Institut Turgot

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lundi 17 mars 2014

Pourquoi il faut libéraliser l'ouverture des commerces le dimanche

Vincent Bénard
Le feuilleton n'est pas terminé. Après la publication du nouveau décret autorisant l'ouverture des magasins de bricolage le dimanche, plusieurs syndicats viennent de déposer un recours auprès du Conseil d'Etat.

Dans ce texte rédigé pour le magazine "Les Cahiers Français" (numéro janvier 2014 : dossier sur "la place de l'Etat aujourd'hui" ), édité par la Documentation Française, notre ami Vincent Bénard décortique l'ensemble des arguments économiques pour ou contre l'ouverture. 

La question du travail dominical a connu de nombreux rebondissements liés à la guerre commerciale que se livrent les enseignes de bricolage, certaines ayant obtenu le droit d’ouvrir le dimanche, d’autres pas. Les magasins de certaines enseignes peuvent rester ouverts parce qu’ils sont implantés dans des périmètres d’usages de consommation exceptionnelle (PUCE), tandis que d’autres, qui ont choisi de répartir des magasins plus petits selon un maillage plus fin, mais hors zones privilégiées par l’administration, se le voient interdire. 

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jeudi 30 janvier 2014

Davos, les inégalités et le "capitalisme des copains"

Allister Heath Allister Heath a passé sa jeunesse et son adolescence en France. Jeune journaliste, il a contribué à la publication d'articles sur le site d'Euro92. Il est aujourd'hui le rédacteur en chef du journal londonnien City AM.

Il était particulièrement approprié - et courageux de sa part - de choisir le moment où le gotha des hommes d'affaires et hommes politiques occidentaux était réuni à Davos pour publier cet article. Car, après tout, qui sont ces gens ? sinon les meilleurs représentants de ce système qu'il dénonce dans les lignes qui suivent.

C'est un vrai drame que de constater que tant de ces gens aussi riches et importants qui viennent de se réunir à Davos ne savent même pas faire la différence entre ce que serait un capitalisme authentique fondé sur des marchés vraiment libres et le « capitalisme de connivence » (Crony Capitalism) qui est la règle dans le monde où nous vivons. S'ils en étaient capables, ils ne se répandraient pas en propos aussi confus et absurdes à propos des inégalités, l'un des sujets qui ont dominé les discussions du World Economic Forum.

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jeudi 14 novembre 2013

Why diversity and competition among institutions matter more than the ballot box

Pierre Bessard dirige l'Institut libéral de Genève. Ce qu'il y a de remarquable dans le modèle politique suisse, explique-t-il, n'est pas ce que l'on admire le plus en France (son système de démocratie directe), mais sa manière d'avoir su préserver diversité et concurrence institutionnelle.

Cette diversité et cette concurrence qui furent la source du miracle européen, et auxquelles l'Union européenne tourne aujourd'hui  résolument le dos. Une leçon à méditer.

Let me first specify what I mean by the rather abstract concept of institutional diversity and competition: basically I mean political fragmentation , the multiplication of small states and city-states, and real federalism in the sense of devolution and division of power with limited central government.

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vendredi 17 mai 2013

25 mars 2013 : " Le marché, pourquoi ça marche", conférence d'Alain Madelin

Pourquoi le marché est-il l'organisation la plus efficace pour créer la richesse ? Qu'en est-il de ses défaillances ? Alain Madelin démystifie le fonctionnement de la main invisible du marché.

samedi 9 mars 2013

18 février : "La concurrence, y'a que ça de vrai !", conférence d'Henri Lepage

Ce soir-là Henri Lepage était le quatrième orateur invité par Alain Madelin dans le cadre de son grand cycle de conférences organisé autour du thème "Comprendre l'économie pour mieux comprendre le monde".

Thème de la conférence : "Marché et concurrence, les impostures de l'économie mixte". Henri Lepage s'était donné pour objectif : A/ de démontrer l'incapacité fondamentale des hommes de l'Etat et de ceux qui les conseillent à jamais acquérir le savoir, les informations et les connaissances qui leur seraient nécessaires pour avoir la moindre chance de prétendre corriger efficacement les "imperfections et défaillances" de marchés libres; B) de mettre en lumière les effets pervers des lois sur la concurrence et comment elles sont détournées à des fins autres que la protection des consommateurs.

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vendredi 15 février 2013

Les failles des lois sur la concurrence, le cas Google

Loiselle.JPGMarie-Josée Loiselle est économiste associée à l'Institut Economique de Montréal. Elle y est l'auteur d'une remarquable note économique qui, en s'appuyant sur un cas d'actualité, et dans un style d'une grande économie de mots, nous rappelle fort à propos comment les lois anti-trust ont le plus souvent pour effet de pénaliser les consommateurs. Nous remercions l'IEDM de nous avoir aimablement autorisé à reproduire ce texte.

En mai 2012, après deux ans d’enquête, le président de la Commission européenne de la concurrence (CEC), M. Joaquin Almunia, a demandé à l’entreprise Google de modifier le fonctionnement de son moteur de recherche, sous peine d’une poursuite. Selon la CEC, Google abuse de sa position dans les marchés des moteurs de recherche sur Internet et des publicités en ligne (1).

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lundi 12 novembre 2012

Pourquoi il faut laisser les magasins ouvrir le dimanche

Dans cet excellent texte Vincent Bénard dissèque l'ensemble des avantages contre-intuitifs qu'apporte une concurrence libre.

La question du travail dominical rebondit avec la décision de la cour d’appel de Versailles d’interdire à la chaîne Bricorama d’ouvrir le dimanche autour de Paris. 

Passons sur le caractère injustement discriminatoire de la loi ici invoquée par le tribunal: les concurrents de Bricorama, la plupart détenus par de grands groupes de distribution, peuvent rester ouverts parce qu’ils sont implantés dans des “PUCE”, “Périmètres d’Usages de Consommation Exceptionnelle” (Seule la bureaucratie française pouvait créer un tel chef d’oeuvre d’ “art administratif”), alors que l’indépendant Bricorama a choisi de répartir des magasins plus petits selon un maillage plus fin, mais hors zones privilégiées par l’administration. 

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lundi 15 octobre 2012

30 ans de décentralisation, quel bilan? ? quelles perspectives ? Les réponses d'un responsable politique libéral

A l'occasion des "états généraux de la démocratie locale", le magazine Online Atlantico a posé à trois personnalités des questions sur le bilan de la décentralisation et ses perspectives. Parmi les personnes interrogées, Aurélien Véron, Président du Parti Libéral Démocrate, dont vous trouverez ci-dessous l'intégralité des excellentes réponses. 

Question : Pendant deux jours, les élus ont pris la parole sur le prochain "acte de la décentralisation", à l'occasion des Etats généraux de la démocratie locale. Ce prochain acte de décentralisation est-il vraiment une bonne nouvelle ? Quel est le bilan des 30 ans de  décentralisation ?

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vendredi 12 octobre 2012

"La Main Invisible" , la santé et le rôle de l'état

Autre temps fort de cette rentrée littéraire libérale,  la publication, par le collectif "La Main Invisible", du livre "Libres !" auquel ont travaillé ensemble pendant neuf mois 100 auteurs, sur 100 sujets concrets et pratiques remettant la liberté au coeur des processus de solution de nos problèmes de société.

Ci-dessous, à titre d'échantillon, la contribution de notre ami le Dr Guy-André Pelouze sur "Le système de soins". 

Le fossé appelé dette qui se creuse chaque année depuis 36 ans entre notre dépense publique et les recettes de prélèvements obligatoires n’épargnera pas le monopole étatique qui finance le système de soins.   

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jeudi 4 octobre 2012

Libérer l'Europe de l'euro : plaidoyer pour une libre concurrence des monnaies en Europe

Sascha TammPublié par nos amis du Competitive Enterprise Institute, un excellent essai qui va plus loin dans l'analyse de ce sujet que ce n'est généralement le cas. L'auteur, Sascha Tamm, travaille pour la Friedrich Naumann Stiftung, la fondation du Parti Libéral allemand.

A maintes reprises la chancelière allemande Angela Merkel a déclaré qu'il n'y a pas d'alternative à l'euro. Elle a raison - jusqu'à un certain point. Aujourd'hui, les gens à l'intérieur de la zone euro n'ont pas d'alternative à l'euro en tant que monnaie à tout faire. mais c'est parce que les états ont exclu de leur laisser toute alternative.

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lundi 21 mai 2012

Europe : comment déconstruire l'Etat-providence et reconstruire l'Union européenne "par le bas"

Henri LepageLa crise de l'endettement public, et celle subséquente de l'euro, sonnent la mort du modèle européen d'Etat-Providence de type social-démocrate.

Celui-ci est à bout de souffle, comme l'était le modèle soviétique à l'époque de Gorbatchev. Les hommes politiques feront tout ce qui est en leur pouvoir (c'est à dire 'beaucoup') pour le maintenir en vie à coûts de rustines, aussi longtemps que possible. Mais son effondrement est inévitable. Le problème reste à savoir comment on en sortira, par quoi le remplacer, et à quel prix.

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samedi 17 mars 2012

Surenchère fiscale : le service que nous rendent les "exilés"

Emmanuel MartinLa campagne électorale française s’enfonce dans le fiscalisme.

Après la proposition de François Hollande de taxer à 75% les revenus au-delà d’un million d’Euros, voilà que Nicolas Sarkozy veut aller taxer les exilés fiscaux de nationalité française.

En ces temps difficiles, la stratégie démagogique du bouc émissaire fonctionne à plein régime.

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mardi 14 février 2012

Ouvrir les professions protégées... c'est le moment ou jamais !

Drieu.jpgLa plupart des États européens sont confrontés aux mêmes défis d’une dette publique asphyxiante qu’ils ne peuvent maîtriser — a fortiori rembourser — qu’en réduisant leurs dépenses et en augmentant les impôts. La proportion du cocktail réduction des dépenses / augmentation des impôts varie, mais partout on sert la même potion amère.

De l’avis général, pour être efficaces, ces mesures doivent être conjuguées avec une politique de croissance

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mardi 24 janvier 2012

Vive la croissance, Viva Monti

Alain Madelin à l'Institut TurgotRépétons le, il n’y a pas de sortie du piège de la dette publique sans retour à une forte croissance. Pour devenir soutenable, la dette doit voir ses taux d’intérêts passer durablement sous le taux de croissance.

C’est dire que les solutions avancées en France par les deux grands candidats, à savoir diminuer la dépense publique et augmenter les impôts (dans des proportions et des modalités variables) ne peuvent que conduire à l’impasse.

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jeudi 3 novembre 2011

11 octobre 2011 : Hayek et la dénationalisation de la monnaie - séminaire autour de Gérard Dréan

Ci-dessous, l'enregistrement vidéo de la réunion organisée le mardi 11 octobre autour de Gérard Dréan, venu nous parler du petit livre publié par Hayek en 1979 : "The Denationalization of Money" - un sujet on ne peut plus approprié en pleine crise de l'euro.

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mardi 6 septembre 2011

Hayek : dénationaliser la monnaie ?

En 1976 (il avait alors 77 ans), Hayek estima urgent de prendre position contre le projet d’une monnaie européenne unique. Pour cela, il interrompit la rédaction du tome III de Law Legislation and Liberty pour écrire un livre méconnu intitulé « Denationalisation of money : the argument refined1 », où il propose comme alternative la libre concurrence entre monnaies. 

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dimanche 4 septembre 2011

Le mythe sécuritaire : critique libertarienne

La sécurité n'est-elle vraiment qu'une question de gros sous ? La sécurité dépend-elle du nombre de policiers que l'Etat est capable de financer ? Alors que les problèmes de la dette vont nous contraindre à repenser les fonctions et le périmètre de l'Etat nous vous proposons de redécouvrir cette magistrale critique libertarienne des politiques sécuritaires publiée en 2002 par François-René Rideau (l'administrateur du site Bastiat.org), sous le titre "Des polices privées...".

La sécurité, ou plutôt l'insécurité, est un thème qui revient souvent dans l'actualité, en France, en Grande Bretagne, comme sans doute ailleurs en Europe et dans le monde. 

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mardi 22 mars 2011

Les nouveaux tabous : comment l'engrenage de l'animisme réglementaire tue la liberté

Nos opposants nous reprochent souvent d’être englués dans l’individualisme méthodologique et de ne pas disposer d’une véritable sociologie qui nous donnerait les moyens de comprendre globalement les phénomènes sociaux. 

Ce défaut de construction idéologique nous empêcherait d’être en mesure de proposer des solutions efficaces pour résoudre les problèmes qui se posent à la vie en société. 

Eux, par contre, disposeraient des instruments ‘’scientifiques’’ pour réaliser le bonheur de tous. 

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dimanche 12 décembre 2010

Pour la concurrence des monnaies en lieu et place du monopole de l'euro

Dr Richard EbelingSi certains pays choisissent un jour de sortir de la zone euro, il faudrait qu'ils le fassent à la condition de laisser à leurs citoyens la liberté d'épargner, d'échanger ou de contracter en euro. Trait_html_691a601b.jpg

Une étude, rédigée au printemps par la banque néerlandaise ING et intitulée « Quantifier l'impensable » a mis en garde : un éclatement de l'euro en tant que monnaie commune entrainerait un cataclysme économique. Le système financier mondial aurait à affronter une nouvelle crise, plus désastreuse encore que celle endurée au cours des deux dernières années. La récession menacerait la planète entière.

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vendredi 19 novembre 2010

L'appel croissant aux experts : une conception dangereuse de l'ordre social

Chaque obstacle qu'heurtent nos sociétés semble justifier le recours à de nouveaux experts.

Guillaume VuillemeySi l'on en juge par leurs résultats, beaucoup paraissent mal avisés : cécité des institutions internationales à l'aube de la crise, efficacité douteuse des solutions préconisées pour la relance.

Le foisonnement des experts n'est garant ni de la sécurité ni de la prospérité que l'on aurait espérées. A contrario, toute infortune supplémentaire est interprétée comme une carence qui appelle davantage de moyens pour l'expertise.

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samedi 12 juin 2010

Le Parlement aurait dû refuser de voter la loi sur les "sociétés publiques locales"

Philippe JaunetA l’heure où la plupart des activités d’intérêt général sont ouvertes à la concurrence, la France entend remettre en cause le mode de gestion des services publics locaux, traditionnellement favorable à l’initiative privée, en renforçant les prérogatives du secteur public.

Le Parlement vient en effet d’adopter une loi portant création d’une nouvelle structure juridique, la société publique locale, qui consiste en une société de droit privé à capitaux 100 % publics – un montage qui, jusque là, était refusé aux collectivités territoriales.

La principale conséquence de cette loi est de faire échapper les collectivités locales aux obligations de mise en concurrence auxquelles elles sont normalement soumises.

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vendredi 26 mars 2010

Politique de la concurrence : attention aux effets pervers de la sévérité.

Frédéric Satet La décision spectaculaire de la cour d’appel de Paris de diviser par huit l’amende record de 575,4 millions d’euros prononcée par l’Autorité de la concurrence à l’encontre des entreprises du cartel de l’acier était sans doute sur toutes les lèvres des régulateurs mondiaux de la concurrence, réunis à Paris sous l’égide de l’OCDE.

Outre le sévère camouflet infligé au régulateur national, cet arrêt a en effet jeté un trouble beaucoup plus large sur la politique suivie par les régulateurs européens depuis deux décennies et révèle combien une analyse économique des effets réels des sanctions sur nos entreprises et sur l’économie dans son ensemble s’impose.

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jeudi 17 décembre 2009

A-t-on vraiment besoin de normes universelles ?

cafehayek.jpgParmi les idéo-virus qui ont la vie dure figure cette idée, très largement répandue, que l'idéal serait finalement que les mêmes règles, les mêmes normes s'appliquent partout à tout le monde..

Ainsi, nous dit-on, seraient garanties les conditions d'une véritable et juste concurrence, où tous les intervenants seraient traités à égalité.

C'est ce concept qui sert de matrice aux politiques d'harmonisation européenne, si chères à Bruxelles. On le retrouve aussi au coeur des réflexions sur la reconstruction d'une nouvelle gouvernance financière mondiale.

Russel Roberts, l'un des éditeur du blog Café Hayek, nous rappelle pourquoi il s'agit, aux yeux d'un libéral, d'une idée contestable. Trait_html_691a601b.jpg

Il y a quelque avantage à ce qu’il y ait des normes universelles. On trouve le plus gros dans les économies d'échelle :  une fois que la norme est apprise,  elle s'applique partout.

Mais leurs inconvénients sont subtils, et en général bien plus importants que ces avantages.

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vendredi 4 décembre 2009

En défense du délit d'initié

La caractéristique de la plupart des réglementations publiques est qu'elles sont conçues par des gens qui, même lorsqu'ils en sont les acteurs, ne comprennent pas comment fonctionnent véritablement les processus de marchés libres, ni les avantages qui y sont liés. 

Un bel exemple : celui de la législation sur les délits d'intiés, qui revient sur le devant de l'actualité avec, à Paris, le procès devant l'AMF des dirigeants d'EADS, et, à Wall Street, l'affaire Raj Rajaratnam et du groupe Galleon. 

L'un des meilleurs analystes du caractère anti-économique de cette législation est Donald Boudreaux, l'un des animateurs du site Café Hayek, auteur de cet article publié il y a quelques années sur le site de la Future for Freedom Foundation.

Une des distinctions les plus essentielles que fait le droit est entre les actes qui sont  malum in se   et ceux qui sont   malum prohibitum.

D’après le dictionnaire juridique,  un acte qui est malum in se est « un mal en soi,  illégal par sa nature même  parce qu'il viole les principes naturels, moraux ou publics d'une société civilisée».  Les exemples sont :  l’assassinat,  le viol,  le vol..

En revanche,  un acte qui est malum prohibitum  n'est pas assurément mauvais.  un acte qui n'est pas manifestement nuisible à la société civile :  il n’est pas évident que la loi devrait l’interdire. 

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