samedi 13 août 2011

Vive Standard & Poor’s

Personne n'y croyait vraiment, ils l'ont pourtant fait... L'agence de notation Standard and Poor's a dégradé la note américaine. Comment les Etats doivent-ils réagir face à cet avertissement ? Philippe Simonnot explique que l'une des solutions serait d'en finir avec ces "fausse monnaies".

On avait dit qu’ « ils » n’oseraient pas. Hé  bien !  « ils » l’ont annoncé bravement, et « ils » l’ont fait. Vive Standard & Poor’s. Et ils vont remettre ça.

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mercredi 10 août 2011

Crise boursière : que s'est-il passé, au juste ?

LOGO_Gavekal.gifCi-dessous l'explication de Gavekal, la firme de notre ami Charles Gave.

Qu'est-ce qui a provoqué ce vent de panique sur les bourses ?

Comme toujours il y a plusieurs réponses possibles, mais celles qui sont le plus souvent mentionnées dans les manchettes des journaux ou les rapports des médias spécialisés – à savoir l'abaissement de la note de crédit des Etats-Unis ou l'extension de la crise en Italie – ont probablement joué un rôle moins important qu'on le croit généralement..

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jeudi 9 juin 2011

Quand les politiques s'en mêlent ou... s'emmêlent ?

Charles GaveComme les lecteurs s’en sont sans aucun doute rendu compte, les marchés financiers depuis plus de 10 ans ont été quelque peu …difficiles.

Les crises ont succédé aux crises, les crashs aux crashs, et bien sùr il est de bon ton de rendre responsables de tous ces malheurs la mondialisation, l’ultra libéralisme, l’avidité des financiers ou des banquiers.

Bref, comme dans tous les temps difficiles, la recherche du bouc émissaire bat son plein. A mon humble avis, toutes ces excuses ne valent pas tripette.

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vendredi 6 mai 2011

La plus grande fraude économique de tous les temps

Vincent BénardCi-dessous l'Interview de Vincent Bénard publiée sur le site du Bulletin d'Amérique en date du 4 mai 2011.

Q. Vincent Bénard, vous venez d’écrire un ouvrage sur le Foreclosure Gate. Quelle est donc cette « plus grande fraude économique de tous les temps »?

R.Le Foreclosure Gate, c’est la prise de conscience que l’essentiel des produits financiers dérivés des créances hypothécaires, vendus aux USA depuis le début du millénaire, sont frauduleux, car basés sur des prêts dont la qualité ne correspond pas à celle qui a été déclarée aux investisseurs à travers les autorités de marché.

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vendredi 4 mars 2011

Comment l'Asie du sud-est a traversé la crise

Alors que l'Asie du Sud-Est avait été lourdement affectée par la crise de 1997-1998, elle a, au contraire, étonnament bien résisté à celle de 2008-2009.
Les secteurs bancaires et financiers des pays de l'ASEAN-5 (Indonésie, Malaisie, Philippines, Singapour, Thaïlande) ont fait montre d'une grande robustesse.
Comment expliquer une telle solidité, guère plus d'une décennie après le grand choc des années 1990 ? 

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mardi 1 mars 2011

Le mythe de l'Etat-fantome

Notre ami Pierre Lemieux vient de publier un nouvel ouvrage intitulé "Une crise peut en cacher une autre" (aux Belles Lettres). Analyse de David Descôteaux. Trait_html_691a601b.jpg

David DescôteauxLe « capitalisme débridé », la dérèglementation et l’absence de l’État sont-ils responsables du pétrin dans lequel se retrouvent les États-Unis aujourd’hui?

Ce serait une explication trop simple, dit Pierre Lemieux, économiste et professeur associé à l’Université du Québec en Outaouais, dans son livre "Une crise peut en cacher une autre".

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mardi 28 décembre 2010

Le piège du taux d'intérêt zéro

Steve Hanke explique les raisons de son inquiétude :  la politique de Ben Bernanke entraîne un resserrement du crédit, bloque l'économie US, affaiblit le dollar, exporte l'inflation vers les économies émergentes et finalement mène le monde vers un retour au contrôle des capitaux.

L'une des premières victimes d'une crise financière est la vérité.  

En période de tension,  les banquiers centraux embrassent une tradition bien établie :  ils publient des déclarations anodines, mais fort économes de la vérité.

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mardi 7 décembre 2010

Tout savoir sur les véritables raisons du drame irlandais

Vincent Bénard à l'ALEPSLa crise irlandaise donne une occasion facile à tous les étatistes sur l'échiquier politique de critiquer à bon compte un supposé "libéralisme", parfois préfixé d'ultra comme il se doit, qui serait la cause de la chute de l'état Irlandais.

Mais une analyse approfondie du parcours récent de l'Irlande, et particulièrement de la première décennie de ce millénaire, montre qu'il n'en est rien.

L'état Irlandais s'est comporté comme un état providence tout ce qu'il y a de plus classique, l'état ayant géré les mannes issues de son impôt sur les sociétés attractif et de sa bulle immobilière comme une cigale dépensière et non une sage fourmi épargnante.

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vendredi 3 décembre 2010

Revenir à l'or ?

Jacques RaimanSigne des temps : le président de la Banque mondiale a reconnu la place éminente de l’or dans un système monétaire. Plus qu’une piste, une révolution mentale salutaire.

Au printemps, pour se défendre, Greenspan a affirmé dans le New York Times que personne n’avait prévu la crise, que tout le monde s’était trompé, les universitaires, la FED, les organismes de réglementation. Il aurait pu ajouter les autres Banques centrales, les gouvernements, les entreprises, les médias.

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mercredi 1 décembre 2010

Les banques centrales comme source d'instabilité financière

George SelginCe texte est en un sens la continuation de l'intervention de George Selgin au séminaire monétaire de l'Institut Turgot le 31 mai 2010. Après sa mise au point sur les origines de la banque moderne, Selgin dénonce le mythe historiographique de l'utilité des banques centrales. Trait_html_691a601b.jpg

La crise financière illustre la double nature "à la Dr Jekyll et Mr Hyde" des banques centrales.

Elle fait apparaître simultanément notre dépendance absolue vis-à-vis de la banque centrale comme moyen d’assurer un flux continu de crédit à l’issue d’une crise financière, et en même temps la capacité de cette institution à alimenter les booms financiers qui seuls sont réellement responsables de l'occurence des crises

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mercredi 17 novembre 2010

27 octobre 2010 : les voies libérales d'une politique de sortie de crise - avec Jacques Raiman et Jean-Jacques Rosa

Au cours de cette réunion organisée dans les locaux du 35 avenue Mac Mahon, Jacques Raiman, cofondateur et Président d'honneur de l'Institut Turgot a posé la question : "Assainissement ou Austérité ?". Sa présentation organise et systématise un certain nombre de thèmes déjà traités dans son papier "la véritable voie du retour à la croissance".

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mercredi 20 octobre 2010

A quoi sert la politique industrielle ?

Jean-Pierre Chamoux Jean-Pierre Chamoux a développé les idées présentées lors de notre séminaire du 19 octobre dans un article publié récemment par la revue du CEPS, "Stratégie industrielle" (octobre 2010). C'est cet article que nous reproduisons ci-dessous. Trait_html_691a601b.jpg

Je commente dans cet article les politiques industrielles du dernier demi-siècle et souligne que leurs résultats furent toujours mitigés. Je suggère en conclusion d’autres pistes pour sortir de la crise actuelle .

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19 octobre 2010 : La tromperie des politiques industrielles - séminaire avec Jean-Pierre Chamoux.

A quoi sert la politique industrielle. A très peu de choses, en vérité. Certainement pas à ce à quoi nos dirigeants politiques voudraient qu'elle serve. Telle est la thèse développée par le Professeur Jean-Pierre Chamoux lors du séminaire organisé, le 19 octobre dernier, dans les locaux de l'Institut Turgot.

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lundi 18 octobre 2010

Crise et politique économique : la malédiction des hommes de l'Etat

Le Président Barack Obama est aujourd’hui victime d’une malédiction :  celle de l’échec inéluctable des politiques d’état.

Mais ce n’est pas en écoutant  la classe parlante de Washington  et autres capitales du monde que vous pourriez l’apprendre.  

La réaction classique de ces professionnels de l’imposture est de faire ce qu'ils font le mieux  lorsque les difficultés apparaissent :  ils mentent.

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samedi 16 octobre 2010

Débat : quelles solutions libérales pour sortir de la crise ?

Professeur Jea-Jacques RosaConvenons tout d’abord que sont « libérales » les politiques consistant à favoriser les choix individuels, les marchés concurrentiels, et qui contribuent à l’érosion des rentes de situation.

Dans cette perspective, les politiques « pro-business » qui mettent les interventions de l’Etat au service des profits d’entreprises sont à opposer aux politiques « promarket» qui favorisent la concurrence et la réduction des rentes et des interventions.

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jeudi 14 octobre 2010

Deepak Lal : causes et conséquences de la Grande Crise de 2008

Le professeur Deepak LalCeci est la traduction d'un article paru dans le CATO journal sous la signature de l'économiste Deepak Lal .

Dans ce texte, l'auteur compare la pertinence des écrits des grands économistes (Wicksell, Keynes, Hayek, Friedman, Fisher) par rapport au déroulement des événements récents.

Par ailleurs, l'ampleur des problèmes budgétaires qui résultent de la crise le conduit à établir un intéressant parallèle avec la chute de l'empire romain. Trait_html_691a601b.jpg

Au début des années 1980, je travaillais à la Banque mondiale en tant qu'administrateur chargé de la recherche, à un moment où le tiers-monde se trouvait plongé dans une grande crise d'endettement. La crise financière mondiale d’aujourd’hui présente des similitudes étranges, mais avec des résultats différents. Pourquoi ?

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jeudi 19 août 2010

Politiques économiques : ce qu'il ne faut pas faire (et que l'on fait), et ce qu'il faudrait faire

Jerry O'DriscollDans cet article publié par le Wall Street Journal (et traduit par Emmanuel Martin pour le site "Un monde libre"), notre ami Jerry O'Driscoll manifeste son inquiétude pour les perspectives économiques des prochaines années.

Son analyse concerne principalement l'Amérique, mais elle comporte un message qui s'adresse aussi bien aux européens. Trait_html_691a601b.jpg

La politique de faibles taux d'intérêt constitue une réponse standard des autorités monétaires à la stagnation économique provoquée par une demande globale insuffisante.

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mardi 10 août 2010

Est-on mieux avec ou sans banque centrale ?

Ludwig von MisesNous sommes de ceux qui pensent que la théorie autrichienne des cycles (Mises, Hayek) est le schéma le plus pertinent pour comprendre la nature profonde des crises économiques.

Ci-dessous, la traduction d'une présentation courte et synthétique qui résume les principaux éléments de cette théorie, et nous éclaire sur la responsabilité essentielle des banques centrales. Trait_html_691a601b.jpg

Est-ce que l’idée du député Ron Paul, comme quoi il faudrait supprimer la Réserve fédérale, est vraiment une position marginale, comme un article de Josh Barro le laissait entendre dans le numéro du 21 juin de la National Review ?

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mardi 27 juillet 2010

Crise et résilience : les leçons du grand accident asiatique de 1997

Guillaume VuillemeyAlors qu'ils avaient été fortement affectés par la crise de 1997-1998, les pays d'Asie du Sud-Est ont étonné par leur résilience en 2008 et 2009.

Les secteurs bancaires et financiers des pays de l'ASEAN-5 (Indonésie, Malaisie, Philippines, Singapour, Thaïlande), sur lesquels nous nous concentrerons, ont fait montre d'une grande robustesse.

Comment expliquer de telles différences, à un peu plus de dix années d'intervalle ?

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dimanche 25 juillet 2010

21 juin 2010: Quelle réforme fiscale pour l'après-crise ? Séminaire avec André Teissier du Cros

Le lundi 21 juin , André Teissier du Cros était reçu dans les locaux de l'Institut Turgot pour présenter son dernier livre, "La France, le bébé et l'eau du bain" , lequel contient notamment un projet de réforme fiscale révolutionnaire pour le moins inattendu et déroutant. mais qui vaut la peine d'être examiné.

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Vous pouvez également écouter et télécharger la bande audio de l'enregistrement

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mercredi 21 juillet 2010

Les dépenses étatiques stimulent-elles l'économie ?

En Février 2009, pour répondre à la crise financière, le Congrès a adopté l'American Recovery and Reinvestment Act (ARRA) représentant en tout 789 milliards de dollars de dépenses publiques.

Obama a voulu rassurer les Américains inquiets en affirmant que ces dépenses allaient « relancer » l'économie et y « créer 3,5 millions d'emplois » au cours des deux années qui suivraient1.

Or, une nouvelle étude menée par Robert Barro, professeur à Harvard, et Charles Redlick, met à l’épreuve cette prétention-là2

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vendredi 16 juillet 2010

L'euro survivra-t-il ?

Henri LepageCe texte a été écrit pour Politique Internationale, la revue de Patrick Wajsman. Il vient de paraître dans son numéro 128 (été 2010). Trait_html_691a601b.jpg

Il y a seulement quelques semaines, poser une telle question, ou même seulement l'évoquer, eût été jugé particulièrement inconvenant.

Certes, depuis la naissance de l'euro, il y eut toujours des économistes pour afficher leur scepticisme. Il s’agissait cependant de personnalités solitaires, très minoritaires au sein de leur profession et portant souvent bien haut — mais pas exclusivement — la bannière provocatrice de l'ultra-libéralisme.

En réalité, ils n'étaient pas seuls.

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mercredi 5 mai 2010

La crise de la Zone Euro est loin d'être terminée

Sur quoi tout cela va-t-il déboucher ? Pour éclairer votre lanterne nous vous proposons de lire attentivement cette note écrite par les économistes de Gavekal au lendemain de l'accord européen sur le plan de sauvetage à la Grèce (c'était lundi dernier). Merci à Charles Gave de nous avoir autorisé à en publier la traduction (réalisée par François Guillaumat).

Une chose est claire :  en dépit du plan de sauvetage,  les investisseurs ne croiront pas que la menace de l'insolvabilité grecque ait définitivement été écartée.

Cela veut dire que lesdits investisseurs vont continuer à se tenir à l'écart des obligations grecques, en partie parce que l'argent disponible ne suffira à maintenir cet état à flot que pour deux ou trois ans, alors que les mesures déflationnistes exigées par l'Allemagne et le FMI  vont plonger la Grèce dans une profonde dépression, ce qui soulèvera encore davantage de questions sur la capacité du pays et sa volonté d'assurer à long terme le service de sa dette.

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samedi 1 mai 2010

Crise économique ? non, crise de régime

Philippe SimonnotLes "experts" qui avaient claironné ces derniers mois que la crise était dépassée parce que la Bourse avait retrouvé des couleurs ont dû vite déchanter. Loin d'être terminée, la crise déroule ses effets dévastateurs avec une régularité diabolique.

Comme on pouvait s'y attendre, la substitution de la dette publique à la dette privée que l'on a opérée pour venir au secours d'une finance dévoyée n'a fait que reculer les échéances et aggraver les déficits publics, déjà fort lourds. Les "actifs toxiques" dont on cherchait à se débarrasser ont fini par intoxiquer les Etats eux-mêmes.

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vendredi 16 avril 2010

Pour sortir de la crise grecque: mettre (enfin) un terme à la Guerre de Troie

Jacques DelplaRépondre à la crise budgétaire actuelle suppose de revenir à l’Iliade d’Homère et de comprendre qu'il faut mettre enfin un terme à la Guerre de Troie. Pourquoi ?

Parce que, malgré les craintes des marchés, la Grèce pourrait ne pas manquer à ses obligations concernant sa dette publique.

Comment ? Elle pourrait aisément réduire ses dépenses militaires d’au moins 3 points du PIB, si une initiative multilatérale de paix était lancée entre la Grèce, la Turquie et Chypre, à l’aide des Américains et des Européens. À la différence du Portugal ou de l’Irlande, la Grèce pourrait tirer un considérable bénéfice de la paix pour réduire son déficit budgétaire titanesque.

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lundi 12 avril 2010

Banques : pourquoi pas une SARF (Société par actions à responsabilité forte) ?

Cet Article à fait l'objet d'une publication dans l'AGEFI magazine (Suisse) de Mai 2010.

Patrick Madrolle L'Allemagne, la France et le Royaume-Uni sont proches d'un accord sur une taxation internationale commune des banques. Cette mesure va évidemment s'ajouter aux nombreuses réglementations déjà existantes, mais quelle en sera l'efficacité ?

Il faut noter que ces décisions vont à l'encontre du leitmotiv de nos gouvernements si souvent clamé, «il faut prêter plus pour sauver nos entreprises !». Cette promesse est évidemment intenable et même suicidaire pour les entreprises déjà trop endettées depuis les années de bulle et de taux trop bas initiés par les banques centrales.

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mardi 6 avril 2010

Le 24 mars 2010 : Réforme bancaire et/ou réforme financière - réunion à l'Assemblée nationale avec M. de Scitivaux et J.C. Gruffat

Ceci est le compte rendu de la réunion organisée par l'Institut Turgot le mercredi 24 mars, dans la salle Colbert de l'Assemblée nationale, avec le concours de l'association Réforme & Modernité, sur le thème : "Réforme bancaire et/ou réforme financière". Mais, inévitablement, compte tenu de l'actualité, l'essentiel de la discussion a dérivé sur la question grecque et l'avenir de la zone euro.

Nos deux invités étaient Jean-Claude Gruffat, Directeur général de Citi-Group France, et Marc de Scitivaux, Directeur des Cahiers verts de l'économie.

Vidéo 1ère partie : Faut-il casser les banques ?

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Il avait été convenu de diviser la réunion en deux parties permettant ainsi d'avoir une succession de quatre exposés ne durant pas plus de quinze-vingt minutes, plus discussion avec la salle (environ cent vingt personnes présentes).

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dimanche 21 mars 2010

Le retour de la menace mercantiliste

Henri Lepage lors d'unséminaire TurgotIl est au moins un point qui, au milieu de cette tourmente économique et financière, fait l'unanimité : il faut, à tout prix, éviter le retour des processus protectionnistes qui, dans les années 1930, furent directement responsables de l'aggravation de la crise et de sa transformation en Grande Dépression.

La mémoire collective a été durablement impressionnée par les événements de cette époque. Tout le monde se souvient, en effet, des ravages qui ont immédiatement suivi, au printemps 1930 — soit moins d'un an après le début de la récession qui a mené au grand crash boursier du mois d'octobre 1929 —, le vote par le Congrès américain du Smoot Hawley Act, la plus spectaculaire hausse de droits de douane jamais enregistrée dans l'histoire moderne des nations industrielles. Cette décision a immédiatement déclenché à travers le monde entier une chaîne de représailles commerciales dont les économies développées ont mis près de trente ans à se relever.

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dimanche 14 mars 2010

Zone euro : l'analyse qui donne froid dans le dos

euros.jpg Ceci est sans doute l'une des meilleures études jamais publiées sur l'euro depuis sa création. Son auteur, Bernard Connolly, est un ancien haut fonctionnaire de la Commission européenne, dont il a été brutalement congédié, en 1997, après avoir publié un ouvrage magnifiquement prémonitoire (The Rotten Heart of Europe). Trait_html_691a601b.jpg

Jusqu'au début de la crise financière mondiale, l'Union monétaire européenne était peut-être l'exemple au monde le plus flagrant d'un système Madoff (Ponzi Scheme) à grande échelle.

Plusieurs pays de la zone euro (l’Espagne, la Grèce, le Portugal et l’Irlande), avaient des déficits courants élevés ou croissants, que ne justifiaient ni l’attrait d’une croissance rapide de la productivité ni celle de taux de rentabilité attendus sur les investissements. En fait, la croissance de la productivité ne cessait de diminuer, alors que les déficits y augmentaient.

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lundi 8 mars 2010

Les états baltes, la Bulgarie et la Grèce

hanke2.JPG Tous les yeux sont fixés sur la Grèce, épicentre du plus récent des séismes financiers.

Ces dernières semaines, les cours boursiers et obligataires de la Grèce ont plongé, alors que bondissaient les prix des Swaps sur défaillance de crédit (CDS). Les difficultés de la Grèce ont également mis sous pression l'euro – la monnaie dont se servent la Grèce et quinze autres membres de l'Union monétaire européenne. La crise a mis sur la sellette le gouvernement récemment élu (en octobre 2009) du Mouvement socialiste panhellénique (PASOK) et son Premier ministre George Papandreou. Le Premier ministre Papandreou -- qui est également président de l'Internationale socialiste et dont le père et le grand-père ont aussi été Premier ministres de la Grèce – a de l’expérience et, généralement, des mœurs tempérées. Mais la crise met à l’épreuve sa patience même.

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jeudi 4 mars 2010

Finances publiques : comment retrouver notre capacité à faire des choix politiques.

Jean-Claude Gruffat Le transfert massif de la dette privée, dans les grandes économies développées, du secteur privé, des particuliers, et des institutions financières vers les Etats est une des conséquences principales des politiques publiques qui ont permis d'éviter une nouvelle Grande Dépression.

Ce mouvement a considérablement détérioré la situation des finances publiques de pays tels que les Etats Unis ou la Grande Bretagne, avec des hausses significatives du ratio - imparfait mais universellement utilisé - dette/PIB de 40 à 54% aux Etats Unis, entre Septembre 2008 et 2009.

Le transfert massif de la dette privée, dans les grandes économies développées, du secteur privé, des particuliers, et des institutions financières vers les Etats est une des conséquences principales des politiques publiques qui ont permis d'éviter une nouvelle Grande Dépression.

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lundi 1 mars 2010

L'Etat et le risque grec : la lourde responsabilité de l'autorité réglementaire

Charles GaveEn Europe, depuis deux semaines, je viens de faire le tour d’un grand nombre de clients institutionnels du type compagnies d’assurance, banques, grandes maisons de gestion, caisses de retraites etc.…

Un certain nombre d’éléments frappants ressort de ces rencontres. Beaucoup de ces institutions n’avaient pas une idée très claire de l’étendue des problèmes de financement que certains Etats allaient rencontrer.

Quand l’on songe qu’il y a deux ans, la Grèce (dont les problèmes étaient connus par quiconque se donnaient un peu de mal) empruntait quasiment aux mêmes taux que l’Allemagne, on se demande où étaient les procédures de contrôle des risques a l’intérieur de ces institutions?

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samedi 27 février 2010

Normes comptables : revenir au "principe de prudence"

Professeur Jesus Huerta de SotoEn écho au texte de V.Poncet et G.Vuillemey sur la libération des normes comptables, voici la traduction d'une étude, sur le même thème, du Professeur Huerta de Soto publiée il y a un peu plus d'un an par le Mises Institute. L'auteur analyse le processus de dénaturation des normes comptables internationales au cours des dernières années. En filigrane apparaissent des pistes pour une réforme viable. Trait_html_691a601b.jpg

« L'exubérance irrationnelle » (Alan Greenspan) qui a caractérisé la conjoncture des dernières années a culminé dans une crise de première importance, à la fois dans le système bancaire et sur les marchés financiers. Un élément central de la période récente a été la dégradation progressive, sur le continent américain aussi bien qu'en Europe, des principes traditionnels de la comptabilité, telle qu’on l'a pratiquée pendant des siècles dans le monde.

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mardi 23 février 2010

11 février 2010 : l'approche autrichienne de la monnaie, séminaire avec G. Lane et F. Guillaumat

Ce soir là, le Professeur Georges Lane (Paris IX-Dauphine) et François Guillaumat étaient les invités du séminaire monétaire organisé par Philippe Simonnot dans les locaux de l'Institut Turgot.

Sous une forme originale d'exposé à double voix, les deux intervenants se sont livrés à une critique radicale et sans concession des théories mécanicistes de la monnaie qui inspirent les doctrines dominantes de l'orthodoxie économique contemporaine.

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Leur message est que c'est dans les ingérences des hommes de l'état sur les marchés de la monnaie que se trouve la cause première des crises et fluctuations économiques du monde moderne. Ils nous démontrent pourquoi, et comment.

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mardi 9 février 2010

Comment survivre au krach économique ?

Gilles Dryancour Dans une réponse à un commentaire, Henri Lepage a formulé cette suggestion en forme de programme de recherche :

« Nos sociétés se verront un jour ou l'autre imposer un formidable sacrifice de pouvoir d'achat contre lequel nous ne pourrons rien. Quelle en sera la forme, selon quelle voie ? Quand cela se produira-t-il ? C'est un autre sujet, mais un sujet autrement important auquel nous devrions (vous devriez) accorder beaucoup plus de temps afin de voir quelle stratégie personnellement adopter pour survivre du mieux possible à l'inévitable événement » (1).

Le but de cet article est d’essayer de répondre à ces questions en se souciant du sort des individus.

Dans cette perspective, on s’interrogera sur la probabilité d’un krach économique et sur les moyens d’en limiter individuellement les effets

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dimanche 7 février 2010

Libération des normes comptables

G. Vuillemey et V.PoncetLe monopole étatique de fixation des normes comptables doit être remis en question.

En France et en Europe, les régulateurs s'activent pour faire de la réforme des normes comptables une des priorités de l'année 2010.

Dans son discours d'ouverture du forum de Davos, Nicolas Sarkozy a jugé l'enjeu « crucial » et a insisté sur sa volonté de définir des normes communes à l'échelle mondiale. Au sein de l'Union Européenne, Michel Barnier, nouveau commissaire au marché intérieur, devrait pousser dans le sens du rapport de Larosière qui, en 2009, recommandait la révision des conditions d'application des modèles comptables.

Si le rôle de la disposition dite mark-to-market dans la crise financière a certainement été surestimé, la question de la valorisation des actifs dans les bilans bancaires demeure. Quelle norme comptable faut-il imposer pour estimer la valeur des actifs, notamment des moins liquides ?

La question ne se pose pas en ces termes, car les valeurs que l'on cherche à quantifier ne sont pas des données objectives. Dès lors, c'est le monopole étatique de fixation des normes comptables qui doit être questionné.  

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mercredi 3 février 2010

La nouvelle géographie de l'énergie

Yves Montenay lors d'un séminaire TurgotPlusieurs éléments ont modifié récemment la géographie de l'énergie : le contrecoup de la forte hausse du pétrole en 2007 et 2008, puis le ralentissement de la consommation dû à la crise économique. La baisse des prix qui a suivi n'a pas effacé le souvenir de la hausse, d'autant que dès que le creux conjoncturel a été passé, les prix sont remontés entre 70 et 80 $ le baril, ce qui est historiquement élevé.

La première conséquence a été un ralentissement de la consommation, dû dans un premier temps à la hausse des prix et dans un deuxième à la crise économique. A cela s'est ajouté la perspective de la reprise de la production irakienne

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jeudi 28 janvier 2010

Un grand méconnu : le cycle immobilier de 18 ans

Steve HankeLe 3 janvier dernier,  lors de la réunion annuelle de l’American Economic Association, le Président de la Réserve fédérale Ben Bernanke prononçait un important discours.

Dans son texte officiel, « Monetary Policy and the Housing Bubble », le président Bernanke faisait valoir que ce ne serait pas la politique monétaire de la Fed qui était responsable de la bulle immobilière. Il prétendait que le grand coupable aurait été la mauvaise réglementation. 

Ce que le Président Bernanke cherche à nous faire croire n’est qu’un gros canular. Des bulles, la Fed ne cesse d'en fabriquer.

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dimanche 24 janvier 2010

De la crise systémique à l'erreur systémique (1) : crise financière et réchauffement climatique

Guillaume Trémeau Ce texte est le premier volet d'une série de deux articles que Guillaume Trémeau, médecin à Lyon, consacre à une réflexion non-conformiste sur les risques systémiques.Trait_html_691a601b.jpg

L’analyse des « risques systémiques » que discute Daniel Cohen tout au long de son interview dans Spectacle du Monde (n°560, octobre 2009 : La prospérité n’est pas facteur de pacification. C’est l’inverse) est absolument passionnante.

Néanmoins, on est en droit de s’interroger sur les déductions qu’il en tire, sur les remèdes qu’il propose d’appliquer.

Ainsi, s’il est très probable que "nos sociétés ont du mal à penser le risque systémique" et que "La théorie des systèmes nous apprend que les crises deviennent fatales lorsqu’une complexité croissante se conjugue avec une uniformisation croissante'', faut-il forcément en déduire qu’il faille fabriquer une sorte directoire du monde pour maintenir un équilibre coopératif entre les nations ?

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samedi 16 janvier 2010

Le débiteur, le contribuable et le consommateur

Jacques GarelloQui fera les frais de la crise financière en fin de compte ?

Un enchaînement fatal aura conduit les contribuables à se substituer aux débiteurs, puis les consommateurs aux contribuables. Le cercle est allé s’élargissant : c’est sans doute ce que l’on appelle la socialisation des risques.

Certains ont l’impression qu’ils sont aujourd’hui obligés de payer pour des fautes, voire des malversations, qui leur ont été totalement étrangères.

Est-ce la vraie solidarité ? Est-ce la justice sociale ?

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lundi 11 janvier 2010

La crise financière : ce que nous n'en avons (toujours) pas appris

Sam GreggDes dizaines de livres et d’articles ont été publiés pour expliquer ce qui n'a pas marché.

Avec le temps, on verra des armées de doctorants explorer tous les coins et recoins de la crise de 2008.

Cependant, si l’on en juge par les politiques qui ont été données en réponse aux événements, il est clair que nous nous refusons encore aujourd'hui à tirer les véritables leçons que la crise devrait nous dicter - ou, tout au moins, que celles-ci continuent d'échapper à l’attention des décideurs.

Les principales leçons sont au nombre de cinq.

1 - La leçon méconnue la plus importante concerne sans doute le danger du risque moral. Le message qui a été envoyé aux entreprises est en gros celui-ci :

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jeudi 7 janvier 2010

Le 10 décembre 2009 : Analyse monétaire de la crise et de l'après-crise, séminaire avec Florin Aftalion

Florin Aftalion, professeur émérite à l'ESSEC, était l'invité du séminaire organisé par Philippe Simonnot le 10 décembre 2009, dans les locaux du 35 avenue Mac Mahon. A cette occasion le Professeur Aftalion nous a donné sa représentation de la crise et de son déroulement. L'exposé était très structuré, et accompagné de la projection de quelques graphiques clés.

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Dans un premier temps, l'orateur s'est concentré sur le facteur déclencheur de la crise, à savoir la politique monétaire américaine. La responsabilité de la FED est écrasante.

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mardi 22 décembre 2009

Une approche schumpétérienne de la crise et de la sortie de crise - entretien avec Jean-Jacques Rosa

Il y a presque un an (le 13 janvier 2009), Jean-Jacques Rosa, professeur émérite à Sciences-Po Paris, avait participé à la réunion organisée par l'Institut Turgot sur la Crise, avec notamment la participation d'Alain Madelin.

A cette occasion, il avait évoqué le rôle déterminant de l'innovation dans la genèse des événements qui ont mené à la crise financière 2007/2008. Je suis retourné le voir pour lui demander de s'expliquer plus longuement sur ce thème.

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Dans cet entretien, filmé dans les locaux de l'Institut Turgot, Jean-Jacques Rosa présente une interprétation Schumpétérienne de la Crise, sensiblement différente de l'explication monétaire et hayékienne que j'ai moi-même présentée sur ce blog, mais très proche de la vision offerte par Charles Gave (développée dans les commentaires qui ont suivi la publication de l'entretien filmé au début de l'été).

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mardi 15 décembre 2009

Sortie de crise (3): vers la dislocation de l’Euroland ?

Gilles DryancourCe mois-ci, nous reprenons nos analyses des scénarios possibles de sortie de crise.

Après avoir développé le scénario selon lequel le dollar n’était pas, sur le moyen terme, menacé de disparition physique, nous soutiendrons l’hypothèse presque inverse en ce qui concerne l’euro (1).

Cette approche peut paraître iconoclaste au moment où 1'euro s’échange contre 1,50 dollar (2) alors qu’au jour de sa mise en circulation il valait 0,88 cents (3).

Cependant, nous verrons qu’une monnaie forte n’est pas nécessairement une monnaie solide.

L’hypothèse de la disparition de l’euro est, pour l’instant, loin d’être majoritaire. Dans son ensemble, la presse générale défend l’opinion contraire. Ainsi, Le Figaro titrait il y a quelque temps : « Aucun risque d’éclatement de la zone euro » (4).

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samedi 12 décembre 2009

Les plans de relance : création visible et destruction invisible

Florin AftalionLorsqu’a surgi la crise actuelle, de nombreux gouvernements ont annoncé des plans de relance ou de stimulation économique massifs. Pourtant, l’expérience semblait montrer que les dépenses publiques et les déficits qu’elles entrainent n’accélèrent pas durablement la croissance.

Les apologistes de la relance nous disent que leur inefficacité passée s’explique par la modicité (toute relative) des montants en cause. Et, pour se justifier, ils ressortent Keynes que l’on croyait déconsidéré, mais que les événements récents auraient, parait-il, réhabilité.

Forts d’un tel soutien intellectuel, des leaders politiques, Président Obama en tête, se sont montrés audacieux avec l’argent de leurs contribuables en lançant des programmes faisant grimper leurs déficits budgétaires annuels jusqu’à 13% de la production nationale. Déficits qui en s’accumulant alourdissent lourdement la dette publique.

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mercredi 9 décembre 2009

Le 21 octobre 2009 : crise financière et déséquilibres bilantiels - séminaire avec Alain Boublil

Le 21 octobre 2009, dans le cadre du Séminaire monétaire dirigé par Philippe Simonnot, Alain Boublil, ancien directeur de cabinet de Pierre Bérégovoy au ministère de l’Economie et des Finances, président de AB 2000, s’est livré à une critique radicale de la comptabilité nationale.

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L’appréciation portée sur la situation de l’économie par les économistes repose uniquement sur les comptes d’exploitation et pas sur les bilans, oubliant le rôle capital du ...capital et du temps. Elle était peut-être pertinente en 1960. Elle ne l’est plus aujourd’hui. D’où la crise et ses faux remèdes.

La vidéo de cette réunion a été divisée en deux morceaux.

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lundi 30 novembre 2009

“Breaking up the bank”, le retour du Glass Steagall Act ?

Jean-Claude Gruffat Le retour à une forme d'organisation bancaire de style "Glass Steagall Act" est impossible et conduirait à des dérives encore plus dramatiques.

Le modèle n'est économiquement viable que dans un univers de taux administrés, qui supposerait le retour à un système planifié avec service public crédit.

Mais des mesures ciblées de recapitalisation modulées et de responsabilisation des organes de contrôle, internes et externes, permettraient d'arriver à un résultat analogue à celui recherché. Trait_html_691a601b.jpg

Un peu plus d’un an après la faillite de Lehman, deux ans après le début de la crise des « sub primes » aux Etats Unis, beaucoup d’esprits avertis observateurs de la scène bancaire et financière s’interrogent fort légitimement.

Au delà de multiples réunions, rapports et autres, et de restrictions sur les modalités de paiement de boni aux opérateurs, notamment employés par des établissements ayant reçu des fonds et/ou des garanties de l’Etat, qu’avons-nous changé aux règles qui organisent le cadre et la supervision des activités bancaires et financières ?

Bien peu…

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dimanche 29 novembre 2009

Le 15 octobre 2009 : la dette, et comment s'en débarrasser - séminaire avec Jean-Marc Daniel

Le 15 octobre dernier, dans le cadre du Séminaire monétaire dirigé par Philippe Simonnot, Jean-Marc Daniel, professeur d'économie à ESCP-EAP, chargé de cours à l'Ecole des mines de Paris, directeur de la revue Sociétal et chroniqueur au journal Le Monde, a analysé la dérive inquiétante des finances publiques françaises.

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Dans sa dernière étude sur la France, l’OCDE anticipe un déficit public pour 2010 de 8,5 % du PIB et la Cour des comptes a évalué le poids de la dette publique en fin 2012 à 83 % du PIB . Jean-Marc Daniel n’a pas fait mystère de la nécessité de relever certains impôts sur les citoyens et de faire des coupes claires dans lzs dépenses publiques pour résoudre le problème.

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vendredi 20 novembre 2009

Banques : les origines publiques de l'irresponsabilité financière privée.

L’attitude la plus commune (surtout en France) est de considèrer que l’origine de la crise actuelle se trouve dans les politiques de déréglementations menées depuis le tournant des années Reagan et Thatcher. 

La crise financière serait la sanction de l’échec des idées néo-libérales. Elle marquerait la faillite de l’idéologie outrancière du tout-marché capitaliste. Banquiers et financiers seraient les principaux coupables qu’il s’agirait désormais de ramener à la raison par une reconstruction appropriée de l’ensemble du cadre réglementaire applicable à leurs professions.

Il est incontestable que le comportement des banques et des marchés financiers est au coeur des processus qui ont conduit à la crise. La vague d’innovation financière qui a marqué les vingt dernières années a amené des excès, des erreurs dont l’économie paie aujourd’hui le prix. 

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lundi 16 novembre 2009

Ras le bol de la crise !

Gave_s.jpgJ’ai commencé ma carrière en 1971. Cet été-là, le dollar cessait d’être convertible. Puis nous sommes passés à la première crise pétrolière, suivie de la seconde, puis de la faillite de l’Amérique Latine, et ainsi de suite. Tant et si bien que la France est le seul pays au monde,apparemment, où le mot crise n’est jamais sorti des media

Ceci me parait un signe de paresse intellectuelle. Certes, nous avons eu une crise financière, certes elle a été importante, certes elle n’est peut être pas finie, mais tout cela ne constitue pas une raison pour cesser de penser.

Je m’explique.

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