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mercredi 7 septembre 2016

L'ultime message des taux négatifs

HL_2011_B.jpg "The world economy and monetary system toward a global systemic reset", tel pourrait être le sous-titre en anglais de cette note récemment rédigée pour caractériser et mettre en perspective, de la façon la plus brève possible, la situation de l'économie mondiale au bout de neuf années de politiques monétaires non conventionnelles conçues par les banques centrales pour sortir de la crise.

Le fait nouveau de la période actuelle est l’épidémie de taux négatifs qui s’étend dans le monde - pas seulement au niveau des taux courts gérés par les banques centrales, mais aussi et surtout sur le marché des obligations à plus ou moins long terme. Les rendements négatifs représentent aujourd'hui près d'un tiers du volume globale des titres de dette publique détenues dans le monde (13000 milliards de dollars, alors qu'à la fin du premier trimestre 2016 on ne parlait encore que de 7000 milliards; la proportion est même de près de la moitié pour l'ensemble des valeurs à taux fixes – dettes souveraines, quasi-souveraines, covered and corporate bonds - négociées sur le marché européen). Cette situation est absolument sans précédents dans l'histoire. C'est aussi une situation hautement anormale qui suggère la présence d'un dérèglement profond porteur de graves inquiétudes pour l'avenir.

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mardi 12 avril 2016

BCE - La malédiction du Quantitative Easing : décapitalisation et attrition bancaires

  • Les opérations de Quantitative easing comportent des effets pervers dont certains sont bien connus, mais d'autres beaucoup moins. Elles entraînent de profonds changements dans le fonctionnement des mécanismes monétaires (en particulier pour ce qui concerne le marché des réserves bancaires). Ces changements de régime monétaire incitent à rester profondément sceptique quant aux effets à attendre de l'actuelle politique de passage à des taux résolument négatifs. Combinés aux conséquences de la régulation prudentielle des banques, ils engendrent à long terme le risque d'une mortelle spirale de décapitalisation et d'attrition bancaires.

Il est encore beaucoup trop tôt pour juger si le programme d'achats d'actifs européens mis en place par la BCE au début de l'année dernière (la version européenne du Quantitative easing)est un échec ou non. Il n'en reste pas moins que la banque centrale européenne a totalement raté son objectif concernant la relance d'un minimum suffisant d'inflation. Celle-ci flirte de nouveau avec le seuil fatidique de la déflation que les autorités monétaires craignent comme la peste.

La BCE a donc décidé d'en remettre une bonne dose, d'autant plus que les perspectives de croissance mondiale semblent plus fragiles que jamais. D'où les décisions du jeudi 10 mars qui consistent pour l'essentiel à augmenter le volume des rachats mensuels d'actifs (de € 60 milliards à € 80 milliards par mois) et à adopter une structure de taux d'intérêt courts plus résolument négatifs.

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mardi 1 mars 2016

Macroéconomie : pourquoi on n'a pas besoin de taux négatifs

Il se pourrait que nous soyons à la veille d'une profonde révision de la vision macroéconomique conventionnelle - qui est à l'origine de l'incroyable impasse dans laquelle nos banques centrales nous ont fourvoyés.

Alors que les médias bruissaient de rumeurs concernant une possible conversion de la Fed aux taux négatifs, une nouvelle a pris la plupart des acteurs économiques américains à contrepied : la publication du chiffre de l'inflation pour janvier 2016i.

Ce mois-là la hausse de l'indice des prix à la consommation a été de 0,29 % alors que les spécialistes attendaient 0,20 %. Non seulement c'est beaucoup plus que ce à quoi les marchés s'attendaient, mais c'est aussi la plus forte augmentation annuelle enregistrée depuis mars 2006. Par ailleurs, l'évolution de la masse monétaire (Divisia M4ii) semble indiquer que cette reprise de la hausse des prix devrait se poursuivre au cours des prochains mois. Selon Steve Hanke, Professeur à The Johns Hopkin University (Baltimore), la monnaie est aujourd'hui sur un rythme de croissance annuelle compatible avec le retour de la demande domestique finale sur un trend moyen de 4,8% (en nominal).

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mercredi 3 février 2016

Guerre au cash et taux négatifs

(Nouvelle version mise en ligne le 6 février)
Dans la rubrique commentaires de mon article « Economie US : normalisation, cul de sac ou Armageddon », j'ai trouvé la question suivante (signée Philippe):
« Merci pour cet article, un peu technique pour les non spécialistes.
D'une façon plus générale, que pensez-vous des bruits de plus en plus insistants sur les 'avantages' d'une société cashless, qui permettrait de relancer plus facilement l'inflation, véritable bouée de sauvetage des gouvernants de tous bords pour échapper à leurs responsabilités?
Par ailleurs, quel est votre pronostic à long terme de sortie de crise: déflation, hyperinflation, les deux successivement?...
 »
Voici ma réponse à l'auteur de ce message.

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jeudi 21 janvier 2016

Economie US : normalisation, cul de sac, ou Armageddon ?

Le 16 décembre dernier la Fed américaine a entamé la première phase d'une remontée progressive de ses taux d'intérêt. Celle-ci s'inscrit dans un plan de « normalisation » de sa politique monétaire qui s'étend sur six ans. Que faut-il en attendre ?

L'article qui suit a été fini d'écrire dans les premiers jours de janvier. Les informations conjoncturelles auxquelles il se réfère sont celles qui étaient disponibles à la fin du mois de décembre. Les chiffres publiés depuis lors n'ont fait que renforcer la thèse présentée ici. Voici quelles en sont les principales conclusions :

- L'optimisme de J.Yellen sur les perspectives de l'économie US sont contredites par l'avalanche de nouvelles qui annoncent la récession.

- C'est le première fois que la banque centrale américaine remonte ses taux en fin de cycle. Ce qui n'est pas le plus approprié.

- Encore faut-il qu'elle obtienne cette remontée. Il n'est pas du tout certain qu'elle y parvienne en raison de changements importants dans les rouages de sa régulation monétaire.

- La Fed se lance dans une aventure hasardeuse. Elle ne dispose plus du colossal volume de mémoire et d'informations nécessaire à la gestion d'un système aussi complexe que celui qui préside à la création de monnaie.

- Il faut avoir une foi de charbonnier dans les recettes keynésiennes pour continuer de croire aux vertus des QE. Ils ont principalement servi à assurer la permanence des mécanismes et « incentives » financiers qui ont généré la formidable inflation d'atifs à l'origine du krach.

- Le résultat est la reconstitution d'une nouvelle « méga bulle » que la politique US de quantitative easing a exportée au reste du monde (en premier lieu la Chine) et qui, aujourd'hui, emporte les économies émergentes vers un processus cumulatif de déflation du fait de son arrêt.

- Nul étonnement donc que se multiplient les scénarios les plus apocalyptiques annonçant pour 2016 un nouveau krach mondial, encore plus violent que le dernier en date.

- Le plus vraisemblable est qu'il n'y aura ni normalisation à la Yellen, ni Armageddon, mais plutôt une sortie de QE en cul de sac – c'est à dire finalement une non-sortie .

Au moment même où la Fed, par la voix de sa présidente, Janet Yellen, la Fed confirmait avoir décidé de s’engager dans la voie du relèvement des taux d’intérêt, une autre nouvelle apparaissait sur les écrans qui, elle, est passée complètement inaperçue, malgré son importance. Le Center for financial stability de New York publiait un communiqué indiquant qu’en novembre l’augmentation de l’aggrégat monétaire Divisia M4 (la masse monétaire au sens le plus large) avait été de +4,6 % d’une année sur l’autre - un chiffre élevé par rapport à la tendance enregistrée depuis la crise, et qui correspond à la croissance moyenne de la masse monétaire américaine sur la longue période.

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lundi 14 septembre 2015

Shadow banking et bulle financière : l'autre vision

Rédigée il y a quelques mois, cette note a été conçue pour expliquer ce qui se cache réellement derrière le concept de Shadow banking (finance de l'ombre) et les idées reçues concernant la responsabilité des excès et emballements de la finance moderne dans la crise financière 2007-2008.

Là aussi n'oublions pas que les pouvoirs publics, par ignorance ou incompétence, sont eux-mêmes souvent à l'origine de ce qu'ils reprochent aux autres; et que l'élément déterminant de la montée de la bulle et du déclenchement de la crise se trouve en définitive du côté des organes de l'Etat et de la conception angélique de l'action publique qui les inspire.

Qu'est-ce que le Shadow banking ? La meilleure définition est celle que suggère l'économiste américain Gary Gorton : ce qu'on appelle Shadow banking n'est en fait qu'un deuxième système bancaire qui s'est développé en complément du système bancaire classique et s'est greffé sur lui.

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mercredi 23 juillet 2014

Le monde Bitcoin et l'avenir des systèmes "pair à pair" : 2) perspectives et concurrence, Bitcoin 2.0

Second volet de l'analyse de Gérard Dréan sur Le monde Bitcoin. 

Dans la première partie, nous avons rappelé quelques éléments techniques indispensables, et nous avons visité le milieu original du logiciel libre où grandissent Bitcoin, ses frères et ses cousins. Nous pouvons en conclure que les systèmes de paiement pair à pair présentent assez de caractéristiques intéressantes pour continuer à se répandre, tout en se perfectionnant à un rythme spectaculaire.

Dans cette deuxième partie, nous en explorerons les conséquences économiques et sociétales potentielles. Ces réflexions quittent évidemment le registre factuel pour passer au registre de l'appréciation et du pronostic personnels. Il serait bien sûr présomptueux de formuler une prévision. Nous nous contenterons donc de planter le décor, de présenter les protagonistes, de rappeler les règles du jeu et d'esquisser des cheminements possibles.

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lundi 30 juin 2014

Bernanke : pompier ou pyromane ? La Fed réinvente l'illusion planiste - Comparaison avec les années Trente

Troisième volet de notre retour sur les événements économiques et monétaires de l'année 2008.

Bernanke avait juré que, compte tenu des connaissances accumulées depuis les années trente, la Fed ne commettrait plus jamais les mêmes fautes. Et pourtant c'est ce qui s'est passé. Même si l'erreur a été moins grave, et si l'entêtement dans le déni a duré beaucoup moins longtemps, et donc les conséquences ont été bien moins dramatiques, les points de ressemblance sont néanmoins plus importants qu'il n'est généralement admis..

Fin 2008/début 2009 : Ben Bernanke a victorieusement arrêté l'engrenage d'une grande dépression. Il faut cependant s'attarder un instant sur la nature des instruments utilisés, et donc le montage opérationnel pour arriver à ce résultat. En moins de deux années, Bernanke a profondément changé les caractéristiques mêmes de l'organisme qu'il présidait. Aujourd'hui, la Federal Reserve américaine n'a plus grand chose à voir avec ce qu'elle était, et la manière dont elle fonctionnait, avant les événements de 2007-2008.

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lundi 23 juin 2014

Bernanke : pompier ou pyromane ? Comment la Fed a, de fait, provoqué la tragédie de l'automne 2008

Suite de notre retour sur les évènements économiques et financiers de l'année 2008. 

Au cours de l'été, parce qu'elle se trompe d'adversaire (cf notre article du 16 juin), la banque centrale US laisse passivement se produire, à contre-temps et sans en être consciente, un brutal resserrement de la liquidité monétaire. Résultat :  un "choc monétaire" non anticipé qui est le responsable direct des dramatiques enchaînements de l'automne.
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Pendant toute la première partie d'émergence de la crise (été 2007 – printemps 2008) la banque centrale américaine avait apparemment plutôt bien réagi, prenant rapidement, et de manière résolue, les mesures qui s'imposaient.

Les débuts de la crise des subprimes datent de l'été 2006. Dès cette époque, suite au dégonflement de la bulle immobilière, on assiste à une chute très rapide de la croissance dans toutes les activités liées à la construction et à l'immobilier. Le taux de croissance de ce secteur devient négatif dès le premier semestre 2007. Pourtant l'incidence sur l'activité globale reste relativement limitée. 

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lundi 16 juin 2014

Bernanke : pompier ou pyromane ? Retour sur 2008, l'année de la Grande Récession

Dans son dernier article, notre ami Gilles Dryancour évoque le concept de "taux d'intérêt naturel", et le rôle que celui-ci aurait joué dans la genèse des processus qui ont mené à la Grande Récession 2008/2009.

Cette mention me conduit à proposer à nos lecteurs une série de trois textes dont la leçon est qu'à l'été 2008 la Fed a bel et bien commis le même type d'erreur que dans les années trente.

Ces textes reviennent  en détail sur ce qui s'est passé entre le troisième trimestre 2007 et le second trimeste 2009 - c'est à dire le moment où sont clairement apparus les premiers signes de la crise et le moment où finalement la Grande Récession a atteint son point le plus bas. Le second sera mis en ligne la semaine prochaine.

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Pour les keynésiens la régulation conjoncturelle repose sur l'usage concommittant tant de l'outil monétaire que budgétaire. La politique monétaire consiste fondamentalement à utiliser le maniement du couple taux-réserves pour baisser les taux lorsque la conjoncture est en panne, ou au contraire à les relever lorsque l'on a le sentiment qu'il y a surchauffe. Les deux données macroéconomiques à surveiller sont l'emploi et l'inflation, d'ailleurs en principe liées entre elles par une relation relativement stable (courbe de Phillips).

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lundi 12 mai 2014

L'absurdité de l'offensive politico-médiatique française contre "l'euro fort"

A l’approche des élections européennes, le débat sur l’euro a été timidement relancé en France. Au mois d’avril, plusieurs personnalités ont pris parti contre l’euro fort. Parmi bien d’autres, nous retiendrons les déclarations de Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, publiées dans le Figaro du treize avril :

« L'euro est anormalement fort compte tenu de la position de la zone euro dans le cycle économique et de son retard dans la reprise de la croissance par rapport à d'autres » (1).

Les propos de Christian Noyer succédaient à ceux de Mario Draghi. La veille, le Président de la BCE s’était exprimé en marge d’une réunion du Fonds Monétaire International à Washington, ce qui lui valut ce commentaire dans Le Monde :

«Un renchérissement du taux de change [de l’euro] nécessiterait davantage de stimulation monétaire, a dit M. Draghi. Le propos tranche avec la prudence habituelle de la BCE en matière de taux de change. Il laisse clairement entendre que la vigueur de l’euro fragilise la croissance. Il faut donc que l’euro soit moins fort. Pour cela, M. Draghi dit qu’il se tient prêt à mener une politique monétaire plus accommodante […] Il s’agit d’injecter plus de liquidités dans l’économie, notamment pour compenser l’impact négatif de l’austérité budgétaire sur l’activité » (2).

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mardi 28 janvier 2014

Le bilan de Bernanke à la Fed = zéro pointé

Ben Bernanke quitte la Présidence du système américain de Réserve Fédéral alors que celui-ci célèbre ses cent années d'existence. Un autre économiste, Janet Yellen, lui succède. 

Alors que tous les médias lui tressent des couronnes, Steve Hanke, professeur à la célèbre John Hopkins University, juge que son collègue, le Professeur Bernanke, mérite au contraire un zéro pointé. Il explique pourquoi.

La grande majorité de ceux à qui on a demandé de juger les douze années pendant lesquelles le Professeur Ben Bernanke est resté à la tête du système américain de Réserve fédérale – la Fed – lui ont décerné d'excellentes notes. Pour ma part, je trouve ces notes bien trop généreuses. Personnellement, je pense que c'est plutôt une mauvaise note qu'il mérite.

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vendredi 10 janvier 2014

Sortie de crise : le "QE" divise les économistes

Lepage.jpgMalgré les meilleures nouvelles des dernières semaines (sanctionnées par la décision de Ben Bernanke d'entamer le processus de réduction - bien timide - de ses interventions au titre de sa politique de "Quantitative Easing"), l'économie américaine n'est pas encore sortie de l'auberge.

Taux zéro et « Quantitative Easing » ne sont pas la panacée que décrivent généralement les médias. Voici pourquoi.

Même si, depuis peu, cela semble aller mieux, jamais une reprise américaine n'a été aussi désespérément faible et longue à se manifester – taux de croissance annuel moyen pour la période 2008-2012 : + 0,6% - (1), malgré des taux d'intérêt quasiment égaux à zéro et une politique monétaire réputée extrêmement laxiste (Quantitative Easing).

Cette situation inédite pose un véritable défi aux économistes. Nous vivons une période passionnante avec le retour de véritables affrontements entre grandes écoles de pensée, tels que nous n'en avions plus connus depuis les grandes joutes des années trente. Chacun, selon ses penchants idéologiques, y va de son explication.

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vendredi 22 novembre 2013

Sortie de crise : les Etats-Unis et l'Europe victimes d'une politique monétaire schizophrénique

Abondance de monnaie "publique" (monnaie de base), pénurie de monnaie "privée" (monnaie de banque)... 
Sachant que la monnaie de banque fait à elle seule plus de 80% de la masse monétaire globale, explique notre ami Steve Hanke, c'est une situation intempestive de resserrement monétaire global provoquée par les nouvelles réglementations bancaires et financières qui a provoqué le blocage de la sortie de crise.

« L'argent, ça compte !» (Money matters)...reprenant une maxime de Milton Friedman, tel est ce que je ne cesse de répéter dans mes colonnes. 
Depuis le rush des déposants sur les guichets de la banque britannique Northern Rocks - point de départ de la grande crise financière – la croissance de la masse monétaire, au sens large, en a pris un sacré coup, que ce soit aux Etats-Unis, en Grande Bretagne ou en Europe.

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mercredi 11 septembre 2013

How Central Banks are Failing the Recovery

Voici pourquoi il n'y a pas de miracle à attendre des politiques keyneso-monétaristes de "quantitative easing" et de taux d'intérêt zéro. Note rédigée à l'occasion de la réunion organisée par l'ISIL (International Society for Individual Society) à Lausanne du 22 au 25 août.

Over the last four years the post Great Recession recovery has been disappointingly slow, much slower than is usual during after-recession upturns. In the United States there is a persisting nominal GDP gap of about 10% compared to the US economy long term trend.

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jeudi 29 août 2013

La "qualité" de la monnaie et la crise : changer de paradigme

Jacques RaimanLa sagesse populaire distingue une monnaie forte ou solide d’une monnaie fondante. Retrouvant ce bon sens, le professeur Philipp Bagus, en 2009, a voulu donner, au sein de l’école autrichienne, sa place prioritaire à la qualité de la monnaie – qu’il définit comme sa valeur – en opposition à la vision purement quantitative actuelle.

Il s’agit d’un changement de paradigme(1).

Pour la politique monétaire actuelle, aussi bien ses thuriféraires que ses critiques se réfèrent presque toujours à la vision quantitative. C’est le cas aussi bien des disciples de Milton Friedman – les monétaristes – que celui de la plupart des disciples de Ludwig von Mises.

La conviction de cette note est que, pour pouvoir formuler, avec force et cohérence, une politique de croissance, de fin du chômage et de sortie de crise, il faut sortir du paradigme quantitatif dominant. Car c’est ce paradigme qui a conduit à la crise actuelle.

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vendredi 21 juin 2013

Le 15 avril 2013 : "Les mystères de la monnaie", conférence d'Alain Madelin

Enregistrement vidéo de la huitième conférence d'Alain Madelin donnée dans le cadre de son cycle de réunions "A la découverte de l'économie pour mieux comprendre le monde". Au programme : Du troc à la monnaie. Les fonctions de la monnaie. Le rôle de l'épargne. Le miracle du crédit. De la  […]

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mercredi 19 juin 2013

Ne confondez-pas libéralisme classique et capitalisme de connivence

vanderbiest.jpgComment définir le libéralisme classique et comment détromper ceux qui estiment que le libéralisme est un mal ?

Il existe seulement deux courants de pensée dans le domaine politico-socio-économique : le libéralisme et le socialisme. Le libéralisme est contre toute forme d’interventionnisme étatique via la propriété privée des moyens de production tandis que le socialisme s’articule, lui, autour de l’interventionnisme et la nationalisation à différents degrés des moyens de production et de l’activité économique.

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mercredi 5 juin 2013

Pourquoi la "sortie de crise" n'en finit-elle pas de se faire attendre ?(2)

Henri LepageVoilà quatre années que les banques centrales ont ouvert toutes grandes les vannes de leur création monétaire. Mais la sortie de crise n'en finit pas de se faire attendre. Pourquoi ?

Second volet de notre enquête sur les réponses présentées par les économistes de la pensée "main stream", l'explication par l'approche monétaire.

Pour les disciples contemporains de l’école monétariste le coeur de l'explication se trouve dans les données monétaires.

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lundi 1 avril 2013

Bâle III + taux zéro : pourquoi la sortie de crise n'en finit pas de se faire attendre

Steve Han keLa crise de l'euro porte une grande part de responsabilité dans la détérioration des conditions économiques en Europe. Mais elle n'explique pas tout..

La déception, s'agissant des perspectives de retour à la croissance, concerne aussi bien les Etats-Unis que le Royaume-Uni. Tout se passe comme si la sortie de crise n'en finissait pas de se faire attendre. Steve Hanke nous décrit comment la faute en incombe à la combinaison mortelle Bâle III + Taux zero.

Dans le sillage de la crise financière, nos grands experts de la monnaie et de la banque sont partis tambours battants en campagne pour dire aux banques qu'elles devaient « recapitaliser » leur bilans – expliquant que c'était absolument nécessaire pour éviter le retour de nouvelles crises.

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jeudi 27 septembre 2012

"Monétisations" : la poudre aux yeux des banques centrales

Les politiques de monétisation relèvent d'une illusion totale. Elles ne peuvent en aucun cas délivrer ce que leurs auteurs en attendent (réactiver l'économie pour la remettre sur le chemin d'une croissance durable). Tout le contraire. C'est ce dont sont convaincus les économistes d'obédiende « autrichienne ». Ci-dessous la traduction d'un article, publié sur le site du Mises Institute, où l'un d'entre eux, Frank Shostak, explique pourquoi.

Jeudi 13 septembre 2012, la banque centrale américaine a annoncé qu'elle allait, sans limite de durée, augmenter ses avoirs de titres à long terme en rachetant chaque mois pour un montant de 40 milliards de dollars de dettes hypothécaires afin de relancer la croissance et de faire baisser le chômage.

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mardi 25 septembre 2012

Pas de redressement économique sans déconnecter la finance et la monnaie

Alain DumaitLes dernières décisions de la Banque Centrale européenne, le 6 septembre, puis de la Federal Reserve américaine, le 13 septembre, ont été saluées par les marchés financiers : baisse des taux pour les dettes souveraines des pays insolvables et hausse des cours pour les actions, en particulier celle des banques et autres institutions financières.

Ces décisions peuvent se résumer ainsi : davantage d’argent gratuit pour les banques, encouragement au laxisme des Etats, et monnaie de singe pour tout le monde !

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lundi 10 septembre 2012

Pourquoi la survie de l'euro reste problématique

Henri Lepage Mario Draghi a oublié de préciser qu'"illimité" ne veut pas nécessairement dire sans limite.

Le problème n'est plus de savoir s'il faut ou non sauver l'euro, s'il faut ou non sortir de l'euro, pourquoi, pour quoi faire. Les coûts ne peuvent en être que colossaux. Mais le coût de conserver l'euro à tout prix serait non moins colossal. Quoi qu'il se passe, quelle que soit l'issue qui se dessine, la note sera très salée, tant économiquement que politiquement.

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dimanche 29 juillet 2012

Conjoncture : une opération de la dernière chance pour contenir la crise

Steve Han keDans son dernier billet publié par GlobeAsia, Steve Hanke fait une proposition qui suscite la controverse.

Depuis qu’au mois de septembre 2007 le gouvernement britannique et la Banque d’Angleterre ont complètement raté leur affaire pour faire face à la faillite de Northern Rock, tous les gouvernements, les uns après les autres, n’ont plus eu d’autre préoccupation que d’envoyer leurs boy scouts essayer d’éteindre ce qui est devenu un véritable incendie économique international.

Leurs efforts n’ont rien donné. En fait, ils ont plutôt aggravé – et même beaucoup aggravé – les choses, au point que la crise atteint désormais un degré de plus en plus critique.

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mercredi 30 mai 2012

"La monnaie, histoire d’une imposture"

Professeur Jacques BichotTel est le titre d'un livre aux fondements historiques solides que publient nos amis Philippe Simonnot et Charles Le Lien. Ils y montrent que l’abandon de l’étalon-or est la source principale des difficultés monétaires de ces dernières décennies.

Les analyses de la crise de la zone euro se fondent le plus souvent sur la théorie des zones monétaires optimales. Le projet de création d’une monnaie unique a tout de suite été critiqué du fait que l’Union européenne était trop disparate, pas assez solidaire, pas suffisamment intégrée économiquement et politiquement. La suite des événements a montré que ces craintes étaient fondées

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jeudi 24 novembre 2011

Euro et « balances Target » : pourquoi les jeux sont faits...

Henri LepageCet été une polémique est née autour d'un rapport de l'Institut économique de Munich IFO mettant en lumière comment le fonctionnement du système de paiements intra-européen (TARGET) aboutirait en fait à une forme de sauvetage (« bail out ») clandestin de la Grèce et des autres pays méditerranéens les plus menacés par la crise de la dette et son extension.

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lundi 21 novembre 2011

Le 16 novembre 2011 : "Va-t-on sauver l'euro ?" - débat franco-allemand à l'Assemblée nationale

L'institut TURGOT a réuni , le mercredi 16 novembre 2011, un séminaire monétaire franco-allemand présidé par AN_euro2__2_.jpgChristian Vanneste, Député du Nord, auquel une délégation de députés allemands CDU/CSU a apporté une importante contribution.

Cette rencontre monétaire, qui se tenait dans la salle de la Commission de la Défense à l'Assemblée nationale, a abordé trois sujets d'une brùlante actualité politique.

- Va-t-on sauver l'euro ? présidé par Christian Vanneste, député du Nord : la réponse du séminaire est très ambiguë sur ce plan ;

- Les banques centrales, facteur de stabilité ? présidée par le professeur J.Cl. Chouraqui, cette séance débouche aussi sur l'expression d'un grand doute

- France-Allemagne : convergence ou divergence ? présidée par l'ambassadeur Pierre Maillard, cette session montre que les points de vues divergent plutot au sein de la société politique allemande, un peu comme en France.

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mardi 8 novembre 2011

Lorsque l'Europe se fracture : ce que dissimule l'accord sur le plan de sauvetage du 27 octobre

Les pyromanes parviendront-ils à éteindre l'incendie ?

Dans les jours qui suivirent le sommet de Bruxelles du 21 juillet, consacré au sauvetage de l'euro, nous avions écrit :

"Faut-il, comme les dirigeants de l’Euroland, se réjouir du nouveau plan, adopté à Bruxelles le 21 juillet, pour sauver l’euro ? Proclamer qu’il apporte une solution définitive à la crise de la dette publique en Europe ? Au regard des décisions prises, cette annonce nous semble pour le moins prématurée. "

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dimanche 31 juillet 2011

Couper le lien entre le pouvoir politique et l’émission monétaire

Pierre LecontePour entretenir le débat, après les analyses de nos amis Dryancour et Gave sur les conséquences de l'accord européen du 21 juillet, voici le commentaire de Pierre Leconte, publié sur Le Forum Monétaire de Genève.

Dès le lendemain du sommet européen de cette semaine censé sauver l’euro, l’or et l’argent-métal ont clôturé près de leurs plus hauts niveaux récents,

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vendredi 6 mai 2011

La plus grande fraude économique de tous les temps

Vincent BénardCi-dessous l'Interview de Vincent Bénard publiée sur le site du Bulletin d'Amérique en date du 4 mai 2011.

Q. Vincent Bénard, vous venez d’écrire un ouvrage sur le Foreclosure Gate. Quelle est donc cette « plus grande fraude économique de tous les temps »?

R.Le Foreclosure Gate, c’est la prise de conscience que l’essentiel des produits financiers dérivés des créances hypothécaires, vendus aux USA depuis le début du millénaire, sont frauduleux, car basés sur des prêts dont la qualité ne correspond pas à celle qui a été déclarée aux investisseurs à travers les autorités de marché.

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lundi 11 avril 2011

Une Constitution monétaire pour l'étalon-or ?

Dr Richard EbelingA la lumière de la grave crise que nous traversons, plusieurs grandes questions de politique économique ont dû être réexaminées : la taille et le rôle de l’Etat, le poids de la dette publique l’insoutenabilité des divers programmes sociaux, ou l’utilité du « stimulus » fiscal pour la reprise de l’économie.

La crise a également révélé certains défauts majeurs dans l’organisation et le fonctionnement de nos institutions monétaires. Selon moi, la question centrale est de savoir si, oui ou non, il faut laisser la politique monétaire et bancaire à la discrétion des banques centrales et de leurs planificateurs de la monnaie.

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dimanche 13 mars 2011

Le grand échec du modèle monétaire occidental

Pierre Leconte «Le meilleur moyen de détruire un pays est de dévoyer sa monnaie », Lénine

Cela fait des années que nous exposons pourquoi la combinaison d'un Système monétaire  monopolisé par les banques centrales et les Etats d'Occident, qui font nécessairement marcher sans limite la planche à billets au seul profit à court terme de quelques oligarques et institutions parasitaires via la surévaluation artificielle des actifs boursiers, structurellement inflationniste parce qu'orienté vers la destruction de la valeur réelle des monnaies c'est-à-dire du pouvoir d'achat de la majorité des populations, combiné au keynésianisme économique débridé, conduisant au surendettement croissant de tous les agents économiques comme des Etats, est complètement destructeur de tous les équilibres monétaires, économiques, politiques et sociaux.

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jeudi 10 mars 2011

Euro : la Bundesbank ne pardonnera jamais...

Charles GaveMonsieur Weber, gouverneur de la Bundesbank a démissionné, et de la Bundesbank,et du conseil de la BCE, tant il était en désaccord avec la politique suivie par le Conseil et monsieur Trichet auquel il était censé succéder..

Depuis 40 ans que je fais ce métier, j’ai rarement été d’accord avec ce que faisait la Bundesbank, et pourtant cette chère institution était un des piliers indispensables de la stabilité financière mondiale tout simplement parce qu’elle défendait une notion que je considère particulièrement juste de ce qu’est la MONNAIE.

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vendredi 4 mars 2011

Comment l'Asie du sud-est a traversé la crise

Alors que l'Asie du Sud-Est avait été lourdement affectée par la crise de 1997-1998, elle a, au contraire, étonnament bien résisté à celle de 2008-2009.
Les secteurs bancaires et financiers des pays de l'ASEAN-5 (Indonésie, Malaisie, Philippines, Singapour, Thaïlande) ont fait montre d'une grande robustesse.
Comment expliquer une telle solidité, guère plus d'une décennie après le grand choc des années 1990 ? 

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mercredi 19 janvier 2011

Histoire économique : le piètre bilan des banques centrales

Guillaume VuillemeyIncontestablement, les banques centrales comptent parmi les gagnants de la crise.

Malgré les critiques lancées contre elles, leur poids dans l'économie s'est considérablement renforcé.

Un chiffre suffit : depuis 2008, le bilan de la réserve fédérale américaine (Fed) a augmenté de 1500 milliards de dollars, alors même que se multipliaient les critiques quant à son rôle dans le gonflement d'une bulle immobilière au début des années 2000.

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lundi 10 janvier 2011

1er décembre 2010 : "le jour où la France sortira de l'euro" - séminaire autour de Philippe Simonnot

Voici l'enregistrement vidéo de la réunion organisée à l'Institut Turgot, le 1er décembre 2010, autour de Philippe Simonnot, à l'occasion de la parution de son dernier livre : "Le jour où la France sortira de l'euro" (Michalon éditeur).

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La présentation du livre était assurée par Stéphane Couvreur, et a donné lieu à de vifs débats.

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jeudi 16 décembre 2010

Débat sur les monnaies : controverse autour de l'étalon-or

Charles GaveNotre ami Charles Gave réagit vivement aux écrits et déclarations qui évoquent le retour de l'or dans le système monétaire international. Et vous ? Trait_html_691a601b.jpg

En pleine guerre des monnaies, l'idée d'un étalon-or a resurgi. Hormis les cas de dictature, où ce choix protège les citoyens contre l'arbitraire du tyran, l'étalon-or est un remède bien pire que le mal. Il conduit à une politique monétaire aveugle, source de dépressions économiques. La vraie solution réside dans les changes flottants.

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dimanche 12 décembre 2010

Pour la concurrence des monnaies en lieu et place du monopole de l'euro

Dr Richard EbelingSi certains pays choisissent un jour de sortir de la zone euro, il faudrait qu'ils le fassent à la condition de laisser à leurs citoyens la liberté d'épargner, d'échanger ou de contracter en euro. Trait_html_691a601b.jpg

Une étude, rédigée au printemps par la banque néerlandaise ING et intitulée « Quantifier l'impensable » a mis en garde : un éclatement de l'euro en tant que monnaie commune entrainerait un cataclysme économique. Le système financier mondial aurait à affronter une nouvelle crise, plus désastreuse encore que celle endurée au cours des deux dernières années. La récession menacerait la planète entière.

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mercredi 1 décembre 2010

Les banques centrales comme source d'instabilité financière

George SelginCe texte est en un sens la continuation de l'intervention de George Selgin au séminaire monétaire de l'Institut Turgot le 31 mai 2010. Après sa mise au point sur les origines de la banque moderne, Selgin dénonce le mythe historiographique de l'utilité des banques centrales. Trait_html_691a601b.jpg

La crise financière illustre la double nature "à la Dr Jekyll et Mr Hyde" des banques centrales.

Elle fait apparaître simultanément notre dépendance absolue vis-à-vis de la banque centrale comme moyen d’assurer un flux continu de crédit à l’issue d’une crise financière, et en même temps la capacité de cette institution à alimenter les booms financiers qui seuls sont réellement responsables de l'occurence des crises

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lundi 29 novembre 2010

Fillon II : rétablir les comptes de l’Etat, c’est bien; libérer l’économie française, c’est mieux !

Alain DumaitFrançois Fillon est un Premier ministre sérieux, qui a une vision juste de la situation dans laquelle se trouve notre pays.

Hier il disait que l’Etat était bel et bien en faillite, aujourd’hui il annonce 1600 milliards de dette publique, montant qui va continuer à augmenter, au moins jusqu’en 2012.

Et il en tire les conséquences : «il n’y aura plus de dépenses publiques pour financer la croissance».

Ce qui est à moitié convenir que les dépenses publiques ne sont en rien créatrices de croissance. Sinon, ça se verrait…

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mardi 12 octobre 2010

Budget : comment passer de l'alchimie à la science

Jacques DelplaDans la conduite de leurs politiques budgétaires, les gouvernements occidentaux en sont encore à l'ère de l'alchimie médiévale, sans approche scientifique, alors que les politiques monétaires sont menées depuis vingt ans avec une approche beaucoup plus scientifique (et avec succès) par les banques centrales du point de vue de l'inflation (la régulation bancaire ayant échoué).

Tel fut le message d'Eric Leeper, ancien économiste de la Fed, dans un article important, « Monetary Science, Fiscal Alchemy », présenté fin août dernier à Jackson Hole, lors du séminaire annuel de la Fed. Son analyse est très pertinente pour la France.

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mardi 10 août 2010

Est-on mieux avec ou sans banque centrale ?

Ludwig von MisesNous sommes de ceux qui pensent que la théorie autrichienne des cycles (Mises, Hayek) est le schéma le plus pertinent pour comprendre la nature profonde des crises économiques.

Ci-dessous, la traduction d'une présentation courte et synthétique qui résume les principaux éléments de cette théorie, et nous éclaire sur la responsabilité essentielle des banques centrales. Trait_html_691a601b.jpg

Est-ce que l’idée du député Ron Paul, comme quoi il faudrait supprimer la Réserve fédérale, est vraiment une position marginale, comme un article de Josh Barro le laissait entendre dans le numéro du 21 juin de la National Review ?

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dimanche 16 mai 2010

Les trois krachs qui mènent à la réforme monétaire

Leconte4.JPGNous vivons actuellement trois Krachs: un Krach monétaire avec la chute de l’euro et accessoirement de la livre sterling, un Krach obligataire avec la chute des obligations d’Etat des pays du sud de l’euroland, un Krach boursier avec la chute des actions partout dans le monde.

La cause principale de ces krachs tient à l’orgueil démesuré des hommes de l’Etat (politiciens, technocrates et banquiers centraux) qui se sont arrogé en 1971 le droit de casser ce qui restait de stabilité au Système monétaire international, basé sur la convertibilité du dollar en or et les taux de change fixes.

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mardi 23 février 2010

11 février 2010 : l'approche autrichienne de la monnaie, séminaire avec G. Lane et F. Guillaumat

Ce soir là, le Professeur Georges Lane (Paris IX-Dauphine) et François Guillaumat étaient les invités du séminaire monétaire organisé par Philippe Simonnot dans les locaux de l'Institut Turgot.

Sous une forme originale d'exposé à double voix, les deux intervenants se sont livrés à une critique radicale et sans concession des théories mécanicistes de la monnaie qui inspirent les doctrines dominantes de l'orthodoxie économique contemporaine.

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Leur message est que c'est dans les ingérences des hommes de l'état sur les marchés de la monnaie que se trouve la cause première des crises et fluctuations économiques du monde moderne. Ils nous démontrent pourquoi, et comment.

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jeudi 7 janvier 2010

Le 10 décembre 2009 : Analyse monétaire de la crise et de l'après-crise, séminaire avec Florin Aftalion

Florin Aftalion, professeur émérite à l'ESSEC, était l'invité du séminaire organisé par Philippe Simonnot le 10 décembre 2009, dans les locaux du 35 avenue Mac Mahon. A cette occasion le Professeur Aftalion nous a donné sa représentation de la crise et de son déroulement. L'exposé était très structuré, et accompagné de la projection de quelques graphiques clés.

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Dans un premier temps, l'orateur s'est concentré sur le facteur déclencheur de la crise, à savoir la politique monétaire américaine. La responsabilité de la FED est écrasante.

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dimanche 29 novembre 2009

Le 15 octobre 2009 : la dette, et comment s'en débarrasser - séminaire avec Jean-Marc Daniel

Le 15 octobre dernier, dans le cadre du Séminaire monétaire dirigé par Philippe Simonnot, Jean-Marc Daniel, professeur d'économie à ESCP-EAP, chargé de cours à l'Ecole des mines de Paris, directeur de la revue Sociétal et chroniqueur au journal Le Monde, a analysé la dérive inquiétante des finances publiques françaises.

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Dans sa dernière étude sur la France, l’OCDE anticipe un déficit public pour 2010 de 8,5 % du PIB et la Cour des comptes a évalué le poids de la dette publique en fin 2012 à 83 % du PIB . Jean-Marc Daniel n’a pas fait mystère de la nécessité de relever certains impôts sur les citoyens et de faire des coupes claires dans lzs dépenses publiques pour résoudre le problème.

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jeudi 17 septembre 2009

Friedman et Keynes, adversaires théoriques et alliés forcés ?

Jacques RaimanLe président Eisenhower avait mis en garde contre ce qu'il appelait le complexe militaro-industriel.

De nos jours il existe un autre complexe celui qui allie, malgré leurs divergences, les banques centrales et les banques privées, l'administration des finances, l'enseignement de l'économie, les principaux médias. C'est ce complexe, qui a laissé venir la crise et qui aujourd'hui propose ses remèdes. Son coeur est dans la politique monétaire telle qu'elle est pratiquée aujourd'hui par les banques centrales.

Pour bien en comprendre le fonctionnement et voir pourquoi il engendre nécessairement des interventions keynésiennes des gouvernements, il est utile de se référer aux controverses célèbres entre Jacques Rueff et Keynes et, dans l'immédiat  après-guerre, à celle qui opposa Rueff à Tobin.

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lundi 15 juin 2009

George Selgin, la crise, et l'économie de la banque libre

George Selgin Pour les libéraux, ce que nous vivons n'est pas une crise de l'économie de marché, mais une crise de la réglementation.

En fait, à la réflexion, l'expression "crise de la réglementation", ou même "crise de l'interventionnisme", n'est pas tout à fait exacte. Elle ne rend pas pleinement compte de la nature de ce qui est en cause. Elle laisse traîner l'impression que si la réglementation entraine de multiples effers pervers dont la crise est l'une des manifestations, ces effets pervers pourraient être corrigés par une "meilleure" réglementation, mieux conçue, mieux réfléchie, plus étudiée.

En réalité, ce que nous vivons est, de manière plus exacte, 'une crise de l'ingénierie réglementaire'; c'est à dire une nouvelle illustration des limites intrinsèques et des conséquences catastrophiques auxquelles peut un jour conduire ce qu' Hayek désignait sous le terme de 'constructivisme'.

Cette manière de concevoir le monde se heurte au caractère nécessairement limité de la connaissance humaine

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