Institut Turgot

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mercredi 20 août 2014

Attendre la reprise tue la croissance !

La reprise tardant c'est la crainte de la déflation qui a la vedette. Quelle aubaine ! Voilà un argument solide pour résister à la pression réformiste. C'est une illustration supplémentaire de l'ignorance économique, car en arrière-plan, il y a la confusion entre reprise et croissance, termes que beaucoup de politiques et de journalistes utilisent indistinctement.
 
" Reprise ou croissance peu importe, pourvu qu'on sorte de là ! " diront le gouvernement, les entreprises et l'opinion publique, ce qui accroît la confusion entre ces deux termes qui ne sont pourtant pas du tout équivalents, et ne nécessitent donc pas la même politique.

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mercredi 13 août 2014

"Common Law" contre Droit civil : l'expérience française de l'Ancien régime

Avec Hayek, nous avons pris l'habitude d'admettre que, par définition, les régimes de "Common Law" sont des système de droit économiquement plus efficaces que nos régimes de "droit civil". 
On oublie souvent que, pendant des siècles, la France fut un pays où ont coexisté les deux régimes. De ce fait notre pays offre un terrain privilégié pour tester cette affirmation. C'est ce qu'a fait David Le Bris, un jeune professeur spécialisé en finance historique dans une business school de la France méridionale. 
Les résultats de sa recherche sont sans doute déconcertants. Mais l'idée même de faire ce genre de recherche est une heureuse initiative qui mérite d'être saluée et encouragée.

Comment expliquer les fortes différences de niveau de vie observées entres les communautés humaines ? Douglas North, prix Nobel 1993, nous a appris que progrès technologiques, investissements en capital ou dans l’éducation ne sont pas des causes de la croissance mais des manifestations. Les causes sont à chercher plus profondément. Dans les institutions informelles (normes, coutumes, habitudes) et formelles dont dispose chaque communauté humaine.

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jeudi 19 décembre 2013

Le 20 novembre: "Vers la fin de la mondialisation ?", avec François Langlet, Alain Madelin et Patrick Messerlin, à l'Assemblée Nationale

François LengletLe 20 novembre dernier, l'Institut Turgot organisait, dans une salle de l'Assemblée nationale, un débat contradictoire sur le thème "Vers la fin de la mondialisation ?", en collaboration avec l'Association "Génération Entreprise - entrepreneurs associés", animée par Olivier Dassault et Jean-Michel Fourgous.

Le sujet nous était donné par le titre du livre du journaliste François Lenglet ("La fin de la mondialisation" publié aux éditions Fayard). Après que l'auteur nous ait résumé son point de vue, Alain Madelin et le professeur Patrick Messerlin ont donné leurs réactions et commentaires.

A défaut d'enregistrement vidéo nous vous proposons, cette fois-ci, d'écouter la bande audio de la réunion. Vous pouvez soit télécharger le fichier, soit l'écouter en streaming :

A la suite de ce débat, Alain Madelin a rassemblé un certain nombre des idées exprimées ce soir-là dans une interview publiée par Le Figaro dans ses pages "opinions" en date du 29 novembre 2013. Cette interview - reproduite ci-dessous - est parue sous le titre : "Laissez-nous faire !". Cet article est devenu "Le coup de coeur" de Michel Field dans son émission sur LCI Matin

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mardi 3 décembre 2013

Europe : le « German bashing » ne doit pas nous faire prendre les vessies pour des lanternes

Steve Han keDans un nouveau texte récemment mis en ligne sur le site du Cato Institute, le professeur Steve Hanke dénonce l'opération de diversion et de camouflage de la réalité qui se cache derrière les virulentes critiques adressées à la politique économique allemande.

Il complète et précise l'analyse publiée ici même la semaine dernière.

C'est maintenant un fait avéré, les leaders de l'establishment économique, ceux qui parlent en son nom, ont déclaré la guerre à l'Allemagne.

Les premiers coups de feu de cette bataille (German Bashing) sont venus rien moins que du Ministère américain du Trésor qui, dans l'une de ses publications officielles semestrielles (Foreign Exchange Report ) a eu l'audace de rendre l'Allemagne responsable des retards de la reprise économique en Europe.

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vendredi 22 novembre 2013

Sortie de crise : les Etats-Unis et l'Europe victimes d'une politique monétaire schizophrénique

Abondance de monnaie "publique" (monnaie de base), pénurie de monnaie "privée" (monnaie de banque)... 
Sachant que la monnaie de banque fait à elle seule plus de 80% de la masse monétaire globale, explique notre ami Steve Hanke, c'est une situation intempestive de resserrement monétaire global provoquée par les nouvelles réglementations bancaires et financières qui a provoqué le blocage de la sortie de crise.

« L'argent, ça compte !» (Money matters)...reprenant une maxime de Milton Friedman, tel est ce que je ne cesse de répéter dans mes colonnes. 
Depuis le rush des déposants sur les guichets de la banque britannique Northern Rocks - point de départ de la grande crise financière – la croissance de la masse monétaire, au sens large, en a pris un sacré coup, que ce soit aux Etats-Unis, en Grande Bretagne ou en Europe.

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vendredi 25 octobre 2013

Initiative individuelle, prise de risque et responsabilité : retour sur les fondamentaux de la propriété privée


L'histoire de l'Occident s'identifie avec un double processus d'extension et d'approfondissement continus de la propriété privée . 

En symbiose avec les forces de l'innovation et du progrès technologique, ce mouvement est le véritable moteur de la création de valeur, donc de la croissance des sociétés.

Ce texte est la version écrite d'une conférence présentée lors du 5ème week end de la Liberté organisé à Dax par le Cercle Frédéric Bastiat, début juillet 2013

Nous vivons, par définition, dans un univers marqué par un phénomène général de rareté. Dès lors que l'on se trouve en situation de rareté, se pose un problème: celui d'arbitrer l'inévitable compétition économique que les hommes se livrent entre eux pour accéder au contrôle et à l'usage des ressources rares. Or, c'est précisément le rôle du droit, et des règles de propriété qui en découlent, de définir les conditions dans lesquelles cette compétition peut se dérouler de manière pacifique.

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mercredi 11 septembre 2013

How Central Banks are Failing the Recovery

Voici pourquoi il n'y a pas de miracle à attendre des politiques keyneso-monétaristes de "quantitative easing" et de taux d'intérêt zéro. Note rédigée à l'occasion de la réunion organisée par l'ISIL (International Society for Individual Society) à Lausanne du 22 au 25 août.

Over the last four years the post Great Recession recovery has been disappointingly slow, much slower than is usual during after-recession upturns. In the United States there is a persisting nominal GDP gap of about 10% compared to the US economy long term trend.

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mardi 2 juillet 2013

Y a-t-il des limites aux horizons de la croissance ? réponses à de fausses évidences

Corentin de Salle Récemment, le co-président du parti politique belge Ecolo déclarait sur les ondes que « la croissance illimitée est un cul de sac ». Cette phrase fait partie des « évidences » partagées par tout le monde et questionnées par personne. Tous les esprits raisonnables se disent en effet que « les arbres ne poussent pas jusqu’au ciel », que les ressources sont limitées, etc.

Mais, si on prend la peine de se documenter et de réfléchir un peu plus, on se rend compte que ce qui paraît certain ne l’est pas nécessairement.

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lundi 3 juin 2013

Pourquoi la "sortie de crise" n'en finit-elle pas de se faire attendre ?(1)

Henri LepageVoilà quatre années que les banques centrales ont ouvert toutes grandes les vannes de leur création monétaire. Mais la sortie de crise n'en finit pas de se faire attendre. Pourquoi ?

Ecrit pour la revue Politique Internationale (numéro Printemps 2013) ce texte - découpé en deux morceaux - présente les principales réponses qui s'affrontent au sein de la pensée économique "main stream". Il n'aborde pas la question de savoir quelles chances, et à quelle échéance, les politiques actuellement poursuivies ont de nous en sortir. Ceci sera traité, plus tard, par un autre article, à venir.

Inquiétudes, mais aussi et surtout perplexité. tel est le maître mot qui, début 2013, résume au mieux l’état d’esprit des responsables économiques, qu’ils soient ou non aux commandes.

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mercredi 27 mars 2013

L'avertissement de Vaclav Klaus à l'Europe

Président Vaclav KlausAu début du mois Vaclav Klaus a quitté ses fonctions de Président de la République Tchèque. Quelques jour plus tard il était à Washington pour parler de l'Europe.

Son message : si l'Union européenne veut renouer avec la croissance et le développement économique, il lui faut amorcer un changement systémique à l'échelle de ce que l'Europe de l'est a été contrainte d'accepter il y a vingt ans.

Ci-dessous la traduction française de son intervention devant les invités du Cato Institute.

Jeudi 7 mars, j'ai terminé mon second mandat comme Président de la République Tchèque. Le nouveau Président est entré en fonction le vendredi. Il fut de tout temps mon principal adversaire et rival politique, appartenant à l'autre côté de l'échiquier politique et idéologique.

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mardi 29 janvier 2013

Résilience et réchauffement climatique : la réponse libérale

Jonathan AdlerL'intense discussion qui a suivi la publication du texte de quatre scientifiques belges nous incite à reprendre la conclusion d'une étude de Jonathan Adler traduite et déjà publiée, en août 2000, sur le site de l'Institut Euro 92.

Son originalité est de se placer en deçà du débat scientifique entre "réchauffistes/climato-sceptiques" pour seulement poser la question de la meilleure assurance possible en situation d'aussi grande incertitude. Une approche qui remet le libéralisme au coeur de la problématique de réponse politique aux défis de l'environnement, et qui est d'autant plus d'actualité que se renforcent les doutes sur la vraisemblance des scénarios excessifs dont nous abreuve l'écologiquement correct.

Le véritable choix auquel nous sommes confrontés en matière d'effet de serre est entre: 1/ prendre des mesures qui limitent les choix économiques des individus et ont pour conséquence de freiner la croissance ainsi que l'innovation, et 2/ prendre d'autres mesures qui libèrent les énergies créatrices de manière à favoriser l'innovation et renforcer ainsi les capacités de résilience de la société.

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mercredi 2 janvier 2013

Perspective 2013 : Non, Monsieur le Président, votre méthode n'est pas la bonne !

Alberto AlesinaEn réponse aux bons voeux de notre Président, nous vous proposons de lire la traduction d'un article signé par Alberto Alesina et publié à la fin novembre (sous le titre "Cutting Deficits by Cutting Spending") sur l'excellent site d'analyse économique VoxEU.org.

Alberto Alesina est cet économiste de Harvard qui vient de démontrer à nouveau combien il est préférable de baisser les dépenses plutôt que d'augmenter les impôts pour relancer la croissance et l'emploi (mais à la condition - importante - de coupler cette stratégie avec de véritables réformes de fond). Dans ce texte, il livre les conclusions de ses recherches.

Les Etats qui croulent sous les dettes et se débattent dans les difficultés économiques croissantes doivent-il à tout prix donner la priorité à la réduction de leurs déficits budgétaires ?

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mercredi 19 décembre 2012

Réhabiliter la "Loi de Say" et comprendre pourquoi le marasme économique persiste

Olivier Braun nous invite à redécouvrir la "Loi de Say", l'une des plus grandes contributions françaises à la théorie économique qui, pour les manuels, n'est plus que la relique dépassée d'un enseignement depuis longtemps révolu.

Il s'agit au contraire d'un concept qui - comme l'illustrent a contrario les propos caricaturaux d'un Montebourg - reste aujourd'hui encore essentiel pour mieux comprendre et expliquer les raisons profondes de la persistance du marasme économique. 

Les dirigeants politiques, dès lors qu'ils sont soucieux du bien commun et de la prospérité de leurs compatriotes, ne sauraient méconnaître les principes fondamentaux de la science économique. Car alors, « s'ils manquent d'en tirer le meilleur parti, s'ils méconnaissent ses enseignements et ses avertissements, ce n'est pas la science économique qu'ils annuleront ; c'est la société et le genre humain qu'ils fouleront aux pieds. »1

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mercredi 31 octobre 2012

Politique budgétaire : Harvard contredit le FMI et la Fed

Vukovic.jpgCi-dessous la traduction d'un article récemment publié sur le site de l'Adam Smith Institute par l'un de ses chercheurs, Vuk Vukovich.

Quelle approche est la plus efficace pour assurer le redressement des finances publiques ? Vaut-il mieux agir en réduisant les dépenses de l'Etat, ou en augmentant les impôts ? La querelle bat son plein. Chacun a son idée. Souvent contradictoire avec celle du voisin. Mais qu'en dit l'histoire ? Quelles sont les leçons de l'expérience ?

C'est ce qu'ont cherché à savoir trois économistes italiens – Alberto Alesina, Carlo Favero et Francesco Giavazzi – dans une étude qui vient d'être publiée par l'Université de Harvard, (et dont les résultats vont exactement à l'encontre de ceux du FMI et de la Fed, si bruyamment diffusés par le gouvernement et les médias français. NdT).

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samedi 6 octobre 2012

Taxer le capital comme le travail : idées fausses et fausse symétrie

Alain Madelin à l'Institut Turgot A propos de l'une des dispositions les plus contestées du projet de budget 2013, Alain Madelin revient sur quelques vérités essentielles.

Au-delà de la réaction des pigeons, qui illustre quelques cas particuliers, le problème de fond est celui d’avoir transformé un slogan politique simpliste en mesure gouvernementale : «les revenus du capital devraient être taxés comme les revenus du travail».

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