Jean-Michel BélouveLe langage politique d’aujourd’hui se réfère peu à l’écologie. Nous sommes à l’ère du développement durable. Ces deux vocables associés sonnent bien, ils motivent, car qui ne souhaite que nos sociétés et nos économies ne se développent, à part quelques esprits chagrins chantres de la décroissance ? Et qui se plaindrait d’un développement qui dure ?

L’analyse de ce concept et de ce que les gouvernants en font révèlent une réalité bien différente.

La politique de développement durable est celle d’une évolution étroitement encadrée par l’autorité administrative, qui multiplie les contraintes à l’intérieur desquelles la créativité naturelle aux hommes s’exerce sous un étroit contrôle et se voit imposer mille obstacles. Le prétexte en est la nécessité de sauver notre planète, censée être menacée par les initiatives incontrôlées des irresponsables que sont les humains.

Le domaine du développement durable ne cesse de s’étendre et d’imposer la force des politiques à la plus grande partie de nos activités, si bien que l’on peut craindre que la créativité ne se tarisse, comme elle s’était éteinte sous le régime soviétique ou au temps de la révolution culturelle de Mao Tsé Toung.

Comment en sommes nous parvenus à ce point ?