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lundi 9 mars 2015

Liberté d'opinion : comment la route de la servitude passe par Charlie.

Le texte est long, mais il vaut vraiment la peine d'être lu. Au-delà de l'actualité immédiate et des méfaits du conformisme de la pensée unique, notre ami Gilles Dryancour met à nu les dysfonctionnements de notre interprétation et pratique contemporaines de la démocratie. Il révèle pourquoi l'analyse d'Hayek sur les engrenages de la pensée totalitaire est plus que jamais d'actualité. A retenir notamment sa brillante analyse du marché des opinions comme une catallaxie.

Les attentats islamistes de Paris, des sept, huit et neuf janvier dernier, ont donné lieu à l’opération de propagande médiatique la plus aboutie du XXIe siècle. La canalisation de l’émotion collective au travers du slogan ’’Je suis Charlie’’ fut un véritable coup de génie qui restera certainement dans les annales de la psychologie sociale.

Transformer l’indignation collective en soutien du gouvernement le plus impopulaire de la cinquième république n’était pas acquis d’avance. L’exploit est techniquement remarquable, même si la recette en est connue depuis la fin du XIXe siècle.

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vendredi 24 janvier 2014

Musulmans modérés, sécularisation et occidentalisation

Yves Montenay Notre ami Yves Montenay est de retour et relance la discussion sur l'islam avec un article où il répond à ceux qui, parmi nous, considèrent que la masse des musulmans modérés ne pourra jamais constituer une réponse efficace à la menace du pan-islamisme.

Il y a un terme qui est mal vu par les camps opposés, celui de « musulmans modérés ».

Les musulmans « non modérés » ironisent : « on est musulman ou on ne l'est pas », comme le répète notamment le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdoğan, justement longtemps considéré comme modéré, mais à qui le pouvoir a visiblement tourné la tête et fait perdre la modération qui l'avait amené au pouvoir.

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jeudi 14 novembre 2013

Why diversity and competition among institutions matter more than the ballot box

Pierre Bessard dirige l'Institut libéral de Genève. Ce qu'il y a de remarquable dans le modèle politique suisse, explique-t-il, n'est pas ce que l'on admire le plus en France (son système de démocratie directe), mais sa manière d'avoir su préserver diversité et concurrence institutionnelle.

Cette diversité et cette concurrence qui furent la source du miracle européen, et auxquelles l'Union européenne tourne aujourd'hui  résolument le dos. Une leçon à méditer.

Let me first specify what I mean by the rather abstract concept of institutional diversity and competition: basically I mean political fragmentation , the multiplication of small states and city-states, and real federalism in the sense of devolution and division of power with limited central government.

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vendredi 1 novembre 2013

Libéralisme, démocratie et droit de vote

Les formes actuelles d'exercice de la démocratie sont à l'origine de conflits d'intérêts qui expliquent la dérive continue vers le toujours plus d'Etat. 

L'article qui suit a été publié par notre ami le professeur Richard Ebeling sur le site de l'Institut libéral (Genève) sous le titre : "Esquisse d'une limite raisonnable au droit de vote". Un beau sujet de discussion.

L'une des idées les plus sacralisées de l'ère démocratique consiste à croire que tous les citoyens ont un droit universel et égal de voter. Pourtant, ce «droit» a été régulièrement remis en question pour d'excellentes raisons par les penseurs libéraux. Cependant, leur questionnement ne repose pas sur des critères plus ou moins arbitraires comme le sexe, l'âge ou la propriété terrienne. 

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jeudi 5 septembre 2013

Syrie : le fait du prince

Marc SuivreS’il est un élément aussi sûr que l’existence de Dieu à Djeddah, c’est que la France est une Monarchie républicaine… absolue.

Je m’explique. Là où d’autres dirigeants vivent sous la férule, d’électeurs uniquement préoccupés par leurs intérêts égoïstes, nos élites, aussi éclairées qu’altruistes, vivent entre elles et décident, pour nous, de ce qui est bon et de ce qui ne l’est pas.

Cette « démocratie » populaire apaisée permet ainsi à notre beau pays d’être à la pointe du combat contre le mal. Là où tant d’autres sont à la traîne, le petit coq peut ainsi, les deux pieds bien calés dans le fumier, donner des leçons de chant à la planète entière.

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mercredi 29 mai 2013

21 Janvier 2013 : "De quel Droit ?", conférence Alain Madelin

Ci-dessous, avec beaucoup de retard, la vidéo de la conférence d'Alain Madelin sur le Droit, donnée le lundi 21 janvier 2013 - sans doute l'une des meilleures de toutes les conférence du cycle lancé à la fin de l'année dernière.

D'où vient le Droit ? Quelles sont ses origines ? Alain Madelin répond à ces questions fondamentales et décrit le combat entre la force et le Droit du début de la société à aujourd'hui qui consacre la supériorité du droit sur la forme.

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lundi 29 avril 2013

Les vraies victimes du "mariage pour tous" : nos institutions et leur avenir

Marc Suivre Avec son talent habituel, notre ami Marc Suivre complète l'analyse de Philippe Nemo par ses propres réactions et commentaires.

Les socialistes ont un grand talent, qu’ils partagent d’ailleurs avec les mauvais garçons, ils cassent tout ce qu’ils touchent. Normalito avait été élu pour en finir économiquement avec la crise et politiquement avec les frasques sarkosiennes en « apaisant la République ». Le moins que l’on puisse constater, un an après son élection, c’est que le pays n’a jamais été aussi divisé et que si les pantalonnades autour du mariage homo cachent, pour un temps, la réalité économique, nous n’avons pourtant jamais été aussi près du mur.

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dimanche 24 février 2013

11 février 2013 : "Les limites de l'Etat", conférence d'Alain Madelin

Ceci était la cinquième conférence d'Alain Madelin présentée dans le cadre de son grand cycle annuel de réunions organisé sur le thème "Comprendre l'économie pour mieux comprendre le monde". Le sujet de cette soirée : "Les limites de l'Etat " Des problèmes d'ordre technique ont  […]

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vendredi 13 juillet 2012

14 juin 2012 : "La question du Prométhéisme politique", séminaire autour de Franck Debié

Notre invité du mois de juin était le Professeur Franck Debié venu de Strasbourg pour nous entretenir sur le thème : " Quand en finira-t-on avec le Prométhéisme politique ? Pourquoi les libéraux ne doivent pas baisser les bras''.

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jeudi 5 juillet 2012

Une surprenante (et cohérente) défense "autrichienne" de l'euro

HdeSoto.jpg Voila un texte qui viendra comme un choc à beaucoup de nos lecteurs. Il est extrait d'une étude (ici en.pdf) dans laquelle Jesus Huerta de Soto, l'un des grands disciples européens de Ludwig von Mises, renverse les problématiques avec lesquelles nous, libéraux, jugeons habituellement l'euro. A lire absolument. H.L.

Les économistes de l’Ecole Autrichienne sont partisans de l’étalon-or parce qu’il freine et limite l’arbitraire des politiques et gouvernants : il discipline le comportement de tous les agents impliqués dans le processus démocratique et incite les individus à une action ordonnée et morale. C’est, en somme, un frein au mensonge et à la démagogie, car il propage et facilite la transparence et la vérité dans les relations sociales. Ni plus ni moins.

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dimanche 3 juin 2012

Mariage homosexuel : dépasser le Pour et le Contre

Guillon1.jpg Après une première pièce versée au débat il y a quelques semaines (voir le texte de Jean Tevilo), voici la réponse de notre ami Pierre-Marie Guillon, auteur d'un remarquable petit livre consacré à cette question.

La question du mariage homosexuel témoigne de nos difficultés à pratiquer la démocratie.

D’abord, parce que ce problème pourrait recevoir une solution simple, propre à ne blesser personne. Or nul n’en propose, ce qui montre que notre société se satisfait plus de luttes partisanes que de concertation et de bonne entente.

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lundi 21 mai 2012

Europe : comment déconstruire l'Etat-providence et reconstruire l'Union européenne "par le bas"

Henri LepageLa crise de l'endettement public, et celle subséquente de l'euro, sonnent la mort du modèle européen d'Etat-Providence de type social-démocrate.

Celui-ci est à bout de souffle, comme l'était le modèle soviétique à l'époque de Gorbatchev. Les hommes politiques feront tout ce qui est en leur pouvoir (c'est à dire 'beaucoup') pour le maintenir en vie à coûts de rustines, aussi longtemps que possible. Mais son effondrement est inévitable. Le problème reste à savoir comment on en sortira, par quoi le remplacer, et à quel prix.

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mercredi 11 avril 2012

Tout savoir sur la dette : l'explication par le marché politique

Lemennicier.jpg Comme de coutume, Bertrand Lemennicier ne prend pas de gants et formule clairement tout ce dont chacun devrait être conscient.

Le biais pour des déficits récurrents et l’endettement public est inhérent à la démocratie politique.

L’homme politique qui fait carrière dans ce métier a un objectif simple : être élu et réélu par une majorité d’électeurs. Dans un système électoral où chaque électeur a le même poids, il faut emporter le vote de l’électeur médian ou, plus largement, celui de la classe moyenne. Pour cela, l’homme politique doit proposer un programme de dépenses publiques dont les bénéfices profiteront essentiellement à cet électeur clef.

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dimanche 20 novembre 2011

Ethique de conviction et éthique de responsabilité

Charles GaveMax Weber est ce sociologue allemand qui est à l’origine de la notion que le développement économique a commencé avec l’éthique puritaine et protestante, qui aurait favorisé l’accumulation du capital à la place de la consommation immédiate. Cette accumulation du capital aurait été à l’origine du développement économique.

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lundi 14 novembre 2011

"La démocratie est en train d’être assassinée et tout le monde s’en fout..."

Charles GaveJ’enrage.

Tout va de mieux en mieux. En Italie et en Grèce, des gauleiters bruxellois viennent de remplacer les élus du peuple sous les applaudissements frénétiques de tous ceux qui chez nous haïssent et démocratie et son pendant, la souveraineté nationale (Attali, Minc, Duhamel etc.…).

Parallèlement les grondements des révolutions populaires se font de plus en plus entendre tant ce coup d’Etat rampant et masqué perpétré par nos ELITES Bruxelloises exaspère les peuples.

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mardi 1 novembre 2011

Crise de l'euro, crise grecque, crise de la démocratie

Alain DumaitGeorges Papandreou est un politicien.

Il ne pouvait plus affronter la colère populaire et ses violences.

Il fallait qu’il trouve une soupape susceptible de faire baisser la pression de la rue, évidemment très hostile à la politique d’austérité. La mise sous tutelle de Bruxelles faisait déborder le vase.

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lundi 31 octobre 2011

Thomas Sowell et les "oints du Seigneur"...

Charles GaveThomas Sowell est l’un de ces grands esprits qui honorent les Etats-Unis : Noir, élevé dans le sud des Etats Unis à une époque où la ségrégation y sévissait encore (il a plus de 80 ans), il est parvenu à la force du poignet à devenir professeur d’économie dans les plus prestigieuses universités des Etats-Unis sans bénéficier d’aucun passe droit.

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lundi 24 octobre 2011

France/Allemagne : deux conceptions différentes de la monnaie, mais aussi de la démocratie

Henri LepageL'analyse qui suit a été écrite en 1997, alors que l'euro n'était pas encore né. Quatorze ans plus tard, l'acuité des divergences franco-allemandes révélées par la crise de l'euro lui confère une nouvelle actualité.

L’un des grands problèmes méconnus de la construction européenne est la persistance d’énormes décalages entre la manière dont chacun projette sur l’autre ses propres schèmes culturels et politiques, et une réalité qui leur est souvent complètement étrangère.

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mardi 18 octobre 2011

Indignés : pour la fin du capitalisme de copinage et un retour à la démocratie responsable

Le mouvement des indignés, parti de Madrid au printemps dernier, a célèbré ses six mois le samedi 15 octobre. Le mouvement fustige le capitalisme et prône un retour à la démocratie. 

A bien des égards ce message est juste, pour peu qu’on ne fasse pas de confusions.

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samedi 1 octobre 2011

Pour une monarchie européenne...

Drieu Godefridi... avec un Roi du XXIe siècle, débarrassé des lourdeurs protocolaires, résolument tourné vers l'avenir. 

Comment ? Nos Etats se délitent et vous nous proposez un gadget aussi passéiste qu’une monarchie européenne ? 

Osons. Il apparaît distinctement que, dans le contexte de crise aiguë que nous traversons, deux voies s’offrent à l’Union européenne. 

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lundi 23 mai 2011

Islam et démocratie

Yves Montenay lors d'une réunion à l'Institut Turgot (avril 2009)"L'islam est-il soluble dans la démocratie ?"

En fait, la vraie question sous-entendue est, à mon avis, « les musulmans partagent-ils suffisamment de valeurs avec nous pour que nous puissions vivre ensemble, pour ceux qui sont en France, ou à côté, pour ceux qui sont par exemple au Maghreb ? ».

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mercredi 14 avril 2010

La démocratie européenne périra-t-elle en Grèce ?

Gilles DryancourC’est un lieu commun de la science politique que celui de rappeler que la démocratie est née en Grèce, à Athènes, aux alentours du VIe siècle avant notre ère (1). Cela en sera peut-être, bientôt, un autre de dire qu’elle y est morte au début du troisième millénaire.

En effet, les sophismes que l’on voit se développer pour justifier le renflouement de la Grèce ont de quoi inquiéter tous les partisans de l’Etat de droit.

Mais, pour comprendre quels sont les enjeux métapolitiques de cette crise interne à l’Euroland, il convient de revenir sur la longue histoire de la démocratie politique en Occident.

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mardi 26 janvier 2010

De la crise systémique à l'erreur systémique (2) : le syndrôme de l'Ile de Pâques, ou l'illusion d'une gouvernance mondiale.

Guillaume Trémeau Voici le deuxième volet de la réflexion de Guillaume Trémeau sur les risques systémiques. Trait_html_691a601b.jpg

« Penser c’est comparer » disait André Malraux. Pour bien étudier et comprendre un système complexe ne faut-il pas privilégier la diversité des approches plutôt que de tenter d’uniformiser celle-ci ?

En comparant les résultat de son voisin avec les nôtres on peut progressivement sélectionner les bonnes options et rejeter les mauvaises.

Mais si l’on ne peut plus comparer, on ne pense plus et on prend le grand risque de se tromper, tous ensemble, comme les habitants de l’île de Pâques.

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