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mardi 4 octobre 2016

Plaidoyer pour le libre échange : sauvons le TTIP !

Corentin.png Quand, en lisant les écrits de Frédéric Bastiat, on examine les arguments de ceux qui, au XIXème siècle, s’opposaient avec virulence à la libéralisation des échanges entre, par exemple, la Belgique et la France à propos de l’acier, on remarque que leurs arguments sont en tous points identiques à ceux des ennemis du TTIP aujourd’hui.

La peur du libre échange, rappelle notre ami de Bruxelles, Corentin de Salle, c'est la peur de la liberté.

Depuis l’époque où des tribus primitives troquaient entre elles des peaux de bêtes jusqu’à celle des échanges intercontinentaux de notre économie planétaire, la marche du commerce a toujours coïncidé avec celle de la civilisation et du progrès. A contrario, les périodes où le commerce se rétracte ou disparaît correspondent aux périodes de violences, de guerres et de recul économique, social et culturel. Ce fut le cas au moyen âge mais, plus proche de nous, ce fut le cas au début du XXème siècle avec la montée en puissance des nationalismes et des idéologies collectivistes à l’origine des deux plus grands conflits mondiaux.

Le libre-échange est pacificateur. Comme l’écrivait un certain Otto Mallery en 1943, « si nous ne souhaitons pas que les soldats traversent les frontières pour faire la guerre, il faut que les biens traversent les frontières pour maintenir la paix ».

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mercredi 4 novembre 2015

Histoire d'un gouvernement qui ne pouvait pas dire non (...à la manière de Bastiat)

Arnaud Deseau est actuellement étudiant en seconde année de Master en sciences économique à l'Université catholique de Louvain (Belgique). Il nous propose un essai de fable économique "à la Bastiat" qui lui a été inspirée par l'actualité économique, en particulier la crise de la filière porcine.

Dans le pays de Monocéphalie, la tradition veut que dès qu'une chose se passe mal, on se tourne vers le gouvernement de ce pays. Non pas que l'on ne sait régler ses problèmes soi-même ; mais il faut dire que l'appareil d’État de ce pays est si développé, si faste, que l'on se plaît à y recourir, tant il rappelle les grandeurs passées du temps où la Monocéphalie s'étendait par delà les mers et les océans.

Les Monocéphaliens sont un peuple fier – borné – et ils ne sauraient déroger aux traditions de leur pays, d'où qu'elles viennent – et ce même si la mémoire humaine à perdu le pourquoi du comment ainsi que le bien fondé de certaines coutumes.

Il n'y a pas tradition plus partagée et plus usée que celle qui veut que chaque Monocéphalien, lorsqu'il a du souci, se présente à Monocéphalia – la capitale – pour réclamer une aide ou un soutien. Cette coutume est même, disent certains, le ciment, le liant de la nation Monocéphalienne, tant elle rapproche tous les citoyens de leur État à tout moment de leur vie.

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jeudi 13 février 2014

Savez-vous vraiment ce qu'est le libéralisme ?

Jacques de Guénin est le fondateur du Cercle Frédéric Bastiat et l'auteur d'un  petit livre "Logique du libéralisme", paru en 2006, qui présente les principes fondamentaux de la pure tradition libérale française, celle de Jean-Baptiste Say. 

Ci-dessous, extrait du dernier bulletin publié par le Cercle Frédéric Bastiat, une présentation du libéralisme qui vaut la peine d'être reprise en raison de sa remarquable concision et de sa clarté.

Je précise tout de suite que je ne vais pas parler de politique : ma brève incursion dans le monde politique m'a appris qu'il n'y a pas de parti complètement libéral, et que la plupart des hommes politiques sont plus prompts à nous forcer à entrer dans le système qu'ils préconisent, à coup de lois et de règlements, plutôt que nous laisser vivre comme nous l'entendons. 

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mercredi 18 septembre 2013

Liberté négative contre liberté positive : responsabilité, initiative individuelle et prise de risque

Il ne suffit pas de connaître les fondements philosophiques de la conception libérale de la liberté, encore faut-il bien expliquer comment ceux-ci s'articulent et s'opposent à l'autre approche de la liberté, celle des socialistes. 

C'est ce que Damien Theillier, Président de l'Institut Coppet, fait de manière particulièrement lumineuse dans ce remarquable papier présenté en introduction au "5ème Week-end de la liberté" organisé à Dax par le Cercle  Frédéric Bastiat, au tout début du mois de juillet. Un texte de référence.

« La responsabilité, mais c'est tout pour l'homme : c'est son moteur, son professeur, son rémunérateur et son vengeur. Sans elle, l'homme n'a plus de libre arbitre, il n'est plus perfectible, il n'est plus un être moral, il n'apprend rien, il n'est rien. Il tombe dans l'inertie et ne compte plus que comme une unité dans un troupeau »  écrit Frédéric Bastiat, dans ses Harmonies Economiques

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dimanche 27 janvier 2013

4 décembre 2012 : "Ce qui se voit et ce qui ne se voit pas", conférence d'Alain Madelin

"La grande mutation de notre temps" était le premier thème traité par Alain Madelin dans le cadre de son grand programme de conférences organisé sur le thème "Comprendre l'économie pour mieux comprendre le monde". L'enregistrement de cette séance n'est malheureusement pas  […]

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mardi 18 septembre 2012

"Sécu : Comment faire mieux ?"

Patrick de CasanoveLe livre de notre ami Patrick de Casanove, "Sécu : Comment faire mieux - Propositions d'un médecin de famille", vient de paraître aux éditions TATAMIS. Patrick a demandé à Henri Lepage d'en faire la préface. C'est elle qui est reproduite ci-dessous.

Voici un travail qui mérite d’être soutenu et connu. Patrick de Casanove est médecin généraliste dans une ville du Sud-ouest ; mais il est aussi le Président du Cercle Frédéric Bastiat , une association landaise très active dont l’objet est de maintenir la mémoire et de faire connaître l’œuvre d’un des plus grands auteurs libéraux français de tous les temps, Frédéric Bastiat (mort en 1850).

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jeudi 19 juillet 2012

Le grand retour des oligarchies de l'obscurantisme

Yves Montenay"La musique de la nouvelle équipe laisse miroiter de multiples promesses plutôt que de faire la pédagogie des temps de crise" nous dit Éric Le Boucher (dans Les Échos du 6 juillet).

Certes, les premières décisions ne sont que modérément catastrophiques, mais cette "musique" illustre une ignorance ou une irresponsabilité ou un double discours que l'on peut résumer en un mot : "l'obscurantisme".

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vendredi 9 mars 2012

Faux services, faux prix, faux emplois...

Patrick de CasanoveLa France est un pays de chômage structurel. Les politiciens veulent faire croire qu’il est conjoncturel. L’alibi d’aujourd’hui est la crise.

On peut immédiatement remarquer qu’un pays où il faut, par exemple, commencer par payer pour pouvoir travailler ("la contribution économique territoriale" qui remplace la "Taxe professionnelle"), et où l’État paie des gens pour qu’ils n’en fassent pas travailler d’autres (aides aux entreprises pour qu’elles emploient les gens à 35h seulement.) est mal parti.

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mercredi 7 mars 2012

Protectionnisme, la grande arnaque idéologique

Le combat contre le retour des fausses solutions protectionnistes n'est pas seulement une affaire pour économistes. C'est aussi une question de cohérence philosophique et éthique, et surtout de ne pas se laisser abuser par le caractère idéologique du discours de ceux qui en sont les bénéficiaires.

La plupart des gens voient le commerce international comme une sorte de Jeux Olympiques où les concurrents seraient les nations, et où il ne pourrait y avoir qu'un pays gagnant par course. Ce genre d'analogie est une erreur complète.

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lundi 22 août 2011

L'Etat, la dette et les libertés : l'importance de la bataille pour les idées.

Dr Richard EbelingLe problème de la dette n'est que le symptôme d'une mentalité anti-capitaliste qui sape la philosophie politique originelle des droits individuels et de la liberté économique et instaure à sa place une idéologie du paternalisme et de la dépendance.

Lorsque les Démocrates et les Républicains américains s'affrontent pour proposer des plans différents et concurrents de réduction des dépenses publiques, ils ne précisent jamais à partir de quel « niveau de référence » ils font leurs calculs.

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jeudi 18 août 2011

Après la crise, l'effondrement... Comment en sortir ? Réponse à Alain Minc

Patrick de CasanoveOn nous a rebattu les oreilles sur la responsabilité des financiers et des banquiers dans la crise financière, exonérant l'Etat de toute responsabilité. C'est "ce qu'on voit".

Pourtant, le principal coupable, c'est bien lui. Par ses réglementations il a perverti les lois du marché, et permis des choses naturellement inconcevables sans sanction immédiate du dit marché. C'est "ce qu'on ne voit pas".

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mercredi 8 juin 2011

Cercle Bastiat, Dax, du 1 au 3 juillet : "Souveraineté individuelle et coopération spontanée"

Patrick de CasanoveNotre pays est dans une passe difficile et les clameurs d’autosatisfaction de nos dirigeants ni changeront rien.

Régulièrement ces derniers, ou ceux qui postulent à le devenir mettent en avant leur « expérience » et leur « professionnalisme », au sein des instances nationales ou internationales. Ils n’ont pas de mots assez durs pour fustiger « l’inexpérience » ou « l’amateurisme » d’éventuels rivaux.

Quand on regarde ce à quoi nous a conduit leur expérience et professionnalisme on peut être effaré.

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mardi 26 avril 2011

Présidentielles : l'actualité de Frédéric Bastiat

Dans notre pays très centralisé l’élection présidentielle, revêt une importance démesurée de par ses conséquences sur notre vie quotidienne.
Les partis politiques et les divers postulants dévoilent un à un leur programme.
Or on ne peut que déplorer qu’ils n’offrent pas de choix réel. Tous sont d’inspiration étatiste et collectiviste, et reviennent à acheter les voix des uns avec l’argent des autres.

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mercredi 30 mars 2011

L’effet catastrophe : "ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas"

Alain Madelin à l'Institut TurgotC’était inévitable. Il s’est trouvé de bons esprits pour expliquer que les catastrophes subies par le Japon allaient doper sa croissance.

Et pas des moindres, à commencer par Larry Summers, ancien secrétaire américain au Trésor sous Clinton et ex-directeur du Conseil économique national auprès d’Obama. Fichtre donc.

Un bon tremblement de terre, un bon tsunami et pourquoi pas une bonne guerre, rien de tel pour stimuler la croissance !

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