, la croissance de la productivité ne cessait de diminuer, alors que les déficits y augmentaient.

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lundi 8 mars 2010

Les états baltes, la Bulgarie et la Grèce

hanke2.JPG Tous les yeux sont fixés sur la Grèce, épicentre du plus récent des séismes financiers.

Ces dernières semaines, les cours boursiers et obligataires de la Grèce ont plongé, alors que bondissaient les prix des Swaps sur défaillance de crédit (CDS). Les difficultés de la Grèce ont également mis sous pression l'euro – la monnaie dont se servent la Grèce et quinze autres membres de l'Union monétaire européenne. La crise a mis sur la sellette le gouvernement récemment élu (en octobre 2009) du Mouvement socialiste panhellénique (PASOK) et son Premier ministre George Papandreou. Le Premier ministre Papandreou -- qui est également président de l'Internationale socialiste et dont le père et le grand-père ont aussi été Premier ministres de la Grèce – a de l’expérience et, généralement, des mœurs tempérées. Mais la crise met à l’épreuve sa patience même.

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jeudi 4 mars 2010

Finances publiques : comment retrouver notre capacité à faire des choix politiques.

Jean-Claude Gruffat Le transfert massif de la dette privée, dans les grandes économies développées, du secteur privé, des particuliers, et des institutions financières vers les Etats est une des conséquences principales des politiques publiques qui ont permis d'éviter une nouvelle Grande Dépression.

Ce mouvement a considérablement détérioré la situation des finances publiques de pays tels que les Etats Unis ou la Grande Bretagne, avec des hausses significatives du ratio - imparfait mais universellement utilisé - dette/PIB de 40 à 54% aux Etats Unis, entre Septembre 2008 et 2009.

Le transfert massif de la dette privée, dans les grandes économies développées, du secteur privé, des particuliers, et des institutions financières vers les Etats est une des conséquences principales des politiques publiques qui ont permis d'éviter une nouvelle Grande Dépression.

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lundi 1 mars 2010

L'Etat et le risque grec : la lourde responsabilité de l'autorité réglementaire

Charles GaveEn Europe, depuis deux semaines, je viens de faire le tour d’un grand nombre de clients institutionnels du type compagnies d’assurance, banques, grandes maisons de gestion, caisses de retraites etc.…

Un certain nombre d’éléments frappants ressort de ces rencontres. Beaucoup de ces institutions n’avaient pas une idée très claire de l’étendue des problèmes de financement que certains Etats allaient rencontrer.

Quand l’on songe qu’il y a deux ans, la Grèce (dont les problèmes étaient connus par quiconque se donnaient un peu de mal) empruntait quasiment aux mêmes taux que l’Allemagne, on se demande où étaient les procédures de contrôle des risques a l’intérieur de ces institutions?

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vendredi 19 février 2010

Grèce : quand les marchés obligataires reprennent le pouvoir - conséquences.

Charles GaveDans les années 80 et 90, les politiques budgétaires de tous les pays étaient complètement sous le contrôle des marchés obligataires. Tout dérapage des budgets, toute dérive inflationniste étaient immédiatement sanctionnés par une hausse des taux longs qui forçaient les gouvernements à revenir immédiatement dans les clous.

Dans les années 2000, ce contrôle disparut, en grande partie en raison des excès d’épargne accumulés par l’Asie en général, et la Chine en particulier. Ces excès d’épargne étaient en effet réinvestis dans les marchés obligataires des pays développés, empêchant de ce fait toute hausse des taux longs. C’est ce que monsieur Greenspan avait appelé en son temps un "conundrum".

Ce qui est en train d’arriver avec la Grèce, l’Espagne, le Portugal, et bientôt la France, est donc extraordinairement important. Les marchés obligataires sont en train de redevenir l’outil qui force les gouvernements à la discipline budgétaire.

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mardi 9 février 2010

Comment survivre au krach économique ?

Gilles Dryancour Dans une réponse à un commentaire, Henri Lepage a formulé cette suggestion en forme de programme de recherche :

« Nos sociétés se verront un jour ou l'autre imposer un formidable sacrifice de pouvoir d'achat contre lequel nous ne pourrons rien. Quelle en sera la forme, selon quelle voie ? Quand cela se produira-t-il ? C'est un autre sujet, mais un sujet autrement important auquel nous devrions (vous devriez) accorder beaucoup plus de temps afin de voir quelle stratégie personnellement adopter pour survivre du mieux possible à l'inévitable événement » (1).

Le but de cet article est d’essayer de répondre à ces questions en se souciant du sort des individus.

Dans cette perspective, on s’interrogera sur la probabilité d’un krach économique et sur les moyens d’en limiter individuellement les effets

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jeudi 7 janvier 2010

Le 10 décembre 2009 : Analyse monétaire de la crise et de l'après-crise, séminaire avec Florin Aftalion

Florin Aftalion, professeur émérite à l'ESSEC, était l'invité du séminaire organisé par Philippe Simonnot le 10 décembre 2009, dans les locaux du 35 avenue Mac Mahon. A cette occasion le Professeur Aftalion nous a donné sa représentation de la crise et de son déroulement. L'exposé était très structuré, et accompagné de la projection de quelques graphiques clés.

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Dans un premier temps, l'orateur s'est concentré sur le facteur déclencheur de la crise, à savoir la politique monétaire américaine. La responsabilité de la FED est écrasante.

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mardi 15 décembre 2009

Sortie de crise (3): vers la dislocation de l’Euroland ?

Gilles DryancourCe mois-ci, nous reprenons nos analyses des scénarios possibles de sortie de crise.

Après avoir développé le scénario selon lequel le dollar n’était pas, sur le moyen terme, menacé de disparition physique, nous soutiendrons l’hypothèse presque inverse en ce qui concerne l’euro (1).

Cette approche peut paraître iconoclaste au moment où 1'euro s’échange contre 1,50 dollar (2) alors qu’au jour de sa mise en circulation il valait 0,88 cents (3).

Cependant, nous verrons qu’une monnaie forte n’est pas nécessairement une monnaie solide.

L’hypothèse de la disparition de l’euro est, pour l’instant, loin d’être majoritaire. Dans son ensemble, la presse générale défend l’opinion contraire. Ainsi, Le Figaro titrait il y a quelque temps : « Aucun risque d’éclatement de la zone euro » (4).

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dimanche 29 novembre 2009

Le 15 octobre 2009 : la dette, et comment s'en débarrasser - séminaire avec Jean-Marc Daniel

Le 15 octobre dernier, dans le cadre du Séminaire monétaire dirigé par Philippe Simonnot, Jean-Marc Daniel, professeur d'économie à ESCP-EAP, chargé de cours à l'Ecole des mines de Paris, directeur de la revue Sociétal et chroniqueur au journal Le Monde, a analysé la dérive inquiétante des finances publiques françaises.

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Dans sa dernière étude sur la France, l’OCDE anticipe un déficit public pour 2010 de 8,5 % du PIB et la Cour des comptes a évalué le poids de la dette publique en fin 2012 à 83 % du PIB . Jean-Marc Daniel n’a pas fait mystère de la nécessité de relever certains impôts sur les citoyens et de faire des coupes claires dans lzs dépenses publiques pour résoudre le problème.

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lundi 25 mai 2009

14 mai 2009 : l'avenir de l'euro, table-ronde Turgot/EIN à l'Assemblée nationale

La considérable aggravation de la situation des finances publiques d'un certain nombre de pays membres de l'Union européenne conduit à s'interroger sur la manière dont l'Europe réagira face à une possible crise financière de ces Etats.

Pour discuter des scénarios possibles, et évoquer le sujet tabou des implications que cela pourrait entraîner sur l'avenir de l'euro, l'Institut Turgot et le European Ideas Network ont, le 14 mai dernier, organisé une table-ronde sur le thème : "L'avenir de l'euro". La réunion s'est déroulée à l'Assemblée nationale, dans la salle de la Délégation à l'Union européenne.

Au programme, trois interventions :

Eric Chaney et Franck Debié- Eric Chaney, Chief Economist du Groupe Axa, sur 'l'euro et les leçons de la crise' ;

Jacob von Weiszacker et Jacques Delpla- Jacques Delpla, membre du Conseil d'analyse économique près du Premier ministre et Jacob von Weizsäcker, Senior Research Fellow, Bruegel Institute, qui ont présenté une proposition pour consolider l'avenir de la zone euro;

Guillermo Martinez Casan et Philippe Simonnot- Philippe Simonnot, journaliste, directeur, Atelier d'Economie Contemporaine, Observatoire de l'Economie Méditerranéenne, sur 'la ruse de l'euro'.

L'enregistrement audio contient non seulement les trois exposés, mais également l'intégralité de la discussion qui a suivi.

Téléchargez l'intégralité de l'enregistrement audio :