Mot-clé - Capitalisme

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dimanche 9 août 2015

Pauvreté et écologie: la fausse bonne idée du Pape

Max FalqueLa Ville Sainte serait-elle mal inspirée ? La nouvelle encyclique « Laudato si » propose un changement de politique afin de faire face à la pauvreté et à la crise écologique. Ce texte que l’on peut soupçonner d’avoir été Inspiré par la « Théologie de la libération » visant indirectement à réconcilier socialisme et christianisme a, à ce titre, suscité l’enthousiasme des media bien-pensants.

Le Pape est pourtant bien placé pour savoir que l’enfer est pavé de bonnes intentions….fussent de pavés verts, roses ou rouges !

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lundi 2 février 2015

Thomas Piketty, le bluff du XXIème siècle

 "Inference" est une toute nouvelle revue internationale des sciences exclusivement publiée sur le net. Principalement publiée en anglais, mais avec des articles écrits également en français, elle vise à redonner à l'esprit critique et à l'expression d'un libre scepticisme rationnel toute leur place dans l'évaluation des théories et travaux scientifiques soumis aux effets de mode de la société politique et médiatique contemporaine.

L'article qui suit a été publié au mois d'octobre 2014 dans le premier numéro de cette nouvelle revue "on line", sous le titre "Le spectre des inégalités" (inspiré par la célèbre première phrase du Manifeste du parti communiste de Marx et Engels de 1847 : "un spectre hante l'Europe : le communisme").

L’ÉCONOMISTE français Thomas Piketty a concentré l’attention des économistes professionnels, comme du grand public, sur la vieille question marxiste : les sociétés capitalistes conduisent-elles inexorablement à des conditions d’inégalités extrêmes ?Cette question a elle-même connu, depuis Marx, une histoire intéressante : la vision prévalant depuis les travaux d’après-guerre effectués par l’américain Simon Kuznets, prix Nobel d’économie 1971, et la publication de son célèbre article « Economic growth and income inequality1 », est celle selon laquelle les inégalités de revenus sont inévitablement appelées à s’atténuer au fur et à mesure du développement économique.

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mercredi 26 novembre 2014

"Capitalisme" : le scandale de la série d'Arte

Emmanuel MartinLa diffusion par la chaine de télévision Arte de sa série documentaire ayant pour titre "Capitalisme" (six épisodes) a provoqué une profonde indignation chez tous nos amis. Une lettre collective de protestation, dont l'Institut Turgot était l'un des signataires, a été envoyée à la direction de la Chaine.

Emmanuel Martin, le directeur d'IHS-Europe , dénonce le scandale de cette formidable entreprise de désinformation et de propagande idéologique antilibérale, financée avec nos impôts (l'argent des autres).

Caméras vidéo pour filmer, micros pour la prise de son, lumières pour l’éclairage, avions pour se déplacer dans 22 pays, ordinateurs et logiciels pour composer, mixer, insérer des effets, finaliser, écrans de TV pour visionner tout cela… Autant de « produits » du capitalisme qui auront permis à Arte de produire et diffuser sa série intitulée « Capitalisme ». Une série… anticapitaliste. Beau paradoxe qui pose d’emblée, disons-le, le niveau d’honnêteté intellectuelle qu’on y trouve. Quelques réactions, à chaud.

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lundi 10 novembre 2014

5 novembre 2014 : "Thomas Piketty, le bluff du XXIème siècle" - Conférence Assemblée nationale

Les économistes français sont à l'honneur. Il y a d'abord eu le fantastique succès remporté aux Etats-Unis par le livre de Thomas Piketty : Le capital au XXIème siècle puis, tout récemment, le Prix Nobel d'économie 2014 décerné à Jean Tirole de l'Ecole d'économie de Toulouse. En tant que français, nous ne pouvons certes que nous réjouir de voir certains de nos professeurs ainsi honorés par la communauté internationale. Mais, en tant que libéraux, que devons-nous en penser ?

C'est pour répondre à cette question que l'Institut Turgot a organisé, le mercredi 5 novembre 2014, une première réunion au cours de laquelle les thèses très peu libérales - mais idéologiquement fort influentes - que développe Thomas Piketty dans son livre étaient soumises à la critique de quatre de nos amis : Stéphane Couvreur (de l'Institut Coppet), Henri Lepage, Jean-Marc Daniel (professeur à l'ESCP, directeur de la revue Sociétal) et Alain Madelin.

Ci-dessous, l'enregistrement vidéo de cette rencontre :

Pour télécharger les graphiques auxquels Stéphane Couvreur fait référence dans son exposé, cliquez ici. Par ailleurs voici quelques points de repère pour faciliter le visionnage de la conférence : 1) Stéphane Couvreur (3'50" à 27'), 2) Henri Lepage (27' à 50'), 3) Jean-Marc Daniel (50' à 1h08'), 4) Alain Madelin (1h08 à 1h46').

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jeudi 16 octobre 2014

La richesse d'une pensée "autrichienne" : entretien avec François Facchini

Nous devons à Grégoire Canlorbe  et à l'Institut Coppet l'heureuse initiative d'avoir lancé la publication d'une série originale d'entretiens questionnant en profondeur certains des acteurs les plus influents ou intellectuellement les  plus en pointe du mouvement libéral/libertarien français.

Ci-dessous, la reprise de l'interview de François Facchini,  initialement publiée au mois de février2014 sur le site de l'Institut Coppet.

Trois grands thèmes y sont abordés : d'une part, une présentation magistrale de la théorie "autrichienne" de l'entrepreneur et de ses apports essentiels par rapport à l'enseignement économique dominant; d'autre part, une excellente analyse historique et philosophique sur les origines de l'ordre libéral, construite sur  l'intuition fondamentale d'Hayek concernant le développement des "ordres spontanés" dans le domaine des institutions; enfin, une réflexion inédite sur le rôle de l'"entrepreneur idéologique". A suivre...


1. Comment présenteriez-vous au non initié l’école autrichienne d’économie ? Quelles sont les grandes spécificités de ce courant par rapport à l’école néoclassique, qui est actuellement le courant orthodoxe de la science économique 

Je souhaiterais avant de répondre à toutes vos questions vous remercier pour l’intérêt que vous portez à mes recherches et à ma vision des sciences économiques et de l’école autrichienne en particulier.

Je pense que la meilleure présentation des différences entre l’école néoclassique et l’école autrichienne a été faite par Jésus Huerta de Soto dans son livre d’introduction à ce courant de pensée intitulé[1] L’école autrichienne. Marché et créativité entrepreneuriale . Parmi toutes les différences entre le courant orthodoxe et l’école autrichienne, la plus importante me semble être aujourd’hui son refus de penser l’économie de marché à partir de la théorie de l’équilibre.

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vendredi 4 avril 2014

L'incroyable sophisme du salaire minimum légal

Dr Richard EbelingLe 18 mai prochain, les suisses seront appelés à se prononcer sur une proposition de l'Union Syndicale Suisse visant à introduire un salaire minimum dans tous les cantons du pays.

A cette occasion, notre ami Richard Ebeling a rédigé à l'intention de l'Institut Libéral de Genève une excellente note qui rappelle l'extraordinaire confusion conceptuelle à l'origine de l'une des institutions les plus néfastes de notre temps. Retour sur quelques unes des notions les plus fondamentales de l'économie.

Les syndicats proclament connaître ce que doit être le salaire minimum de n’importe quel employé en Suisse : 4000 francs. Pourquoi pas 3900 ou 5000 francs ? Cela relève du mystère. Ce que les syndicats sous-entendent, toutefois, c’est que les employeurs ne sont guidés que par l’appât du gain et exploitent certains de leurs employés en les payant au-dessous de la valeur réelle de leur travail. Cette présomption de connaître ce que serait le salaire minimal « juste » ou « équitable » est en fait le fantôme d’un penseur dont on pensait qu’il avait été relégué depuis longtemps aux poubelles de l’histoire : Karl Marx (1818-1883).

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jeudi 30 janvier 2014

Davos, les inégalités et le "capitalisme des copains"

Allister Heath Allister Heath a passé sa jeunesse et son adolescence en France. Jeune journaliste, il a contribué à la publication d'articles sur le site d'Euro92. Il est aujourd'hui le rédacteur en chef du journal londonnien City AM.

Il était particulièrement approprié - et courageux de sa part - de choisir le moment où le gotha des hommes d'affaires et hommes politiques occidentaux était réuni à Davos pour publier cet article. Car, après tout, qui sont ces gens ? sinon les meilleurs représentants de ce système qu'il dénonce dans les lignes qui suivent.

C'est un vrai drame que de constater que tant de ces gens aussi riches et importants qui viennent de se réunir à Davos ne savent même pas faire la différence entre ce que serait un capitalisme authentique fondé sur des marchés vraiment libres et le « capitalisme de connivence » (Crony Capitalism) qui est la règle dans le monde où nous vivons. S'ils en étaient capables, ils ne se répandraient pas en propos aussi confus et absurdes à propos des inégalités, l'un des sujets qui ont dominé les discussions du World Economic Forum.

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vendredi 3 janvier 2014

Drieu Godefridi et les libertariens : Damien Theillier et Stéphane Geyres réagissent

Suite à la publication de l'interview de Drieu Godefridi par Grégoire Canlorbe, et aux jugements critiques qu'il y émettait à l'égard des libertariens, nous avons reçu deux longues réponses de nos amis Damien Theillier et Stéphane Geyres, respectivement Président et Secrétaire général de l'Institut Coppet

C'est avec plaisir, et le plein agrément de Drieu Godefridi, que nous en publions le texte ci-dessous, en espérant que cela débouche sur une fructueuse et cordiale discussion. Meilleurs voeux 2014.

La réponse de Damien Theillier

Désireux d’abord de publier sur notre site l’entretien que Grégoire Canlorbe avait réalisé avec le philosophe Drieu Godefridi, nous avons finalement renoncé à le faire. En effet, si la lecture de cet entretien donne à réfléchir sur de nombreux sujet, sur certains points particuliers, il nous a semblé très dommageable. Un certain nombre de penseurs libéraux/libertariens de premier plan sont présentés de façon caricaturale et prêtent ensuite à une critique facile.

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mardi 31 décembre 2013

Ethique et Capitalisme (rappel de quelques notions de bon sens)

Lepage.jpgLa réflexion sur l'Ethique est un sujet de circonstance en cette période de fêtes de fin d'année.

Pour compléter le très beau papier de Douglas Rasmussen, ci-dessous la reprise d'un texte récemment retrouvé dans les archives de l'Institut Euro 92 et qui n'a jamais été diffusé. Il faisait partie d'un dossier sur" l'Ethique des Affaires".

Si la métaphysique peut être définie comme "la science de l'existence", et l'épistémologie comme "la science de la connaissance", l'Ethique n'est rien d'autre que la science "du bien et du mal" , la science "du juste et de l'injuste".

Sa fonction est d'apporter un code de valeur qui sert à guider les choix et les actions humaines. Elle indique comment les gens doivent se comporter, vis à vis d'eux-mêmes et vis à vis des autres, pour obtenir une coopération sociale pacifique.

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samedi 28 décembre 2013

"Bon" ou "mauvais" capitalisme : le Pape François et l'économie

Me Jean-Philippe Delsol Jean-Phillipe Delsol vient de publier, sur le site de l'IREF (Institut de Recherches Economiques et Fiscales, dont il est le directeur), une réaction aux propos diffusés par le Pape François dans son exhortation apostolique du mois de novembre.

Une remarquable analyse qui précise clairement comment comprendre et répondre aux navrantes expressions économiques que l'on retrouve sous la plume du nouveau Pape.

En ce temps de Noël, il paraît opportun d’évoquer le message du Pape François dans son exhortation apostolique Evangelii Gaudium du 24 novembre 2013. Avec beaucoup de force, il annonce la joie de l’Evangile, une joie qui doit rayonner au cœur de tous les hommes. Avec beaucoup d’humanité, il exhorte, précisément chacun d’entre nous à redoubler d’attention aux pauvres et à œuvrer en leur faveur. Heureux rappel, y compris au sein même de l’Eglise, heureuse exhortation à l’attention de tous et notamment de ceux qui ont des responsabilités économiques.

Hélas, et par une confusion que nous aurions aimé ne pas rencontrer dans un texte de cette qualité, il s’en prend en même temps à l’économie de marché.

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vendredi 25 octobre 2013

Initiative individuelle, prise de risque et responsabilité : retour sur les fondamentaux de la propriété privée


L'histoire de l'Occident s'identifie avec un double processus d'extension et d'approfondissement continus de la propriété privée . 

En symbiose avec les forces de l'innovation et du progrès technologique, ce mouvement est le véritable moteur de la création de valeur, donc de la croissance des sociétés.

Ce texte est la version écrite d'une conférence présentée lors du 5ème week end de la Liberté organisé à Dax par le Cercle Frédéric Bastiat, début juillet 2013

Nous vivons, par définition, dans un univers marqué par un phénomène général de rareté. Dès lors que l'on se trouve en situation de rareté, se pose un problème: celui d'arbitrer l'inévitable compétition économique que les hommes se livrent entre eux pour accéder au contrôle et à l'usage des ressources rares. Or, c'est précisément le rôle du droit, et des règles de propriété qui en découlent, de définir les conditions dans lesquelles cette compétition peut se dérouler de manière pacifique.

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mercredi 19 juin 2013

Ne confondez-pas libéralisme classique et capitalisme de connivence

vanderbiest.jpgComment définir le libéralisme classique et comment détromper ceux qui estiment que le libéralisme est un mal ?

Il existe seulement deux courants de pensée dans le domaine politico-socio-économique : le libéralisme et le socialisme. Le libéralisme est contre toute forme d’interventionnisme étatique via la propriété privée des moyens de production tandis que le socialisme s’articule, lui, autour de l’interventionnisme et la nationalisation à différents degrés des moyens de production et de l’activité économique.

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vendredi 1 mars 2013

Ne pas confondre libéralisme et mercantilisme !

Vincent BénardIl est navrant de constater que tous les maux de l’économie planétaire sont mis sur le dos bien large d’un libéralisme fantasmé qui n’existe que dans l’esprit de ceux qui ne le connaissent pas. Dans le monde bipolaire de ces personnes n’existent que deux organisations de l’économie, la “socialiste”, ou plus exactement “sociale-démocrate”, et la “libérale”.

Le monde d’aujourd’hui a oublié le nom de la troisième doctrine qui domine l'économie mondiale, à savoir le mercantilisme.

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jeudi 21 février 2013

Civilisations : pourquoi l'Ouest, et pas les autres ?

Max FalqueL'historien britannique Niall Ferguson est, depuis quelques années, le conférencier libéral le plus écouté. Son dernier livre "Civilization, the West and the Rest" a suscité de nombreux commentaires. Notre ami Max Falque nous en offre une analyse détaillée.

Niall Ferguson serait-il le Tocqueville du 21ème siècle ? La question mérite d’être posée à la lecture de ce gros ouvrage.

Le sous-titre précise le projet, à savoir mettre en perspective la spécificité voire la supériorité de la civilisation occidentale. On imagine que cette position délibérément contraire à la doxa « politiquement correcte » interpelle le lecteur et irrite les tenants du relativisme selon lequel « toutes les civilisations se valent ».

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mercredi 28 novembre 2012

Libéralisme et surconsommation : revenir à la sobriété originelle du capitalisme

Corentin de SalleL’incitation à consommer à tout prix n’est pas libérale. Elle est keynésienne et donc socio-démocrate. En prônant le retour à l’économie locale l’écologisme est beaucoup plus « matérialiste » que le libéralisme.

Dans le cortège des reproches martelés contre le libéralisme revient de manière récurrente celui de pousser à la surconsommation, au gaspillage des ressources et à l’endettement des ménages.

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vendredi 23 novembre 2012

Un guide pour les Indignés : Wilhelm Röpke et l'Ordolibéralisme contre le "capitalisme de connivence"

La Crise a incité les adversaires du capitalisme à se mobiliser au sein de mouvements comme "Occupy Wall Street", les Indignés, etc... Certaines de leurs critiques peuvent être fondées, mais ils ne voient pas qu'au fond, ils se trompent de cible. 

Pour le leur expliquer, rien de mieux que de revenir à un auteur qu'on ne peut guère qualifier d'ultra-libéral tant il a une rhétorique critique vis à vis du capitalisme de son temps, Wilhelm Röpke. L'analyse des reproches qu'il fait au capitalisme permet de mieux cerner le véritable adversaire : le capitalisme de connivence (ce que les anglo-saxons nomment le "crony capitalism").

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samedi 4 août 2012

2 juillet 2012 : "Business and the Market for Ideas", séminaire autour de Fred Smith

De passage à Paris pour quelques jours, Fred Smith, Président et fondateur du think tank américain Competitive Enterprise Institute (localisé à Washington) est venu nous entretenir (en anglais) sur son thème de prédilection : "Business and the Market for Ideas : How Capitalism can be Defended".

Ci-dessous, la traduction française de son introduction, suivie de la présentation (en anglais) du plan et du résumé de sa présentation, ainsi que de l'enregistrement vidéo de la discussion qui a suivi la conférence.

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mardi 18 octobre 2011

Indignés : pour la fin du capitalisme de copinage et un retour à la démocratie responsable

Le mouvement des indignés, parti de Madrid au printemps dernier, a célèbré ses six mois le samedi 15 octobre. Le mouvement fustige le capitalisme et prône un retour à la démocratie. 

A bien des égards ce message est juste, pour peu qu’on ne fasse pas de confusions.

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lundi 19 septembre 2011

Briser les banques géantes

Lorsqu’une entreprise fait de mauvais choix, elle tombe en faillite et ses créanciers se partagent les miettes. 

Idéalement, il devrait en aller de même dans le domaine bancaire. Toutefois, la banque n’est pas une entreprise comme les autres.

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vendredi 9 septembre 2011

Crise du Capitalisme et du Libéralisme? Soyons Sérieux!

Charles GaveQuiconque qui lirait la presse de notre pays pour se renseigner sur la crise financière actuelle, acquerrait automatiquement la conviction que le pelé, le galeux c’est bien entendu la capitalisme (inefficace et injuste, cela va sans dire), sous tendu qu’il est par cette abominable idéologie qu’est le Libéralisme.

Voilà qui est pour le moins surprenant pour quelqu’un qui se contente de regarder les faits pour essayer de comprendre…ce qui est après tout le minimum pour un esprit scientifique.

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lundi 22 août 2011

L'Etat, la dette et les libertés : l'importance de la bataille pour les idées.

Dr Richard EbelingLe problème de la dette n'est que le symptôme d'une mentalité anti-capitaliste qui sape la philosophie politique originelle des droits individuels et de la liberté économique et instaure à sa place une idéologie du paternalisme et de la dépendance.

Lorsque les Démocrates et les Républicains américains s'affrontent pour proposer des plans différents et concurrents de réduction des dépenses publiques, ils ne précisent jamais à partir de quel « niveau de référence » ils font leurs calculs.

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samedi 23 juillet 2011

"L'éthique de l'entreprise", non, ça n'existe pas

Jean Yves NaudetBeaucoup de termes, en apparence équivalents, sont utilisés pour ce que les anglo-saxons appellent « business ethics » : éthique de l’entreprise, éthique en entreprise, éthique des affaires, éthique dans l’entreprise, mais aussi responsabilité sociale de l’entreprise, voire entreprise citoyenne.

Le terme « éthique de l’entreprise », souvent utilisé, pose un problème de fond : une entreprise peut-elle avoir une éthique ?

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mardi 19 avril 2011

L'oligarchisme, nouveau cancer des libertés

Quel est l'adversaire principal des sociétés de liberté aujourd'hui ? 
Longtemps, les libéraux ont voulu faire comme si ils n'avaient qu'un adversaire à combattre, le socialisme. 
Mais ce faisant, nous avons sans doute négligé un ennemi peut-être encore plus redoutable, car plus insidieux et protéiforme.

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vendredi 8 avril 2011

Morale, capitalisme et nature humaine

Edouard ChanotPubliée sur Le Bulletin d'Amérique, l'excellent site récemment mis en ligne sous la direction d'Edouard Chanot, son rédacteur en chef, ci-dessous la traduction d'un remarquable texte de deux professeurs américains, Arthur C.Brooks et Peter Wehner, qui définit de manière lumineuse les fondements de la philosophie politique libérale. Trait_html_691a601b.jpg

Au cœur de tout système social, politique et économique on retrouve une certaine image de la nature humaine – pour paraphraser le chroniqueur du XXème siècle Walter Lippmann.

Les suppositions avec lesquelles nous allons commencer, et qui ont trait à la manière dont cette image est développée, déterminent la vie que nous menons, les institutions que nous construisons, et les civilisations que nous créons. Elles font office de première pierre.

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mardi 1 février 2011

Matières premières : oui, le marché, ça fonctionne...

André FourçansEn réponse aux récentes déclarations du Président Nicolas Sarkozy, ces quelques paragraphes extraits du dernier livre que vient de publier André Fourçans sous le titre "Les secrets de la prospérité". Trait_html_691a601b.jpg

Un soir pluvieux de décembre, à la télévision, une émission écologiquement correcte, et… l’incontournable gourou écologique Nicolas Hulot.

« On vit dans un monde fini, affirme-t-il, les ressources naturelles ne sont pas infinies, c’est le bon sens même de comprendre qu’elles s’épuisent. Il faudrait beaucoup plus de planète que nous en avons pour continuer de la sorte".

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vendredi 2 juillet 2010

Les racines spirituelles du capitalisme

Nicholas CapaldiCe sont la jalousie et l'ingénierie sociales, et non le marché, qui sont la cause de notre malaise, explique Nicholas Capaldi dans cet article paru sous le titre "Spiritual Capitalism" dans The American Conservative, en date du 5 mars 2010. Traduction de François Guillaumat. Trait_html_691a601b.jpg Comme les vampires des contes qui ne cessent de vous hanter, ils semblent ne jamais pouvoir mourir, ces discours comme quoi ce serait le libéralisme qui détruit la société.

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mardi 29 juin 2010

Crise financière : quand l'Etat pousse à jouer avec l'argent des autres...

Russell RobertsNotre thèse est que ce sont d'abord et avant tout des incitations politiques et réglementaires perverses qui sont à l'origine de la crise financière.

L'une des études les plus complètes sur ce sujet est celle que vient de publier Russell Roberts, un économiste de George Mason University, sous le titre : "Gambling with Other People's Money.

Ci-dessous, la traduction de son Executive Summary.

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À partir du milieu des années 1990, les prix des logements dans plusieurs villes américaines a entamé une hausse de dix ans qui est devenue une occasion irrésistible pour les investisseurs. En montant dans ce train-là, il y a pas mal d'individus qui ont fait beaucoup d'argent.

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mardi 20 avril 2010

Lorsque les volcans soufflent le froid, ou les surprises du risque climatique.

Jean-Michel BelouvePlusieurs personnes m’ont demandé un avis sur les répercussions climatiques éventuelles de l’éruption du volcan islandais Eyjafjöll.

J’ai interrogé Vincent Coutillot (Directeur de l’Institut de Physique du Globe de Paris), et Jean Martin (pensee-unique.fr).

Pour le premier nommé, il est trop tôt pour hasarder un pronostic, tout dépendant de la durée de l’éruption, de l’altitude que le nuage de cendres pourrait atteindre, de sa composition et des vents. Jean Martin fait la même réponse, mais précise qu’un refroidissement d’environ deux années fait partie des éventualités plausibles.

J’ai donc consulté des informations dans l’histoire des éruptions majeures des deux siècles précédents.

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lundi 12 avril 2010

Banques : pourquoi pas une SARF (Société par actions à responsabilité forte) ?

Cet Article à fait l'objet d'une publication dans l'AGEFI magazine (Suisse) de Mai 2010.

Patrick Madrolle L'Allemagne, la France et le Royaume-Uni sont proches d'un accord sur une taxation internationale commune des banques. Cette mesure va évidemment s'ajouter aux nombreuses réglementations déjà existantes, mais quelle en sera l'efficacité ?

Il faut noter que ces décisions vont à l'encontre du leitmotiv de nos gouvernements si souvent clamé, «il faut prêter plus pour sauver nos entreprises !». Cette promesse est évidemment intenable et même suicidaire pour les entreprises déjà trop endettées depuis les années de bulle et de taux trop bas initiés par les banques centrales.

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samedi 10 avril 2010

Les défaillances de marché : un faux concept

Emmanuel Martin Hommes politiques, activistes, et même certains économistes à la mode, nous alertent régulièrement contre les « défaillances de marché ».

Ces dernières, qui constituent une incapacité du secteur privé à répondre à la demande, doivent donc être, nous dit-on, corrigées par une intervention de la puissance publique.

La crise actuelle accroît la possibilité que cet argument soit « surexploité » pour légitimer une expansion du pouvoir de la part de la puissance publique. Une analyse s’impose donc.

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vendredi 2 avril 2010

Capitalisme financier contre capitalisme d'entrepreneurs : l'erreur d'analyse de Sarkozy

G. Vuillemey et V.PoncetLors de son récent discours à Davos, Nicolas Sarkozy a une nouvelle fois martelé son crédo selon lequel « la crise que nous traversons n'est pas une crise du capitalisme, mais une crise de la dénaturation du capitalisme ».

Cette antienne, pointe un constat juste : le recours excessif à l'endettement, le primat donné aux activités de trading par rapport à la production ou le raccourcissement de l'horizon temporel des agents économiques. Pourtant, le chef de l'État français n'a jamais été très prolixe sur les causes profondes de ce phénomène.

Une analyse rigoureuse montre que l'émergence d'un « capitalisme financier » – par opposition au « capitalisme d'entrepreneurs », selon le vocable du Président – résulte pour une grande part d'interventions étatiques, qu'elles soient monétaires, fiscales ou réglementaires

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samedi 13 février 2010

La montée d'un étatisme du désastre

G. Vuillemey et V.Poncet Best-seller mondial accueilli il y a deux ans avec les faveurs d'une large partie de la critique, La Stratégie du choc de la journaliste canadienne Naomi Klein mérite d'être ressorti.

Sa thèse sur «la montée d'un capitalisme du désastre» peut être résumée d'une phrase : à la faveur des crises et des catastrophes, le capitalisme étend son emprise sur les peuples en jouant de leur faiblesse momentanée.

L'actualité met à mal cette théorie audacieuse. Dans l'ombre de la crise économique, c'est au contraire un «étatisme du désastre» qui prospère.

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vendredi 22 janvier 2010

La rémunération des dirigeants d’une entreprise ne concerne que ses actionnaires et administrateurs

Michel Kelly-Gagnon Dans un document qui vient d'être publié par l'Institut Economique de Montréal, Michel Kelly-Gagnon, Président de l'IEM, et Jasmin Guénette, répondent à tous ceux qui veulent réglementer primes et rémunérations des dirigeants d'entreprises.

Pour télécharger le texte intégral de l'étude, cliquez-ici. Le texte ci-dessous en résume les principaux arguments. Trait_html_691a601b.jpg

La rémunération des chefs d'entreprise est plus que jamais devenue un enjeu controversé. Des comparaisons à saveur populiste dénonçant l’écart de rémunération entre le travailleur moyen et les chefs d’entreprise les mieux payés ont récemment été relayées par les médias.

On peut s’indigner des salaires versés aux dirigeants des grandes entreprises, comme on peut envier un joueur de basketball de la NBA et son salaire moyen de 6 millions de dollars ou un acteur hollywoodien qui gagne 20 millions de dollars pour tourner un film. On peut aussi étudier la situation plus rationnellement et essayer de comprendre pourquoi les actionnaires – la plupart du temps par l’entremise de leurs mandataires élus, les membres du conseil d’administration – accordent de tels montants aux dirigeants de leur entreprise.

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mardi 29 décembre 2009

Débat sur l'économie morale : là où Benoît XVI se trompe

Cette période de Noël est particulièrement indiquée pour revenir au débat sur le caractère moral du capitalisme., 

Aux articles que nous avons publiés au cours des derniers mois, nous ajouterons ce texte  paru sur le site  du Mises Institute, le 31 juillet dernier, sous le titre "Caritas in Iustitia Distributiva"

Son auteur, Gabriel Vidal, s'y livre à une analyse critique de la position actuelle de l'Eglise dans le débat sur le capitalisme. Selon lui, le  contenu de l'Encyclique "Caritas in Veritate" constitue un recul par rapport à la pensée d'un des prédécesseurs de Benoît XVI, le Pape Paul VI.

Il y a 40 ans, l’encyclique Populorum Progressio du Pape Paul VI voulait, entre autres objectifs, sauver les gens de la faim, des privations, des maladies et de l'analphabétisme. Elle prônait également de promouvoir leur participation active au processus économique, leur transformation progressive en sociétés instruites, et la consolidation de régimes démocratiques capables de liberté et de paix.

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dimanche 20 décembre 2009

Vers un nouveau paganisme : la famille, l'Occident et le reste du monde

Professeur Deepak LalDerrière ce titre quelque peu énigmatique, un texte qui a fait l'objet d'une présentation lors de la réunion de la Société du Mont Pèlerin, à Stockholm, en Août 2009, et dont le thème était "l'avenir de l'Etat providence".

Il est signé Deepak Lal, un économiste d'origine Hindoue, qui a fait toute sa carrière en Angleterre et aux Etats-Unis, mais qui est aussi un spécialiste de l'histoire comparée des civilisations.

Président de la société du Mont Pélerin, le professeur Deepak Lal replace la problématique de l'Etat-providence dans le cadre d'une recherche sur les origines historiques de ce qui fait la spécificité de l'Occident. Un grand texte, original, aux conclusions inattendues et provocatrices, qui ne pouvait être écrit que par un savant dont l'expérience personnelle se situe à l'intersection de deux grandes cultures. Trait_html_691a601b.jpg

Bienvenue en Suède – le paradis social-démocrate qui pourrait bien constituer l’avenir commun de l’Occident. Il est on ne peut plus approprié que le comité d'organisation ait mis en place un instructif et important programme visant à analyser comment la liberté et les marchés s’en tireront dans les Etats Providence occidentaux.

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samedi 14 novembre 2009

Débat sur la morale : l'étatisme, agent corrupteur du capitalisme


Profitant de la crise actuelle pour exciter les penchants anti-capitalistes d'une partie de l'opinion, nos gouvernements, au niveau national, ou mondial, prétendent prendre des mesures visant à "réformer" le système financier, et à le rendre plus "moral". 

Sont visés les "paradis fiscaux", qui permettent aux banques d'amoindrir le racket fiscal pesant sur leurs clients, les bonus des traders, dont le rôle dans le déclenchement de la crise est pour le moins difficile à définir (j'y reviendrai un autre jour), réglementer les "hedge funds", qui n'ont joué absolument aucun rôle dans le déclenchement de la crise, et ainsi de suite. 

Naturellement, l'entreprise de "moralisation" menée par l'état ne prétend pas s'arrêter au secteur financier mais s'étendre à tout le "capitalisme", qui serait par essence sauvage et indifférent au sort de l'individu et de l'environnement, et qui, suprême inconvenance, essaie de réduire sa facture fiscale par tous les moyens.

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mardi 3 novembre 2009

L'économie de marché ne peut pas se fonder sur n'importe quel système de valeurs

Sam GreggDepuis 2 000 ans, l'Eglise catholique s’acharne à planter dans l'humus de la civilisation humaine un ensemble d’idées aujourd’hui impopulaires : que la vérité existe ; que celle-ci n’est pas seulement de la variante scientifique ; que l’on peut la connaître par la foi et par la raison ; et qu’elle n'est pas ce que vous voudriez, ou « sentiriez » qu'elle soit.

Tout au long de sa vie, Benoît XVI a insisté sur ces thèmes, justement parce que beaucoup de monde, y compris de nombreux chrétiens, a perdu de vue leur importance.

Il se peut que la plus importante prétention à la vérité de la dernière encyclique papale "Caritas in Veritate" sur la vie économique est que l'économie de marché ne peut pas se fonder sur n'importe quel système de valeurs.

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jeudi 22 octobre 2009

Ne confondez pas le capitalisme libéral avec le capitalisme "à la Davos" !

Michael Miller de l'Acton InstituteSi nous devions aujourd'hui décerner un prix pour le meilleur article sur le capitalisme écrit à l'occasion de la crise, c'est sans aucun doute à Michael Miller, auteur de "Davos Capitalism: Adam Smith's Nightmare", paru sur le site de l'Acton Institute, le 25 mars dernier, que nous l'attribuerions. Trait_html_691a601b.jpg Dans « La Richesse des Nations », Adam Smith lançait cet avertissement : «  les gens du même métier se réunissent rarement, même pour s’amuser et se divertir, sans que la conversation se termine par une conspiration contre le public ou par quelque procédé visant à faire monter les prix ».

Les manigances des dirigeants d’entreprise au cours de l’année dernière, qui ont provoqué une grave perte de confiance dans les marchés et à des appels à davantage d’intervention étatique, montrent malheureusement qu’Adam Smith avait raison. Malheureusement, le problème va plus loi que Fannie Mae, Freddie Mac, Merrill Lynch, AIG ou toute société qui aurait fait la une des journaux.

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dimanche 4 octobre 2009

Une vision iconoclaste de l'histoire économique : les "valeurs" aux origines de la croissance.

Deirdre McCloskey à Stockholm, Août 2009Deirdre McCloskey est une économiste libertarienne américaine connue pour ses travaux non conformistes en matière d'histoire économique, mais aussi de critique méthodologique.

Son exposé présenté lors de la réunion européenne de la Société du Mont Pélerin à Stockholm, à la mi-août ( sous le titre : ''pourquoi les économistes ne peuvent pas expliquer la révolution industrielle'" ) remet en cause bien des schémas reçus, même parmi ceux auxquels nous adhérons. Il vaut la peine d'être lu et discuté.

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Nous devons expliquer l'enrichissement étonnant des pays bourgeois de 1800 à nos jours, tel que le passage de la Norvège de 3 $ par jour en 1800 à 137 en 2006. L'explication ne peut être d'ordre économique. Si cela était une affaire de commerce, d'investissement, d'incitations économiques – le phénomène serait apparu plus tôt, ou en d'autres endroits.

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dimanche 27 septembre 2009

L'économie a besoin d'une éthique, mais laquelle ?

Jean-Yves NaudetOn commence toujours la lecture d’une encyclique sociale par l’introduction, sans lire ce qui précède, c'est-à-dire les destinataires de la lettre. Or, les encycliques sociales récentes ont une particularité : elles ne s’adressent pas seulement aux catholiques, mais « à tous les hommes de bonne volonté ». C’est normal, car il s‘agit de réfléchir ensemble à l’organisation de la société et cela concerne tout le monde.

Cela implique, pour le pape, dans la tradition issue de Saint Thomas d’Aquin, de parler non seulement la langage de la foi, mais aussi celui de la raison. Tout homme peut comprendre la philosophie, chacun peut découvrir la loi naturelle inscrite dans son cœur. Tous sont donc invités à lire ce grand texte

Ensuite, une encyclique n’apparaît pas un beau matin, elle s’inscrit dans une histoire, celle de la doctrine sociale de l’Eglise, qui a commencé dans la période récente en 1891 avec ''Rerum novarum''"[Des Révolutions"] de Léon XIII

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samedi 12 septembre 2009

Le Pape, le rabbin et l'économie morale

Sam GreggÀ notre époque ô combien laïque, il est paradoxal que les déclarations des dirigeants religieux sur des sujets qui vont du mariage à l’économie de marché obtiennent toujours des médias une attention considérable.

Cela rend d'autant plus surprenant que personne ne semble avoir remarqué le parallèle entre l'encyclique de Benoît XVI Caritas in veritate, parue le 7 juillet, et un éditorial provocant de Lord Jonathan Sacks, Grand Rabbin de Grande-Bretagne, dans le Times de Londres deux semaines plus tôt.

Le pape et le rabbin avaient des messages comparables, équivalant à ce qui suit : certains de nos problèmes économiques contemporains traduisent en fait une crise morale plus profonde au sein de la civilisation occidentale; tant que nous ne le reconnaîtrons pas, les changements dans la politique économique et la pratique des affaires n’apporteront que des solutions limitées.

Evidemment, ce n'est pas un message que tous apprécieront. Mais cela ne le rend pas moins exact.

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jeudi 10 septembre 2009

Pourquoi plus de liberté économique signifie plus de prospérité

Les 3, 4 et 5 juillet 2009, le Cercle Frédéric Bastiat, fondé et présidé par Jacques de Guénin, organisait à Dax un Week end de la liberté. Une soixantaine de participants - venus de toute la France - ont écouté une dizaine d'exposés dont l'objectif était "d'établir de manière radicale et définitive que la liberté économique engendrait la prospérité et le plein emploi et que, a contrario, l'intervention de l'État dans l'économie engendrait du chômage, de la pénurie ou du gaspillage".

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Les travaux de cette réunion ont été introduits par une présentation du Dr Patrick de Casanove, secrétaire général du Cercle, qui a présenté les résultats de l'Index of Economic Freedom, publié chaque année par la Heritage Foundation de Washington.

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mercredi 2 septembre 2009

Le Pape et son Encyclique : quiconque s'attendait à un rejet de l'économie de marché aura été déçu

'Le Père Robert Sirico a été pendant longtemps un habitué régulier des Universités d'été de la nouvelle économie à Aix en Provence. Il est le fondateur et président de l'Acton Institute for the Study of Religion and Liberty - un 'think tank' qui s'efforce de diffuser le message libéral dans les milieux du clergé et des associations de pratiquants catholiques américains. Le commentaire qui suit - sur l'Encyclique papale diffusée au début du mois de juillet - a été publié dans le Wall Street Journal du 10 Juillet. La traduction en a été assurée par François Guillaumat. Trait_html_691a601b.jpg

Dans sa troisième encyclique rendue publique au début du mois de juillet, Caritas in veritate (L’Amour dans la Vérité), le Pape Benoît XVI ne s’attarde pas sur des systèmes spécifiques de l'économie – il ne tente pas de favoriser le programme politique de qui que ce soit : il se soucie de la morale et du fondement théologique de la culture.

Le contexte est bien sûr celui d'une crise économique mondiale - crise qui s’est produite  au milieu d’un vide moral,  où  on avait abandonné l'amour de la vérité  au profit d'un matérialisme grossier.

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jeudi 9 juillet 2009

La faute à la déréglementation.... quelle déréglementation ?

Nathalie Elgrably-Levy La déréglementation tous azimuts, nous le savons tous, est l'élément déclencheur de la crise économique. Et si le Canada est moins touché, c'est grâce à un système bancaire rigoureusement contrôlé. C'est du moins ce que tout le monde répète de manière mécanique depuis des mois, comme si c'était une vérité formelle. Lundi, c'était au tour de Robert Zoellick, président de la Banque mondiale, d'y aller d'une déclaration similaire.

Mais de quelle déréglementation s'agit-il? Voilà bien une question à laquelle les partisans de la théorie de la déréglementation sont incapables de répondre!

Et pour cause: il n'y a eu aucune déréglementation importante. Certes, il y a eu la suppression graduelle du Glass-Steagall Act de 1933 qui imposait une séparation entre les banques de dépôt et les banques d'investissement. Mais il serait illogique et malhonnête de lui attribuer les déboires du système bancaire, car il n'a fait que consentir aux banques américaines les mêmes droits que ceux dont jouissent les institutions canadiennes et européennes qui, elles, se portent bien.

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