Institut Turgot

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mercredi 1 décembre 2010

Les banques centrales comme source d'instabilité financière

George SelginCe texte est en un sens la continuation de l'intervention de George Selgin au séminaire monétaire de l'Institut Turgot le 31 mai 2010. Après sa mise au point sur les origines de la banque moderne, Selgin dénonce le mythe historiographique de l'utilité des banques centrales. Trait_html_691a601b.jpg

La crise financière illustre la double nature "à la Dr Jekyll et Mr Hyde" des banques centrales.

Elle fait apparaître simultanément notre dépendance absolue vis-à-vis de la banque centrale comme moyen d’assurer un flux continu de crédit à l’issue d’une crise financière, et en même temps la capacité de cette institution à alimenter les booms financiers qui seuls sont réellement responsables de l'occurence des crises

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vendredi 5 novembre 2010

Le «Foreclosure-gate»: la plus grande fraude de l’histoire?

David DescôteauxImaginez la scène. Sans emploi depuis des mois, vous devez rendre les clés de votre maison à la banque. Pas un, mais trois représentants de banques différentes cognent à votre porte. Chacun d’eux tient dans ses mains un certificat de propriété pour votre maison. Après vérification, les trois papiers sont… des faux! Et personne ne sait qui possède votre maison.

On pensait avoir tout vu des banquiers de Wall Street. Mais le «Foreclosure-gate» pourrait battre tous les records de fraude financière… et nous replonger tous au coeur d’une nouvelle crise.

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mercredi 20 octobre 2010

19 octobre 2010 : La tromperie des politiques industrielles - séminaire avec Jean-Pierre Chamoux.

A quoi sert la politique industrielle. A très peu de choses, en vérité. Certainement pas à ce à quoi nos dirigeants politiques voudraient qu'elle serve. Telle est la thèse développée par le Professeur Jean-Pierre Chamoux lors du séminaire organisé, le 19 octobre dernier, dans les locaux de l'Institut Turgot.

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samedi 16 octobre 2010

Débat : quelles solutions libérales pour sortir de la crise ?

Professeur Jea-Jacques RosaConvenons tout d’abord que sont « libérales » les politiques consistant à favoriser les choix individuels, les marchés concurrentiels, et qui contribuent à l’érosion des rentes de situation.

Dans cette perspective, les politiques « pro-business » qui mettent les interventions de l’Etat au service des profits d’entreprises sont à opposer aux politiques « promarket» qui favorisent la concurrence et la réduction des rentes et des interventions.

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jeudi 14 octobre 2010

Deepak Lal : causes et conséquences de la Grande Crise de 2008

Le professeur Deepak LalCeci est la traduction d'un article paru dans le CATO journal sous la signature de l'économiste Deepak Lal .

Dans ce texte, l'auteur compare la pertinence des écrits des grands économistes (Wicksell, Keynes, Hayek, Friedman, Fisher) par rapport au déroulement des événements récents.

Par ailleurs, l'ampleur des problèmes budgétaires qui résultent de la crise le conduit à établir un intéressant parallèle avec la chute de l'empire romain. Trait_html_691a601b.jpg

Au début des années 1980, je travaillais à la Banque mondiale en tant qu'administrateur chargé de la recherche, à un moment où le tiers-monde se trouvait plongé dans une grande crise d'endettement. La crise financière mondiale d’aujourd’hui présente des similitudes étranges, mais avec des résultats différents. Pourquoi ?

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jeudi 23 septembre 2010

Règlementation des banques : la piste inexplorée par le Comité de Bâle

Guillaume Vuilleme et Vincent PoncetSi la crise financière de 2008-2009 a fait éclater au grand jour les fragilités du secteur bancaire, l'actuel processus de réforme engagé à l'échelle mondiale demeure en revanche une affaire de spécialistes.

Les accords de Bâle III qui viennent d’être adoptés seront applicables en 2019, avec une période de transition dès 2013. Le grand public demeure peu informé, et les détails qui filtrent paraissent obscurs pour qui n'est pas économiste.

Pourtant, les enjeux sont tels que l'on mérite d'y prêter attention.

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jeudi 16 septembre 2010

Le 31 mai 2010 : Enquête sur les origines de la banque moderne - séminaire (en anglais) avec George Selgin

Au cours de cette conférence, qui s'inscrit dans le cycle des séminaires monétaires organisés par Philippe Simonnot, c'est à une véritable enquête historique que nous convie George Selgin, Professeur d'économie à l'Université de Georgie, le grand spécialiste de la banque libre.

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Il est bien connu que la banque moderne, telle qu'on la conçoit aujourd'hui, puise ses racines dans les pratiques financières des orfèvres du 17ème siècle, notamment les orfèvres londonniens.

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mercredi 1 septembre 2010

Taxation des banques : la cacophonie

Florin AftalionTaxer les banques : les propositions s'accumulent.

Des décisions ont déjà été prises ici et là, visant à imposer les bonus des dirigeants et des traders (de façon transitoire ou permanente). Mais il ne s'agit là que de préludes.

D'autres mesures, d'un poids économique bien plus conséquent, sont en attente.

Elles sont loin d'être convergentes.

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mardi 27 juillet 2010

Crise et résilience : les leçons du grand accident asiatique de 1997

Guillaume VuillemeyAlors qu'ils avaient été fortement affectés par la crise de 1997-1998, les pays d'Asie du Sud-Est ont étonné par leur résilience en 2008 et 2009.

Les secteurs bancaires et financiers des pays de l'ASEAN-5 (Indonésie, Malaisie, Philippines, Singapour, Thaïlande), sur lesquels nous nous concentrerons, ont fait montre d'une grande robustesse.

Comment expliquer de telles différences, à un peu plus de dix années d'intervalle ?

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samedi 1 mai 2010

Crise économique ? non, crise de régime

Philippe SimonnotLes "experts" qui avaient claironné ces derniers mois que la crise était dépassée parce que la Bourse avait retrouvé des couleurs ont dû vite déchanter. Loin d'être terminée, la crise déroule ses effets dévastateurs avec une régularité diabolique.

Comme on pouvait s'y attendre, la substitution de la dette publique à la dette privée que l'on a opérée pour venir au secours d'une finance dévoyée n'a fait que reculer les échéances et aggraver les déficits publics, déjà fort lourds. Les "actifs toxiques" dont on cherchait à se débarrasser ont fini par intoxiquer les Etats eux-mêmes.

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lundi 12 avril 2010

Banques : pourquoi pas une SARF (Société par actions à responsabilité forte) ?

Cet Article à fait l'objet d'une publication dans l'AGEFI magazine (Suisse) de Mai 2010.

Patrick Madrolle L'Allemagne, la France et le Royaume-Uni sont proches d'un accord sur une taxation internationale commune des banques. Cette mesure va évidemment s'ajouter aux nombreuses réglementations déjà existantes, mais quelle en sera l'efficacité ?

Il faut noter que ces décisions vont à l'encontre du leitmotiv de nos gouvernements si souvent clamé, «il faut prêter plus pour sauver nos entreprises !». Cette promesse est évidemment intenable et même suicidaire pour les entreprises déjà trop endettées depuis les années de bulle et de taux trop bas initiés par les banques centrales.

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mardi 6 avril 2010

Le 24 mars 2010 : Réforme bancaire et/ou réforme financière - réunion à l'Assemblée nationale avec M. de Scitivaux et J.C. Gruffat

Ceci est le compte rendu de la réunion organisée par l'Institut Turgot le mercredi 24 mars, dans la salle Colbert de l'Assemblée nationale, avec le concours de l'association Réforme & Modernité, sur le thème : "Réforme bancaire et/ou réforme financière". Mais, inévitablement, compte tenu de l'actualité, l'essentiel de la discussion a dérivé sur la question grecque et l'avenir de la zone euro.

Nos deux invités étaient Jean-Claude Gruffat, Directeur général de Citi-Group France, et Marc de Scitivaux, Directeur des Cahiers verts de l'économie.

Vidéo 1ère partie : Faut-il casser les banques ?

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Il avait été convenu de diviser la réunion en deux parties permettant ainsi d'avoir une succession de quatre exposés ne durant pas plus de quinze-vingt minutes, plus discussion avec la salle (environ cent vingt personnes présentes).

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samedi 27 février 2010

Normes comptables : revenir au "principe de prudence"

Professeur Jesus Huerta de SotoEn écho au texte de V.Poncet et G.Vuillemey sur la libération des normes comptables, voici la traduction d'une étude, sur le même thème, du Professeur Huerta de Soto publiée il y a un peu plus d'un an par le Mises Institute. L'auteur analyse le processus de dénaturation des normes comptables internationales au cours des dernières années. En filigrane apparaissent des pistes pour une réforme viable. Trait_html_691a601b.jpg

« L'exubérance irrationnelle » (Alan Greenspan) qui a caractérisé la conjoncture des dernières années a culminé dans une crise de première importance, à la fois dans le système bancaire et sur les marchés financiers. Un élément central de la période récente a été la dégradation progressive, sur le continent américain aussi bien qu'en Europe, des principes traditionnels de la comptabilité, telle qu’on l'a pratiquée pendant des siècles dans le monde.

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dimanche 7 février 2010

Libération des normes comptables

G. Vuillemey et V.PoncetLe monopole étatique de fixation des normes comptables doit être remis en question.

En France et en Europe, les régulateurs s'activent pour faire de la réforme des normes comptables une des priorités de l'année 2010.

Dans son discours d'ouverture du forum de Davos, Nicolas Sarkozy a jugé l'enjeu « crucial » et a insisté sur sa volonté de définir des normes communes à l'échelle mondiale. Au sein de l'Union Européenne, Michel Barnier, nouveau commissaire au marché intérieur, devrait pousser dans le sens du rapport de Larosière qui, en 2009, recommandait la révision des conditions d'application des modèles comptables.

Si le rôle de la disposition dite mark-to-market dans la crise financière a certainement été surestimé, la question de la valorisation des actifs dans les bilans bancaires demeure. Quelle norme comptable faut-il imposer pour estimer la valeur des actifs, notamment des moins liquides ?

La question ne se pose pas en ces termes, car les valeurs que l'on cherche à quantifier ne sont pas des données objectives. Dès lors, c'est le monopole étatique de fixation des normes comptables qui doit être questionné.  

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jeudi 14 janvier 2010

Finance : comment rendre aux faillites leur rôle de régulateur systémique.

Vincent Bénard prolonge sa réflexion critique sur la régulation des marchés financiers, des banques et des assurances par des propositions concrètes.
 
Réguler, réguler, réguler... En ce qui concerne le secteur financier, la religion de l'état et des opinions publiques semble faite: l'état devrait beaucoup plus réguler, c'est à dire intervenir préventivement pour normaliser l'activité des banques, les contrôler au quotidien, et renforcer les règles prudentielles destinées à empêcher les banques de faire massivement faillite. 

Seul problème, cette philosophie de la régulation est déjà largement en vigueur et a amplement démontré son inefficacité, voire sa nocivité. Et si les gouvernements osaient parier sur une bonne gestion de la faillite des mauvaises banques pour parvenir à une véritable auto-régulation du secteur financier ? 

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mardi 12 janvier 2010

Assurance publique des dépôts bancaires : le révélateur de l'affaire islandaise (IceSave)

Vincent Bénard nous révèle les immenses implications d'un petit événement qui a échappé à l'attention de la plupart d'entre nous.

Le président Islandais, Olafur Ragnar Grimsson, vient de mettre son véto à un texte voté par son parlement concrétisant un accord intergouvernemental Islando-anglo-Néerlandais, forçant les islandais à rembourser les états britanniques et bataves qui sont venus au secours de leurs épargnants piégés par la faillite des trois grandes banques de l'île nordique. 
La presse internationale, et notamment française, présente l'affaire comme un dangereux reniement de parole et un quasi défaut sur la dette Islandaise, et les agences de notation dégradent la dette du Pays. 
Cette présentation des faits est elle la bonne ? La question est bien plus complexe qu'il n'y parait, et le président Grimsson ne mérite sans doute pas l'opprobre dont il est couvert hors de son île.

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jeudi 7 janvier 2010

Le 10 décembre 2009 : Analyse monétaire de la crise et de l'après-crise, séminaire avec Florin Aftalion

Florin Aftalion, professeur émérite à l'ESSEC, était l'invité du séminaire organisé par Philippe Simonnot le 10 décembre 2009, dans les locaux du 35 avenue Mac Mahon. A cette occasion le Professeur Aftalion nous a donné sa représentation de la crise et de son déroulement. L'exposé était très structuré, et accompagné de la projection de quelques graphiques clés.

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Dans un premier temps, l'orateur s'est concentré sur le facteur déclencheur de la crise, à savoir la politique monétaire américaine. La responsabilité de la FED est écrasante.

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mardi 22 décembre 2009

Une approche schumpétérienne de la crise et de la sortie de crise - entretien avec Jean-Jacques Rosa

Il y a presque un an (le 13 janvier 2009), Jean-Jacques Rosa, professeur émérite à Sciences-Po Paris, avait participé à la réunion organisée par l'Institut Turgot sur la Crise, avec notamment la participation d'Alain Madelin.

A cette occasion, il avait évoqué le rôle déterminant de l'innovation dans la genèse des événements qui ont mené à la crise financière 2007/2008. Je suis retourné le voir pour lui demander de s'expliquer plus longuement sur ce thème.

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Dans cet entretien, filmé dans les locaux de l'Institut Turgot, Jean-Jacques Rosa présente une interprétation Schumpétérienne de la Crise, sensiblement différente de l'explication monétaire et hayékienne que j'ai moi-même présentée sur ce blog, mais très proche de la vision offerte par Charles Gave (développée dans les commentaires qui ont suivi la publication de l'entretien filmé au début de l'été).

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lundi 30 novembre 2009

“Breaking up the bank”, le retour du Glass Steagall Act ?

Jean-Claude Gruffat Le retour à une forme d'organisation bancaire de style "Glass Steagall Act" est impossible et conduirait à des dérives encore plus dramatiques.

Le modèle n'est économiquement viable que dans un univers de taux administrés, qui supposerait le retour à un système planifié avec service public crédit.

Mais des mesures ciblées de recapitalisation modulées et de responsabilisation des organes de contrôle, internes et externes, permettraient d'arriver à un résultat analogue à celui recherché. Trait_html_691a601b.jpg

Un peu plus d’un an après la faillite de Lehman, deux ans après le début de la crise des « sub primes » aux Etats Unis, beaucoup d’esprits avertis observateurs de la scène bancaire et financière s’interrogent fort légitimement.

Au delà de multiples réunions, rapports et autres, et de restrictions sur les modalités de paiement de boni aux opérateurs, notamment employés par des établissements ayant reçu des fonds et/ou des garanties de l’Etat, qu’avons-nous changé aux règles qui organisent le cadre et la supervision des activités bancaires et financières ?

Bien peu…

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vendredi 20 novembre 2009

Banques : les origines publiques de l'irresponsabilité financière privée.

L’attitude la plus commune (surtout en France) est de considèrer que l’origine de la crise actuelle se trouve dans les politiques de déréglementations menées depuis le tournant des années Reagan et Thatcher. 

La crise financière serait la sanction de l’échec des idées néo-libérales. Elle marquerait la faillite de l’idéologie outrancière du tout-marché capitaliste. Banquiers et financiers seraient les principaux coupables qu’il s’agirait désormais de ramener à la raison par une reconstruction appropriée de l’ensemble du cadre réglementaire applicable à leurs professions.

Il est incontestable que le comportement des banques et des marchés financiers est au coeur des processus qui ont conduit à la crise. La vague d’innovation financière qui a marqué les vingt dernières années a amené des excès, des erreurs dont l’économie paie aujourd’hui le prix. 

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lundi 9 novembre 2009

Le 24 septembre 2009 : séminaire monétaire autour d'Antoine Jeancourt-Galignani sur les dysfonctionnements responsables de la crise

Le séminaire monétaire de Philippe Simonnot a repris ses travaux le 24 septembre 2009 avec un exposé introductif d’ Antoine Jeancourt-Galignani, ancien président de Indosuez et des AGF.

Le thème de la discussion portait sur le dysfonctionnement des entreprises bancaires et financières, d’abord aux Etats Unis puis, par contagion, dans de nombreux autres pays.

La crise a révélé de profondes défaillances chez tous les acteurs de la chaine d’origination, de gestion et de distribution de larges catégories d’actifs de crédit , principalement, mais pas exclusivement, liés à l’immobilier.

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lundi 12 octobre 2009

Le 7 octobre 2009 : "Libéral mais non coupable", conférence de Charles Gave à l'Assemblée nationale.



Mercredi dernier, 7 octobre 2009, notre ami Charles Gave était l'invité de l'Institut Turgot ainsi que de l'Institut Euro92, pour la présentation de son dernier livre, publié chez Bourin Editeur, "Libéral mais non coupable ".

Nombreux étaient les amis de l'Institut Euro92 et de l'Institut Turgot qui s'étaient déplacés pour écouter et converser avec Charles Gave. Trop nombreux même, puisque, la salle étant trop petite pour contenir tout le monde, plusieurs dizaines de personnes ont été refoulées par les huissiers de l'Assemblée nationale.

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jeudi 24 septembre 2009

Ce n'est pas la faillite de Lehman Brothers, mais le soutien à Bear Sterns qui a tout déclenché

Une des erreurs d'analyse les plus souvent entendues à propos de la crise est celle qui revient à en dater le début à il y a un an, lorsque le gouvernement américain et son ministre des finances, Henry Paulson, ancien CEO de Goldman Sachs, refusait d'amener sa garantie à Bank of America pour un éventuel rachat de Lehman Brothers, concurrent direct de GS, dirigée par l'homme le plus haï dudit Paulson, un certain Richard (Dick) Fuld.

Selon 90% des analystes "mainstream", la "tragique erreur" de Paulson, le non-sauvetage de Lehman, (B.of.A choisissant désormais de racheter un troisième canard boiteux de Wall Street, Merill Lynch), a été le révélateur de la fragilité des bilans bancaires, qui a précipité une chute des actifs financiers, mettant les banques trop faiblement garnies de fonds propres au bord de la faillite, obligeant les preux chevaliers étatiques du monde à un gigantesque plan d'injection d'argent du contribuable pour "sauver le système financier".

Inutile de préciser que cette interprétation n'est pas la mienne. Le lâchage de Lehman n'a fait que révêler une situation qui de toute façon ne pouvait qu'exploser

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jeudi 9 juillet 2009

La faute à la déréglementation.... quelle déréglementation ?

Nathalie Elgrably-Levy La déréglementation tous azimuts, nous le savons tous, est l'élément déclencheur de la crise économique. Et si le Canada est moins touché, c'est grâce à un système bancaire rigoureusement contrôlé. C'est du moins ce que tout le monde répète de manière mécanique depuis des mois, comme si c'était une vérité formelle. Lundi, c'était au tour de Robert Zoellick, président de la Banque mondiale, d'y aller d'une déclaration similaire.

Mais de quelle déréglementation s'agit-il? Voilà bien une question à laquelle les partisans de la théorie de la déréglementation sont incapables de répondre!

Et pour cause: il n'y a eu aucune déréglementation importante. Certes, il y a eu la suppression graduelle du Glass-Steagall Act de 1933 qui imposait une séparation entre les banques de dépôt et les banques d'investissement. Mais il serait illogique et malhonnête de lui attribuer les déboires du système bancaire, car il n'a fait que consentir aux banques américaines les mêmes droits que ceux dont jouissent les institutions canadiennes et européennes qui, elles, se portent bien.

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mardi 7 juillet 2009

La fausse bonne idée du Conseil des risques systémiques

Florin Aftalion à l'Institut TurgotLe Conseil européen veut instituer un Conseil des risques systémiques chargé d'assurer une surveillance micro-prudentielle du système financier. En cela il s'inspire du rapport d'une commission présidée par Jacques de Larosière, qui a déclaré avec raison : "les banques centrales doivent placer la stabilité financière mondiale au centre de leurs préoccupations, au même titre que la stabilité des prix, afin d'empêcher l'apparition de crises systémiques à l'avenir."

Il semblerait que le risque systémique contre lequel veut se prémunir la Commission concerne des accidents tels que l'insolvabilité qui, affectant d'abord une ou quelques entités - banques, compagnies d'assurance, "hedge funds" - étendent ensuite leurs effets destructeurs, de proche en proche, à l'ensemble du secteur financier, puis à l'ensemble de l'économie. De telles catastrophes pourraient être provoquées par l'éclatement d'une bulle spéculative ou par l'accumulation d'actifs qualifiés de toxiques, autrement dit de produits dérivés complexes logés dans des bilans de banques.

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vendredi 26 juin 2009

Faut-il tuer les banques ?

Charles Gave Chaque semaine le Journal des Finances (Hebdo) publie une chronique régulière de notre ami Charles Gave. Celle-ci est la dernière en date du 20 juin 2009. Par ailleurs, Politique Internationale, la revue de Patrick Wajsman, publiera dans son prochain numéro été 2009, un longue entretien avec Charles Gave sur la sortie de crise. Enfin Charles annonce la publication à la rentrée d'un livre au titre très prometteur Libéral mais pas coupable.

La sagesse populaire dit que le succès a de nombreux pères, mais que l’échec est par nature orphelin. Si on en vient à la crise financière des deux dernières années, on peut d’ores et déjà annoncer que de nombreux tests ADN de paternité ont été conduits et que les résultats commencent à sortir. Nous allons enfin savoir. Ainsi, par exemple, le gouvernement américain vient de rendre public un rapport de 88 pages sur les causes de la crise et la réforme financière qui doit s’ensuivre, rapport qui coïncidait avec une interview du président Obama sur le même sujet accordée aux grands réseaux de télévision aux Etats-Unis.

Les résultats atteints par cette commission de recherche sont stupéfiants. A la surprise générale, les responsables seraient l’avidité incontrôlée des banques d’investissement, la débauche incompréhensible qui aurait frappé les banques commerciales et bien entendu les spéculations incontrôlées des nuisibles hedge funds. On reste confondu d’admiration devant la perspicacité de nos Sherlock Holmes.''

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lundi 15 juin 2009

George Selgin, la crise, et l'économie de la banque libre

George Selgin Pour les libéraux, ce que nous vivons n'est pas une crise de l'économie de marché, mais une crise de la réglementation.

En fait, à la réflexion, l'expression "crise de la réglementation", ou même "crise de l'interventionnisme", n'est pas tout à fait exacte. Elle ne rend pas pleinement compte de la nature de ce qui est en cause. Elle laisse traîner l'impression que si la réglementation entraine de multiples effers pervers dont la crise est l'une des manifestations, ces effets pervers pourraient être corrigés par une "meilleure" réglementation, mieux conçue, mieux réfléchie, plus étudiée.

En réalité, ce que nous vivons est, de manière plus exacte, 'une crise de l'ingénierie réglementaire'; c'est à dire une nouvelle illustration des limites intrinsèques et des conséquences catastrophiques auxquelles peut un jour conduire ce qu' Hayek désignait sous le terme de 'constructivisme'.

Cette manière de concevoir le monde se heurte au caractère nécessairement limité de la connaissance humaine

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dimanche 10 mai 2009

23 avril 2009 : table-ronde à Turgot-Bruxelles avec Henri Lepage sur la crise financière

En coopération avec l'Institut Hayek (Vincent Bénard) et le Ludwig von Mises Institute Europe (Anette Godart-van der Kroon ), l'Institut Turgot a organisé à Bruxelles, le jeudi 23 avril, un déjeuner débat dont l'invité était Henri Lepage, Président de l'Institut Turgot.

Il s'agissait de faire le point sur le déroulement de la crise et ses perspectives. La réunion s'est déroulée dans une salle aimablement prêtée par la European Landowners Organisation dont le personnel avait par ailleurs assuré l'intendance de manière très efficace. Près de quarante personnes, venant notamment des milieux bancaires ainsi que d'organismes liés à la Commission européennes, ont assisté à ce débat, avec une participation très active des invités lors de la traditionnelle période de questions.

Ecoutez l'enregistrement audio intégral de la conférence et de la discussion

Grâce au soutien et à l'animation d'Alain Dumait, Turgot-Bruxelles va reprendre des activités régulières. Les personnes désireuses d'être informées des prochaines réunions peuvent prendre contact à l'adresse infoturgot@gmail.com

La veille au soir, le mercredi 22 avril, Henri Lepage était à l'ISMaPP (Institut Supérieur du Management Public et Politique), invité par l'Association des anciens élèves de cette école supérieure privée. Le thème de la réunion était le même.

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mercredi 29 avril 2009

Faut-il réglementer les rémunérations des grands patrons ?

Victoria Curzon-PricePour analyser correctement la crise économique qui nous frappe, afin de concevoir des réglementations pour éviter qu’elle ne se répète, il faut impérativement distinguer les causes de la maladie de ses symptômes. Actuellement, nous courrons un grand risque de les confondre et d’adopter des remèdes inappropriés, voire nocifs. Tel est le cas, il me semble, du durcissement de la réglementation en matière de salaires actuellement en discussion devant de nombreux parlements.

Très brièvement, les causes du désastre financier actuel sont à chercher auprès de la politique monétaire laxiste de Mr. Alan Greenspan, poursuivie sans interruption depuis sa nomination en 1987 jusqu’en décembre 2005, mais qui a pris une tournure particulièrement vertigineuse après le 11 septembre 2001. Quatre années de taux d’intérêt réels négatifs, un torrent de dollars et un multiplicateur bancaire incompressible soutenu par la fameuse « exubérance irrationnelle » des marchés (le terme même de son instigateur !) a eu raison de la prudence normale des banquiers, mais a surtout détruit la « vérité des prix » sur tous les marchés.

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dimanche 5 avril 2009

Plans de relance et stimuli économiques (1): l'illusion de l'action

Gilles DryancourFace à la crise économique, les Etats-nations multiplient les annonces de plans de relance (1). Ces plans obéissent à l’idée qu’il faudrait traiter l’éclatement de la bulle financière comme une maladie dépressive et administrer au marché un puissant stimulant. Bien considéré, le théorème de la stimulation physiologique, du corps économique, est un concept-piège. Il nous enferme dans une vision clinique de la crise où l’Etat s’affirme comme le médecin, alors qu’il fait systémiquement partie de la maladie.

Nul n’est besoin, ici, de longues analyses pour s’en convaincre. Il suffit pour cela de rappeler, brièvement, quelques-uns des grands déséquilibres monétaires, engendrés par l’intervention publique. Le plus manifeste résulte du taux de change fixe, mis en place par les autorités monétaires chinoises, entre le RMB chinois et le dollar. Cette parité-fixe vise au soutien des exportations chinoises qui représentent plus de 40% du PIB de la Chine. La parité-fixe empêche la hausse du RMB, ce qui pérennise le déficit commercial entre la Chine et les Etats-Unis.

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samedi 21 mars 2009

Marc de Scitivaux, le 3 mars 2009 : Comment les facteurs du drame se sont enchaînés

Marc de Scitivaux Le 3 mars dernier, l'Institut Turgot a organisé une soirée de réflexion autour de l'économiste Marc de Scitivaux. Directeur des Cahiers Verts de l'économie, Marc de Scitivaux est depuis de nombreuses années un proche d'Alain Madelin. Tout au long des années 1990, il est souvent intervenu à l'Institut Euro 92 pour partager ses passionnantes analyses économiques. Ceux qui écoutent BFM savent qu'il est un habitué de l'émission du samedi matin "Good Morning week-end" où l'on apprécie le caractère franc et direct de ses jugements.

Nous lui avons demandé de faire le point sur le déroulement de la crise et ses perspectives. Quelle est la cause de tout ce gâchis? Qui sont les responsables? Quels en sont les moteur? Le pire est-il passé? Faut-il au contraire s'attendre à de nouveaux rebondissements? Les libéraux doivent-ils désespérer?

Sa présentation, à tous égards passionnante et exceptionnelle, présente l'implacable enchaînement des éléments qui, au cours des vingt dernières années, se sont progressivement mis en place et ont conduits aux événements financiers que l'on connait. Son analyse rompt radicalement avez les explications habituellement distillées par les médias. Elle met l'accent sur la manière dont, à travers le monde, l'empilement irresponsable de multiples politiques réglementaires, toutes conçues pour des fins particulières, a finalement donné naissance à une véritable bombe financière globale dont personne ne pouvait plus contrôler l'explosion.

Ecoutez l'intégralité de l'enregistrement audio de l'intervention de Marc de Scitivaux et de la discussion qui a suivi.

Visionnez le diaporama qui accompagnait l'exposé de Marc de Scitivaux.

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jeudi 12 mars 2009

Comment les accords de Bâle ont créé la crise qu'ils devaient prévenir

Les accords de Bâle (1), qu'il s'agisse de Bâle I ou de Bâle II (1) sont au centre des polémiques sur la solidité du système bancaire mondial. Entrés en vigueur en 1992 (Bâle I), modifiés au 1er janvier 2007 (II), ils étaient censés protéger les banques d'un risque de faillites en cascade. Une banque qui respectait les ratios définis par les accords de Bâle (Cooke 1992, puis Mc Donough 2007) était supposée suffisamment solide, et le système bancaire gouverné par de tels ratios était supposé stable.

La crise actuelle semble démontrer empiriquement à quel point cette approche mathématique de la gestion des banques s'est révélée inefficace. Car à n'en point douter, les fonds propres des banques étaient insuffisants pour couvrir efficacement les risques de pertes liés au dégonflement de la bulle de crédit que nous vivons.

Au delà du constat empirique, il convient d’analyser les faiblesses de l'approche des accords de Bâle en tant qu’outil prétendant permettre de maîtriser le risque financier couru par les banques

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