Institut Turgot

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vendredi 22 janvier 2010

La rémunération des dirigeants d’une entreprise ne concerne que ses actionnaires et administrateurs

Michel Kelly-Gagnon Dans un document qui vient d'être publié par l'Institut Economique de Montréal, Michel Kelly-Gagnon, Président de l'IEM, et Jasmin Guénette, répondent à tous ceux qui veulent réglementer primes et rémunérations des dirigeants d'entreprises.

Pour télécharger le texte intégral de l'étude, cliquez-ici. Le texte ci-dessous en résume les principaux arguments. Trait_html_691a601b.jpg

La rémunération des chefs d'entreprise est plus que jamais devenue un enjeu controversé. Des comparaisons à saveur populiste dénonçant l’écart de rémunération entre le travailleur moyen et les chefs d’entreprise les mieux payés ont récemment été relayées par les médias.

On peut s’indigner des salaires versés aux dirigeants des grandes entreprises, comme on peut envier un joueur de basketball de la NBA et son salaire moyen de 6 millions de dollars ou un acteur hollywoodien qui gagne 20 millions de dollars pour tourner un film. On peut aussi étudier la situation plus rationnellement et essayer de comprendre pourquoi les actionnaires – la plupart du temps par l’entremise de leurs mandataires élus, les membres du conseil d’administration – accordent de tels montants aux dirigeants de leur entreprise.

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mardi 29 décembre 2009

Débat sur l'économie morale : là où Benoît XVI se trompe

Cette période de Noël est particulièrement indiquée pour revenir au débat sur le caractère moral du capitalisme., 

Aux articles que nous avons publiés au cours des derniers mois, nous ajouterons ce texte  paru sur le site  du Mises Institute, le 31 juillet dernier, sous le titre "Caritas in Iustitia Distributiva"

Son auteur, Gabriel Vidal, s'y livre à une analyse critique de la position actuelle de l'Eglise dans le débat sur le capitalisme. Selon lui, le  contenu de l'Encyclique "Caritas in Veritate" constitue un recul par rapport à la pensée d'un des prédécesseurs de Benoît XVI, le Pape Paul VI.

Il y a 40 ans, l’encyclique Populorum Progressio du Pape Paul VI voulait, entre autres objectifs, sauver les gens de la faim, des privations, des maladies et de l'analphabétisme. Elle prônait également de promouvoir leur participation active au processus économique, leur transformation progressive en sociétés instruites, et la consolidation de régimes démocratiques capables de liberté et de paix.

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dimanche 20 décembre 2009

Vers un nouveau paganisme : la famille, l'Occident et le reste du monde

Professeur Deepak LalDerrière ce titre quelque peu énigmatique, un texte qui a fait l'objet d'une présentation lors de la réunion de la Société du Mont Pèlerin, à Stockholm, en Août 2009, et dont le thème était "l'avenir de l'Etat providence".

Il est signé Deepak Lal, un économiste d'origine Hindoue, qui a fait toute sa carrière en Angleterre et aux Etats-Unis, mais qui est aussi un spécialiste de l'histoire comparée des civilisations.

Président de la société du Mont Pélerin, le professeur Deepak Lal replace la problématique de l'Etat-providence dans le cadre d'une recherche sur les origines historiques de ce qui fait la spécificité de l'Occident. Un grand texte, original, aux conclusions inattendues et provocatrices, qui ne pouvait être écrit que par un savant dont l'expérience personnelle se situe à l'intersection de deux grandes cultures. Trait_html_691a601b.jpg

Bienvenue en Suède – le paradis social-démocrate qui pourrait bien constituer l’avenir commun de l’Occident. Il est on ne peut plus approprié que le comité d'organisation ait mis en place un instructif et important programme visant à analyser comment la liberté et les marchés s’en tireront dans les Etats Providence occidentaux.

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samedi 14 novembre 2009

Débat sur la morale : l'étatisme, agent corrupteur du capitalisme


Profitant de la crise actuelle pour exciter les penchants anti-capitalistes d'une partie de l'opinion, nos gouvernements, au niveau national, ou mondial, prétendent prendre des mesures visant à "réformer" le système financier, et à le rendre plus "moral". 

Sont visés les "paradis fiscaux", qui permettent aux banques d'amoindrir le racket fiscal pesant sur leurs clients, les bonus des traders, dont le rôle dans le déclenchement de la crise est pour le moins difficile à définir (j'y reviendrai un autre jour), réglementer les "hedge funds", qui n'ont joué absolument aucun rôle dans le déclenchement de la crise, et ainsi de suite. 

Naturellement, l'entreprise de "moralisation" menée par l'état ne prétend pas s'arrêter au secteur financier mais s'étendre à tout le "capitalisme", qui serait par essence sauvage et indifférent au sort de l'individu et de l'environnement, et qui, suprême inconvenance, essaie de réduire sa facture fiscale par tous les moyens.

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mardi 3 novembre 2009

L'économie de marché ne peut pas se fonder sur n'importe quel système de valeurs

Sam GreggDepuis 2 000 ans, l'Eglise catholique s’acharne à planter dans l'humus de la civilisation humaine un ensemble d’idées aujourd’hui impopulaires : que la vérité existe ; que celle-ci n’est pas seulement de la variante scientifique ; que l’on peut la connaître par la foi et par la raison ; et qu’elle n'est pas ce que vous voudriez, ou « sentiriez » qu'elle soit.

Tout au long de sa vie, Benoît XVI a insisté sur ces thèmes, justement parce que beaucoup de monde, y compris de nombreux chrétiens, a perdu de vue leur importance.

Il se peut que la plus importante prétention à la vérité de la dernière encyclique papale "Caritas in Veritate" sur la vie économique est que l'économie de marché ne peut pas se fonder sur n'importe quel système de valeurs.

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jeudi 22 octobre 2009

Ne confondez pas le capitalisme libéral avec le capitalisme "à la Davos" !

Michael Miller de l'Acton InstituteSi nous devions aujourd'hui décerner un prix pour le meilleur article sur le capitalisme écrit à l'occasion de la crise, c'est sans aucun doute à Michael Miller, auteur de "Davos Capitalism: Adam Smith's Nightmare", paru sur le site de l'Acton Institute, le 25 mars dernier, que nous l'attribuerions. Trait_html_691a601b.jpg Dans « La Richesse des Nations », Adam Smith lançait cet avertissement : «  les gens du même métier se réunissent rarement, même pour s’amuser et se divertir, sans que la conversation se termine par une conspiration contre le public ou par quelque procédé visant à faire monter les prix ».

Les manigances des dirigeants d’entreprise au cours de l’année dernière, qui ont provoqué une grave perte de confiance dans les marchés et à des appels à davantage d’intervention étatique, montrent malheureusement qu’Adam Smith avait raison. Malheureusement, le problème va plus loi que Fannie Mae, Freddie Mac, Merrill Lynch, AIG ou toute société qui aurait fait la une des journaux.

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dimanche 4 octobre 2009

Une vision iconoclaste de l'histoire économique : les "valeurs" aux origines de la croissance.

Deirdre McCloskey à Stockholm, Août 2009Deirdre McCloskey est une économiste libertarienne américaine connue pour ses travaux non conformistes en matière d'histoire économique, mais aussi de critique méthodologique.

Son exposé présenté lors de la réunion européenne de la Société du Mont Pélerin à Stockholm, à la mi-août ( sous le titre : ''pourquoi les économistes ne peuvent pas expliquer la révolution industrielle'" ) remet en cause bien des schémas reçus, même parmi ceux auxquels nous adhérons. Il vaut la peine d'être lu et discuté.

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Nous devons expliquer l'enrichissement étonnant des pays bourgeois de 1800 à nos jours, tel que le passage de la Norvège de 3 $ par jour en 1800 à 137 en 2006. L'explication ne peut être d'ordre économique. Si cela était une affaire de commerce, d'investissement, d'incitations économiques – le phénomène serait apparu plus tôt, ou en d'autres endroits.

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dimanche 27 septembre 2009

L'économie a besoin d'une éthique, mais laquelle ?

Jean-Yves NaudetOn commence toujours la lecture d’une encyclique sociale par l’introduction, sans lire ce qui précède, c'est-à-dire les destinataires de la lettre. Or, les encycliques sociales récentes ont une particularité : elles ne s’adressent pas seulement aux catholiques, mais « à tous les hommes de bonne volonté ». C’est normal, car il s‘agit de réfléchir ensemble à l’organisation de la société et cela concerne tout le monde.

Cela implique, pour le pape, dans la tradition issue de Saint Thomas d’Aquin, de parler non seulement la langage de la foi, mais aussi celui de la raison. Tout homme peut comprendre la philosophie, chacun peut découvrir la loi naturelle inscrite dans son cœur. Tous sont donc invités à lire ce grand texte

Ensuite, une encyclique n’apparaît pas un beau matin, elle s’inscrit dans une histoire, celle de la doctrine sociale de l’Eglise, qui a commencé dans la période récente en 1891 avec ''Rerum novarum''"[Des Révolutions"] de Léon XIII

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samedi 12 septembre 2009

Le Pape, le rabbin et l'économie morale

Sam GreggÀ notre époque ô combien laïque, il est paradoxal que les déclarations des dirigeants religieux sur des sujets qui vont du mariage à l’économie de marché obtiennent toujours des médias une attention considérable.

Cela rend d'autant plus surprenant que personne ne semble avoir remarqué le parallèle entre l'encyclique de Benoît XVI Caritas in veritate, parue le 7 juillet, et un éditorial provocant de Lord Jonathan Sacks, Grand Rabbin de Grande-Bretagne, dans le Times de Londres deux semaines plus tôt.

Le pape et le rabbin avaient des messages comparables, équivalant à ce qui suit : certains de nos problèmes économiques contemporains traduisent en fait une crise morale plus profonde au sein de la civilisation occidentale; tant que nous ne le reconnaîtrons pas, les changements dans la politique économique et la pratique des affaires n’apporteront que des solutions limitées.

Evidemment, ce n'est pas un message que tous apprécieront. Mais cela ne le rend pas moins exact.

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jeudi 10 septembre 2009

Pourquoi plus de liberté économique signifie plus de prospérité

Les 3, 4 et 5 juillet 2009, le Cercle Frédéric Bastiat, fondé et présidé par Jacques de Guénin, organisait à Dax un Week end de la liberté. Une soixantaine de participants - venus de toute la France - ont écouté une dizaine d'exposés dont l'objectif était "d'établir de manière radicale et définitive que la liberté économique engendrait la prospérité et le plein emploi et que, a contrario, l'intervention de l'État dans l'économie engendrait du chômage, de la pénurie ou du gaspillage".

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Les travaux de cette réunion ont été introduits par une présentation du Dr Patrick de Casanove, secrétaire général du Cercle, qui a présenté les résultats de l'Index of Economic Freedom, publié chaque année par la Heritage Foundation de Washington.

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mercredi 2 septembre 2009

Le Pape et son Encyclique : quiconque s'attendait à un rejet de l'économie de marché aura été déçu

'Le Père Robert Sirico a été pendant longtemps un habitué régulier des Universités d'été de la nouvelle économie à Aix en Provence. Il est le fondateur et président de l'Acton Institute for the Study of Religion and Liberty - un 'think tank' qui s'efforce de diffuser le message libéral dans les milieux du clergé et des associations de pratiquants catholiques américains. Le commentaire qui suit - sur l'Encyclique papale diffusée au début du mois de juillet - a été publié dans le Wall Street Journal du 10 Juillet. La traduction en a été assurée par François Guillaumat. Trait_html_691a601b.jpg

Dans sa troisième encyclique rendue publique au début du mois de juillet, Caritas in veritate (L’Amour dans la Vérité), le Pape Benoît XVI ne s’attarde pas sur des systèmes spécifiques de l'économie – il ne tente pas de favoriser le programme politique de qui que ce soit : il se soucie de la morale et du fondement théologique de la culture.

Le contexte est bien sûr celui d'une crise économique mondiale - crise qui s’est produite  au milieu d’un vide moral,  où  on avait abandonné l'amour de la vérité  au profit d'un matérialisme grossier.

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