Si le calme est apparemment revenu sur les marchés, les déséquilibres et les contradictions ne cessent de s'accumuler au sein de la zone euro. Gilles Dryancour fait le point et nous aide à débusquer les paradoxes et les non-dits de l'actualité politique et financière.
Les événements ne cessent de confirmer l’évidence : les Etats de l’Euroland,faute de croissance, ne pourront sauver la monnaie unique sans avoir recours à la déconfiture des pays insolvables ou à la monétisation des dettes publiques.

Voici, en toute immodestie, un plan de sortie de crise qu'aucun candidat à la présidentielle, aucun sommet européen, ne défendra, sauf miracle, mais qui pourrait permettre de refaire pousser des fleurs sur notre terre brûlée par la crise.
Cher Arnaud,
Lorsqu’une entreprise fait de mauvais choix, elle tombe en faillite et ses créanciers se partagent les miettes.
En 1976 (il avait alors 77 ans), Hayek estima urgent de prendre position contre le projet d’une monnaie européenne unique. Pour cela, il interrompit la rédaction du tome III de Law Legislation and Liberty pour écrire un livre méconnu intitulé « Denationalisation of money : the argument refined
Comme les nouvelles réglementations sur les banques (Bâle III) Madame Lagarde considère qu’il faut renforcer la solidité financière des banques européennes, et qu'elles vont donc devoir procéder à des augmentations de capital massives pour éviter une répétition de la crise de 2008.